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 Le chef des bandits

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MessageSujet: Le chef des bandits   Sam 3 Aoû - 9:50

Le camps de bandit de la forêt d'Astraël... Amusant : Nâga y était venu dans l'espoir d'y trouver un chef digne de ce nom, au minimum l'égal du précédent. Mais tout ne s'était pas passé comme prévu. Actuellement, c'était d'ailleurs lui qui dirigeait plus ou moins.

Lorsqu'il était arrivé au camp, en lieu et place d'un chef capable de diriger et ayant un objectif pour l’ensemble de son groupe, il avait trouvé un homme dont la seule motivation était de devenir toujours plus riche. Bien sûr, Nâga ne niait pas l’utilité d’avoir des moyens. Dans le désert, il avait lui-même participé à des attaques qui n’avaient pour but que de récupérer les biens des victimes. Victimes qui ne survivaient pas toujours s’il leur prenait l’idée de se défendre trop âprement.

Mais ce groupe de nomades, de part l’influence de son chef, avait aussi un autre objectif, un autre idéal les poussant à se démener et à donner le meilleur d’eux-mêmes. Car dans le désert, lieu hostile emplit de mirages et de désillusion, on ne pouvait pas se permettre d’être trop faible. Une erreur idiote avait d’ailleurs vu la fin de l’ancien groupe de Nâga survenir… Principale raison de sa venue dans ces contrées au climat plus clément.

Il failli ne pas rester. Au bout de quelques semaines, il en avait plus qu’assez de ne pas avoir d’autre but que d’enrichir d’une manière ou d’une autre un chef qui n’en était pas un à ses yeux. Mais alors qu’il envisageait de partir et en faisait part à certains bandits avec qui il avait fait connaissance, il découvrit qu’il n’était pas seul à ne pas apprécier ce chef. Des anciens membres surtout, lui parlaient d’un autre chef qui devait revenir au bout de cent ans. Un chef bien différent que celui actuellement en place.

Un vampire lui avait un peu expliqué qui était cet homme, l’Ankou, et lui avait aussi dit qu’il aurait fallu surveiller un lac ; car à sa réapparition, il risquait d’être mal en point. Hélas, avait-il déploré, le pouvoir en place au campement n’en avait que faire de cet ancien chef. Il était même probable qu’il espérait ne jamais le voir revenir. Vivement intéressé par cette histoire, bien que ne comprenant pas encore très bien comment un homme humain pouvait survivre plus de cent ans, il décida finalement de rester.

Avec l’aide des insurgés ; ainsi furent-ils nommés plus tard par le chef quand ils furent découverts, ils se préparèrent à le destituer. Pendant plusieurs jours, ils firent campagne pour savoir qui resterait fidèle au chef et qui serait prêt à le renverser. Mais ce dernier ne resta évidemment pas sans rien faire en voyant son autorité ainsi menacée.

Du coup, comme il avait l’intention de réprimé les dissidents insurgés dans le sang, il y eut une bataille. Elle ne fut pas bien longue car tous les bandits n’étaient pas forcément présents et une majorité n’a pris part pour aucun camp. En effet, peu de bandits souhaitaient risquer leur vie pour le chef et de l’autre côté, ils n’avaient pas eu le temps de parler à énormément de monde de leur intentions.

Du coup, seuls quelques membres se sont affrontés : les forces les plus fidèles du chef contre le petit groupe d’insurgés. Si Nâga dirige actuellement, c’est parce qu’il a porté le coup de grâce au chef ennemi. Certes, il ne remet pas en cause cette idée. Vaincre son adversaire, c’est prouver qu’on a été meilleur que lui. Mais Nâga ne sentait pas encore l’âme d’un vrai chef. Il était venu en partie pour ça : devenir plus fort sous l’égide d’un chef puissant. Et seulement une fois les capacités acquises il pourrait l’envisagé ; pour peu qu’une place soit libre. Il ne trahirait en effet jamais un chef qu’il estime.

Il s’était contenté de le prendre par surprise. Il n’avait jamais révélé à aucun bandit sa capacité à se transformer en serpent avant ça. C’est sous cette forme qu’il a attaqué l’ancien chef qui, prit de court et pas habitué à affronter tel animal, n’avait pu esquiver diverses morsures qui lui furent fatale. Bien qu’étant adroit et maniant une épée courbée ramenée des terres désertiques, il y avait fort à parier que Nâga n’eu pas fait le poids dans un affrontement plus régulier.

Au final, les quelques jours passés en tant que chef n’avait pas changé le quotidien, les bandits continuant leurs activités. La seule chose, c’était que Nâga avait envoyé chaque soir un groupe surveiller le lac. Le vampire lui avait bien signalé que l’Ankou reprendrait sa place à son retour. Nâga n’y avait aucune objection. Si l’Ankou pouvait être le chef qu’il attendait, il le reconnaîtrait volontiers sans problème.

Et ce jour-là, il attendait une fois de plus ce groupe qui devait bientôt rentrer au camp. Mais quelqu’un d’autre qui se présenta, un des bandits qui patrouillaient dans la forêt.


- Chef, le blessé n’a toujours pas guérit ? On a trouvé quelqu’un qui pourrait nous aider. Un soigneur.

En effet, un des insurgé avait été blessé, transpercé par une vieille lance rouillée d’un adversaire et depuis, il semblait aller de plus en plus mal, la plaie ne guérissant pas. Nâga avait bien observé l’homme mais sa seule connaissance en guérison concernait les antidotes à son propre venin ou à ceux des serpents dont il avait pu récolter le venin.

- Soit, amenez-le près du blessé, j’arrive.

En découvrant ce « quelqu’un », Nâga fut assez surpris, bien qu’il n’en laissa rien paraître comme à son habitude. La peau grise, un nez énorme et des dents proéminente de chaque côté de ce dernier. De plus il était grand, bien plus que Nâga, et massif. En dehors de ses vêtements en le voyant comme ça, à première vue, le jeune bandit n’aurait jamais parié sur un guérisseur mais plutôt sur un guerrier. Une chose était certaine, ce n’était pas un humain. En fait, il y avait une part animale en lui tout comme en Nâga. Mais il sentait que c’était différent. Il n’avait probablement pas affaire à un garou.

Laissant ces considérations de côté, il s’adressa directement à lui :

- Tu es donc un soigneur ? Si tu peux le soigner, on envisagera de te laisser partir sans problème.

Il lui désigna l’homme blessé.

- Il a été transpercé par une lance et depuis, la plaie ne guérit pas et il a de fortes fièvres.

Mais avant même qu’il puisse ajouter quoi que ce soit ou que l’étrange guérisseur puisse réagir, un bandit fit irruption dans la tente du blessé, portant des pièces d’équipement et s’exclamant précipitamment :

- On retrouvé un corps et cette armure sur les berges du lac ! Asmo dit que c’est bien celle de l’Ankou. Mais il n’est pas dans son assiette !

Asmo était le bandit vampire qui avait raconté l’existence de l’Ankou à Nâga et qui avait, avec lui, mené le renversement de l’ancien chef. Le jeune bandit se tourna vers le prisonnier.

- Bon. Il semblerait que tu risques d’avoir un peu plus de travail que prévu. Tu vas peut-être devoir soigner une autre personne que celle-ci.

Avoir un guérisseur en telle circonstance était une aubaine. Il ignorait dans quel état était l’Ankou mais, après cent ans, il ne devait pas en mener large quelle que fut sa force.
Enfin, s’adressant au bandit qui revenait du lac :


- Amenez-le ici. Comme ça, tous ceux qui ont besoin de soin seront au même endroit.


Dernière édition par Nâga Fangjaw le Sam 3 Aoû - 16:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Sam 3 Aoû - 11:30

Tout commença comme une journée banale pour Stark. Quelques consultations et soins prodigués, rien de bien difficile. Le loxodon appréciait ce genre de journées. Ce n'est pourtant pas par fainéantise, ou par goût de la facilité qu'il les aimait. C'était plutôt le fait que les gens soient globalement en bonne santé.

Rentrant dans son lieu de résidence, il décida de faire l'inventaire de tout les médicaments qu'il avait. Comme il le craignait, il lui manquai de nombreuses herbes, pourtant essentiel à la plupart des soins, notamment des antidouleurs.

Sachant que la plupart de ces plantes sont trouvables dans la forêt d'Astrael, Stark se prépara et muni d'un grand sac, il se dirigea vers le cœur de la forêt.

Ces balades en forêt étaient somme toute assez courante pour le loxodon. Ce dernier préférait en effet cueillir lui même les plantes dont il avait besoin, plutôt que de les achetés à des marchants.

Deux raisons à cela, de une, il savait que les vendeurs gonflés leur prix et de deux, ces sorties lui permettait de souffler un peu et de se détendre un peu.

Cela faisait quelques heures déjà que le médecin récoltait ses plantes en toute tranquillité lorsque cette quiétude fut brisé par une voix.


-Eh ! toi là ! Tu es bien soigneur ? Réponds !

Le loxodon se retourna et vit un homme armé, certainement un bandit. Stark était assez ennuyé d'être interrompu lors de son activité, il répondit pourtant.

-Oui, en effet, je suis guérisseur. En quoi puis je vous aider ?

La voix grave et l'apparence du soigneur sembla quelque peu intimidé son interlocuteur. Ce dernier se reprit et lui expliqua la situation. L'état de l'homme décrit avait l'air critique.

-Qu'attendons nous ? Menez moi à votre blessé.

Stark et son guide de fortune s'enfonçait de plus en plus profondément dans la forêt jusqu'à ce qu'ils atteignirent un campement. Le mot campement ne semblait pourtant pas convenir, c'était beaucoup trop grand pour être un simple camp de fortune. L'homme s'adressa à Stark.

-Attends là, je vais parler au chef.

Au bout d'une petite minute, le bandit mena le médecin à la tente du blessé. Aussitôt rentré, le loxodon se mit à examiner la plaie du bandit. Dire qu'elle était infectée aurait été un euphémisme. Il lui serai difficile de sauver la vie du bandit et il le savait bien. Quelques instant plus tard, quelqu'un le rejoignit dans la tente, c'était un enfant. Etait ce lui le chef ? Comme un être aussi jeune pouvait il commander une troupe de bandits ? A moins que son apparence ne reflète pas son véritable age ? Il remarqua que le meneur ne semblait pas surpris par son physique atypique, tout du moins, il n'en laissait rien paraître. Il s'exclama :

- Tu es donc un soigneur ? Si tu peux le soigner, on envisagera de te laisser partir sans problème. Il a été transpercé par une lance et depuis, la plaie ne guérit pas et il a de fortes fièvres.

Un autre homme apparu et s’adressa à l'enfant.

- On a retrouvé un corps et cette armure sur les berges du lac ! Asmo dit que c’est bien celle de l’Ankou. Mais il n’est pas dans son assiette !

L'Ankou ? Le loxodon connaissait ce nom. Il avait lu des choses au sujet de cette homme dans un livre d'histoire d'Edälia. C'était l'homme qui avait combattu l'Académie et qui avait était absorbé par l'Abysse. Il serait donc sorti, au bout de 100 ans. voilà quelque chose d'intéressant. Le chef, se tournant vers Stark.

- Bon. Il semblerait que tu risques d’avoir un peu plus de travail que prévu. Tu vas peut-être devoir soigner une autre personne que celle-ci. Amenez-le ici. Comme ça, tous ceux qui ont besoin de soin seront au même endroit.

Un peu plus de travail semblait léger vu l'état du nouvel arrivant, mais soit, il était temps de commencer.

~~~~


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L'Ankou
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Dim 4 Aoû - 1:28

Quelle humiliation...
L'Ankou, emblématique chef des bandits 100 ans auparavant, subissait aujourd'hui la pire humiliation qui soit. Il fallait bien s'y attendre à la sortie de l'enfer, un centenaire entier sans avaler une goute d'eau, un gramme de viande, sans sel, sans rien : cet homme n'avait plus grand chose qui tenait la route dans son corps. Pire que cela, le sang commençait à couler dans ses veines, alors qu'il semblait s'être arrêté pendant 100 ans, ce qui explique pourquoi ses plaies au visage et sur le corps ne saignaient que maintenant. Sa rencontre auparavant avec celle qui se faisait appeler l'Ombre, Sayuri Helsing, aurait put, non, aurait DUT lui être fatale. Pourquoi ne l'avait-elle pas tué ? C'était un acte stupide, sa cible c'était lui, elle n'avait aucune raison de ne pas l'achever : lui n'en aurait surement pas fait de même. Surement pas... Du moins il tentait de s'en convaincre. En un siècle, la gamine qu'il avait connu était devenu bien grande et bien mystérieuse, l'Ankou éprouvait une furieuse envie de voir jusqu'où elle pourrait bien aller pour accomplir ses désirs. La curiosité, oui, c'était bien cela, surement.
Bref, s'il avait été tué, toutes ses années de survie dans l'enfer ne lui auraient servi à rien. Mais il faut dire ce qu'il en était : sa mort lui aurait évité d'être retrouvé par un groupe de bandit au bord du lac, et d'être trainé comme il l'était maintenant jusqu'à son camp. En effet, deux bandits plutôt costauds le soutenaient, avec ses bras par dessus leurs épaules, et avançaient lentement à travers la forêt qu'il retrouvait après tant d'année. Des arbres, de la vie, des couleurs même en pleine nuit, et demain il retrouverait le soleil, après tant d'année d'attente.

Ce qui était bien plus effrayant cependant, c'est quand il arrivait à l'emplacement de son camp. Cet amas de tentes, de huttes et autres habitations de fortune. Enfin, plus maintenant apparemment : l'Ankou pris dans la tête un énorme coup de vieux. Plus rien n'était pareil. Le camp était totalement fortifié, d'épaisses murailles le protégeaient des invasions, et il lui semblait apercevoir dans les quelques lueurs qu'il restait de la journée des gardes fait le guet sur les remparts. Ce qu'un chef rêvait, les années l'ont fait pour lui. S'il survivait à ses blessures, évidement. Mais c'était à n'en point douter, c'était un vrai dur à cuir et il avait une revanche à prendre sur Sayuri.
Continuant sa lente avancée, l'Ankou fut amené jusqu'à une tente bien remplie : un homme qui semblait bien mal en point, surement un blessé de bataille, quelle bataille c'était une question à poser, ainsi qu'un jeune homme à l'air très sérieux. Ce qui interpela un peu plus le rescapé des enfers, c'est un étrange être imposant, avec une longue trompe et de grandes oreilles, ainsi qu'une peau grise étrangement formée. Sa tunique suggérait plutôt qu'il était médecin, et il expliquait évidement pourquoi l'ancien chef avait été amené dans cette tente : pour centraliser les blessés sous le même médecin. Mais aussi bon qu'il fut, ce médecin ne pouvait rien pour l'Ankou - à part soigner les plaies sur son visage, l'une sur son œil gauche, l'autre dans le coin de sa bouche droite, ainsi que toutes celles qui parsemaient son torse et son dos - : ses muscles avaient besoin de nourriture, de boisson, et rapidement. D'ailleurs, après avoir été allongé sur un lit de fortune, et avoir remarqué que les pièces d'armure qu'il portait précédemment étaient disposés à coté de ce même lit, laissées par celui qui les avait porter durant le trajet, il entreprit de demander ce dont il avait besoin.


-Je vous prierais de m'apporter quelques boissons et nourritures, si vous comptez me maintenir en vie, et si ces maigres preuves suffisent à faire comprendre qui je suis.

Il avait accompagné le geste à la parole en pointant tant bien que mal, et pendant un faible temps, les pièces de son armure aux pieds de son lit. Son ton illustrait parfaitement son état de faiblesse actuel et sa seconde phrase plus sur un ton humoristique : personne dans ce camp ne connaissait son visage, les pièces d'armure étaient la seule preuve qu'il avait, et encore fallait il que certains aient survécu pendant 100 ans pour les reconnaitre. L'Ankou ne savait pas s'il allait pouvoir reprendre le rôle de chef : cela dépendrait de ce qui s'était passé pendant ces 100 ans et si ses convictions avaient toujours perduré, ce qui n'était pas forcément le cas vu le tas de dégénéré qu'il pouvait parfois se trimbaler. Pour cela, il devait rencontrer le chef actuel des bandits, s'il y en avait un, et savoir ce qu'il avait en tête. Et pour rencontrer quelqu'un, il n'avait surement qu'à demander.

-Cela fait 100 ans que je vis dans un monde horrible, donc je ne connais pas la situation actuelle du monde, encore moins celle du groupe de bandit. Pourrais-je voir l'homme en charge du camp, je vous prie ?

Il fixait évidement le jeune homme qui lui faisait face, qui semblait plus être une jeune recrue à qui on fait accomplir les tâches ingrates qu'à un chef de bandit, mais l'Ankou ne pouvait malheureusement pas savoir qu'il était réellement le responsable de toute cette armée.


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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Dim 4 Aoû - 16:15

L’ankou, si on en croyait l’armure et surtout les dires du vieux bandit, venait d’être installé sur le lit à côté du blessé. Etrangement, en plus de son état de faiblesse, il était en plus parsemé de nombreuses blessures sur le torse, dans le dos et dans le visage. Cela interpellait Nâga. Comment pouvait-on être blessé ainsi dans une urne ? Il semblait maintenant clair que beaucoup de choses échappait à sa compréhension de l’histoire de l’Ankou.

Ce dernier prit la parole, d’une voix faible et fatigué alors que le soigneur semblait déjà se préparer a inspecter le bandit fièvreux.


- Je vous prierais de m'apporter quelques boissons et nourritures, si vous comptez me maintenir en vie, et si ces maigres preuves suffisent à faire comprendre qui je suis.

La remarque de cet ancien chef plongea Nâga dans la reflexion. « Si vous comptez me maintenir en vie »… Evidemment, en l’état, cet homme, fut-il l’Ankou, un puissant bandit du siècle passé, ne pourrait rien faire si l’une des personnes présentes ici décidait de lui enfoncer une dague en plein cœur. Lui-même avait déjà plus d’une fois été impuissant et n’avait dû sa survie que par le choix d’autrui. Une situation à la fois humiliante et éprouvante… Nâga n’avait pas aimé vivre en sachant qu’il avait été trop faible mais pouvait-il vraiment dire qu’il était mécontent d’être toujours en vie… ?

Ses pensées furent interrompues par l’ancien chef qui reprenait la parole, en le fixant.


- Cela fait 100 ans que je vis dans un monde horrible, donc je ne connais pas la situation actuelle du monde, encore moins celle du groupe de bandit. Pourrais-je voir l'homme en charge du camp, je vous prie ?

Evidemment, ce qu’il disait tombait sous le sens. Nâga mis de côté ses questions sur le monde horrible dont il était question et répondit calmement, conscient malgré tout de l’ironie de la situation, lui-même n’ayant pas vraiment souhaité le poste :

- Aussi surprenant que ça puisse paraître, c’est actuellement moi qui en ai la charge. Avec l’aide d’Asmo toutefois.

Même s’il avait mis un terme à la vie de son prédécesseur, il était peu probable que toute une armée de bandits suive un jeune homme d’à peine dix-huit ans sans concession. Le soutien d’un ancien et la promesse que ce soit temporaire, le temps que l’Ankou réapparaisse, avait suffit à tenir éloigner les envies de dissension. Et c’était une chance, si d’autres contestations étaient apparues, d’autres batailles auraient probablement eu lieu et cela aurait pu détruire la cohésion et l’organisation du camp de l’intérieur. Nâga avait donc limité ses directives au strict minimum et au fait de surveiller le lac.

Il ajouta :


- J’ai effectivement l’intention de vous maintenir en vie. C’est d’ailleurs pour vous rencontrer que je suis toujours présent en ces lieux. Et dès que possible, vous pourrez reprendre la place de chef.

Pour le coup, Nâga eu une hésitation que, malgré son habituel contrôle de lui-même, il ne put masquer. L’Ankou le voulait-il seulement ? Après tout, il semblait avoir passé une épreuve redoutable. Peut-être n’avait-il pas l’intention de redevenir le chef qu’il était. Cela serait fortement ennuyant car comment les choses évolueraient-elles au sein du campement ?

Enfin pour l’heure, il était plutôt question de rendre des forces à l’ancien chef bandit quelles que puissent être ses intentions. Du coup, il demanda aux bandits qui avaient amené l’Ankou ici et qui semblaient trop fascinés d’être en présence d’un célèbre bandit pour réagir :


- Faites ce qu’il demande et apporter lui de quoi se nourrir et de quoi boire.

Puis il s’adressa encore une fois à l’Ankou :

- Je suppose que vous avez pas mal de questions donc n’hésitez pas. J’y répondrai du mieux que je peux.

Nâga avait lui-même énormément de questions à poser à l’Ankou. Mais l’état de ce dernier, ainsi que la situation assez spéciale dans laquelle le camp se trouvait lui imposait de se contenir. En effet, l’Ankou devait se demander pourquoi quelqu’un d’aussi jeune et surtout issu d’une contrée lointaine que trahissait son mode vestimentaire faisait à la tête du campement qu’il avait un jour dirigé. Et si en plus on ajoutait à ça qu’il n’était présent que depuis quelques mois… Il valait donc mieux commencer par les questions de l’ancien chef, celles de celui par intérim viendraient plus tard.

Cela dit, Nâga pouvait parler de lui-même de son passé, pour peu qu’il intéresse l’homme en face de lui ; et de tout ce qu’il s’était passé depuis son arrivée au camp. Pour ce qu’il s’était passé avant, il lui faudrait faire appel à d’autres bandits, présents depuis plus longtemps. Et en attendant que l’Ankou puisse intégrer ce qu’il venait d’apprendre et qu’il pose une question, il se tourna vers l’étrange soigneur et, désignant le bandit blessé, lui demanda :


- Est-ce qu’il va s’en sortir ?

Cet homme, qui avait adhéré au mouvement des insurgés, avait arrêté une lance destinée à Nâga. Certes, il s’était juste trouvé au mauvais moment au mauvais endroit. Mais tout de même, sans sa présence inopinée c’est peut-être lui qui serait étendu là… Du coup, Nâga se surprenait à espérer sa survie.

Nâga croisa alors les bras, attendant que l’un de ses deux interlocuteurs réagisse.
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Dim 4 Aoû - 21:50

Stark commençait déjà à préparer ses outils. Il comptait en effet d'abord s'occuper du cas du nouvel arrivant. Il semblait déshydraté et mal-nourri mais ses plaies n'avaient pas une ampleur aussi importante que le premier bandit.
Il envisageait deux solutions, recoudre ou cautériser. Sa réflexion fut interrompu par l'Ankou, qui contre toutes les attentes du médecin, pouvait encore parler.


-Je vous prierais de m'apporter quelques boissons et nourritures, si vous comptez me maintenir en vie, et si ces maigres preuves suffisent à faire comprendre qui je suis. Cela fait 100 ans que je vis dans un monde horrible, donc je ne connais pas la situation actuelle du monde, encore moins celle du groupe de bandit. Pourrais-je voir l'homme en charge du camp, je vous prie ?

Commença alors une discussion avec le jeune chef. Stark les écoutait attentivement, tout en reprenant sa réflexion de tout à l'heure. Il avait à peu près évalué la situation de l'Ankou. Il lui suffirait de recoudre ses blessures au visage, qui semblaient être les plus importantes et de cautériser les autres.
Stark n'aimait pas spécialement employer cette méthode mais d'une manière ou d'une autre, l'ancien chef des bandits garderait à jamais les stigmates de son séjour dans l'urne.  
De plus, le temps lui manquait car il lui fallait également sauver la vie du second patient.


- Est-ce qu’il va s’en sortir ?

Le soigneur regarda le garçon droit dans yeux. Il pouvait voir que ce dernier espérait la survie de celui qui était son compagnon. Son état était beaucoup plus sérieux.
Il avait déjà pris connaissance de la profondeur ainsi de la localisation de la blessure. Un endroit difficile à soigner, impossible d'impliquer un quelconque garrot pour arrêter l’hémorragie.
De plus la blessure s'était infectée gravement. De ce qu'il pouvait constater, la corruption était passée par le sang et c'était elle qui entraînait ces fortes fièvres.
Il savait que s'il était intervenu, ne serait ce qu'un jour plus tôt, il aurait eu plus de chances de le sauver.
Cependant, comme l'éducation loxodone l'impose, Stark répondit sans aucun détour, ne voulant pas donner de faux espoirs au jeune meneur.


A vrai dire, cela me semble assez peu probable. Cependant, je vais commencer par m'occuper de notre nouvel invité dont les blessures sont moins graves. Ainsi, je pourrais ensuite focaliser mes efforts sur votre ami. J'aimerai donc que vous suiviez mes instructions.
Je veux des aiguilles fines, préalablement chauffés si possible. Une lame chauffé à blanc.
Je veux également qu'on m'amène un mètre de fil.
J'aimerai qu'on me broie ces herbes, dit-il tout en cherchant dans son sac. Vous les donnerez à notre ami après que j'ai pansé ses plaies, pointant l'Ankou du doigt.
Il me faut aussi de l'alcool, pour désinfecter sa blessure, désignant l'autre patient, mais aussi pour qu'il boive, il va souffrir énormément.
Un bout de bois assez épais serait aussi le bienvenu, afin d'éviter qu'ils ne se mordent la langue jusqu'au sang.


Il s'interrompit une seconde, évaluant si sa demande suivante serait décente. C'était pour le bien de ses patients, il reprit donc.

J'aimerai également pouvoir séjourner ici durant quelques jours. Je n'apprécie pas de laisser des patients sans avoir attester de leur complète rémission. Ai-je votre permission ?

Il n'attendait plus que la réponse du meneur pour commencer son travail.

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Dernière édition par Stark Ghalma le Dim 1 Sep - 20:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Jeu 22 Aoû - 22:42

La souffrance était monnaie courrante pour L'Ankou depuis qu'il avait été enfermé dans cette urne, dans ce monde qui n'était que souffrance, qui n'était que malheur et désespoir. Mais dans ce monde ci, la souffrance était ce qui faisait que l'on était encore en vie : arrêter de souffrir, c'était être mort. Dans le monde de Revalia, le monde "réel" si l'on peut dire, la souffrance était un chemin vers la mort.
Pourtant, ce n'était pas ce qui préoccupait le plus l'ancien chef bandit. Il voulait d'abord savoir ce qu'il était advenu de son camp. D'abord, il avait été fortifié, et cela était une excellent nouvelle, vu les nouvelles fortifications de l'Académie. Ensuite, à la grande surprise de l'Ankou, le chef n'était autre que ce jeune homme, très jeune même. Comment pouvait-il être arrivé au pouvoir, lui qui avait surement une très faible expérience des armes ? Fort peu probable. Surtout quand on sait que prendre le contrôle des bandits n'est possible qu'en assassinant le chef précédent. La ruse, peut être. Bref, la question viendra en temps voulut, l'essentiel était que ce jeune chef était prêt à laisser le pouvoir au survivant des enfers qu'était l'Ankou. L'avenir était assuré, tout du moins s'il survivait, et vu ses blessures cela n'était pas gagné. Ce qui devrait vous venir à l'esprit immédiatement, c'est que la présence d'un guérisseur visiblement confirmé devrait être rassurante pour l'ancien et futur chef bandit. Il n'en était rien : vous ne connaissez pas encore assez le caractère de cet homme.  Il redressa péniblement la tête vers celui qui était visiblement le chef actuel des bandits, et lui adressa la parole :


-Vous m'en voyez ravi. Je vous poserai des questions, oui, mais d'abord vous, là.

Il se tourna alors vers l'étrange guérisseur, d'une race qu'il ne connaissait pas. Ramassant un couteau par terre, il déchira sa tunique d'un trait, dévoilant toutes les griffures qui ornaient son torse, qui ruisselaient de sang, à l'image des deux énormes balafres qu'il avait sur le visage. Il en avait tout autant dans le dos, sur les jambes, si bien que sa tunique était totalement ensanglantée, pareil pour son pantalon. Il prit alors un ton plutôt grave en s'adressant au soigneur :

-Chacune de ces marques, je veux qu'elles restent visibles. Qu'à jamais elles restent les preuves de ce que j'ai vécu. Alors n'espérez pas les recoudre, contentez vous de les désinfecter, d'arrêter le saignement, et de les panser. Je veux qu'elles restent visibles. Celles ci aussi.

Lors de sa dernière phrase, il pointait du doigt les deux énormes blessures qui marquaient son visage. Ce qu'elles représentaient était bien trop important pour lui pour qu'il ne les efface comme si de rien était. Tout devait rester parfaitement visible, en souvenir, en hommage.
Cela étant dit, il ne se préoccupa plus du soigneur et s'allongea de nouveau sur le lit de camp. Observant avec attention le jeune homme qui lui faisait face, qui détenait aujourd'hui la place qu'il convoitait, le bandit commença à imaginer ce qui avait pu pousser un garçon aussi jeune à être catapulté à la tête du plus grand réseau de criminel du royaume. Mais impossible pour lui de le savoir, lui qui avait accédé à cette place à plus de 35 ans, après avoir tué de sang froid son prédécesseur et son enfant. Il fallait être talentueux et osé pour prendre la tête du groupe ainsi, car en plus d'assassiner celui qui devait surement être le meilleur guerrier du camp, il fallait après cela fédérer tous ceux qui étaient fidèles au premier chef. Le charisme de l'Ankou lui avait permis de le faire de manière plutôt simple, mais ce jeune homme n'était ni large d'épaule, ni imposant, ni plein de prestance, bref il n'avait rien qui pouvait le prédestiner à prendre la tête facilement. Quelle était donc son histoire ? La curiosité l'emporta, et l'Ankou le questionna alors :


-J'aimerais savoir votre nom, jeune homme. Ainsi que ce qui vous a amené à prendre si jeune la tête du camp. Vous avez vaincu le chef précédent ? Mais alors si vous avez pris le pouvoir par la force, pourquoi me le rendre aussi facilement ? Et pourquoi avoir envoyé des hommes me chercher ainsi ? Expliquez-moi tout, je veux tout savoir, même s'il y a des chances que je pousse mon dernier souffle dans les heures qui suivent.

Son ton était faible, certes, mais son charisme n'était pas entaché pour autant. Il gardait une certaine prestance dans la pièce, mais sa faiblesse le laissait tout de même à la merci de tout ceux qui l'approcheraient. Une telle position de faiblesse, l'Ankou n'avait jamais connu cela, aussi loin que sa mémoire pouvait remonter. Malgré cela, il devait survivre. Il devait se venger de ce qu'on lui avait fait.
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Sam 24 Aoû - 1:49

Le soigneur ne semblait pas optimiste pour le bandit fiévreux, réponse laissant peu de place à l’espoir. Il demanda plusieurs choses afin de pouvoir soigner les blessés puis émit une requête pour le moins surprenante :

- J'aimerai également pouvoir séjourner ici durant quelques jours. Je n'apprécie pas de laisser des patients sans avoir attester de leur complète rémission. Ai-je votre permission ?

D’habitude, les non-bandits ne souhaitaient pas vraiment rester. Cet… être, quoi qu’il puisse être, n’avait pas l’air de se considérer en danger au milieu d’un camp de bandits. C’était assez impressionnant. Mais avant même que Nâga ne réagisse, l’Ankou s’était redressé :

- Vous m'en voyez ravi. Je vous poserai des questions, oui, mais d'abord vous, là.

C’était au soigneur que l’ancien chef s’adressait. Il déchira alors sa tunique et demanda à ce que ses blessures restent visibles même après avoir été soignées. En entendant cette requête, Nâga ne put s’empêcher de passer sa main sur son bras gauche. Lui-même gardait les cicatrices de certaines blessures. Celles qui avaient failli lui coûter la vie. Nâga cependant, pour une raison préférait les garder sous des bandages, inutiles désormais, plutôt que de les laisser à la vue.
Puis, voyant que l’Ankou s’allongeait à nouveau, il se tourna vers le soigneur :


- Vous demandez ma permission pour rester ? En fait, je n’avais pas vraiment l’intention de vous laissez partir avant que vous ayez terminé.

Estimant que cela répondait entièrement à la dernière question du médecin, il continua en désignant deux bandits :

Je vais envoyer des hommes chercher le matériel que vous demandez. Il faudra attendre qu’ils reviennent.

C’est à cet instant, que l’Ankou reprit la parole :

- J'aimerais savoir votre nom, jeune homme. Ainsi que ce qui vous a amené à prendre si jeune la tête du camp. Vous avez vaincu le chef précédent ? Mais alors si vous avez pris le pouvoir par la force, pourquoi me le rendre aussi facilement ? Et pourquoi avoir envoyé des hommes me chercher ainsi ? Expliquez-moi tout, je veux tout savoir, même s'il y a des chances que je pousse mon dernier souffle dans les heures qui suivent.

Des questions légitimes. Le jeune homme décida de s’asseoir entre les deux lits avant de commencer à répondre. Le récit allait être long.

- Je suis Nâga Fangjaw, enfant du désert. Je viens des contrées du sud où je vivais avec mon groupe.

Il marqua une pause. Il y a cent ans, les nomades existaient-ils déjà ? N’ayant aucune trace ni culture écrite il était impossible de savoir depuis quand ils existaient. Et si effectivement il y avait des nomades à l’époque où l’Ankou était encore chef, en avait-il seulement entendu parler ? Le désert était quand même fort éloigné de la forêt d’Asträel…

- J’ignore si vous le savez mais il existe de nombreux groupes de nomades dans le désert. Ce sont un peu les bandits du sud. J’étais dans l’un de ces groupes. Notre chef voulait unir les différents groupes, créer un rassemblement… Un peu comme ce camp. Mais c’était une tâche compliquée et on passait plus de temps à se battre en groupe qu’autre chose.

Et d’ailleurs il n’était pas impossible que la fin du groupe de Nâga ne soit pas due à un des groupes rivaux. Ils étaient plusieurs à souhaiter rallier les nomades et à en devenir chef. Tomber sur un troupeau Chabal alors que les chasseurs du groupe ne faisaient jamais ce genre d’erreur était très suspect. Mais il était aussi presque impensable qu’un groupe de nomade adverse puisse avoir domestiqué plusieurs de ces animaux… Mais Nâga se contenta de poursuivre son récit. Ce n'était pas le moment de penser au passé.

- La majorité de mon groupe a été tuée. Les survivants avaient peu de choix et sont aller hanter des villages pour survivre. Mais, ça ne me convenait pas… Je n’ai pas envie de survivre de cette façon. Et c’est là qu’on m’a parlé de ce campement.

Lors de sa dernière phrase, il avait fait un grand geste du bras pour désigner l’ensemble de ce qui l’entourait. Autrement dit, le campement fortifié des bandits de la forêt d’Asträel. Présenté comme un lieu où les membres avaient été ralliés sous une même bannière, il correspondait à l’objectif que Nâga avait repris de son ancien chef. Un grand groupe uni qui milite pour donner une place légitime à ceux qui n’ont pas eu la chance d’en avoir une en naissant.

- J’ai donc fait le voyage jusqu’ici. Et… J'ai été déçu.

Il se tourna complètement vers l’Ankou pour poursuivre :

- Le chef en place ne se souciait que d’une seule chose : avoir toujours plus. Rien d’autre. Pour être franc, j’ai failli repartir. Passer ma vie à enrichir un autre ne m’intéresse pas. Je ne me mets au service de quelqu’un que s’il a l’étoffe d’un chef. Ce n’était pas son cas.

Tout en parlant, il observait aussi l’homme à qui il s’adressait. On ne pouvait nier qu’il était en état de grande faiblesse. Et pourtant… Il se dégageait de lui un charisme que personne d’autre dans la tente n’égalait. S’il y avait encore eu un doute sur l’identité de cet homme, il était balayé par cette présence.

- Certains bandits m’ont parlé de vous et de votre façon de voir les choses. Et surtout… De votre retour, attendu depuis un siècle. Ils voulaient vous voir reprendre la tête du camp mais ce n’était pas dans les plans de mon prédécesseur. Nous avons formé un groupe et nous avons combattus. Si je suis actuellement à votre place, c’est parce que j’ai tué.

Nâga fit une pause à cet instant, se remémorant la scène. Ce n’était pas la première fois qu’il tuait quelqu’un. Vivre en nomade dans le désert ne laissait bien souvent pas d’autre choix que de mourir ou de tuer. Mais c’était en revanche la première fois qu’il tuait directement sous sa forme animale. En général, sous cette forme, il empoisonnait. Ce qui conduisait parfois à la mort mais toujours quelques heures plus tard. Là il avait mordu non pas pour blesser mais pour tuer. En même temps, il n’avait pas vraiment eu le choix. Passé le moment de surprise, son adversaire, même s’il était un mauvais chef, se serait montré meilleur que lui au combat. Malgré son agilité et ses entraînements, Nâga était jeune et inexpérimenté. Sa seule force était de le savoir et donc d’envisager d’autres moyens que les affrontements directs. Finalement, il dit :

- J’aimerais pouvoir vous dire que j’ai simplement été plus fort mais ce ne serait pas vrai. Je me suis juste servi de ma capacité à me transformer en serpent pour le tuer par surprise. Ça a payé et ça m’a valu d’être chef. Mais mon seul but, c’était de rencontrer ce chef dont on m’a tant parlé. J’avais décidé de me ranger sous ses ordres s’il correspondait à la description qu’on m’en faisait. Ce serait pareil si ce n’était pas moi qui avais porté le coup de grâce. Mais puisque c’est le cas, j’ai gardé le poste en attendant. Pas seul heureusement : plusieurs bandits, qui vous sont toujours loyaux, m’y ont beaucoup aidé. De même que la promesse de votre retour imminent.

Nâga avait beaucoup parlé. Avait-il tout dit ? Oui. Du moins, avait-il dit l’essentiel. Comment l’Ankou réagirait-il à ces longues explications ? Nâga le saurait bien assez tôt. Et tandis qu’il continuait de l’observer, une question qu’il avait en tête depuis la première fois où il avait entendu l’histoire de l’ancien chef lui revint en tête. Une question qu’il avait retournée plusieurs fois dans tous les sens sans jamais comprendre comment une telle chose était possible. Et bien que l’Ankou fut fatigué et sans doute encore en train d’assimiler son récit, il ne put s’empêcher de la poser :

- Dites-moi… Comment se fait-il que vous ayez vécu plus de cent ans ?

Surtout que… Physiquement, on ne donnerait jamais un tel âge à cet homme. Il y avait dans cette histoire quelque chose qui échappait complètement à la logique du jeune bandit. Et tandis qu’il finissait de parler, les hommes envoyés chercher de quoi boire et manger ainsi que ceux qui devaient ramener le matériel pour le soigneur entrèrent dans la tente.

- Désolé, nous n’avons pas d’aiguilles dans le camp ! Mais nous avons tout le reste !

Nâga se tourna alors vers le guérisseur :

- Ces aiguilles sont vraiment indispensables ?


Dernière édition par Nâga Fangjaw le Lun 2 Sep - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Dim 1 Sep - 13:36

- Vous m'en voyez ravi. Je vous poserai des questions, oui, mais d'abord vous, là.

L'Ankou se tourna vers Stark et déchirant sa tunique, lui dit :

-Chacune de ces marques, je veux qu'elles restent visibles. Qu'à jamais elles restent les preuves de ce que j'ai vécu. Alors n'espérez pas les recoudre, contentez vous de les désinfecter, d'arrêter le saignement, et de les panser. Je veux qu'elles restent visibles. Celles ci aussi.

Voilà une requête bien problématique pensa Stark. Cela bouleversait un peu ses plans. Que croyait il ? Que sa situation n'était pas si grave et qu'il pouvait se permettre de faire des caprices ? De toutes ces années d’expérience, c'était bien le pire type de patients. Il fut interrompu dans ses pensées par le jeune homme.  

- Vous demandez ma permission pour rester ? En fait, je n’avais pas vraiment l’intention de vous laissez partir avant que vous ayez terminé. Je vais envoyer des hommes chercher le matériel que vous demandez. Il faudra attendre qu’ils reviennent.

L'ankou s'adressa ensuite au jeune chef :

- J'aimerais savoir votre nom, jeune homme. Ainsi que ce qui vous a amené à prendre si jeune la tête du camp. Vous avez vaincu le chef précédent ? Mais alors si vous avez pris le pouvoir par la force, pourquoi me le rendre aussi facilement ? Et pourquoi avoir envoyé des hommes me chercher ainsi ? Expliquez-moi tout, je veux tout savoir, même s'il y a des chances que je pousse mon dernier souffle dans les heures qui suivent.

S'entama alors une discussion entre les deux protagonistes que Stark suivait du coin de l'oreille. Tout en réfléchissant à son mode opératoire pour s'occuper de l'Ankou, Stark apprennait comment, si jeune, le jeune garçon dénommé Nâga en était arrivé à la situation actuelle. Toute l'attention de Stark fut attiré par la question suivante :

Dites-moi… Comment se fait-il que vous ayez vécu plus de cent ans ?

Les deux hommes furent interrompu par un bandit.

- Désolé, nous n’avons pas d’aiguilles dans le camp ! Mais nous avons tout le reste !

Nâga se tournant alors vers Stark.

- Ces aiguilles sont vraiment indispensables ?

Que voulait il que le soigneur lui réponde ? De toute façon, l'un des patients   n'en voulait pas et l'autre n'en avait pas besoin. Et même si elles étaient indispensable, elles n'allaient apparaître du néant.

La charge de travail de Stark ne semblait qu'augmenter au fur et à mesure que la situation avançait. Pensant s'occuper d'un homme blessé, il se retrouvait, non préparé, à s'occuper de deux patients, l'un capricieux quant à la manière de le soigner et le second, qui au lieu d'être blessé était pratiquement aux portes de la mort.

Stark prit quelques secondes avant de soupirer et regarda le jeune Nâga.


- Je ferai avec. Puis se tournant vers l'Ankou, Bon, je vais faire comme vous le désirez mais je vous préviens, la rémission n'en sera que plus douloureuse et longue. De plus, il serait préférable que vous économisiez vos forces. Ainsi, il serait bon, autant pour vous que pour moi, que vous vous teniez tranquille. Je vais donc vous demander de parler et de bouger le moins possible. Vous aurez tout le loisir de discuter avec votre remplaçant une fois remis sur pied.

Stark récupéra alors le matériel apportés pars le bandit et regardant les herbes broyés, nota qu'il en avait fait une quantité suffisante pour les deux patients. Il le gratifia alors d'un remerciement puis se retournant vers l'Ankou :

- Je vais nettoyer vos plaies avec de l'alcool puis j'appliquerai ces herbes, elles vont arrêter les saignements, puis je refermerai les blessures. Elles vont agir comme une colle. Cependant, ce sera beaucoup plus fragile que la suture, donc vos blessures peuvent se rouvrir au moindre mouvement.

Stark s’exécuta alors et referma toutes les plaies de l'ancien chef des bandits. Les blessures au visage étaient les plus importantes et le soigneur eu quelques difficultés à les refermer. Après vérification que les herbes agissaient correctement, il appliqua des bandages.

- Nâga, c'est bien cela ? Je vais vous demander à vous et vos hommes de transporter l'homme ici présent ainsi que le lit sur lequel il se trouve dans une autre tente. Vous lui ferai prendre ceci, dit il tendant une coupole, et surtout, vous le laisserez se reposer.

Stark se tourna alors vers le deuxième bandit et pris un air grave :

- Il me faut deux hommes pour le tenir et hormis eux, je ne veux personne d'autre ici. Une longue opération m'attends, affirma t'il tout en empoignant un couteau, et j'aimerai être au calme.

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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Lun 9 Déc - 20:53

[Deux mois pour répondre. WORLD RECORD. Rp plutôt court mais Rp quand même. Le souci c'est que, étant soigné, et ayant surtout des questions à poser, je ne peux pas réellement écrite de gros Rp. Bref, au moins c'est fait, désolé du retard. :/]


Cette position était de plus en plus inconfortable. Non seulement l'Ankou était blessé à mort par les bestioles qu'il avait côtoyer pendant un siècle entier, sans prendre une ride, sans pouvoir mourir, ni de faim, ni de soif, mais uniquement mangé par ces horreurs ; mais en plus il continuait à s'obstiner à ne jamais perdre ces marques sur son visage. Il savait au fond de lui qu'il n'y laisserait pas la peau, le guérisseur ferait son boulot pour le maintenir en vie, puisque sa propre survie en dépendait. Et à coté de cela, il était en un très petit état de forme, alors qu'il faisait face à l'actuel chef des bandits, qui voulait lui rendre ce poste qu'il avait occupé il y a de cela tant d'années. Ce jeune homme s'appelait Naga Fangjaw, et c'était un des nomades du Sud. Il était connu que quelques tribus nomades vivaient dans le sud d'Edalia, cela depuis des années et des années, même à l'époque ou l'Ankou était encore de ce monde. Leurs conflits faisaient leur faiblesse, car ils étaient incapables de se tenir à carreau les uns vis à vis des autres, et de former une réelle unité, ce que les bandits avaient réussi à créer il y a un peu plus d'un siècle. Le jeune homme avait, suite à une énième bataille, rejoint le camp pour y trouver cette unité qu'il cherchait en vain parmi les siens, et s'était heurté au problème que l'Ankou avait redouté pendant toute son incarnation : que son camp tombe entre de mauvaises mains, dans les mains d'un être avide d'or et de conquête, cruel et sanguinaire, sans aucun scrupule. Ces gens là ne méritaient aucunement de vivre, et le bandit était ravi d'apprendre qu'il ne revenait pas dans un camp dominé par un monstre de la sorte. Il sera de toute manière déjà mort si cela avait été le cas. Mais ce jeune Naga semblait déjà amical et surtout loyal à l'Ankou, alors qu'il ne savait rien de lui, ce qui lui donna le droit à un sourire amusé de la part de l'ancien, et futur, chef des bandits. Il avait surement attendu plusieurs mois pour rencontrer cet homme, véritable légende vivante, qui revient d'outre les morts après cent ans de disparition, sans aucune nouvelle, cent ans laissé pour mort par la totalité du monde connu.
La franchise du jeune homme n'avait d'égal que sa loyauté, d'ailleurs : il avouait sans aucune honte avoir agit par la ruse pour venir à bout de son adversaire. Mais quel stratège minable serait l'Ankou s'il ne reconnaissait pas que la ruse était le nerf de la guerre, et que c'était souvent le plus intelligent qui remportait les combats, et non le plus fort ? Ce Naga avait l’étoffe d'un guerrier d'exception, qu'il deviendrait surement avec la force de l'âge, la sagesse et l'expérience lui faisant encore surement défaut. Mais l'opinion qu'avait le centenaire qu'était l'Ankou de ce jeune garou était très positive.
Il lui posa alors la question de sa longévité. Mais c'est ce moment que choisissait le guérisseur pour se lancer dans les soins, et donc empêcher le bandit de répondre, même de bouger, pendant un certain temps. Ce qu'il fit pendant toute la durée de l'opération. Les plantes que l'étrange médecin lui appliquait, les bandages, et même l'alcool, rien de tout cela ne fit ciller le patient : la douleur qu'il avait ressenti pendant un long siècle lui restait en tête, et elle était bien plus insupportable que ces picotements ridicules. C'était limite plus des chatouilles qu'une véritable douleur. Rien de grave donc. Une fois tout cela fini, le pachyderme en tunique demanda à Naga de sortir l'Ankou de cette tente, de manière à pouvoir soigner l'autre blessé. Mais le bandit avait repéré d'abord l'étrange insigne que portait le médecin : c'était là le blason de l'ordre des guérisseurs, mais il ne le savait pas encore. Il pris la peine de poser la question, en prenant soin de bouger le moins possible et de ne pas faire bouger les bandages.


-Guérisseur, quel est cet insigne ? Une confrérie de médecin à laquelle vous appartenez ? Pour répondre à votre question Naga, j'ai passé un siècle enfermé dans une urne par Poesy Celeb, ex-directrice de l'académie. J'aimerais donc savoir si d'autres ordres ont été créés.

Il prit le temps de vérifier qu'il n'avait pas ouvert de nouveau une plaie, et constata avec joie que ce n'était pas le cas. Le sadisme gratuit n'était pas dans les habitudes de l'Ankou, il n'allait donc pas faire travailler le guérisseur jusqu'à la prochaine pleine Lune juste pour le plaisir. Il faisait également référence à sa rencontre, peu avant, avec l'Ombre, créatrice du Cercle des Ténèbres. Peut-être que d'autres guildes avaient été créées pendant son absence, et il désirait en savoir plus. Il poursuivit alors son explication sans attendre les réponses qu'il souhaitait..

-Cette urne renfermait en fait un monde horrible où l'on ne peut ni manger, ni boire, ni périr de ces maux. On ne peut mourir que lors d'une attaque de monstres horribles, à l'origine de mes blessures.

Il aurait volontiers fait un mouvement du bras pour souligner les affreuses griffures qui ornaient son corps et surtout son visage, mais il préférait s'abstenir de bouger. Le masochisme n'était pas non plus sa plus grande passion. Cependant, il prenait un grand plaisir à tout de même parler, pour montrer au médecin que ses paroles n'allaient pas le faire souffrir. Cela faisait plus d'un siècle qu'il n'avait pas put avoir de conversation avec des êtres humains, dotés d'une raison et d'une capacité à parler. Il n'allait pas se faire prier pour en profiter.
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MessageSujet: Re: Le chef des bandits   Ven 3 Jan - 23:06

Le médecin allait commencer son travail mais il fut une nouvelle fois interrompu. C'était l'Ankou qui venait de lui adresser la parole.

-Guérisseur, quel est cet insigne ? Une confrérie de médecin à laquelle vous appartenez ? Pour répondre à votre question Naga, j'ai passé un siècle enfermé dans une urne par Poesy Celeb, ex-directrice de l'académie. J'aimerais donc savoir si d'autres ordres ont été créés. Cette urne renfermait en fait un monde horrible où l'on ne peut ni manger, ni boire, ni périr de ces maux. On ne peut mourir que lors d'une attaque de monstres horribles, à l'origine de mes blessures.

Au vu du sourire satisfait du blessé ainsi que du ton de sa voix, il prenait un malin plaisir à ne pas respecter les conseils du médecin. Au moins Stark pouvait il se réjouir qu'il ne bougeait pas. Il avait déjà assez à faire avec son patient actuel alors s'il devait refermer une nouvelle fois les blessures de l'Ankou, il n'en finirait jamais. Il devait justement s'occuper le plus rapidement du bandit allongé devant lui si il espérait le guérir ou tout du moins tenter de le guérir. C'est pour cela qu'il prit la décision de couper court à la conversation.


-Cet insigne est bien celui d'une confrérie de médecin. Elle est connue sous le nom d'Ordre des Guéri....

Le Bandit blessé se mit à hurler, cracher du sang et finalement convulser. L'état du bandit était encore plus grave que Stark ne l'avait pensé. La voix du médecin haussa alors d'un ton et perdit cette intonation de calme qui la caractérisait.

-Vous demanderez à quelqu'un d'autre de vous raconter cette histoire. J'ai plus important à faire que de parler avec vous. Vous deux ! lança t-il tout en désignant deux des bandits qui venaient d'accourir suite au hurlement du blessé. Au lieu de regarder, rendez vous utile et maintenez le allongé.

Sans se soucier des deux chefs des bandits présents sous la tente, le médecin donna à avaler les herbes au blessé et commença l'opération. La lame découpait la chair et tout ce que le médecin pouvait voir était de la corruption. L'infection s'était répandu incroyablement loin et de ce que pouvait distinguait Stark, plusieurs organes venaient de lâcher.

Le loxodon était confronté à une solution qu'il n'aimait pas spécialement. Pour sauver le bandit, il devrait utilisé la magie. Mais pas celle héritée de la lune, celle issue de son pays natal. Cet art était comme un discours de loxodon, sans détour. Ainsi, aucune fioriture telle que l’anesthésie n'était pris en charge, seul l'objectif du sort, à savoir soigner, était accompli.

Pour faire simplement, les blessures étaient purifiées puis la régénération cellulaire était accélérée. La contrepartie étant que le  patient ressent durant l'ensemble de l’opération la douleur qu'il aurait du ressentir si il avait guéri naturellement.

Un inconvénient bien faible penseront certains en échange de la vie mais sur des patients aussi affaiblis que celui du loxodon, ce choc pouvait se révéler tellement douloureux qu'il en devenait mortel. Une magie donc dangereuse et qui demandait des précautions dans son usage. Mais l'heure n'était plus à la réflexion. Si Stark ne faisait rien, son patient mourrait de toute façon.

Stark commença alors à incanter quelques chants loxodons puis de ses paume commença à apparaître une lumière. Le patient se mit à hurler tandis que les blessures se refermaient. Cependant, le médecin sentait que quelque chose était différent. C'était la première fois qu'il utilisait sa magie sur ce continent et il lui semblait difficile de canaliser son énergie.

Le médecin avait de plus en plus de mal à maintenir son sort, cependant la guérison avançait rapidement. Les dernières minutes lui parurent cependant une éternité. Finalement, l'état du patient se stabilisa. L'opération fini, le loxodon se retrouva vidé de toute énergie et manqua de s'efondrer. Stark s'adressa alors fébrilement aux deux bandits qui étaient avec lui sous la tente.


-Vous pouvez dire à votre chef qu'il est hors de danger désormais ... Il faut cependant le laisser se reposer ... En parlant de repos, demandez lui également si il aurait l'amabilité de me fournir une tente afin que je puisse également prendre un peu de repos.

Alors que l'un des bandits quittait la tente pour aller informer Naga et l'Ankou, Stark essayait de comprendre la nature de ce qui venait de lui arriver.

hors rp:
 

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