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 Frapper des ivrognes

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MessageSujet: Frapper des ivrognes   Lun 8 Juil - 22:11

Sabre aiguisé, tunique enfilée et cheveux ébouriffés, il était temps de sortir. Ayant toujours vécu sur un bateau et n'ayant que rarement profité de la terre ferme sauf pour aller charmer quelque femme dans les ports, Boris n'avait pas vraiment l'habitude des villages comme celui-ci, mais encore moins l'habitude de cette atmosphère lourde et pesante. Il était arrivé la veille, trempé par la pluie qui s'abattait depuis plusieurs jours dans la région et faisait pester ceux qui disposaient de terres à cultiver, noyant les graines fraîchement plantées. Nous étions en effet à la période où tout bon paysan plantait ses graines avec un soin particulier, ayant sur ses épaules la lourde tâche de nourrir sa famille qui pesait, ainsi que le frêle espoir d'une moisson plus que prometteuse qui apporterait une poignée d'édas dans leurs bourses. Mais le temps en avait décidé autrement et la majorité allait devoir mettre la main à la bourse pour nourrir les siens. La météo était particulièrement sèche en cette période, d'ordinaire, mais comme la pluie s'y mêlait, le résultat était un air très sec, pesant et une température basse. Il remarqua alors que le toit fuyait. En effet, il s'était arrangé avec un local pour passer quelques jours dans son grenier en échange d'aide pour sa forge, forge dans laquelle il avait passé toute la journée à transpirer et à manier le marteau pour gagner sa croûte. Une fois son labeur terminé, il avait frémit de bonheur en sentant la pluie lui couler sur le corps et rafraîchir ses bras épuisés. Le grenier aménagé en chambre étai tun endroit rangé bien que poussiéreux, dans lequel une odeur de pourri cohabitait avec des excréments de rats que son hôte assurait avoir chassés. Il décida de poser une boîte en fer vide en dessous histoire qu'elle se remplisse de gouttes d'eau et qu'il n'ait pas à nettoyer à son retour, chaussa ses bottes, enfourna son sabre et s'éclipsa sous la pluie.



C'était un petit village pittoresque, peu habitué aux visiteurs et les passants, en cette nuit particulièrement éclairée par la lune malgré les nuages orageux qui semblaient vouloir l'éclipser, dévisageaient les inconnus qui n'étaient visiblement pas les bienvenus. Il avait eu de la chance de trouver un endroit pour se loger en dehors du village, c'était décidément bien plus accueillant ailleurs. Agacé tant par les regards énervants de ces gens qu'il ne connaissait pas et ne désirait pas connaître que par la terre devenue boue qui étreignait ses pieds, ainsi que par le fumet du fumier qui remontait suite au déluge, Boris demanda son chemin à un paysan qui se dépêchait de rentrer chez lui, trempé jusqu'aux os. La taverne était donc dans les environs. Après plusieurs minutes de recherche infructueuses, ses yeux heurtèrent finalement l'établissement peu évident à repérer. Forcément, une fois qu'on l'avait repérée, on ne pouvait pas la rater. Elle était miteuse, délabrée et en passant la porte, il eut l'impression qu'elle allait s'effondrer. Dévisagé par tous les habitués qui ne devaient pas être habitués aux inconnus et le prendre pour un bandit en même temps, il décida de les ignorer et d'aller s'asseoir à une table, seul. Il fut frappé par l'obscurité des lieux, un chandelier à moitié brisé se baladait lentement en grinçant au plafond, en plein milieu de la pièce, trois bougies allumées, visiblement de mauvaise facture, offrant leur faible lumière aux tables. Les tables, elles, avaient également des bougies, les mêmes, en leur centre pour les éclairer, et on n'apercevait le visage des autres que lorsque le chandelier se décidait à basculer de leur côté, vacillant dans une atmosphère lourde et angoissante. Il aurait préféré être dehors par la canicule que de rester là, une odeur de pourri mêlée à celle de la graisse des bougies lui montant au nez, c'était une infection ... Il allait manger rapidement et s'extirper de ce lieu malsain. Jamais il n'avait connu quelque chose d'aussi misérable, et vous pouvez être sûrs que la vie de pirate n'avait rien de facile. Les tables, au nombre de sept, étaient disposées de la manière la plus chaotique possible, le bois était pourri et rongé par les gouttes d'alcool. Pour ajouter à tout cela, l'atmosphère d'ordinaire bruyante d'une taverne était remplacée par des chuchotements depuis sa venue. Une poignée de secondes après qu'il se soit mit à table, un homme assez âgé, trapu, barbu et avec un certain embonpoint se présenta à lui, demandant ce qu'il désirait.

Apporte moi un bock de bière et un repas chaud je te prie
, déclara Boris à son interlocuteur après avoir réfléchit quelques secondes. Il me semble qu'il est un peu tard pour servir un repas, prends ceci pour dédommager du dérangement.

Et il déposa quelques pièces dans la main de l'homme avant de se replonger dans ses pensées. Il pensait à son passé sur le bateau, son frère, son père, ses anciens amis, toute son existence qui avait été annihilée en un rien de temps, un soupçon de néant. Et en même temps, il écoutait les conversations aux alentours pour se tenir informé des actualités dans le monde et la région. Sans même remarquer que le serveur était parti, souriant face au généreux pourboire qui venait d'arriver dans sa main tel un cadeau de Dieu. Il entendait parler d'une académie qui venait d'ouvrir, qui enseignait aux gens à maîtriser les dons que la Lune leur avait offerts... Il y avait donc sur terre un lieu qui pouvait le recueillir ? Intéressant. Il décida de se lever et de faire signe aux trois hommes à la table derrière lui avant d'aller s'asseoir avec eux.

Bonsoir à vous, j'ai entendu que vous parliez d'une académie il me semble. Vous pourriez m'en dire plus ?

Face à lui, un brelan d'ivrognes tous plus alcoolisés les uns que les autres le toisait, ils n'avaient sans doute pas l'habitude des visiteurs. L'un d'eux, quasiment chauve et dont la bouche comptait des déserteurs fit un regard aux deux autres qui acquiescèrent d'un signe de tête, alors que Boris les fixait avec un intérêt rare dans le regard.

Ah ça oui ... Oui ... On peut t'en dire un paquet de choses sur l'Académie ! Mais faudra payer mon garçon, déclara le chauve avec un grand sourire chaleureux comme on en trouve rarement.

Il aurait aimé payer pour en savoir plus, mais il n'avait malheureusement sur lui que de quoi s'offrir un bon repas, et il n'avait pas envie de gâcher son argent dans des informations rendues fausses par l'alcool. Déçu, il déclina l'offre poliment et décida de se lever. Il n'y arrivait pas. La main d'un des trois hommes retenait son épaule et un bruit de lame s'aiguisant se fit entendre d'un seul coup. Le chauve était en train de passer une pierre pour affûter la lame de son poignard, tandis qu'il regardait Boris froidement, il avait perdu toute sa joie, son sourire était devenu inexistant et menaçant en un instant.

Qui a dit que t'avais le choix ?

Boris soupira longuement. Mais ils insistaient. Alors il fit mine de mettre la main à la bourse, et en une fraction de secondes se saisit du bras de l'homme qui tenait son épaule, le fit tourner et tira son tortionnaire vers lui avant de le contourner tout en lui tordant le bras et d'enchaîner avec une balayette, qui fit tomber l'ivrogne dans un aboiement de douleur et de rage. À peine avaient ils réalisés, ses complices étaient déjà sur lui, lames dégainées, en tentant de l'embrocher. C'était peine perdue. Leurs armes avaient à peine frôlé le corps du pirate, il avait eu le temps d'esquiver aisément l'attaque en pivotant et de se défendre en utilisant la rotation de son corps pour donner un puissant coup de pied dans le menton du chauve, qui lâcha son arme sur le coup tout en s'effondrant sur le sol. Dans un même mouvement, il avait saisit le poignard et l'avait glissé sous le menton du dernier ivrogne debout.

Loin de moi l'envie de t'étriper, déchet. Néanmoins, tu vas me donner ta bourse pour que j'aille dédommager le tavernier du dérangement. Ensuite, tu vas prendre ta troupe d'ivrognes et tu vas les traîner dehors.
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Mar 9 Juil - 17:21

Theyne se mettait en route pour sa ronde guérisseuse, son mantra en tête. L'ordre des guérisseurs restait son foyer : il n'oubliait pas les vœux qu'il avait prononcés, et les respectait de tout son cœur. Aussi, d'un pas léger et rapide, rendu ferme par l'habitude des sentiers et des chemins d'herbe, il était sorti de l'académie d'Edälia. Sa vitesse inhumaine lui permettait d'aller vite à la rescousse des nécessiteux, et c'est sous la pluie qu'il parcourut la belle grande plaine.

La pluie était magnifique. Elle lui rappelait qu'il était vivant, après un siècle d'apprentissage et de vie en solitaire. Comme des milliers de dards glacés, elle pénétrait sa peau, et rassasiait la terre et les êtres. Cette fois, cependant, il ne pouvait la laisser l'atteindre, pour conserver un certain charisme qui aiderait les habitants à lui faire confiance, et il se gorgerait seulement du spectacle de l'inondation du monde sous les trombes déversées par les nuages, n'ayant cure de la difficulté apparente liée au déplacement par ce temps. Il était un maître de l'esprit, un voyageur centenaire ! Cette intempérie n'était rien pour lui, et inconsciemment il s'exaltait de sa puissance, en observant celle de la nature ; son bonheur demeurait calme, et n'allait pas jusqu'à la folie, mais ce débordement était inattendu au regard de ce mage si sage d'habitude, et qui là souriait à pleines dents, en souvenir de nombreuses aventures sous l'orage.

Ici où là, il voyait des huttes, et y allait en proposant humblement ses services, aidé de sa vue perçante. Ses capacités magiques l'y aidaient, car il sentait à la lisière de sa conscience les pensées d'habitants à des distances bien lointaines. Alors, il lui suffisait d'y aller, aimanté par la nécessité, ou de les ignorer en ayant conscience qu'il n'y avait pas le moindre mal. Ses capacités se montraient bien pratiques.

Combien de vies avait il sauvé ? Il n'en avait pas fait le compte, mais se souvenait de toutes. Il pourrait les dénombrer, mais ceci serait futile. Chaque cas était unique. Il ne lui appartenait pas de compter ses patients, ou ils perdraient de leur substance pour n'être plus qu'un numéro.

Il sentit des bandits en faction, qui attendaient des proies sous cette pluie ; ils se plaignaient et n'avaient pas espoir de voir arriver quelqu'un. Ils reconnurent Theyne de loin, et le laissèrent passer car il avait déjà soigné bien des leurs. Le médecin n'est pas le juge, et il n'avait jamais refusé de guérir quelqu'un à cause de ses actes, la rancœur n'ayant pas de place chez lui. L'homme était le guérisseur, mais le guérisseur ne devait pas agir comme le ferait l'homme. Il sourit, et avança à nouveau, en sentant un village non loin, au nombre de pensées. Son pas rapide s’accéléra.


Visiblement, il s'agissait d'un hameau comme beaucoup d'autres. Il y était forcément passé, depuis le temps qu'il arpentait les chemins, et on le reconnaîtrait sans peine. Il était le soigneur immortel, le nomade guérisseur. Il apaisait les maux de ceux qu'il voyait, comme le faisaient ceux de son ordre, mais lui avait à ses côtés le temps. L'ennemi implacable de tout autre était son allié, et il ne souffrait pas de sa morsure.
L'odeur était nauséabonde, mais il avait senti bien des pires. Après tout, elle était naturelle, et il appréciait sa simplicité, d'autant plus qu'elle était couverte par sa propre odeur, toute en herbes.
Les paysans semblaient tendus au premier abord, mais une fois qu'ils virent plus que sa silhouette - tout le monde n'avait pas son acuité visuelle - ils se détendirent. Sur le torse de Theyne Myalens luisait le symbole de son ordre.

Il salua cordialement tout le monde, demandant des nouvelles. Il se souvenait d'eux, et eux de lui, après un effort de mémoire, les concours de bétail ayant obscurci la visite du guérisseur depuis.
Son sixième sens l'avertit d'une forte agitation à la taverne, et il rompit la discussion pour s'y diriger. Il sentait l'utilisation d'un pouvoir magique, d'un don de la Lune. Comme si le bruit de bagarre ne suffisait pas.

Une fois arrivé, il contempla le spectacle lamentable, sans faire attention à la pénombre, qui n'existait pas pour le nyctalope qu'il était. Un homme qui se battait avec d'autres personnes, un couteau à la main ; cependant, sous le voile de douleur des ivrognes, il sentait leurs intentions initiales, et comprit grâce à ses facultés qu'ils étaient en tort. Il lui appartenait tout de même de les guérir. Bien que la leçon puisse leur servir, il n'allait pas se dérober. Ils demeureraient tout de même immobiles un bon moment, et leur rétablissement prendrait du temps.


- Avant qu'ils ne partent, il faut que je les guérisse, quoi qu'ils aient fait. Je tiens à vous dire que vous semblez conscient de votre don, et que je serais ravi de vous guider jusqu'à l'Académie d'Edälia, si vous faites part d'humanité. Vous ne savez rien de ces personnes, et elles peuvent avoir leurs raisons, comme vous avez les autres.

Son ton n'était pas menaçant, mais point bienveillant. Il ne tenait pas à ce que la situation s'envenime. De toute manière, avec ses pouvoirs, il pouvait lire dans les pensées du combattant et contrer l'utilisation de ses dons. Rapidement, efficacement. Il ne permettrait pas que les blessures ne soient réparées, mais il ne voulait pas laisser ce jeune homme sans informations.
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Mer 4 Sep - 14:22

Dans l'ombre de la taverne, se trouvait une table où personne ne regardait, du moins aucun habitué. Cette table était réservée pour une seule et même personne, quelqu'un qui venait de temps à autre pour demander des renseignements et il valait mieux ne pas lui refuser ce petit service, du moins si on tenait à la vie. Personne ne connaissait cet être, ni son visage, ni sa véritable voix, ni encore son vrai nom, on ne savait de lui que sa réputation. Il était arrivé la veille et avait dessiné avec ses étranges pouvoirs un symbole sur le comptoir, un symbole qui avait fait trembler de peur l'aubergiste. Il avait expliqué qu'il n'était pas ici pour ses activités "habituelles", mais pour rencontrer quelqu'un et l'observer. L'aubergiste devait simplement garder sa langue et agir comme d'habitude, tout en lui donnant une table à un endroit bien précis, où il pourait sans souci observer la scène. Il avait ensuite demandé à l'aubergiste de lui présenter ses pires clients, s'assurant qu'ils étaient suffisament dépendant à l'alcool pour lui permettre d'organiser son premier petit test. Le marché était simple, il leur donnait de quoi s'acheter de l'alcool à profusion pendant un bon mois et ils devaient parler de l'académie d'Edälia dés qu'ils verraient un type rentrer avec un sabre et le provoquer. Il leur paya d'avance une petite partie de la somme et leur offrit quelques verres, s'assurant ainsi de leur bon service. La boisson était une vraie bénédiction, idéale pour manipuler encore plus facilement les esprits déjà bien faibles, une petite promesse d'argent en plus et le tour était joué. Il ne restait plus qu'à attendre, autant sa cible, que son collaborateur dans la région pour avoir un peu plus d'informations.

Un paysan arriva un peu plus tard, allant directement droit sur la table, jetant un regard assassin à l'aubergiste pour l'empêcher de lui faire perdre son temps et s'assit devant cet inquiétant personnage drapé d'ombres. Il lui donna un parchemin, le salua d'un coup de tête et prit la direction de la sortie, dans le calme. Vous vous en doutez, ce type n'était pas un paysan, mais un caméléon si on peut dire ainsi, un des nombreux agents de notre mystérieux invité. Il avait été chargé de traquer des pirates proches d'une certaine famille pour obtenir des informations, n'hésitant pas à utiliser la torture si nécessaire, leur proposant ensuite de travailler avec eux ou alors de les éliminer, ce qui laissait rarement le choix, excepté pour les plus courageux ou ayant le plus d'honneur. Déroulant donc ce parchemin, il décortiqua ce fameux rapport d'interrogatoire et savoura chaque information sur le fameux Boris Jazz. Il venait d'une famille de pirates, qui pratiquait ce dangereux métier depuis des générations, il avait donc le danger, le combat et la navigation dans le sang, en plus de son don bien évidemment. On pouvait lire les exploits qui avait créé la réputation de la cible de cet être, ses meurtres rapidement faits, ses combats gagnés, sa capacité défensive et offensive avec un sabre, bref tout ce qu'il devait savoir sur son passé. D'après les pirates, une dispute avait éclatée entre le frère et le père et une mutinerie avait du suivre, chose courante ? Sans doute. Il n'était pas bien difficile d'imaginer la suite, le pirate avait du perdre son sang froid et tuer tout l'équipage du bateau avant de s'enfuir. Boris avait du choisir entre se lamenter sur son sort ou se relever pour commencer une nouvelle vie, il avait choisi la seconde option. Parfait, il ne restait plus qu'à le rencontrer et voir ce qu'il voulait. Il pouvait très bien vouloir intégrer l'académie ou alors il pouvait apprendre à contrôler son don et l'utiliser pour divers travaux. Nous verrons bien cela en temps voulu.

Tout se passa très vite, les acteurs étaient en place, ainsi que le spectateur principal, Le Maudit, Maître du Cercle des Ténèbres. Le personnage principal fit son entrée et se dirigea comme prévu à la table des ivrognes, qui le provoquèrent comme prévu également et se firent neutraliser, une fois encore, comme prévu. Il n'en tua aucun et voulu même dédomager l'aubergiste, amusant, enfin quelque chose qu'il n'avait pas pu imaginer. Ainsi il savait garder son sang froid dans ce genre de situations ? Son don semblait être basé sur la vitesse, un peu moins poussée qu'un vampire ou démon, mais elle était déjà bien impressionnante pour un humain et particulièrement utile pour le genre de travaux qu'il pouvait lui proposer. Le petit imprévu fut l'arrivée du guérisseur Theyne Myalens, professeur d'esprit à l'académie d'Edälia. Fort heureusement, il ne tirerait rien d'eux et ne saurait pas que tout avait été soigneusement préparé, Theyne ne se mettrait pas en tête de fouiller leur esprit alors que leurs intentions étaient très claires. Ce n'était pas son genre de chercher des machinations là où il n'y en avait pas. Et dans le cas où il irait chercher des informations, ils perdraient la vie malencontreusement, un accident est si vite arrivé n'est ce pas ?

Il se leva et quitta donc sa merveilleuse table en posant sur le comptoir, une bourse bien remplie pour l'aubergiste, enfin ce n'était pas grand chose pour sa guilde, mais pour un homme comme le gérant de cet établissement, cela devait représenter des décennies de travail. Il s'avança vers le groupe des deux hommes, leur tendit la main et les salua de sa voix éthérée. On ne distinguait ni visage, ni vêtements, ni la moindre trace de peau, tout son corps semblait être fait d'ombre et pourtant paraissait si solide. Il n'y avait guère que ses yeux rouges qui sortaient de cette obscurité qui semblait faire partie intégrante de son être. Pour ceux qui ressentaient la magie, sa présence était des plus écrasantes, il n'avait pas la moindre retenue dans la nature de son aura. L'ombre et la mort semblaient s'accrocher à l'existence de cette créature, de ce Maudit, un nom que peu de personnes connaissaient en dehors des légendes urbaines.


Ah ces guérisseurs, ils s'inquiètent pour un rien, je pense que si ces hommes sont vivants c'est qu'il en a été décidé ainsi, n'est ce pas ? Boris Jazz, je présume, j'ai beaucoup entendu parler de vous, malgré le peu de sources "vivantes" disponibles. Theyne Myalens, ravi de vous rencontrer en chair et en os. C'est un honneur de pouvoir observer le célèbre guérisseur et professeur d'esprit de la prestigieuse Académie d'Edälia. Quant à moi, on me connait sous le nom du Maudit, mais ne faites pas attention à ma nature déchue. Ainsi vous désirez obtenir des informations sur l'Académie ? Je vous vois mal en tant qu'élève, cependant ce qui vous intéresse n'est pas la maitrise de votre don ? Je peux vous aider dans ce cas, même vous proposer du travail, rien qui ne demande de vous salir les mains. Juste une petite recherche d'artefacts, il y en a tellement sur ce continent. Aucune obligation ou appartenance à une guilde, bien entendu et puis cela vous permettra de vraiment mettre vos capacités à l'épreuve. Après, si vous désirez rejoindre l'académie, je vous conseille d'écouter attentivement ce monsieur, en tant que professeur il n'y a pas meilleur que lui dans ce domaine.

Un sourire fit son apparition dans la masse d'ombre, un sourire mauvais et à glacer le sang, ce type puait la mort et pourtant personne ne l'avait remarqué avant, surtout qu'une forme physique pareille...Restait à voir comment les deux hommes allaient réagir. Il n'attendait rien de précis de cette rencontre, mais il était du genre à offrir des opportunités. Et puis il savait bien que Theyne serait obligé de s'intéresser à son cas, même si il aurait apprécié le rencontrer bien plus tard, au moment où le Cercle des Ténèbres referait parler de lui d'une manière plus...directe.
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Lun 16 Sep - 0:20

A peine Boris avait-il mit la main a sa bourse qu'un autre homme arriva en trombe dans la taverne et s'avança vers lui, c'était qui ce type ? Il était habillé bizarrement et, pour ne rien arranger, il s'avançait en direction de Boris, sans doute un ami des trois ivrognes, allait-il lui aussi s'en prendre a lui ? Il n'avait pas l'air taillé pour le combat au corps a corps, il devait sans doute utiliser la magie ou autre sorcellerie. Un souvenir de combat contre un pirate utilisant les éclairs pour se battre et qui avait gravement endommagé le navire de son équipage frappa l'esprit de l'apprenti forgeron. Il en avait le sang glacé, une dizaine d'hommes avaient trouvé la mort en tentant de le neutraliser et il avait fallut mettre le feu a son navire pour que finalement son frère le pousse dans les flammes d'un bon coup de pied et l'achève en un revers de sabre après avoir contourné ce dernier et esquivé plusieurs décharges d'électricité mortelles.
Pour venir a bout d'un adversaire comme celui là, il allait devoir esquiver chaque attaque et analyser le style de combat de son adversaire afin de trouver une faille, qu'elle lui permette de percer sa défense ou de contre-attaquer, et l'auberge allait probablement être détruite durant le combat, les mages étant capables d'une redoutable violence grâce aux dons de la Lune. Pire encore, et si il avait été formé par l'Académie ? Cela voudrait dire qu'il aurait une maîtrise de ses pouvoirs bien plus grande que le manieur de foudre... Le combat risquait d'être extrêmement difficile, tendu et dangereux. Immédiatement, posant la main sur son sabre, Boris entama un mouvement de recul en prenant appui sur sa jambe arrière, elle lui permettrait d'esquiver plus facilement, lui assurait une meilleure garde au sabre et plus de stabilité pour éviter de chuter si jamais son adversaire s'avérait être un combattant au corps a corps. Il s'apprêtait a déclarer qu'il s'était fait attaquer par ces trois là pour, si possible, éviter un affrontement qui lui aurait a coup sûr valu la perte d'un membre ou une mort certaine quand l'homme le devança.

- Avant qu'ils ne partent, il faut que je les guérisse, quoi qu'ils aient fait. Je tiens à vous dire que vous semblez conscient de votre don, et que je serais ravi de vous guider jusqu'à l'Académie d'Edälia, si vous faites part d'humanité. Vous ne savez rien de ces personnes, et elles peuvent avoir leurs raisons, comme vous avez les autres.

Il était sérieux lui ?! Pour qui il se prenait a vouloir remettre sur pied les trois abrutis qui venaient de l'attaquer et de prendre une raclée méritée ? Un regard bref autour de lui lui indiqua qu'il était connu et apprécié dans le coin, c'était déjà ça de su, de plus prêt il voyait mieux son visage et l'homme ne semblait pas vraiment dangereux ni être amis avec des ivrognes dans le genre, de plus le ton de sa voix neutre concordait avec ces informations, il en déduit donc qu'il n'était pas dangereux pour lui... Du moins pour l'instant ?

- Je sais pas qui t'es toi, admettons que tu veuilles soigner ces trois fils de catins par pure bonté et volonté d'aider ton prochain, mentalité que je respecte et qui prouve, comme tu l'as dit, que tu fais preuve d'humanité. Mais j'aurais des questions a te poser puis-qu’apparemment tu en sais sur Edälia, tu pourrais déjà commencer par me donner ton nom, me dire qui t'es et ensuite me dire ce que je gagne a intégrer cette Académie, j'en ai entendu beaucoup de bien, mais a part la maîtrise de mon don que j'estime déjà savoir utiliser, bien que je puisse encore le perfectionner, je vois pas en quoi ça me sera utile.

Le ton de sa voix était agacé sur le début de sa tirade, puis il avait tourné petit a petit vers le ton de l'intéressé qui se renseigne sur une chose qu'il ne connaît pas mais pourrait sans doute lui être utile. L'énervement restait néanmoins présent.

- Par contre ce que je vois c'est qu'il faudra dédommager pour leurs conneries, alors si tu tiens tant a aider les autres, fais toi plaisir et paie pour moi, ça me permettra de garder leur bourses pour la peine, mon repas est froid maintenant.

Ce que Boris n'avait pas prévu, c'était qu'une silhouette mystérieuse, obscure et qui ne lui inspirait pas franchement confiance se présenterait au comptoir et déposerait une bourse pleine sans dire un seul mot ... Avoir autant d'argent, ce n'était pas possible, en une journée de travail il ne gagnait que de quoi s'offrir un bon repas. Il avait néanmoins préféré moins manger pour avoir de l'argent de côté et pouvoir voyager une fois qu'il aurait assez. En attendant, il forgerait des lames, et différents morceaux de fer pour gagner sa vie. Il avait d'ailleurs apprit a entretenir son sabre et, avec l'accord de son employeur, s'en était fait un a ses frais, plus léger, plus résistant et de meilleure qualité. Il avait même renforcé la garde, il était désormais très difficile de le désarmer.

Boris voyait mal comment il était possible de donner autant d'argent, et il espérait que cette ombre, bien qu'inquiétante, payait pour le dédommagement et non pas pour son ardoise a la taverne. L'Ombre se dirigeait vers lui et son interlocuteur, lentement mais d'un pas assuré, et leur tendit la main en les saluant d'une voix rauque et surnaturelle, qui s'accordait avec son apparence lugubre. Impossible d'apercevoir son visage, ses vêtements ou même sa peau, il ne distinguait que deux yeux d'un rouge pourpre maléfique et un sourire des plus angoissants. Et malgré le fait qu'il n'y connaissait pas grand chose en magie, il ressentait une présence étrange émanant de la part de cette Ombre, quelque chose d'écrasant, de dérangeant, et une petite voix dans sa tête lui disait que ce type était bien plus dangereux que n'importe qui ici.

- Ah ces guérisseurs, ils s'inquiètent pour un rien, je pense que si ces hommes sont vivants c'est qu'il en a été décidé ainsi, n'est ce pas ? Boris Jazz, je présume, j'ai beaucoup entendu parler de vous, malgré le peu de sources "vivantes" disponibles.

- Ces trois ivrognes ? Non, j'en ai rien a faire d'eux, mais j'ai pas envie de tâcher mon sabre neuf. Tous ceux qui ont croisé ma route sont morts dans l'heure, ils ont de la chance, plus qu'ils ne pensent. Je peux savoir comment vous me connaissez alors que je viens d'arriver sur terre ? J'ai rien a faire des longues histoires, donnez moi juste le nom de ceux que je dois tuer... Et merci de dédommager pour eux.

L'Ombre lui inspirait plus de la crainte qu'autre chose, il se sentait presque agressé par sa proximité et encore plus depuis qu'elle l'avait appelé par son nom qu'il avait pris soin de cacher dès son arrivée pour ne pas se faire arrêter pour ses crimes, bien qu'il aurait donné du mal aux autorités. Comment le connaissait-elle ? Quelles étaient ses sources ? Il s'en occuperait le plus vite possible afin de démarrer une nouvelle vie en prenant une nouvelle identité.

- Theyne Myalens, ravi de vous rencontrer en chair et en os. C'est un honneur de pouvoir observer le célèbre guérisseur et professeur d'esprit de la prestigieuse Académie d'Edälia.

... Lui ? Célèbre ? Professeur d'esprit de l'Académie d'Edälia ? Heureusement qu'il n'avait pas eu la bonne idée de l'attaquer et qu'il avait réfléchit, il se serait fait annihiler en une fraction de secondes. Qu'en était-il de l'autre ? Boris était fixé sur l'Ombre, au point qu'il ignorait totalement Theyne.

- Quant à moi, on me connait sous le nom du Maudit, mais ne faites pas attention à ma nature déchue. Ainsi vous désirez obtenir des informations sur l'Académie ? Je vous vois mal en tant qu'élève, cependant ce qui vous intéresse n'est pas la maîtrise de votre don ?  

Le Maudit, hein ? Un nom a glacer le sang, et un personnage tout aussi effroyable. Néanmoins, il avait raison, Boris ne savait pas lire, ni écrire, et étudier allait être un problème pour lui, il n'était pas du tout réfléchit, que ce soit dans sa manière de se battre comme dans sa vie de tous les jours, il faisait comme il l'entendait et improvisait la suite.

- Vous marquez un point, j'ai franchement pas un caractère a rester assis sur une chaise, il me faut de l'action. J'avoue ne savoir ni lire ni écrire, en revanche je vous met au défi de trouver un seul épéiste sur tout le continent capable de rivaliser avec moi.

- Je peux vous aider dans ce cas, même vous proposer du travail, rien qui ne demande de vous salir les mains. Juste une petite recherche d'artefacts, il y en a tellement sur ce continent. Aucune obligation ou appartenance à une guilde, bien entendu et puis cela vous permettra de vraiment mettre vos capacités à l'épreuve.

Bien qu'il avait l'air effrayant, il avait un travail a lui proposer. Boris écouta la proposition de son interlocuteur assidûment, buvant chacune de ses paroles afin de savoir de quoi il s'agissait. C'était donc un travail de recherche ? Ça avait l'air ennuyeux, mais ça lui permettrait de voyager, et au moins il serait toujours mobile, avec donc moins de risques de se faire repérer par les autorités. En revanche, deux choses restaient obscures.

- Je vois mal comment rechercher des artefacts pourrait mettre mes capacités a l'épreuve, vous n'auriez pas quelque chose de plus ... mouvementé ? Et il reste une question que je me dois de poser.  Vous comprendrez que tout travail mérite salaire, qu'est-ce que vous proposez ?

- Après, si vous désirez rejoindre l'académie, je vous conseille d'écouter attentivement ce monsieur, en tant que professeur il n'y a pas meilleur que lui dans ce domaine.

Boris posa son regard sur le professeur un instant, réfléchissant, puis déclara tout simplement qu'il préférait la pratique a la théorie, mais qu'une fois qu'il aurait terminé ses recherches d'artefacts, il irait probablement a l'Académie histoire d'en savoir plus sur le continent et d'apprendre a lire et a écrire.
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Sam 28 Sep - 18:00

En proie au doute, à la colère. Des images d'éclair, la peur. Une inexpérience qui était relevée par de l'instinct. La méconnaissance du symbole sur son torse. Position de défense.
Il avait placé la main à son sabre, sans le dégainer. S'il s'agissait de son arme, il pourrait le lui prendre par téléportation et faire un bouclier. Sa magie le lui permettait, et il aurait alors le laps de temps nécessaire pour pacifier l'ennemi s'il désirait toujours se battre. Sinon, il pouvait l'arracher au sol en une fraction de pensée et ainsi lui interdire le rapprochement.

Un sentiment de danger s'infiltra rapidement jusqu'au cœur du mage. Sans aucun lien avec les pensées du pirate, il provenait de ses sens aiguisés de dhampire : il s'agissait de la présence d'une forte aura d'Ombre, de pensées protégées sous un voile que tout teintait de noirceur. Dans l'urgence de la situation il avait ignoré cette perception magique, si l'utilisation du don ne lui avait pas masqué cette aura dérangeante par son activation.
Les autres membres de la taverne semblaient agités, mais heureux de le savoir ici. La personne au sabre semblait droite, ne devait pas avoir cherché le conflit. Elle se déplaçait très vite, et on l'aurait cru floue.
S'il était moins rapide qu'un vampire il pouvait sûrement combattre avec lui. S'il l'était bien plus, il pourrait toujours l'interrompre par magie, il n'y avait pas de souci à se faire. Autant se reconcentrer sur l'individu qui était véritablement une menace.

Et l'autre qui était énervé. La jeunesse était de feu, lui serein. Quelques fautes au niveau de la politesse, mais pour un étranger cela pouvait se comprendre, si l'on admettait que tous ne sont pas très calmes. On sentait de l'intérêt pour l'académie, mais aussi de l'orgueil ; allons, pourquoi dédaigner l'académie ? Des sang-purs y sont, alors je doute que tu puisses te juger au-dessus d'eux. Tu pourrais être surpris par ce que tu pourrais trouver dans le berceau de la magie. Ton élément, peut-être ? La connaissance ?
L'alphabet déjà, vu ce que tu penses.

Et il veut garder leur argent. Du vol, donc.
Sans un geste et sans un bruit les pièces des ivrognes retournèrent à eux avec leurs bourses.
Pendant ce temps, la silhouette d'Ombre s'était déplacée. Un sort de protection et un contresort se révélèrent tentants et Theyne se retrouva à consacrer de l'énergie à leur confection immédiate : autant s'y préparer. Vu le niveau de son adversaire il ne pouvait se contenter de sortilèges instantanés : il fallait leur accorder plus d'efforts que ça.
Il tendit une bourse à l'aubergiste.
L'aubergiste le connaissait. Il lui avait montré les trois hommes récemment, mais il avait peur, terriblement peur. Il tenait cet argent reçu fébrilement, mais ce n'était pas grâce à l'allégresse d'un tel salaire : il avait peur qu'on vienne lui reprendre cet argent. Il craignait d'être tué.

Se détacher de ses pensées. Revenir pleinement à l'action qui se déroulait.
Envie de tuer dans les paroles du pirate. Sentiments énigmatiques pour l'ombre, nimbés par cette magie. Lui-même n'aurait pas fait mieux, mais il aurait du utiliser d'autres moyens.
Mettre en place un labyrinthe dans son esprit. Fait. Le garnir d'illusions, de pensées factices. Accompli. Retour au monde réel.

Ainsi le Maudit avait finalement émergé. Malgré tous ses voyages, il n'avait jamais pu le voir, et si le quart de ce qui était raconté à son sujet était vrai il pouvait rivaliser avec n'importe quel professeur de l'académie. Savoir comment il ferait dans un combat contre lui était une question intéressante, mais nul ici ne souhaitait en connaître la réponse. Et il voulait détourner un jeune homme de l'Académie pour des buts obscurs. Tout ce qui pourrait accroître la puissance de cet individu pourrait se révéler dangereux pour le monde. Autant prendre le risque de voir celui-là maîtriser la magie en espérant que cela le calmerait plutôt que le laisser entre les mains de celui-ci. Les artefacts, nombreux et dangereux pourraient devenir une plaie entre les mains du Cercle des Ténèbres.

S'il était cet homme...

Il ne passerait pas ses journées à apprendre, il s'ennuierait à moins d'être dans les bonnes matières. La découverte de la magie serait phénoménale, mais il doutait de pouvoir l'employer à bon escient. Il se pourrait que bêtement il cherche davantage à maîtriser son épée qu'à contrôler les éléments. Cependant, il pourrait avoir sa fierté et préférer l'apprentissage à un travail. Casse-cou comme il pourrait l'être, il pourrait vouloir du danger. Et si partir à la recherche d'objets magiques dans les coins les plus dangereux du royaume n'était pas suffisant pour lui, alors rien ne le serait.


- Vous en savez fort peu sur nous, Boris, puisque les présentations sont faites. Notre académie permet bien à certaines personnes de développer leurs dons, bien au-delà de ce que toute personne peut faire en autodidacte, mais aussi de les lier à des éléments. Vous êtes vous même placé sous une fraction de la lumière lunaire qui vous rend plus apte à contrôler telle ou telle puissance magique. Nous avons les meilleurs maîtres d'arme du royaume, des alchimistes hors pair. Nous apprenons à nos élèves la diversité de ce continent, et cela passe plus par des excursions que par des notes ; vous aurez un gîte et un couvert irréprochables, et les mystères de l'écriture vous serons révélés.

Theyne brandit le sabre qu'il avait subtilisé au jeune homme par convocation et l'illumina faiblement. Il était bien entretenu, mais il en fut aiguisé. Bien que le contact de telles armes lui déplut, il devait toucher le pirate là où il pouvait être intéressé.
Il le fit léviter jusqu'à la hauteur de son propriétaire ; une fois lâchée, la lame perdit sa brillance mais demeura un moment infusée de magie : plus légère, plus tranchante.


- Parmi nos élèves sont des vampires qui doivent vous battre sans problème dans une confrontation, et eux n'ont pas dédaigné notre offre. Vous pouvez sûrement vous acquitter du travail donné par cette personne, mais rien ne garantit qu'elle vous laissera vivre. Vous n'aurez pas besoin d'attendre longtemps ; nos cours vont commencer dans une semaine et l'Académie vous accueillera sans peine. Prenez le temps de vous découvrir avant de mettre en pratique votre peu de capacité actuel et tentez de voir ce qui est enfoui en vous. La majorité de nos élève n'est pas composée de scribouillards.

Il pouvait choisir ce qu'il voudrait faire, mais en toute connaissance de cause. En réalité, Theyne doutait de la capacité du pirate à véritablement ramasser des artefacts sans aide. Il n'avait pas voulu le lui faire remarquer car il aurait bien pu en prendre ombrage et se décider à accepter des missions létales pour prouver à un inconnu qu'il avait tort.

Son bouclier se déclencha par mesure de précaution alors qu'il s'avança vers le premier des blessés pour le soigner. Il devrait aller voir celui qui avait fuit après avoir profité de l'arrivée du professeur et du maudit plus tard. De toute façon il ne devait pas avoir subi trop de coups.
Un bras tordu déjà... il avait du travail.  
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Mer 29 Jan - 19:06

Le destin est une chose bien cruelle, on a beau se battre contre lui, il finit toujours par nous rattraper. Il est tenace, patient et sans pitié. Il n'est en aucun cas mauvais perdant, vu que le mot perdant ne peut faire partie de son être. Nous faisons de nombreux détours, prenons d'autres chemins, tentons de faire de nombreuses choses pouvant changer notre existence, provoquons notre chance, fuyons, combattons, mais le véritable but de toute existence...est simplement de mourir. Lorsque notre heure arrive, nous ne pouvons qu'accepter ou regretter, on ne peut rien y changer, cela ne sert à rien de regretter, d'avoir peur, tout cela est parfaitement inutile. Avoir peur de la mort ? A quoi bon, c'est inévitable, on peut cependant craindre de partir trop tôt, de n'avoir rien accompli, de ne rien laisser derrière nous. Les races "supérieures" rabaissent les humains, mais au final, nous avons tous le même sort, il n'y a que la période qui peut changer, nous sommes tous dans le même bateau. Certains n'ont pas peur de mourir, mais craignent celles des autres, tentant d'éviter en permanence une telle perte. Malheureusement, ils découvrent la cruauté de ce que l'on nomme "l'effet papillon", pire ennemi de bien des guérisseurs, sauveurs et autres "héros". La sagesse et l'expérience ne viennent pas uniquement des bons présages offerts par une entité supérieure, la lune, la nature, le destin ou une science quelconque, mais aussi, voir surtout, des souffrances et désastres de notre petite existence. Aujourd'hui, le célèbre guérisseur Theyne Myalens, allait connaître ce terrible ennemi. Vous pensiez à cette horreur qu'est le Maudit ? Non, du tout, il n'est rien de plus qu'un grain de sable dans cet univers. Un grain de sable pouvant bloquer une machinerie, provoquant ainsi sa destruction ou changeant son utilisation première, mais il ne sera toujours qu'un figurant remarquable. L'effet papillon, plus vous fuirez, plus on vous traquera, plus vous tenterez de sauver une personne, plus elle souffrira, voir même pire...ceux que vous désirez aider, succomberont dans de terribles souffrances. Certes, le dirigeant de la sombre guilde y est pour beaucoup, mais il n'a pas pris cette terrible décision, la faute incombe bel et bien au guérisseur. Cette leçon devait arriver, ce n'était qu'une question de temps, a vouloir changer l'avenir, on provoque l'horreur et la destruction.

Les ivrognes tombèrent sur le sol, l'un attrapant sa gorge comme pour la forcer à respirer, l'autre s’agrippant aux habits de Theyne, un regard suppliant, mais il était trop tard, tout était de sa faute après tout. Leur instinct de survie leur hurlait de se relever d'urgence, la mort s'approchait, ils devaient tenter de combattre, gagner du temps, quelques secondes, quelques minutes, combien de temps ? Personne ne le saura, il était de toute manière trop tard. Lorsqu'on met un genoux à terre, il est des plus difficile de se relever et de revenir affronter son ennemi. La chute lourde et douloureuse fut accompagnée de convulsions, faisant se lever immédiatement tous les clients de la taverne, reculant devant cette odieuse scène. Sorcellerie, voila ce qui se pensait, mais personne n'osait dire mots, tandis que le barman priait pour que ce mal ne soit pas contagieux. Le pirate observait, le guérisseur accusait du regard l'être drapé d'ombre, tandis que celui ci fixait les mourants dans un sourire carnassier. La crise continua, mais ce ne fut pas de la salive qui s'échappa de leurs lèvres, mais bel et bien du sang, en quantité impressionnante même. Ce maléfice n'était pas une simple mise à mort, mais une véritable exécution ayant un message très clair, une idée, celle du Cercle des Ténèbres. L'un de ses dirigeants était présent, envahit par cette aura de mort, il était dans son élément et rien, pas même la lumière bienfaitrice du professeur d'esprit, ne pourrait effacer cette scène digne de votre plus grand cauchemars. Dernier acte, les côtes se brisèrent tous en même temps, dans un ultime cri de douleur, libérant au passage ce dernier souffle, baissant finalement le rideau sur leurs misérables existences. La main noire du Maudit sortit une petite boite, dans laquelle d'étranges formes bleutées vinrent se cacher, la dernière demeure d'une âme en peine. La prison se referma sur ses victimes et fut tendue au guérisseur dans un sourire particulièrement effrayant de la part du mage noir. Pourquoi un sauveur de vies devrait accepter un tel présent morbide ? Peut être simplement car il en ferait meilleur usage qu'un nécromancien, il valait mieux limiter les dommages collatéraux après une telle scène. Le silence revint, d'un simple mouvement de main de la part du Maudit, tous les client revinrent s'installer, suant, tremblant, le monstre dévoilait son visage et le contrarier serait peu recommandé. Voix glaciale, murmure de mort, le spectre s'adressa à son total opposé.

- Un petit souvenir ? A moins que vous ne vouliez m'en laisser la garde, j'en vois de nombreuses utilités.

Brusque changement de direction, le visage du mage noir se concentra sur le pirate et plus particulièrement sur son sabre, béni par l'esprit du guérisseur. Aiguisé, mais pour combien de temps, la lumière n'offrait point de choix facile, l'obscurité était si tentante. Le sabre quitta sa place et arriva sur la table qui accueillait jadis ce petit groupe d'ivrognes, il était temps de faire une comparaison. Cette incarnation maléfique fit un mouvement de ce qui lui servait de main et fit apparaître un autre sabre, semblable au sien, mais ô combien différent et magnifique. Point de lumière, point de métal, une pure création cristalline, parcourue de multiples petits éclairs aussi sombres que le cœur de son créateur. Tout aussi aiguisé, si ce n'est plus, résistant à strictement toute chose sur cette terre, exception faite de la volonté du Maudit, coupant toute arme ne possédant pas d'énergie magique et possédant un réel potentiel en ombre. Un parfait outil de pure violence offrant maintes possibilités, mais ô combien dangereuses, au pirate. Sa voix changea à nouveau, influençant la volonté des profanes dans l'art subtil de l'esprit humain, tentant, insistant, digne d'un véritable diable vous proposant richesse et pouvoir. Qu'est ce que le pirate désirait ? Une vie baignée dans la lumière ou dans l'obscurité ? Les deux possibilités peut être ? Chaque chose en son temps, mais il n'y a pas de bien ou de mal, tout est si compliqué, ce qui importe, ce sont nos choix.

- Un acompte de ce que cette "collaboration" pourrait vous offrir, libre à vous de ne pas vous en servir. Mais quelque chose me dit que cela ne sera pas le cas. Vous aimez les histoires Boris ? Je vais tenter de faire court. Il était une fois un noble proche d'un grand roi, brillant, séduisant, marié à une sublime créature, dont le talent impressionna la lune au point de lui offrir le privilège de garder ses redoutables capacités, alors que tous ses frères ne furent plus que de simples humains. Il combattait avec honneur, survivant à cette terrible cause que fut la guerre vampirique, mais un beau jour, tout bascula. Sa femme rendit son dernier souffle et il perdit la raison, tentant d'utiliser son incroyable savoir pour la ramener à la vie. Belle tentative, mais certaines règles sont immuables, il ne connut que l'échec. Alors il eut une idée stupide, celle de faire venir le monde des vivants à ses pieds glacés, provoquant ainsi la colère des sages des éléments. Il affronta la mort en personne et perdit son bien le plus précieux, son arme, mais ne fut jamais réellement détruit, bien que disparu depuis des siècles. Il laissa derrière lui un savoir des plus intéressant, bien que protégé par quelques âmes en peine, savoir oublié, ignoré, effacé, jusqu'à aujourd'hui. Je ne demande qu'une chose, ses notes, vous pouvez garder ce sabre et tout or que vous trouverez, ainsi qu'une certaine prime de risque. Disons, deux Édalions. Je suis certain que vous n'avez jamais affronté de créatures nécromantiques, elles ne sont pas que lenteur, croyez moi, votre don sera mis au défi.

Offre alléchante, faisant appel au plus gros défaut de l'être humain, la cupidité. Le pouvoir, l'or, les femmes, la célébrité. la reconnaissance, tant de choses pouvant vous permettre d'accomplir de réelles atrocités. Boris obtenait un outil de pure destruction, le début d'une réputation avec une organisation à la puissance effroyable, ainsi que de l'or en quantité. Deux Édalions, une somme astronomique, de quoi s'acheter un manoir ou presque, créant ainsi une horrible question dans l'esprit des personnes ayant entendu cette discussion. Qu'avait il fait pour avoir autant de moyens ? Il valait mieux éviter de poser la question, certaines choses sont faites pour être ignorées. D'une certaine manière, le pirate irait en cet endroit en tant que sauveur, permettant enfin à ces pauvres créatures mortes vivantes, de reposer enfin en paix. L'intéressé serait il prêt à risquer sa vie pour offrir à cette créature malfaisante un savoir le rendant encore plus puissant ? Tout reposait à présent entre ses mains ou celle du Maudit...
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MessageSujet: Re: Frapper des ivrognes   Ven 30 Mai - 21:33

[Bien que Boris soit parti, ce qui s'est produit est toujours considéré comme valable. Le pirate est considéré comme disparu après qu'il ait accepté la proposition du Maudit.

Rp déroulé le 20 Août 406.]
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Frapper des ivrognes

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