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 Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]

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MessageSujet: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Mar 17 Sep - 22:42

La chasse me manquais.

Je commençais à devenir trop paresseux. Le tigre en moi se transforme en gros chat. Le froid constant de mon ancien foyer me demandais de beaucoup partir chasser, et ces longues heures à la recherche de gibier formas mon corps de prédateur. Et je devais chasser pour deux, ma mère, lors de certains moment, ne pouvais pas chasser. Parfois, même habitué au climat des chaînes D'ayalamith aussi bien que mois, elle tombais malade et devais rester dans l'abris. à ce moment là, elle comptait sur moi. Encore plus que les autres jours de ma vie. Car elle comptait toujours sur moi pour maintenir sa santé mentale relativement stable. J'était la seule personne de sa vie, la seule âme qu'elle connaissait. Jamais elle n'aurais voulus que je parte. Et parfois, cette peur la tourmentait. Parfois, elle avais peur que je parte à la chasse, sans ne jamais revenir. Donc, parfois, lorsqu'elle fut malade et que j'avais bien chassé hier, je restais avec elle faire des jeux. Pas de jeux d'échec, ou de cartes, dont les règles sont enseigné par les enfants aux éducations irréprochable, non. On inventait nos propres jeux. Je me vois avec elle, avec les bâtons et l'améthyste. Quand, chacun son tour, on devais bouger avec l'améthyste un des bâtonnet, l'enlever ou remettre un bâtonnet déjà enlevé, et que celui qui représentait le premier un chiffre ou une lettre gagnait la partie. C'était comme ça qu'elle m'avais appris à compter, et appris mon alphabet.

-à Ton tour.

J'était en train de gagner. Je m’apprêtait à faire un jolis cinq dans les règles de l'art (pour varier le plaisir, on complexifiait les règles). Quand ce fut au tour de ma mère. Je regardais un peu en l'air à ce moment, regardant une libellule qui c'était aventuré dans la grotte.

-J'ai gagné! S'écria ma mère.

J'était abasourdis de la nouvelle. Comment elle a pu gagner? je baissas le regard, quand j'aperçus les bâtonnets sous la forme d'une phrase.
Réveil.
Soudain, une lueur apparus derrière moi. Une lueur vive et qui m'aveuglas.

Je me réveillas dans le dortoir de l'académie. Ce n'était qu'un rêve. Encore l'un de ses rêves idiots où on se prend au jeux sans même se rendre compte de cet univers irréel, tant il semblais réel. Je remua un peu la queue (on dors mieux sous forme féline) et m'étiras avec force. je traversa les vastes espaces éclairé de mon dortoir de la terre, quand, dans un pur moment de nostalgie, je repris ma forme humaine et retournas sur mes pas. Je pris les bâtonnets et repris mon voyage. Je traversas les long couloir de l'académie, pensant déjà à mon planning de chasse de ce matin, avant de se rendre compte que sa solution se trouve dans la salle à manger. Solution que je trouve épuisant. Plus épuisant que la chasse. Ne rien faire peut-être épuisant.

Il y avais peux de personnes debout. En effet, il était tôt. On pouvais compter les élèves sur les doigts de la main. Et c'est tant mieux pour moi: moins il y a de personne, plus il se sent à l'aise. Même avec le faible nombre de personne autour des tables, je m'assis le plus à l'écart possible et dévisagea le petit-déjeuner. C'était comme tout les autres jours. Rien qui ne semble naturel, provenant d'un quelconque animal (sous sa forme initiale en tous cas). Heureusement, il y avait quelques fruits, seule chose qui paraissait naturellement mangeable. Ce matin, je me contenterais d'un minimum de nourriture. Je n'avais pas faim de toute façon. Je pris donc un léger plat de divers fruits rouge, ignorant les plats très certainement délicieux et préparé avec amour par je-ne-sais-qui, mais trop inconnus pour moi.

Après avoir savouré ce modeste repas, je regardais autour de moi. Les personnes allaient et venaient, parlant, ce disant bonjour et au revoir. Pleins de personnes sures de ce qu'ils font. Tant mieux pour eux, j'ai peur des rencontres publique. Il y a bien eu cette rencontre avec Inwë, l'élève de l'air dans le parc, ou encore celle avec l'enfant aux peluche et le rossignol à la bibliothèque, mais ce fut toujours à l'abris des regards, une vraie conversation personnelle, sans personne d'autre que l'interlocuteur qui était devant moi. La vie et les relations à deux personnes. J'ai toujours vécus comme ça.

En y repensant, je repensas à mon rêve. Ce rêve était t'il une révélation? un signe qui me dis que je regrette cette vie? Que je devais retourner à la recherche de ma mère, mère qui m'a aimé égoïstement et qui m'a rejeté, avec pour seul au-revoir, une flèche tiré qui avait pour but de me tuer? non...mais les rêves ne reflètent pas juste un souvenir pour moi. Pour moi, tout est un signe dans les rêves, tout a une signification.

Aussi, autant par envie de trouver le sens du rêve que par nostalgie, je posa les bâtonnets sur la table. Peut-être qu'en essayant d'être le plus fidèle à ce qu'il a vécus, il y trouveras un sens. Je les disposas sous la forme d'une toile d’araignée, comme d'habitude, et commença à en retirer certains, bouger certains. Parfois même, j'en replaçais, alors que le replacement de bâtonnet servait plus à mettre des bâton(net)s dans les roues de l'adversaire. Sans adversaire, ça ne servais à rien. Parfois, je m’arrêtais et regardais longuement mon améthyste, que je porte en collier. En le regardant, je voyais mon ancien foyer. Je sentait le gibier du nord, je ressentait les couches de neiges refroidir mes pattes, j'entendais les cascades...

Et j'entendis un autre bruit. Mais il ne provenait pas du bijoux.
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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Mer 18 Sep - 20:09

Des coincements aigües retentissaient dans la clairière tranquille du dortoir de l'espace élémentaire de la Terre. Le soleil se levait à peine sur les bois encore humides de la nuit passée, et le silence de la nature était absolu …

Sauf pour ce qui était du couinement, qui continuait et s'intensifiait, se saccadant en un rythme d'abord régulier, puis de plus en plus rapide. Et énervant. Et exaspérant !

Le jeune homme n'en put plus, et d'un geste, il se redressa sur le matelas de feuilles ensorcelé, balançant le drap de coton au loin, et par là-même l'origine du bruit insupportable.

« SAÙL ! Je t'ai déjà dis : pas au réveil ! » s'exclama le garçon en lançant un regard assassin à son écureuil Gardien, étendu au sol sur son petit dos, à moitié recouvert du drap.

Des grognements et des contestations s'élevèrent dans la clairière servant de dortoir aux élèves masculin de la Terre, et Christyän fit immédiatement taire ses cris, ne souhaitant pas réveiller davantage ses camarades.

À côté de lui, l'animal se redressa d'un bond joyeux et grimpa sur le lit de feuilles rendu magiquement aussi confortable qu'un matelas rempli de plumes duveteuses, avant de monter sur l'épaule de son Protégé en sautillant. L'élève de la Terre tenta un moment de conserver son regard noir, mais devant l'adorable excitation du petit être, il abandonna.

« Oh, toi alors … » grommela-t-il en posant les pieds sur l'herbe fraiche.

Se levant, il s'étira longuement, s'assurant d'étendre correctement ses muscles encore endormis, ajusta paresseusement sa tunique de nuit qui remontait dangereusement au dessus de ses cuisses, puis s'accroupit de nouveau à côté de son lit.
Effleurant de la main les feuilles bien vertes composant son matelas, il fit appel à la Magie de la Terre, et presqu'aussitôt, des lianes apparurent aux quatre extrémités du lit, s'élevèrent légèrement pour aller rechercher le draps léger à un mètre de là, puis le ramenèrent jusqu'à la couche, avant de l'étirer et de faire correctement le lit.

// C'est quand même autre chose que le creux d'une branche géante et une fourrure encore tâchée de sang … // pensa-t-il en se remémorant sa vie d'antan, lorsqu'il se croyait plus loup qu'humain.

Comme il avait changé, depuis ce temps-là ! Finis les chasses nocturnes, les levés aux aurores et les courses sans fin à travers les arbres … Il s'était habitué au confort des Hommes, et malgré son besoin constant de retourner à sa source et de rejoindre les bois, il n'en avait pas honte.

Se passant la main sur sa nuque récemment dégagée de son éternelle broussaille noire, il étouffa un bâillement et se dirigea vers l'orée de la clairière, là où les arbres réduisaient la lumière du soleil par leur densité.
La clairière, enchantée par les lieux, constituait le dortoir de l'espace Terrestre – Christyän supposait que la partie féminine soit identique. Un voile magique protégeait les occupants de tout imprévu météorologique – pluie, neige, grêle, vent … – tout en conservant une température constante agréable en toutes saisons, permettant aux élèves de profiter de tous les avantages du « camping sauvage » en pleine nature, sans aucun des inconvénients.

Chris parcouru quelques dizaines de mètres entre les arbres. Un chemin fait de planches de bois permettait de ne pas se salir les pieds de la terre fraichement humide de la rosée nocturne, mais le loup-garou n'y tint pas compte. La Terre était son élément, il pouvait bien se permettre d'en avoir sous les pieds.
Bientôt, il arriva en vue d'un bassin d'eau alimenté par une petite cascade, d'où s'échappaient des volutes de vapeur et de fumée. À quelques mètres à sa droite, une cabane en bois et en terre séchée abritait des sanitaires tout-ce-qu'il-y-a-de-plus-décent.

Retirant d'un geste paresseux sa tunique de nuit, Chris la laissa tomber sur un des rochers entourant le grand bassin, – tirant un cris de protestation de l'écureuil toujours debout sur son épaule – et y entra avec un soupir de bien-être.
L'eau était constamment chaude, quelque soit la saison, et restait propre de toutes impuretés grâce à un enchantement permanent. Des savonnettes étaient disposées à distance égale sur tout le contour du bassin, permettant aux élèves de se laver consciencieusement quelque soit leur origine.

Christyän lança un regard amusé à son Gardien assit dans l'eau chaude sur un cailloux surélevé, puis laissa sa tête retomber en arrière sur un rocher lisse, soupirant de nouveau. Les cauchemars l'avaient presque laissé en paix, cette nuit-là. Il s'était réveillé une fois en sueur au milieu de la nuit, mais après cela, il était parvenu à récupérer près de six heures de sommeil …
Le milieu naturel du dortoir aidait énormément ; comme un rappel de son temps dans la forêt Astraël, il servait de catalyseur à tous ses bons souvenirs – mais aussi à l'appel de tout ce qu'il avait perdu …

Finissant de se laver, il sortit du bassin fumant et, attrapant une serviette de coton, – // Les fournisseurs de l'Académie ont vraiment les moyens de se payer les meilleurs matériaux du Royaume … // – il se sécha rapidement avant de s'habiller.

Son estomac protesta de son manque de repas la veille au soir, et le jeune homme quitta la zone réservée aux hommes pour rejoindre la clairière commune, suivant le chemin serpentant à travers les arbres. Dans l'espace alloué à la détente des élèves de la Terre, quelques chaises en bois avaient été installées, le reste du mobilier étant essentiellement constitué de roches ou de fauteuils en lichen mousseux.
Au milieu trônait la Porte Élémentaire conduisant au Hall d'Entrée de l'Académie.

Franchissant la porte avec une réprimande pour Saùl qui commençait à lui tirer les cheveux afin de grimper sur son crâne, Christyän traversa le Bâtiment principal pour rejoindre la Salle à Manger, peu surprit de ne croiser personne en cette heure.
Arrivant dans la Salle qui lui remplirait le ventre, le jeune homme remarqua un camarade de la Terre assit seul à une table.

// Francis, si je me souviens bien ? //

Se rappelant qu'il ne lui avait quasiment jamais adressé la parole, le loup-garou décida d'y remédier et s'approcha d'un pas encore un peu endormit du première année.

Brusquement, une odeur dont il avait apprit à se méfier lui agressa les narines, et il s'immobilisa. C'était l'odeur d'un gros mâle, d'un animal sauvage et puissant. Son instinct lui cria : « Félin ! », et il se souvint que feue son amie Lunaen, tigre-garoue, portait effectivement une odeur similaire.
Seul face à un // gros chat, // il n'avait aucune chance. Cette bête-là devait mesurer près d'un mètre au garrot, d'après l'odeur qu'il dégageait, et les quatre-vingt centimètres de Chris ne faisaient évidemment pas le poids … Son instinct le pousserait à s'opposer à l'animal, malgré leur différence de taille, mais sa logique savait pertinemment qu'il n'avait aucune change de gagner dans un combat singulier – pas sans sa meute.

Mais ici, il n'était pas un Alpha sans meute, il était un simple loup cohabitant avec sa nature humaine – et tous les garous étaient dans le même cas.
Prenant sur lui, Christyän reprit son chemin jusqu'à l'immense table presque vide dans le coin arrière droit de la Salle à Manger, et vint s'asseoir juste en face de son camarade d'Élément.

« 'Jour Francis, » marmonna-t-il, le manque de nourriture n'aidant ni son humeur matinale, ni son caractère naturellement associable qu'il tentait de combattre depuis tant d'années.

À peine eut-il prit place que les trois plats entre Francis et lui se remplirent de fruits, de baies, de céréales séchées et de pâtisseries diverses. Deux carafes se remplirent simultanément de lait encore fumant et d'eau claire, et Chris tendit immédiatement le bras vers la première, remplissant le verre devant lui, avant de piocher dans les deux premiers plats.

L'élève de la Terre ne connaissait probablement pas même son visage, et le loup-garou se présenta à cette pensée :

« J'suis en deuxième année de Terre. J'm'appelle Christyän. » fit-il nonchalamment avant de croquer dans un fruit à l'apparence douteuse – // Mais pas mauvais, // décida-t-il en avalant sa bouchée.

~~~~
« Je te retrouverai. Je te le promets, Raän. »

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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Mer 18 Sep - 22:01

« 'Jour Francis, »

Je sursauta en entendant cette voix. Mon nom...Mon nom qui est prononcé par autre personne que ma mère ou moi-même. Je me retourna et vit un autre élève, qui appartenait à la terre (je l'avais aperçus au dortoir). Le jeune homme aux cheveux brun-vert et aux yeux vert-doré perçant. Il se posa près de moi. Je senti une odeur dans l'air. Une odeur peu rassurante. Celle d'un autre prédateur. Un loup. Je me souvenais avoir déjà sentis cette odeur une fois, ayant rencontré plus d'une meute lors de mes ballades. Je respecte les autres chasseurs, et je garde mon territoire de chasse pour moi.

Le problème, c'est que je n'ai plus de territoires. L'académie est un grand lieu qui est le territoire de tout le monde, et je n'ai rien à quoi m'accrocher. Le loup a tout à fait le droit de s’asseoir près de moi, et je ne peux me protéger de ce sentiment de menace. Ce sentiment de menace, je le vois émaner de l'élève aussi. Peut-être qu'il est inquiété par le tigre en moi. Après tout, on a pas envie de grattouiller la tête d'un animal capable de vous arracher la tête en un coup de patte. Mais alors. Si je suis inquiet, mal à l'aise et que ce sentiment est réciproque...pourquoi est t'il près de moi? C'est, je pense, la première fois de ma vie que quelqu'un s'avance vers moi pour me parler. Je resta silencieux un bon bout de temps, sans vouloir croiser mon regard. Un fier et puissant tigre réduit à un silence humiliant, faute de peur, d'une certaine timidité qu'il a hérité de sa face humaine...

"j'suis en deuxième année de terre. J'mappelle Christiän."

Deuxième année? Ceux qui sont resté piégé dans la boucle? un survivant de l'abysse? Je n'ai jamais connus l'histoire d'Edalia, ni celle de l'académie. Ce que je sais, c'est que l'académie fut détruite et que les élèves qui ne se sont pas échappé à temps ce sont retrouvé dans une dimension qui peux vous faire perdre la raison. Christiän avait plus de 100 ans. C'était...impressionnant d'une certaine manière. L'académie devait être comme ça maison ici. Un endroit  qui lui est familier. Un peu comme son territoire, et que je n'ai rien à faire ici...

arrête tes bêtises me dis-je. Tu est là pour étudier. C'est le territoire de personne.  

Il n'a peux être pas de raison pour me parler. Mais il le fait...alors que je suis le seul dans mon coin. Pourquoi ses intentions seraient mauvaise? Je trouve même cela touchant. C'est la première personne qui a osé venir vers moi depuis...depuis toute ma courte vie. Je rangea donc rapidement les bâtonnets et remis mon améthyste autour de mon cou. Je lui répondis sans beaucoup d'assurance:

-Je...enchanté, lui dis-je en le regardant dans les yeux. Je suis en première année...enfin...vu que tu connais mon nom, je suppose que tu sais que je suis de première année. Et j'imagine que toutes les nouvelles têtes sont de première année non?

Je me sentis ridicule...je n'ai aucune confiance en moi devant un être qui n'est pas une proie, ou quelqu'un à qui je parle volontairement...je détourna mon regard de lui, et plongea à nouveau mes yeux dans mon améthyste, touchant la pierre violette du bout des doigts. Le seul contact qui me rassure un peu.

et puis mince

-Désolé. C'est la première fois que quelqu'un viens me parler. Je me sens plus à l'aise dans la nature à chasser que dans une salle à manger à parler...


Dernière édition par Francis Dowell le Sam 21 Sep - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Ven 20 Sep - 21:43

Amenant une baie à son épaule, le loup-garou attendit que son gardien glouton l'attrape de ses petites griffes avant de saisir son verre et de le vider d'une gorgée.
Les années sous sa forme humaine avaient considérablement réduit sa réactivité ; à présent, il était rare qu'il soit réellement réveillé avant son verre de lait chaud.

// Quelle ironie, quand on sait que je n'en avais jamais gouté avant d'arriver à l'Académie … //

La réponse hésitante du garçon lui confirma ce dont il se doutait : Francis semblait aussi peu sociable – timidité ? Solitude volontaire ? – que Chris l'avait un jour été.

« … J'imagine que toutes les nouvelles têtes sont de première année, non ? » ajouta le jeune homme.

Un pincement au cœur prit soudain le loup-garou à l'idée qu'en effet, tous ceux qu'il connaissait  avant l'attaque de l'Académie étaient morts de vieillesse durant le siècle passé, ou bien avaient péri dans l'Abysse …

Oui, toutes les nouvelles têtes étaient des premières années, pour lui … Mais il y avait si peu de têtes connues sur les centaines d'élèves de l'Académie qu'à chaque fois qu'il s'accordait le temps d'y penser, les ombres qui peuplaient ses nuits revenaient le hanter – en plein jour.
Après tout, il se considérait comme responsable de ce nombre réduit de survivants. Il aurait pu en sauver tant, dans cet Enfer ! Tant de ses amis qu'il avait regardé mourir devant lui, impuissant, incapable de réagir …

« Désolé, » reprit alors la voix de Francis, l'arrachant à la transe d'auto-apitoiement silencieuse dans laquelle il s'était inconsciemment plongé. « C'est la première fois que quelqu'un vient me parler. Je me sens plus à l'aise dans la nature à chasser que dans une salle à manger à parler … »

Christyän releva les yeux et haussa les sourcils à ces mots, son humeur s'éclaircissant.

Ainsi, l'autre élève de la Terre avait vécu dans la Nature avant d'arriver à l'Académie ?
Avait-il grandi seul ? S'était-il volontairement exilé des zones « civilisées », en quête d'une unité avec son autre forme ? Avait-il apprit à se débrouiller seul – ou presque – comme cela avait été le cas pour Christyän ?

Le loup-garou se reprit, ne souhaitant pas s'emballer avant même de connaître le garçon. Mais les souvenirs de sa vie d'antan ne cessaient de se rappeler à lui. Il se souvenait des courses à travers la forêt, des patrouilles qu'ils effectuaient une fois par mois le long des frontières de leur territoire, des journées entières passées sous forme canine à chasser, pister, chahuter, courir …

Ce temps-là lui manquait, parfois …

L'autre garou semblait tout aussi hésitant et sur ses gardes que l'avait été Chris durant sa première année – durant ses premiers mois à l'Académie.

« Crois-moi, je sais ce que c'est, » lui répondit alors Christyän, sortant de son silence. Avec un soupire défaitiste, il reprit : « La vie Sauvage a été mon Monde durant quinze ans … Enfin, avant que je n'entre à l'Académie. »

Il croqua de nouveau dans le fruit qu'il avait toujours à la main, le lait chaud ayant achevé de le réveiller, puis continua :

« Mais tu verras, tu t'y habitueras. Les contacts humains ont de nombreux avantages insoupçonnés … Et puis, au moins, la nourriture est plus variée ici, » ajouta-t-il en recrachant le noyaux du fruit dans son assiette, lançant à la graine ayant agressé sa gencive un regard intrigué et méfiant. « Même si ça ne vaut pas le produit bien mérité d'une chasse ! »

Un couinement squick-ant retentit dans la grande Salle quasiment déserte, et le petit animal sur son épaule, vexé de n'avoir pas plus de nourriture, se faufila le long de ses vêtements pour atterrir sur la table et se précipiter vers un des plats.

« Pssssht ! Saùl … » souffla Chris en chassant d'un mouvement de main son Gardien s'attaquant lâchement à une grappe de baies sans défense.

Relevant les yeux vers son camarade d'Élément, il lui offrit un sourire désolé, avant de continuer :

« Pour répondre à ta première question, c'est vrai que tout est différent, ici. Pour te dire, même les bâtiments ont changé. Avant, chaque Élément avait sa propre Tour qui servait de dortoir, de salle commune, et cetera desunt … Rien à voir avec les Espaces Élémentaires que le Directeur Myrddin a créé dans cette Nouvelle Académie. »

Il s'était habitué à parler de l'Ancienne Académie à chaque nouvelle rencontre. Les souvenirs des Constructions lui permettaient de ne pas s'attarder sur les pertes qu'il avait subies ou les épreuves qu'il avait dû traverser …
Fort heureusement, personne ne lui avait encore demandé : « C'était comment, l'Abysse ? … Il ne savait toujours pas ce qu'il pourrait répondre à une telle question.
En revanche, « C'était comment, l'Ancienne Académie ? » était une question que tous se posaient, et qui semblait intéresser tout le monde.

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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Sam 21 Sep - 9:59

à mes mots sincère, Christiän réagit...il leva les yeux, me regarda en haussant les sourcils. Il était surprit ? En tous cas, il semble qu'il ai regagné en énergie.

« Crois-moi, je sais ce que c'est. La vie Sauvage a été mon Monde durant quinze ans … Enfin, avant que je n'entre à l'Académie. ».

Lui aussi était un animal sauvage avant l 'académie? Je pensais être le seul qui avait été un animal sauvage le long de sa vie. J'étais surpris moi aussi. Et assez content. Je pense que finalement, cette discussion prendras une tournure agréable.

« Mais tu verras, tu t'y habitueras. Les contacts humains ont de nombreux avantages insoupçonnés … Et puis, au moins, la nourriture est plus variée ici, Même si ça ne vaut pas le produit bien mérité d'une chasse ! Pour répondre à ta première question, c'est vrai que tout est différent, ici. Pour te dire, même les bâtiments ont changé. Avant, chaque Élément avait sa propre Tour qui servait de dortoir, de salle commune, et cetera desunt … Rien à voir avec les Espaces Élémentaires que le Directeur Myrddin a créé dans cette Nouvelle Académie. »

Vu par Christiän, l'académie semblait bien mieux que l'actuelle académie. J’imagine que la nostalgie est toujours présente dans le cœur des secondes années. Le moindre petit changement doit être perturbant pour eux.

-à t’entendre parler, tout semblait mieux avant...et c'était mieux avant?

J'entendis un petit cri près de Christiän. Et je vis un écureuil descendre le long de ses vêtements et grimper sur la table pour se servir dans l'une des assiettes.

« Pssssht ! Saùl … »

Apparemment, cette petite bête était le compagnon de l'élève de seconde année.

-Ne ne savais pas qu'on acceptait les animaux à l'académie.

Je me suis rappelé que j'étais moi-même un animal, et Christyän aussi, de même que certainement pleins d'autres personnes à l'académie.

-enfin...à part nous, je veux dire.

Je regardais le petit animal s'empresser, vif comme l'éclair de chiper quelques morceaux de nourriture. Les écureuils sont l'un des seuls animaux que je ne mange pas et à qui j'accorde une certaine sympathie. Je me souviens de certains jours où je m'asseyais sur une pierre, donnant sur une cascade, près de ma caverne d'été. Dans un arbre près d'ici, y vivais une famille d’écureuils volant. Avant, ils étaient plus que méfiant, mais au grès de mes passages, et après un bon bout de temps, ils avaient compris que mes intentions n'étaient pas mauvaise et osaient sortir en ma présence. Ces bestioles là m'amusais, et quand bien même j'aurais aimé la chair d’écureuil, ce n'est pas nourrissant pour un tigre.

Je pris un morceau de raisin et le tendis à l’écureuil. Sans m'inquiéter de sa réaction, je relevas la tête vers Christiän.

-tu a passé ta vie dans la nature? où ça?
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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Ven 4 Oct - 16:40

« C'était mieux avant ? » fit le garçon face à lui.

Chris baissa les yeux sur son assiette où ne se baladait que le noyau du fruit. Il lui faudrait plus que cela pour garder ses forces pour la journée, apparemment.

Il sentait déjà que la matinée allait être lourde de questions – heureusement pour lui, quelques semaines avaient passé depuis qu'on les avait libérés de l'Abysse … Et si la blessure ouverte qu'il avait exposé – celle de son cœur et non de son flanc – n'était pas le moins du monde refermée, au moins ne suintait-elle plus du poison de la peur.

Mais avant qu'il n'ait pu répondre, l'autre garou reprit la parole, œillant Saùl d'un air amusé.

« Je ne savais pas qu'on acceptait les animaux à l'Académie. »

« Oh … » laissa-t-il échapper, se rappelant que les cours de Runes n'étaient plus dispensés à l'Académie actuelle.

« Enfin … À part nous, je veux dire. »

Le commentaire le prit tellement au dépourvut qu'il laissa échapper un rire amusé, son regard se posant tendrement sur le petit écureuil gourmand.

« C'est vrai, ils auraient du mal à réguler le Petit Bois, si nous n'étions pas là … » Puis il ajouta avec un mouvement de tête vers le petit animal : « C'est mon Gardien, Saùl. Il est … Assez volatile, pour un écureuil. »

Francis tendit alors un fruit au Gardien tout en prenant la parole.

« Tu as passé ta vie dans la nature ? Où çà ? »

Saùl eut soudain un mouvement vif pour se rapprocher de sa proie, avant de faire un bond effrayé en arrière.
Chris haussa les sourcils, surprit, puis comprit en voyant son protecteur replonger sur les fruits de la panière suivante, un peu plus loin, gardant un regard un coin sur la main de l'autre élève de la Terre.

Francis sentait comme un prédateur, et si Saùl était habitué à l'odeur de Chrstyän, il ne connaissait pas celle de Francis – et la présence d'un mâle probablement dominant si proche de son Protégé ne devait pas le mettre à l'aise …

« Hum … Désolé, c'est juste parce qu'il ne te connait pas encore. »

Décidant qu'il pouvait faire confiance à un camarade animal, Christyän se lança, tout en restant vague sur ses propos – il ne voulait pas raviver de souvenirs douloureux en racontant sa vie dans la forêt.

« J'ai grandis dans la Forêt Astraël. Enfin … Dans l'Ancienne Forêt, car d'après ce que l'on m'a dit, le royaume a beaucoup changé … Bien que je ne sache pas à quel point. »

Il inspira, piqua un raison dans le bol presque vide de Saùl, se demanda une seconde où le minuscule animal pouvait bien stocker tout ce qu'il mangeait, puis reprit :

« Et pour répondre à ta question … Étant donné les pertes que le Royaume a subi, non, on ne peut pas dire que c'eût été mieux avant. » Il releva les yeux, le plongeant dans ceux de Francis, puis continua : « S'il y a une chose que j'ai appris de la Forêt, c'est qu'on ne peut jamais revenir en arrière, peu importe les moyens que l'on y met. Ce qui était, ce qui a été défait ne peut plus être, quoi que l'on fasse pour tenter de réparer nos erreurs. Si les catastrophes du siècle passé ont eu lieu, c'est que le Royaume avait fait une erreur – bien que je sois mal placé pour déterminer laquelle. »

On ne pouvait pas l'accuser de s'opposer à la couronne, car ne prêtait en réalité aucun intérêt à ceux désignés – ou auto-désignée – pour gouverner le Royaume.
Mais pour lui, les gens des villes avaient été – et parfois, étaient toujours – les pires personnes choisies pour diriger un territoire dont ils ne connaissaient rien. Eux s'enfermaient dans leurs forteresses, avec leur modernité, leurs innovations, leur magie industrielle, bien protégés derrière leurs murs, à l'abri de la faim, du froid, des animaux sauvages et des brigands !

Mais Chris se reprit.

« L'Ancienne Académie était bâtie sur les plans des Directeurs Oracle et Celeb, selon le climat de l'époque. Cette Nouvelle Académie est forcément différentes. Pas mieux, pas pire, simplement différente … Après, c'est à nous, les survivants de l'ancienne époque, de s'adapter dans ce monde-ci. »

Et lui-même savait qu'il aurait énormément de mal à y retrouver sa place, dans ce monde où tous ceux qui lui étaient chers – les quelques rares personnes qui lui soient chères – avaient péri depuis des dizaines d'années, et où les seuls survivants liés à lui avaient dû traverser une éternité de supplices plus horribles les uns que les autres …

« Mais assez parlé de ça ! » lança-t-il soudain, forçant un léger sourire sur ses lèvres.« Je suppose que tu n'as aucune envie d'entendre les plaintes d'un vieux chasseur mal luné au petit déjeuner. Parle-moi un peu de toi. D'où viens-tu ? »

~~~~
« Je te retrouverai. Je te le promets, Raän. »

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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Dim 6 Oct - 16:24

« J'ai grandis dans la Forêt Astraël. Enfin … Dans l'Ancienne Forêt, car d'après ce que l'on m'a dit, le royaume a beaucoup changé … Bien que je ne sache pas à quel point. »

La forêt d'Astraël...je me souviens avoir déjà visité ce lieux, l'année dernière, lorsque j'étai un nomade solitaire. Je ne suis resté que quelques jours après avoir compris que des brigands rôdaient en ces lieux. Même si, au fond, Chris a vécus en ce lieu, et est toujours présent. Peut-être que j'avais sous-estimé cette menace. Qu'elle était carrément superficiel. Ou peut-être que c'était vraiment dangereux, et que Christyän a eut réellement beaucoup de chances d'être en vie aujourd’hui.

Christyän donna que très peu d'information sur son passé. Peut-être qu'il n'a pas envie d'en parler. ça ne m'étonnerait pas de ma part. Maladroit comme je suis, j'ai du poser la mauvaise question à la mauvaise personne.

« Et pour répondre à ta question … Étant donné les pertes que le Royaume a subi, non, on ne peut pas dire que c'eût été mieux avant. »

Il me regarda dans les yeux. Instinctivement, je détourna le regard. Je n'aime pas regarder les personnes dans les yeux. La vue me parle plus qu'autre choses. Je reconnais l'humeur ou la volonté de quelqu'un par apport à son regard. Je ressens les choses plus profondément par ce sens là: l'amour par le regard, le défis, la haine, la honte. Et je ne sais pas pourquoi, je ne me sens jamais assez important pour avoir l'honneur de regarder quelqu'un dans les yeux. Comme si je ne valais rien. J'ai toujours une "bonne raison"...car c'est un professeur, car c'est un seconde année, car c'est une personne d'une meilleur classe sociale, car il a une autorité sur moi. Parfois, je sens que je me fais mal moi-même en me disant que je ne mérite rien, même pas un regard.

« S'il y a une chose que j'ai appris de la Forêt, c'est qu'on ne peut jamais revenir en arrière, peu importe les moyens que l'on y met. Ce qui était, ce qui a été défait ne peut plus être, quoi que l'on fasse pour tenter de réparer nos erreurs. Si les catastrophes du siècle passé ont eu lieu, c'est que le Royaume avait fait une erreur – bien que je sois mal placé pour déterminer laquelle. L'Ancienne Académie était bâtie sur les plans des Directeurs Oracle et Celeb, selon le climat de l'époque. Cette Nouvelle Académie est forcément différentes. Pas mieux, pas pire, simplement différente … Après, c'est à nous, les survivants de l'ancienne époque, de s'adapter dans ce monde-ci. Mais assez parlé de ça ! Je suppose que tu n'as aucune envie d'entendre les plaintes d'un vieux chasseur mal luné au petit déjeuner. Parle-moi un peu de toi. D'où viens-tu ?»

J'eu un moment de silence. Un moment ou j'ai regardé dans le vide. Il m'est arrivé maintes fois de penser au passé, mais jamais d'en parler réellement à quelqu'un...ni même d'en parler dans le vide, ou alors dans ces moments d'ennuie ou de solitude qui te pousse à te parler à toi-même, sans véritable raison...

Je serra ma main sur améthyste autour de mon cou. Je ne sais pas combien de temps je suis resté figé devant cette question banale. Peut-être même que l'élève de la terre est partit manger ailleurs, surpris de ne voir aucune réponse, ni même réaction de ma part. Je tourna ma tête vers Christyän, il était toujours là.

-Eh bien...j'ai vécus dans le nord, les chaînes d'Ayalamith, avec ma mère. C'était une folle qui voulait que je vive à jamais avec elle. Elle m'a séquestré, empêché tout contact entre un autre être humain qu'elle. D'où mon...malaise pour parler, comme tu peux le constater...mais un jour, j'ai voulus vivre ma vie et quitter les chaînes pour vivre en nomade et...et...

Je commençais à avoir la gorge un peu serré d'émotion. Tout mes souvenirs étaient un long fleuve mélancolique. En parler pour la première fois....c'est...brusque, violent. L'explication doit-être vraie, concrète, alors que l'esprit peux moduler l'histoire pour la rendre moins dure...

-Elle a tenté de me tuer. Je pense qu'elle ma poursuivis jours et nuit pour me tuer, jusqu’à ce que je trouve son corps dans la neige...J'ai récupéré cette améthyste sur elle, ça me permet de tenir le coup et de me sentir chez moi...

J'ai versé une larme du coin de l’œil. Pour quelqu'un resté muet de timidité et de honte pendant presque deux ans, c'était un effort terrible.

-J'ai parfois honte de continuer à l'aimer...mais...c'est la seule personne que j'a connue, et qui m'a aimée au point de mourir pour me retrouver. C'est la seule personne à qui je pouvais me rattacher. J'avais bien un père, mais je ne l'ai jamais connu. Je pense ne jamais le voir un jour...peut-être qu'il a trouvé une autre femme, que j'ai des demis-frères, des demis-sœur...

Pour l'une des premières fois de ma vie, j'était au bord de l'explosion. Je m'était rendus compte que j'était seul. Je n'avais plus rien, plus rien d'autre que le bijoux que j'avais entre les mains, que je serrais tellement fort que le cordon autour de mon cou se cassa.
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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Dim 6 Oct - 18:14

L'histoire du jeune homme le choqua autant qu'elle le prit de court.

Leur chemin était tellement similaire !

À la vue de l'expression de l'autre élève de la Terre lorsque le cordon de cuir de son pendentif lâcha brusquement, Christyän comprit que s'ils n'avaient pas vécu la même chose, leurs souvenirs et leurs douleurs se rapprochaient suffisamment pour que cette retenue qui l'habitait s'efface.

Il se racla la gorge et détourna le regard, laissant ses yeux trainer avec embarras sur son Gardien toujours occupé à se goinfrer.

« Hum … La mienne m'a laissé pour mort dans la forêt lorsqu'elle s'est rendue compte que nous étions des garous, mon frère et moi. Nous n'avions que deux mois. Alors crois-moi, les vices des humains, je les connais aussi … »

Il réfléchit quelques seconde à ses prochaines paroles, ouvrant plusieurs fois la bouche mais ne parvenant pas à trouver les mots justes, avant de finalement se lancer :

« Tu as de la chance de pouvoir l'aimer malgré ce qu'elle t'a fait. »

Délicatement, il prit le pendentif des mains de Francis sans s'arrêter de parler, laissant le temps au garçon de le lui reprendre s'il le désirait.

« J'ai passé toute ma vie à haïr la mienne … À haïr les humains en général, d'ailleurs. »

Ses yeux se fixèrent sur le pendentif à la lanière déchirée, et y restèrent durant toute sa tirade, accompagnant ses mouvements.

« Mais heureusement, j'ai eu quelqu'un pour me guider hors de cette colère, et j'ai appris à relativiser, et à oublier mon ressentiment – mais pas à pardonner, ça, je ne pense pas en être capable. »

En quelques gestes, il défit les nœuds servant d'attache et se débarrassa du morceau cassé inutile, s'assurant que le cuir ne s'effilochait pas à l'endroit déchiré.

« Un jour, tu trouveras aussi quelqu'un qui t'aidera et t'apprendra à reprendre confiance en toi et en d'autres personnes. Et quand ça arrivera, tu pourras avancer de nouveau. »

Il prit la longueur totale du cordon et le plia en deux, trouvant le milieu du collier et y plaçant la pierre précieuse.

« En attendant, tu peux garder et cultiver ta haine – ou ta douleur, ou ta tristesse, ou ta culpabilité, à toi de voir – pendant des années, tu peux te mettre des œillères, te dire que rien ne changera jamais … Comme je l'ai fais. Ou bien tu peux commencer à apprendre par toi-même. »

Puis, ses mots occupant l'esprit de l'autre garou, il s'appliqua à renouer les deux bouts du cordon ensembles, créant un nœud coulissant solide et fiable.

« Quoi qu'il en soit, seul, tu n'arriveras à rien – ou du moins pas à grand chose. »

Il tendit enfin le pendentif réparé à l'autre élève de la Terre, et releva directement les yeux pour les plonger dans ceux de Francis, s'assurant que ses mots fassent impact.

« Alors n'oublie pas : ici, tu ne seras jamais seul. »

Il savait qu'il n'aurait jamais dû s'impliquer autant.

Lui le solitaire, lui l'asocial donnait une leçon de vie à quelqu'un ? Lui l'Alpha indépendant défendait le besoin des autres, défendait la nécessité et le caractère indispensable des amis ?!

Qui était-il pour conseiller ainsi Francis ? Pis, pourquoi le faisait-il seulement ?

Parce que lui qui avait si longtemps rejeté les Hommes comprenait enfin, après tant d'années, après toutes les épreuves que l'Abysse avait mit sur son chemin, qu'il devait son salut à ceux qui l'avaient accompagné – à son frère, à son tuteur, à ses amis de l'Ancienne Académie, puis à ceux de la Nouvelle …

Et qu'importait que cela ne lui ressemble pas – qu'est-ce qui lui ressemblait ?
Après tout ce temps passé à se chercher, à vouloir connaître son véritable lui, il était désormais sûr d'une chose : jamais ne serait devenu celui qu'il était aujourd'hui si Light Scarlet ne l'avait pas abordé ce jour-là, lors de la cérémonie d'Ouverture de l'Académie, un siècle auparavant.

Et au nom de la Lune, il se promettait que jamais plus Francis ne connaitrait la solitude.

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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Mar 8 Oct - 7:40

Même étant dans le vague de ses pensées perturbées, j'ai fait l'effort de me concentrer sur les paroles de Christyän. Il se racla la gorge.

« Hum … La mienne m'a laissé pour mort dans la forêt lorsqu'elle s'est rendue compte que nous étions des garous, mon frère et moi. Nous n'avions que deux mois. Alors crois-moi, les vices des humains, je les connais aussi … »

Nous nous tûmes un instant. Peut-être que le loup se sent mal de me parler dans mon état. Bon sang, je suis dans un état déplorable. Je ressemble à un esprit faible, indigne du tigre en moi.

« Tu as de la chance de pouvoir l'aimer malgré ce qu'elle t'a fait. »

Je senti ses mains dans les miennes. Un contact qui m'a fait frissonner. Chris semblait vouloir récupérer ma précieuse améthyste. Durant un instant, je l'ai gardé dans les mains, mais je finis par les ouvrir, trop troublé pour pouvoir avoir suffisamment de volontés et d'envie d'agir pour le garder avec moi.

« J'ai passé toute ma vie à haïr la mienne … À haïr les humains en général, d'ailleurs. Mais heureusement, j'ai eu quelqu'un pour me guider hors de cette colère, et j'ai appris à relativiser, et à oublier mon ressentiment – mais pas à pardonner, ça, je ne pense pas en être capable. Un jour, tu trouveras aussi quelqu'un qui t'aidera et t'apprendra à reprendre confiance en toi et en d'autres personnes. Et quand ça arrivera, tu pourras avancer de nouveau. En attendant, tu peux garder et cultiver ta haine – ou ta douleur, ou ta tristesse, ou ta culpabilité, à toi de voir – pendant des années, tu peux te mettre des œillères, te dire que rien ne changera jamais … Comme je l'ai fais. Ou bien tu peux commencer à apprendre par toi-même.  Quoi qu'il en soit, seul, tu n'arriveras à rien – ou du moins pas à grand chose. »

Je me suis tourné vers lui, et vit mon améthyste autour du fil de cuir que j'avais cassé. Apparemment, Christÿan l'avait refait pendant qu'il me parlait. Instinctivement, je le pris. D'une manière car j'avais besoin d'un réconfort, mais surtout car j'y tient. Et le réconfort...je le sens auprès des phrases sincère de Chris.

"Alors n'oublie pas: ici tu ne sera jamais seul".

Ce matin avec Chris fut pour moi un passage. Le début de ma véritable adaptation à l'académie. Il m'a énormément aidé, et je lui suis tellement reconnaissant. Je pense que c'est nos deux vies à peu près similaire qui nous a rapproché. Si j'était resté muet et timide, au lieu d'être sincère, tout ça ne se serait jamais produit, et je serait resté encore enfermé. Mais le garou à ouvert une faille dans mon mur de pierre.

-merci...ai-je dis avec une faible voix. Pour améthyste...et pour ce que tu m'a dis

Il me regarda dans les yeux. J'ai détourné le regard un instant, mais je fit l'effort de le regarder. Et je vit la compassion dans son regard. Un regard compatissant, presque amical. C'était troublant. Pas troublant du mauvais coté de la chose, mais troublant tout de même.

J'avais besoin de réfléchir, de prendre un peu l'air.

-Je...vais au parc si tu veux me voir.

Ainsi, je me suis levé et lui lança mon regard amical personnel, avec un sourire au coin, peut-être plus subtile que visible, mais sincère. Avec le peu de personnes dans la salle, je ne me suis pas inquiété et me suis transformé en mon autre moi devant Chris et le petit public, et je commença à courir vers la sortie.
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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    Jeu 10 Oct - 18:14

Le jeune homme se leva alors, et Christyän lui lança un regard confus.

// J'ai dis quelque chose de travers ?! // s'étonna-t-il.

Mais en voyant le sourire discret que le garçon lui lança, il se rassura. Décidément, il avait encore quelques progrès à faire du point de vu social …

Il haussa un sourcil en voyant le garou se transformer en tigre au beau milieu de la Salle à Manger, puis le suivit du regard alors qu'il disparaissait derrière les lourdes portes en bois, vers le Hall d'entrée et vers le Parc de l'Académie.

Son regard vert resta rêveusement fixé sur la porte après que le tigre-garou l'ait franchie.
Lui ne supportait pas de se transformer ainsi devant tous, même si les spectateurs étaient alors peu nombreux.

Le passage de l'homme à l'animal était pour lui quelque chose de personnel, comme se mettre à nu, comme exposer son centre à tous …
Dans leur jeunesse, il se souvenait vaguement que son frère et lui ne se souciaient pas d'avoir un quelconque public, protégés qu'ils étaient par les innombrables arbres de la forêt.

Mais en grandissant et en se mêlant aux Hommes, Chris s'était peu à peu rendu compte de l'importance de ces transformations, et avait découvert la pudeur – concept inutile et délirant dans la profondeur sauvage de la Nature, où les vêtements n'étaient que des apports de chaleur superficiels.

Il échangea un regard amusé avec Saùl, le petit écureuil le fixant de ses grands yeux, ses petites joues remplies de grains de raisins qu'il ne parvenait pas à mâcher.
Prenant un dernier fruit dans la panière devant lui, Christyän se leva et tendit sa main libre vers son Gardien afin qu'il puisse rejoindre son perchoir favori : l'épaule ou le crâne du loup-garou.

Il croqua ensuite dans le fruit tout en quittant la Salle à manger d'un pas tranquille.

« Je … vais au parc, si tu veux me voir, » avait-il dit ?

// Soit. //

Si Francis avait besoin d'air et de la familiarité de l'étendue du Parc pour discuter, Chris ne pouvait que l'approuver, et le rejoindre …

Topic terminé :
 

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MessageSujet: Re: Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]    

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Deux prédateurs partis... chasser ? [Terminé]

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