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 Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]

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MessageSujet: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Sam 9 Nov - 23:18

D'un pas rythmé, sifflotant un air de sa composition, et une petite valise à la main qui émettait des petits "cling cling" à chacun de ses pas, Léonard Vikaa, suivit d'un groupe d'élève candidats et volontaires, approchait petit à petit du labyrinthe créé de toute pièce, sous ses yeux ébahis, par le grand Myrddin et ses pouvoirs merveilleux. Les contes et les mythes de votre enfance n'aurait put ne serait-ce qu'imaginer de si grandes merveilles, dignes du plus grand mage du continent sans conteste. Le pauvre professeur d'alchimie, avec ses quelques notions de magies, se sentait bien impuissant face à un tel pouvoir. Mais il avait le temps, il était jeune, il pouvait apprendre, devenir quelqu'un de puissant aussi, pour pouvoir se décomplexer un peu vis à vis de cela. Il avait d'autre talent, remarque : Myrddin n'était peut être pas aussi doué que lui en alchimie, qui sait ?

Mais la question n'était pas là ! Le groupe d'élève qui l'accompagnait était formé de candidats à l'épreuve du labyrinthe, justement, qu'il menait à destination, parce qu'il était sympa, et surtout parce que les autres professeurs n'avaient pas que ça à faire. Entre ceux qui étaient déjà dans le labyrinthe à proposer des pièges et des énigmes aux visiteurs, ceux qui s'occupaient du tournoi, ou du concours d'énigme, il n'en restait pas des masses qui pouvaient se permettre d'aller chercher des bambins à l'école pour les amener dans la cours de récré. Mais Léo n'était pas si cynique, il aimait son métier, il aimait les élèves, et était ravi de pouvoir les accompagner comme cela.
Une fois arrivé à destination, il posa sa valise, s'étira en expirant très fort, lachant un grand "Aaah" satisfait, puis se retourna pour observer ses élèves. Un grand sourire plaqué sur le visage, il oubliait toute la gène qu'il pouvait avoir lors des conversations, simplement parce qu'il était émerveillé par ce qui allait se passer. Il lança donc, d'un ton agréable et enjoué :


"Bon bon bon, nous y voilà les jeunes ! Je vous laisse pénétrer là dedans. Je vous rappelle rapidement les règles du jeu : vous êtes libres de visiter ce labyrinthe à loisir afin d'y trouver quelques uns des nombreux trésors qu'il recèle. Par contre, ne pensez pas qu'il ne s'agit que d'un dédale et qu'il suffit de faire un plan pour s'y retrouver ! Les murs bougent, des pièges se déclenchent et se renouvellent un peu partout, il y a des passages souterrains, bref bien des choses pour vous troubler. Qui plus est, plusieurs professeurs sont éparpillés au milieu de ce labyrinthe pour vous soumettre à des épreuves plus compliquées. N'essayez pas de survoler ou de tricher, voire de porter atteinte à l'intégrité physique d'un autre visiteur, car vous serez repéré, viré et puni par nos soins ! Sur ce, je vous laisse, et je vous souhaite bonne chance ! Je vous souhaite de ne pas me croiser sur votre route, je suis un homme vicieux !"

Réajustant son chapeau sur sa tête comme pour vérifier qu'il ne l'avait pas perdu, l'alchimiste se métamorphosa en un gros corbeau noir, empoigna sa valisette qu'il soulevait tant bien que mal, et vola à travers l'entrée du dédale, laissant les élèves seuls face à leur destin, et surtout face à cette difficile épreuve. Lui allait se positionner pour réceptionner les visiteurs à un emplacement inconnu, parce qu’embêter les gens, c'est fun.




[Rapide rappel : un seul post par tour avant le post du MJ. Les professeurs, s'ils ont des idées d'épreuves, peuvent envoyer un MP aux DEUX admins pour leur signifier leur idée et la faire valider, puis après la mettre en scène (ou laisser les admins le faire) dans ce topic en même temps que le post du MJ.
Pour le premier post, c'est surtout une rapide introduction. Vous devez pénétrer dans le labyrinthe, que ce soit seul ou à plusieurs, lors de ce premier post. Au début, ce n'est qu'un couloir avec plusieurs directions qui n'ont pas d'importances, dont vous pouvez vous servir pour vous séparer. Vous ne pouvez cependant dans, dans ce premier post, gagner les souterrains.
Voilà voilà, à vous de répondre. Les inscriptions sont encore ouvertes tant que le MJ n'a pas fait son premier post, donc tant que le premier tour n'est pas fini. Merci de vous inscrire si vous compter poster avant sa fin.]
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Francis Dowell
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Lun 11 Nov - 10:40

J'étais effrayé.

tellement de personnes, de vie, d'activité, de murs, de maisons. Des gens, ils criaient, ils riaient, couraient, marchaient, parlaient, travaillaient, fêtaient, portaient. Hommes, femmes, enfants, animaux, élèves, professeurs. Bruit, tumulte, vie, agitation.

Angoisse, frisson, peur.

J'étais tellement déboussolé par tout ça que je perdis un moment l'équilibre. Tant de bruit qui m'assourdissaient, et d'Humains méconnaissable. Ce fut un choc pour moi. La grande cité d'Edälis allait me tuer sous peu face à sa force écrasante qui m’étouffais. Je n'arrivais plus à penser, j'étais désorienté. Je n'arrivais même plus à penser correctement. Je réfléchissais, pensais par mot-clé. Nature, solitude, abris, danger...Mais pourquoi ne suis-je pas resté à l'académie? Même si l'académie était remplis d'élèves et de professeur, de licornes, de pégases de dragons et que sais-je encore, je commençai à me sentir chez-moi. Et les rencontres que j'ai déjà faites ce sont souvent bien passé. De plus, j'avais mes repères, et quelques coins et recoins caché que je me permettais de m'approprier (et personne ne s'en plaindrais). Ici...aucun endroit pour s'enfuir.

Qui parle de s'enfuir Francis? Un tigre ne fuis jamais, il affronte le danger avec fierté. Maintenant continue ton chemin.

Le tigre en moi avais raison. Ce n'était rien. Cette cité était un danger superficiel. Et je craignais quoi avec les élèves et le professeur? Même si conception des choses me rassura un peu, j'était toujours pâle de terreur, les yeux grand ouvert, observant le moindre mouvement. Avec toute cette activité, les mouvements de manquaient pas. On pouvais croire que mes yeux dansaient.

-Bon bon bon, nous y voilà les jeunes !

Je mis mon inquiétude en suspend, le temps d'observer ce qui était devant moi: le labyrinthe. Cette épreuve auquel je m'étais inscris. Je me suis dis que ça allais être amusant, que cette "fête de la réconciliation" était un événement qui ne se reproduira pas deux fois, et qu'il fallait en profiter. Après tout, j'ai survécus au nombre important d'élève dans la salle du banquet, le premier jour de l'académie, alors comment voire pire? Eh bien la cité était trente fois pire que le banquet d'ouverture. Je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans une cité après cette visite de la capitale.

-Je vous laisse pénétrer là dedans. Je vous rappelle rapidement les règles du jeu : vous êtes libres de visiter ce labyrinthe à loisir afin d'y trouver quelques uns des nombreux trésors qu'il recèle. Par contre, ne pensez pas qu'il ne s'agit que d'un dédale et qu'il suffit de faire un plan pour s'y retrouver ! Les murs bougent, des pièges se déclenchent et se renouvellent un peu partout, il y a des passages souterrains, bref bien des choses pour vous troubler.

Voilà qui était perturbant. Si je m'étais inscrit au labyrinthe, c'était car je comptais sur les marquages olfactif et visuel que j'allais poser un peu partout dans les différents couloirs. Mais si les murs de haie bougent, cela ne servirais pas à grand chose. Je n'aurais que mon sens de l'observation comme allié.

-Qui plus est, plusieurs professeurs sont éparpillés au milieu de ce labyrinthe pour vous soumettre à des épreuves plus compliquées. N'essayez pas de survoler ou de tricher, voire de porter atteinte à l'intégrité physique d'un autre visiteur, car vous serez repéré, viré et puni par nos soins ! Sur ce, je vous laisse, et je vous souhaite bonne chance ! Je vous souhaite de ne pas me croiser sur votre route, je suis un homme vicieux !

Et le professeur d'alchimie se transforma en corbeau et emporta sa mallette avant de disparaître dans l'entrée du labyrinthe. Je regardai la petite assemblée d'élève, puis je commença à marcher vers l'entrée.

Un simple couloir d'une dizaine de mètre, qui se terminait au bout par quatre couloirs. Pour l'instant, il n'y avais pas à réfléchir sur la direction à prendre, ce n'était que le début. Je vis les autres élèves commencer à se séparer. Certains s'aventuraient seuls dans l'un des sinistres couloirs de haie, d'autres y allèrent ensemble. à ce moment là, je pris ma forme féline et je commença à marcher vers un des couloirs à gauche. Je restais concentré sur chacun de mes pas, cherchaient des repères qui pourraient aider, malgré les modifications probable de certains des couloirs que j'arpentais. Ma concentration fut distraite par une voix derrière moi:

-Attend... Je pense qu'on aurait plus de chance a deux non ?

Je me suis retourné et vis une jeune fille aux cheveux long et châtins courir vers moi. Faire équipe avec une inconnue? voilà qui pouvais être intéressant. C'est vrais que certains élèves sont partis ensemble. Peut-être que partir à deux était une bonne idée. Si j'y allais tous seul, j'aurais moins de chance de gagner. Et qui sais. Peut-être qu'il peux y avoir plusieurs gagnants. Je repris ma forme humaine:

-hum...pourquoi pas? Reste près de moi alors. Qui sait ce qu'on peux trouver ici. Comment t'appelle tu au fait?

Je continuais de marcher, ma partenaire sur les talons.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mer 13 Nov - 13:35

Comment résister à l'appel de ma curiosité grandissante, alors que face à moi, un endroit totalement inconnu, rempli de magie et de choses incroyables m'est accessible?
C'est une occasion unique d'arpenter de nouveaux lieux, de vivre de nouvelles aventures et de s'amuser un peu.

Les candidats approchent de l'entrée du labyrinthe, l'un après l'autre. Je décide de les laisser entrer chacun leur tour, et de pénétrer à l'intérieur en dernier.
Je ne souhaite en aucun cas être suivi. J'ai mes propres méthodes de repérage et il est hors de question de permettre à d'autres d'en profiter.

En observant le défilement des candidats, je m'aperçois que certains d'entre eux me sont familiers. D'abord Francis, que j'ai rencontré en même temps qu'Inwë non loin du dortoir il y'a quelques jours. Il a l'air plutôt confiant et parfaitement concentré. Il est suivit de près par une demoiselle qui semble assez effacée et plutôt fragile. Mais je ne dois pas me fier uniquement à son apparence chétive. Après tout, chaque candidat ici présent possède un don qui le rend unique et je me dois de rester prudent.

~~~

En ce qui concerne mon don, je ne suis pas vraiment sûr qu'il me sera utile dans le labyrinthe. Au gré des jours et de mes tentatives, j'ai réussi à faire apparaître une légère lueur sur la paume de mes mains et je me pense aujourd'hui capable de soigner une écorchure, mais rien de plus. Espérons au moins que les compétences acquises durant ma formation d'assassin me seront utiles. Nous avions bien sûr à cette époque appris principalement l'art de l'assassinat, mais aussi les moyens de survivre et de nous repérer dans un environnement totalement inconnu.

Progressivement, la foule à  l'entrée du labyrinthe se réduit. Je pense que je peux y aller.
J'entame une marche lente en direction du premier couloir... Un léger courant d'air effleure ma joue.
Une masse de petite taille me dépasse avec une grâce qu'il me semble avoir déjà contemplé. Un plumage brun, un ventre beige aux reflets dorés, un vol acrobatique comme il sait si bien les faire. Lui aussi est de la partie. Un sourire en coin, j'observe le rossignol continuer sa course sans se retourner.

-Bonne chance Lucien. Une nouvelle aventure nous attend. Peut-être serons-nous encore amenés à la partager.

~~~

Semblable aux ramifications d'un arbre, le nombre de couloirs semble indéfinissable.
En plus d'être en quantité, ils sont parfaitement identiques. Finalement, mémoriser mon trajet depuis l'entrée sera beaucoup plus difficle que prévu....


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Ayla Morg
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mer 13 Nov - 21:54

Que savez vous sur les relations dans l'académie ? Non je ne parle pas de couple, de flirt ou d'histoire d'un soir, mais sur toutes celles pouvant se créer, sans que cela ne dépasse le stade du respect. Il existe bien entendu le traditionnel élève à élève, vu qu'avancer sans un solide groupe d'amis dans cette institution, correspond plus ou moins à un suicide. Les amitiés avec les membres du personnel de l'école sont peu courants, mais ils existent tout de même, après tout, un concierge nous aidant en cas de problème ne se refuse pas ! Bien entendu, il existe toujours l'élève – professeur, une relation forte et présente depuis l'entrée dans la maison élémentaire de l'élève. Rien d'interdit, tant que vous ne dépassez pas le stade professionnel n'est ce pas ? Et pour finir, il existe le dernier stade, celui d'un élève et du directeur de l'académie, bien que particulièrement rare. Pourquoi s'intéresser au dernier stade ? Et bien tout simplement car il est quasiment impossible à cause de la neutralité absolue du directeur Myrddin. Pas de chouchou, pas de favoritisme, tout le monde traité de la même façon, une manière très stricte de gérer ses élèves, mais qui a fait ses preuves. Pourtant, le vieil homme parle, mais derrière ses mots mielleux, se trouve une exception, une seule exception. Cette petite erreur dans ses propos se nomme Ayla, Ayla Von Carline, vampire de sang pur et sans aucun doute l'élève la plus surveillée de l'académie.

Lorsque Myrddin ouvrit l'académie, il devait montrer à tout le royaume, que tout le monde pouvait y entrer dés qu'un don faisait son apparition. Tout le monde pouvait et devait rentrer. L'académie se devait d'être politiquement intouchable et pour cela, le vieil homme devait pouvoir avoir de l'influence sur la noblesse. Une influence pareille ne se gagne que par un seul et unique moyen, avoir la main mise sur la progéniture des puissants. Le roi Probus Kyte avait accepté d'envoyer son prince héritier, les elfes n'avaient personne, il ne restait plus que les enfants des comtes du haut conseil vampirique, la partie la plus délicate en somme. Pourquoi ? Simplement car les vampires se méfiaient des humains comme de la peste et encore plus des envoyés de la lune comme Myrddin ou les sages. A raison bien entendu, les sages avaient tentés d'exterminer leurs dirigeants alors pourquoi pas les comtes ? Il fut donc des plus durs pour le directeur de convaincre ces nobles aux dents longues. Pour des personnes comme Yuuki Kuran, il n'y avait pas grand chose à faire, son amnésie était tout simplement une honte pour son père, Myrddin venait donc en sauveur, mais concernant la jeune Von Carline, c'était une autre affaire. Trois comtes, trois membres sur les cinq du haut conseil vampirique, tenaient Myrddin à distance de l'enfant de la nuit. Il y avait anguille sous roche bien entendu, une simple héritière ne pouvait autant être protégée, a moins de cacher un destin beaucoup plus grand que prévu. Il accepta strictement toutes les demandes du conseil, la mettre hors d'atteinte des autres élèves, brider ses capacités vu le danger qu'elle semblait représenter, une surveillance quasi totale de la part du directeur et une alimentation au sang humain, bien que diminuée. Il s'agissait autant d'un test de confiance, qu'un apprentissage très stricte pour Ayla, si elle réussissait avec autant de limitations, sa puissance ne serait que plus grande. C'est ainsi que Myrddin accueillit la vampire dans ses quartiers et scella ses capacités avec le professeur Bachiatari. Cependant, loin d'être un pantin, le vieil homme testa plus d'une fois l'enfant de la nuit, son académie, ses règles. Et aujourd'hui, lors du festival tant attendu de la réconciliation, Ayla allait devoir passer un test gigantesque, testant strictement tout de ses capacités. Aujourd'hui, Myrddin allait défier les protecteurs de l'héritière, forçant le conseil vampirique à prendre conscience qu'un animal aussi majestueux, soit il extrêmement dangereux, ne peut être enfermé à jamais.

La vampire avait donc été convoquée dans le bureau du directeur, arrivant sans frapper et d'un pas sûr, sans compter ce petit sourire amusé aux lèvres, Ayla semblait plutôt habituée à ce genre d'entretiens. Soupirant, le vieil homme se garda de dire à la vampire qu'elle avait exactement la même attitude que sa mère lorsque les sages avaient tentés de négocier la paix par le passé. Cela aurait entrainé beaucoup trop de questions, il ne pouvait qu'être effrayé par ce portrait craché. Myrddin avait compris depuis bien longtemps quelle était la vraie nature d'Ayla Von Carline, mais se gardait de tous commentaires pour sa propre sécurité. Il ne tenait pas à voir des assassins envahir son académie pour tuer une seule de ses élèves.

- J'imagine que tu sais pourquoi tu es ici Ayla, pour changer...
- Je suppose que la fête ultra secrète du roi humain a enfin lieu, que les comtes vampires, la reine des elfes et le couple royal se rencontrent enfin et qu'ils camouflent tout cela derrière "une occasion de rencontrer le peuple" ?

Soupirant une fois encore, le directeur se laissa tomber dans son fauteil en fixant la sang pur, comme à son habitude, elle avait tout compris avant l'heure. Qui avait bien pu l'informer de cela ? Son père adoptif ? Le comte Kuran ? Akumatsuki ? Shitennô ? Ou peut être tous les quatre en même temps. Que cela ne tienne, autant ne pas se torturer l'esprit dans pareille situation.

- Il va y avoir un labyrinthe qui...
- Sera créé par vos soins ? Ainsi que la participation de tous les professeurs pour nous tester ?
- Shitennô ou Akumatsuki ?
- Deuxième option monsieur le directeur.
- Au moins tu as toujours ton savoir vivre. J'imagine que tu dois penser que je vais tester ton contrôle sans tes pouvoirs, comme le voudrait ton père. Sauf que je pense qu'un peu d'amusement te ferais le plus grand bien, tu vas donc y aller, le cœur léger.

Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, Myrddin avait déjà fait tomber les bracelets retenant ses pouvoirs, du moins en partie, vu que le sceau présent sur sa nuque, restait bel et bien présent. Souriant doucement, il observa avec un malin plaisir, la noble tentant de feindre la compréhension. Elle était surprise, voir même un peu inquiète, mais son éducation ne lui permettait pas de montrer le moindre signe de faiblesse. Myrddin ne comptait pas lui laisser le temps de respirer et d'un mouvement de la main, les téléporta les deux, lui dans la capitale et elle, en plein Labyrinthe. Le test pouvait commencer et qu'elle gagne ou perde, tout cela serait instructif, autant pour le haut conseil vampirique, que pour le directeur.

Elle était là, étendue sur le sol, la téléportation étant un peu rude pour son organisme, ouvrant les yeux en direction d'un jeune homme qui se trouvait juste derrière elle. Bon, au moins elle n'était pas en retard, mais comme d'habitude, Ayla ne faisait rien comme tout le monde. Que devait elle faire ? Se méfier de tout le monde ou tenter de faire équipe ? Difficile à dire, ce type ne lui inspirait pas confiance, dégageant quelque chose qui mettait ses instincts à rude épreuve. Pas de limitation, Myrddin voulait voir ses réactions, alors il valait mieux éviter de sauter sur le premier venu, aussi dangereux en apparence soit il. Sa méfiance ne dura pas, son regard fut inéxorablement attiré vers un volatile des plus gracieux. Cette odeur était plus que familière, Lucien était lui aussi de la partie. Vu le regard de l'humain, ces deux là se connaissaient, donc elle n'avait rien à craindre en théorie. Pensée naïve ? Sans doute, mais que voulez vous, ce rossignol marque des points avec notre princesse. Souriant finalement en coin, la vampire s'adressa à l'humain qui semblait avoir un côté bien solitaire.

- Alors ? Tu comptes y aller en solo ou ça te dirais de faire équipe avec un pseudo prédateur ? On est presque dangereux toi et moi non ? Je m'appelle Ayla, enchantée.

Des mots lourds de sens, elle était persuadée que le jeune homme comprendrait et puis elle était curieuse de voir si son cher noble allait daigner venir la rejoindre ou si il désirait avancer en solitaire.

~~~~


Certains voient le monde en noir
D'autres en blanc
On parle aussi de gris
Le mien est rouge...


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Lucien d'Elenor
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Jeu 14 Nov - 21:53

Il est temps de repartir à l'aventure.

Une petite masse de plumes quitte l'académie aux premières lueurs de l'aube, chantant les airs des musiques connues dans le milieu de la noblesse de sa voix d'oiseau dont elle s'est inspirée pour apprendre à la maîtriser.
Le festival commence et elle va pouvoir retrouver ses parents. Il fallait espérer que sa nomination dans la maison de l'ombre ne les embêterait pas. Ni le fait qu'elle préférait la rayonnante Ayla à une fille qui n'avait pas le tiers de son âge actuellement, issue d'une famille qui n'aimait pas vraiment la magie. Ni le fait qu'elle avait deux fois bravé le règlement.

Elle passe de plus en plus de temps sous sa forme aviaire, encore méconnue à l'académie. De quelques instants en quelques mois, elle y consacre presque une heure par jour, quand ses horaires et son travail le lui permettent. Mais il faut bien maîtriser le redoutable élément qui lui revient par sa naissance, se renseigner sur l'organisation de l'aristocratie vampire, s'entraîner au maniement de l'épée, réviser les notions des artefacts, continuer à jouer de la musique et explorer l'académie.

Cette vie était intéressante, en tout cas. La bibliothèque était bien fournie, le lieu plein de mystères. Lucien ne se sentait pas plus seul qu'il ne l'avait été au long de sa vie, mais était énervé à l'idée d'avoir pour seul camarade de maison un ancien noble meurtrier.


Le festival était fascinant et la perspective de défier les autres lames prometteuses du royaume, de rencontrer les autorités, de s'amuser pour une fois était très attrayante. Par sa vitesse, sa discrétion et sa meilleure vue, il avait passé une partie de la matinée transformé et avait découvert bien des choses. Il avait également été un observateur consciencieux et n'avait rien manqué des manœuvres d'un vendeur de tourtes malhonnête qui l'avait d'ailleurs tiré avec un lance-pierre. La création du labyrinthe l'avait également intrigué, d'autant plus qu'il ne risquait pas la mort ici.
Il était prêt à gagner ce tournoi pour l'honneur du duché d'Elenor et surtout pour le sien. Pour le défi que cela représentait, et pour prouver à tout le monde qu'on pouvait être benjamin et apte à relever des défis !

Autant tout observer avant de se ruer, écouter les règles. Le professeur d'alchimie qu'il avait dû croiser dans les couloirs les expliqua avant de se transformer en oiseau, lui faisant froid dans le dos. Un rossignol paraissait suspect, après une telle démonstration de pouvoir.
Des groupes se formèrent. Était-il plus simple d'affronter à plusieurs des épreuves ? Le noble n'en était pas si sûr. Il n'y avait bien qu'une personne avec qui il ferait équipe, lui. Et une à qui il se contenterait éventuellement de souhaiter bonne chance, s'il redevenait humain, ce qu'il ne comptait pas faire pour le moment. Cette forme était vive, rapide. Il ne fallait pas survoler le labyrinthe, soit, mais il pouvait profiter de la vélocité et de la finesse de cette partie de lui ; nombre de pièges seraient plus facile à éviter si la surface qu'il leur présentait était moindre, et tous ceux qui prenaient appui sur le sol pouvaient partir aux oubliettes !


Et puis, il entendit Zéphyr, l'intrépide aventurier des cuisines qui l'avait déjà remarqué lorsqu'il volait, le premier à qui il avait montré que l'animal était intelligent par jeu. Un trille particulièrement mélodieux fut sa réponse, car prendre forme humaine pour lui parler prendrait trop de temps ; de plus, on pourrait le voir. Et même à l'idée que son nom avait été prononcé, il ne pouvait se résoudre à accumuler les preuves de sa duplicité.

Et puis, il La vit. Ayla la Parfaite, à la carnation splendide, aux cheveux d'aurore pure, au visage délicat, aux mains fines, aux yeux profonds, à la taille de guêpe. Ses hideux bracelets qui lui volaient sa force étaient partis et il lui faudrait toute l'adresse au vol que lui avaient conféré ses exercices pour espérer la suivre. Mais il tenterait l'épreuve, s'annoncerait par une musique reconnaissable qui ne devrait pas être connue des oiseaux et la suivrait.
Mais non, Elle l'avait déjà vu. Et son doux regard semblait apprécier son côté garou. Sous sa vue perçante, elle était encore plus belle et tous ses traits étaient sublimés ; pour l'observer ainsi, il aurait presque été prêt à l'abandon de sa forme humaine. Si ses désirs ne s’arrêtaient qu'à la contemplation, il l'eut fait, mais il voulait se montrer digne de son attention et conquérir son cœur. Là, elle regardait Zéphyr et avait sans doute entendu ses paroles de son ouïe perçante ; des notes incontrôlables sortirent de sa gorge, infiniment plus gracieuses que le trille encourageant adressé à son camarade. Voyant qu'elle le contemplait, il osa se rapprocher d'elle et se poser sur son épaule, faisant attention à ne pas lui faire mal avec ses serres et indiquant à son camarade la totale confiance qu'il avait dans la vampire.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Dim 17 Nov - 20:09

Le labyrinthe. Depuis le début du festival, c'était l'épreuve que Aldéas attendait, et redoutait à la fois. Il savait pourquoi il s'était embarqué là dedans. Mais il ne cessait de penser que c'était une mauvaise idée. Il avait testé et mis à l'épreuve son sens de l'orientation depuis bien des années. Et ça n'a jamais été concluant. Alors dans un labyrinthe surement magique, ca ne sentait vraiment pas bon.

Aldéas avait profité du festival comme il le pouvait, mais cette pensée de se perdre à jamais entre les murs infranchissable d'un labyrinthe lui faisait froid dans le dos...

Pour l'occasion Ikk était venu rejoindre Aldéas par la voie des airs. L'oiseau était inquiet depuis ce matin à l'idée que son ami s’engouffre dans ce dédales de murs. Il savait que c'était censé être sans danger, mais Aldéas savait reconnaitre les moments de tension chez son compagnon


- Reste tranquille, il ne m'arrivera rien. Au pire je me ridiculiserais, c'est pas si grave. Compris ?

De par son petit cri aigu, le rouge-gorge acquiesça.


-Bon on est bientôt arrivé, envole toi ! Je te retrouve à la sortie.

Et le rouge-gorge s'envola vers les cieux. Aldéas avait suivi Léo Vikka ainsi que tous les autres camarades de son école qui avait voulu participer au labyrinthe. Il ne connaissait presque personne donc n'avait osé adressé la parole a qui que ce soit. Sans Ikk c'était certain qu'il n'aurait fait que se monter la tête par anxiété pendant tout le trajet. Mais il était arrivé à destination. L'épreuve allait débuté.

Aldéas avait pensé a peut être profiter de son don pour demander conseil à Ikk, mais les indications du professeur avait tout de suite refroidi ses envies.

Respirant une grande quantité d'air, Aldéas entra seul dans le dédale.



Dernière édition par Aldéas Stormrage le Sam 4 Jan - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Dim 17 Nov - 22:15

La solitude, l’impression qu’elle me dicte de plus en plus ce que je devais faire me hantait depuis la disparition de mon frère. J’ai beau être à l’académie, je me sens toujours complètement seule et vide. D’être entouré de centaine de personnes, comme moi, n’a rien changé. Je ne parle à personne, j’ai peur qu’ils posent des questions. Du moins les questions que je n’ai jamais envie que l’on me pose. J’aimerai pouvoir oublier. Tout effacer de mon esprit pour commencer un nouveau départ, avec pour seul passé, l’instant présent. Mais oublier serai lâche. Lâche comme je l’ai été envers mon frère et comme je le suis toujours. J’aurais du continuer les recherches, mais je n’en ai rien fait, larmoyant sur mon propre sort comme une petite fille égoïste. Je n’ai toujours pensé qu’à moi. Mais il était temps de changer, je ne pouvais pas constamment attendre que les gens viennent vers moi. Il faut que je m’adapte et réagisse.

Sans vraiment que je ne m’en sois rendue compte, le groupe d’élève que je suivais pour aller à l’épreuve du Labyrinthe, s’était arrêté et je manquai de rentrer dans un garçon. Le professeur qui nous accompagnais s’étira et se retourna pour nous introduire ce que nous allions devoir faire.

- Bon bon bon, nous y voilà les jeunes ! Je vous laisse pénétrer là dedans. Je vous rappelle rapidement les règles du jeu : vous êtes libres de visiter ce labyrinthe à loisir afin d’y trouver quelques uns des nombreux trésors qu’il recèle. Par contre, ne pensez pas qu’il ne s’agit qu’un dédale et qu’il suffit de faire un plan pour s’y retrouvez ! Les murs bougent, les pièges se déclenchent et se renouvellent un partout, il y a des passages souterrains, bref bien des choses pour vous troubler. Qui plus est, plusieurs professeurs sont éparpillés au milieu de ce labyrinthe pour vous soumettre à des épreuves plus compliquées. N’essayez pas de survoler ou de tricher, voire même de porter atteinte à l’intégrité physique d’un autre visiteur, car vous serez repéré, viré et puni par nos soins ! Sur ce, je vous laisse, et je vous souhaite bonne chance ! Je vous souhaite de ne pas me croiser sur votre route, je suis un homme vicieux !

Ayant fini, il se métamorphosa en corbeau et parti dans le labyrinthe qui paraissait immense. Cette épreuve paraissait complètement différente que ce que je n’avais imaginé. Je pensais que nous partirions en groupe, mais déjà quelques élèves s’aventuraient seul dans le dédale dans fin.

Un garçon se démarqua soudain des autres. Je le connaissais, il était en cours avec moi. Mais ce n’était pas son visage familier qui m’avait fait me figer, mais le fait qu’il se transforme dans la même grâce féline que mon frère en un magnifique tigre. Je crus un instant le retrouver, Hazbel, celui qui avait toujours été la pour moi. Sans vraiment m’en rendre compte je m’étais mise à le suivre. Je voulais le voir, l’observer. Et pouvoir m’oublier dans les souvenirs. Mais ce n’était pas Hazbel. Le tigre qui se trouvait à quelques mètres de moi, ne possédait pas l’énorme balafre sur l’épaule qui avait été laissé le jour de la mort de mes parents, sur mon frère.  

Il était clair que j’avais choisi cette épreuve pour pouvoir créer n’importe quel lien avec n’importe qui. Mais cet élève me paraissait particulièrement évident comme choix. Il était du même élément que moi et ressemblait étroitement à mon frère. Je me mis à marcher plus rapidement pour me rapprocher de lui et me lança sans vraiment réfléchir :

- Attend… je pense qu’on aurait plus de chances à deux non ?

Il s’est retourné et à rapidement repris sa forme humaine. J’étais envieuse de son aise à se transformer et à ne faire qu’un avec son côté garou. Cela me rappela qu’à une époque, quand tout allait bien, je ne faisais qu’un avec moi –même, si l’on peut dire ça comme ça. Il sembla réfléchir quelques instants mais donna rapidement une réponse.

- Hum… Pourquoi pas ? Reste près de moi alors. Qui sait ce qu’on peut trouver ici. Comment t’appelles-tu au fait ?

Je fus heureuse de sa réponse, et pris confiance en moi. J’allais peut être arrivé à créer des liens avec d’autres élèves. Je tentais un sourire, mais il me paraissait faux, même s’il était sincère et j’abandonnai donc rapidement cette idée et répondis le plus naturellement possible à sa question.

- Je m’appelle Nora, Nora Redbird. Et toi ?


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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mer 27 Nov - 23:22

Blabla, blablablabla, et blablablaa labyrinthe et lalala.
Ce prof avait enfin terminé son discours. C'était fou, soudainement la vampire avait des états qui se zigzagaient et sa personnalité perdait parfois toute connexion logique et son comportement toute suite logique.
En bref, un gros bazar. Puis observant brusquement le labyrinthe et son étendue elle entendit pour la première fois son coeur battre de peur. C'était impossible ! Les vampires n'avaient pas de coeur? Non? Un cri muet sorti de sa bouche , passant inaperçu. Sa vision se troubla, le ciel se craquela en deux grandes parties et un ciel gris terrible se dévoila. Un souvenir lointain d'une contrée cachée profondément dans sa mémoire.

-Si lointain...

La vampire observa avec attention la fissure des deux ciels qu'elle apercevait, sa vision se reflétait dans son regard. Il y'avait peut être des gens autour d'elle mais rien ne lui signalait leur présence. Seuls ses visions, des sons, des morceaux de souvenir la guidait dans son monde parallèle. Son esprit développait une schizophrénie aiguë. Oui, aigue, mais cette voix qu'elle entendait tout le temps n'était pas aigue, plutôt grave, masculine, parfois sensuelle, un sentiment apaisant, la vampire devenait accro à cette double voix. Un tel danger, se laisser conduire par une voix inconnue en plein milieu de son esprit. Mais d'où cela pouvait-il provenir? Lorsque la vampire tentait de chercher plus loin dans ses sombres chemins de l'esprit un hic l'arrêtait et un liquide de dégoût se faisait ressentir dans sa bouche, oui la vampire imaginait cette sensation dégoûtante et horrifiante d'un liquide noirâtre et vert se libérant de sa bouche.

Les sensations étaient si intenses qu'elles en devenaient des visions. Puis sa vision redevînt normale. Des élèves se mirent à entrer dans le labyrinthe, certains se séparaient, d'autres restaient unis. La vampire ignorait où elle devait se diriger. Cette voix masculine  protégeant sa santé mentale lui indiqua d'aller vers la droite.

*Tu auras moins de risques par ici, suis ma voix, ce n'est pas uniquement un labyrinthe physique mais également celui de ton psychique.*

Sa robe rouge pourpre se déchirait le long des branches, des élèves n'étaient pas très loin, leur élément s'apparentait peut être à celle de l'Ombre. L'Ombre. C'est vrai que Yuuki était très proche de celle-ci. D'une manière très douce et délicate la vampire laissa l'élément de l'ombre se libérer autour d'elle en une forme brumeuse noire, ainsi elle se mélangeait au décor.

Cependant, ce n'était peut être pas une si bonne idée car s'approchant ainsi elle ressemblait à un piège du labyrinthe. Ses camarades seraient-ils en mesure de reconnaître celle qui ne se connaissait plus?


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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Jeu 28 Nov - 19:33

Entendez-vous, mes amis, que dis-je mes frères, siffler cette douce mélodie, qui enjôlent vos oreilles ? Cette musique annonciatrice qui se révèle à vous ? Ne vous y trompez pas, ce n'est que l'annonce de ce qui va suivre : l'âme du labyrinthe se réveille enfin, et est prête à vous montrer milles merveilles. Vous aurez bien besoin de vos connaissances, mais surtout de tout vos sens, qui vous quitteront progressivement si vous n'y prenez pas garde. Après tout, ce dédale est bien plus puissant qu'il n'y parait, il vous sonde, vous observe, vous jauge, vous juge, et vous fera repousser vos limites, même quand celles ci semblent hors d'atteinte pour quelques personnes qui se pensent bien plus fortes qu'elles ne le sont. Comptiez-vous sur votre méthodologie, votre logique, vos capacités mentales, mais aussi physiques, pour vous imposer ? Votre seule volonté suffira si vous êtes dignes des mille et un trésors dont regorgent ce lieu magique.

Telle est cette mélodie:
 

Un jeune homme avance seul, avec comme seule arme sa concentration et sa naïveté. Un élève de l'eau, donc l'unique don est de créer des liens, don gâché par la solitude et la timidité. Il pénétrait dans le labyrinthe, suivait quelques couloirs, avant de tomber sur un escalier descendant : rien de bien engageant, cependant s'il revenait sur ses pas, le jeune homme ne pourrait suivre d'un seul et unique couloir, différent de celui qu'il avait emprunté, qui débouchait sur une autre entrée souterraine. Aucune échappatoire, il lui fallait descendre pour progresser, ou tourner en rond pour l'éternité et peut-être au delà. Au bout de ce couloir, le jeune Aldéas trouvera une galerie emplie de glace, totalement gelée. Son reflet était là, seul à lui tenir compagnie, pourtant impossible de prendre contact avec ce dernier, alors que lui seul sait dans quelle direction aller. Connaissez-vous le concept de la galerie des glaces, dans les fêtes foraines mondaines, où l'ont donne trois sous pour se prendre en pleine figure des vitres de verre les plus transparentes possibles ? Oubliez cela : ici vous ne voyez rien, certains couloirs se reflètent sur ces miroirs gelés, si lisse que vous ne pourrez, sans le toucher, savoir de quel coté aller, lequel n'est qu'un reflet, lequel est un couloir. Vous ne pourrez compter que sur vous même, et votre reflet, qui sera surement votre plus grand ami. S'il y a bien un lien que vous ne devez pas perdre, mon cher Aldéas, c'est celui que vous nouez avec vous-même. On va voir si vous êtes capables de vous entendre avec votre reflet, car avec tout ces effets de miroir, vous aurez souvent l'impression de perdre votre propre image...
Son arrivée se fera obligatoirement dans une salle circulaire, avec cinq couloirs qui en ressortent (en comptant celui de votre arrivée), dont les murs sont recouverts de glace. Dernière chose, prenez la peine, cher Aldéas, de lire la suite, jusqu'à la fin de ce paragraphe, vous en aurez besoin...
Une jeune retardataire, enfin, surement plus si jeune que cela, après tout ce qu'elle a vécu, rentra avec un poil d'hésitation dans le labyrinthe. Le chemin n'était pas le même, mais son épreuve fut choisie de la même manière que celle de l'élève de l'Eau : Yuuki Kuran fut emportée dans les souterrains, pour rencontrer une galerie de glace. La description est la même, mais les miroirs joueront des tours à notre jeune vampire : son reflet dépendra du miroir qu'elle croise. Un coup ce reflet ne sera que brumeux et sans personnalité, puis le mur d'en face montrera une vampire épanouie, le sourire aux lèvres, d'autres proposeront une image plus jeune, ou plus vieille, plus triste, plus heureuse. Perdue au milieu d'elle-même, ne sachant que penser de sa vie, ne sachant comment avancer... Peut-être que la direction à prendre aura un lien avec ces reflets ? Votre parcours vous emmènera vers ce que vous désirez être, ce que vous êtes, ou ce que vous pensez être. L'interprétation sera bien évidement à votre choix, je ne suis pas si cruel. Mais peut-être comprendrez-vous ce que vous cherchez vraiment...
Son arrivée sera dans la même salle circulaire que celle que j'évoquais précédemment avec ce cher Aldéas. Le premier de vous deux qui arrivera ne verra évidement personne, le second pourra rencontrer le premier. Si vous désirez un post de réponse de plus, n'hésitez pas, vous serez libres dans cette salle tant que mon prochain message ne sera pas arrivé.



Poursuivons notre périple d'aventure avec un couple de garou. A peine les présentations furent faites que le chemin étaient d'un seul coup creusé, très profondément, devant eux, comme un large fossé, dont les seules protubérances étaient des poteaux de bois plantés dans le sol, comme une épreuve d'agilité. Plusieurs types de lignes de poteaux étaient cependant visibles, puisque certains, plutôt larges, étaient largement espacés, de sorte qu'un chat ne puisse les atteindre, alors qu'un tigre le peut, mais également des poteaux beaucoup plus fins, bien trop pour les grosses pattes d'un tigre, alors qu'un chat y tiendrait sans aucun souci. Vous l'aurez bien compris, à peine réuni, il faut déjà se séparer. Cependant, chaque chemin de poteau rejoint la même sortie. Autre chose, les poteaux s'enfoncent dans le sol à intervalle régulier, de sorte qu'il vous faudra avancer rapidement si vous ne voulez pas être rattrapés, mais ça pour le savoir il faudra tester. Les poteaux se croisent régulièrement, à un endroit où les deux felins devront se coordonner pour passer. Plusieurs essais seront peut-être nécessaires, mais aucune crainte, le fossé est juste assez profond pour ne pas permettre de monter directement vers la sortie en sautant, mais remonter à l'entrée est possible grâce à un petit escalier. Recommencez autant de fois, synchronisez vous, et apprenez chacun à avoir confiance en l'autre. C'est ainsi que s'ouvrira la voix du succès, vers un dédale avec plusieurs couloirs qui vous seront libres d'accès et sans contraintes.


Terminons avec l'obscur trio. Garou, humain, vampire, chacun connait ses capacités, moins ses limites. Mais chacun devra cependant franchir les mêmes obstacles pour cette portion de labyrinthe. Le couloir dans lequel ils avançaient était assez linéaire, jusqu'à arriver à une sorte de marque au sol. Comme une rune, ou alors simplement un avertissement, à vous de juger, je ne suis pas à votre place. En passant cette inscription, vous remarquerez que vos mouvements sont comme... Inversés. Si vous avez la volonté d'aller de l'avant, vous reculerez. Si vous voulez tournez à droite, vous tournerez à gauche. Si vous voulez prendre votre temps, vous accélèrerez. Le lien entre votre volonté et votre mouvement est altéré au point de réagir totalement de manière opposée. Vous pensez que c'est simple ? Vous aurez quelques virages pour vous habituer. Mais après cela, le chemin sera plus étroit, et un fossé sera formé sur chacun de ses cotés. Ce chemin est sinueux, mais si vous allez lentement (donc que vous voulez aller vite) peut être arriverez vous à passer sans vous fouler une cheville. Vous découvrirez alors que les limites que l'ont ne voit pas forcément peuvent être atteintes en voulant les ralentir : si vous cherchez à éviter quelque chose, vous foncerez fondamentalement dedans, car vous agirez de façon naturelle contre votre volonté. Elle sera là votre pire ennemi, alors faites le vide et essayez de passer rapidement ! Évidement, si un oiseau vole, il ne volera plus : c'est un mouvement après tout, non ? Il ne pourra donc pas passer en volant, et vous imaginez bien qu'à patte, le chemin est long quand on est si petit.
Si ce cher rossignol ne veut cependant pas reprendre sa forme humaine pour affronter sa volonté, un passage s'ouvre au niveau de l'indication, laissant la place pour le petit oiseau, qui cherchera alors à se faufiler à travers un passage très étroit animé par un vent glacial et fort, qu'il ne découvrira qu'après s'y être aventuré.
L'épreuve se terminera à une nouvelle marque après le passage sinueux et étroit. Si vous arrivez à passer, continuer votre chemin tout droit en attente de la prochaine épreuve. Dans le cas contraire, abandonner est toujours possible. Le rossignol, s'il choisit l'option animale, continuera à affronter les vents jusqu'à la découverte de la prochaine épreuve, et de sa nouvelle localisation, qu'il ne connaitra pas à l'avance.


Passionnant, n'est-ce pas ? Voilà de quoi vous donner quelques fils à retordre. Évidement, le labyrinthe, pour ne pas vous décourager d'entrée de jeu, est resté avec vous fort clément : vous avez le droit à l'erreur et à recommencer autant de fois que vous le désirerez, des épreuves qui ne sont pas si dure. Un brin déroutant évidement, mais la suite se révèlera être bien plus croustillante. Et emplie de folie.
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Lucien d'Elenor
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Dim 1 Déc - 14:25

[Aldéas, tu disais dans un autre rp que Ikk était un rossignol, dans ta fiche un "oiseau des bois". Qu'est-il donc, en définitive ?]

Humain, vampire et garou formaient à présent un groupe pesant ne pouvant aller très vite dans cet univers chaotique ; il ne s'agissait pas tellement d'une question de performances sportives, car Zéphyr avait vécu dans un environnement qui ne lui avait pas permis d'être lent mais d'une précaution sans doute futile afin d'éviter de se perdre qui se retrouverait fracassée lorsque les murs se mouveraient.
Le sol semblait bien doux, mais au goût du garou il ne valait pas le tissu des habits d'Ayla. Mais plus le temps passait, moins son choix lui paraissait sensé. Pourquoi avait-il eu la bêtise de se poser là ? Il n'allait pas très vite, était balloté par la marche et ne pouvait raisonnablement lacérer l'épaule de son support de ses serres pour ne pas risquer une chute.
Le mutisme des animaux était un de leurs plus grands défauts. Être exclu de la conversation à cause de ce fait était logique mais douloureux.

Reprendre forme humaine était de plus impossible, car si le noble disposait grâce à son entraînement martial relatif d'une bonne endurance, il irait forcément moins vite que ses camarades et ralentirait le groupe entier.
Secoué par un autre pas, l'oiseau décida de suivre ses camarades en plein vol et de faire l'éclaireur, l'aile vainquant le pied dans le domaine de la vitesse : il pouvait donc se presser à la recherche de pièges et d'impasse.  
Abandonnant ses camarades pour un temps avec un trille, Lucien fonça.

Un mur de haies, deux murs de haies. Il fallait tourner à droite ou bien continuer tout droit. Quelque chose de bien rare, le chemin étant assez linéaire pour l'instant ; il devait s'agir de la seconde fois qu'un tel spectacle s'offrait à lui.
D'un accord tacite ils avaient décidé de toujours tourner dans la même direction, et la question de la direction ne se posait pas ici. Il se contentait de voler vite et de laisser ses yeux traîner partout à la recherche d'un sol a priori glissant, de plantes qui se démarquaient des autres... Une tache peut-être ingrate, mais qui lui permettait d'être utile et de ne pas avoir à subir la proximité de deux personnes qui parlaient sans lui permettre de se joindre à elles, fussent-elles ses meilleurs amis.
A intervalles réguliers l'oiseau revenait vers ses compagnons et reprenait forme humaine un bref instant pour leur expliquer que la prochaine intersection se terminait sur une impasse et qu'il valait mieux continuer tout droit, ou simplement pour éviter d'être séparé d'eux par la magie ou l'inattention.
Et puis vint l'épreuve.


Si Lucien vit le symbole, il le dépassa malheureusement pour lui dans sa contemplation de l'issue de sa taille avant qu'arrivent les autres et cessa son vol sans raison, incapable de comprendre ce qui se passait, se retrouvant à l'époque où il venait d'apprendre à voler en secret. L'herbe était heureusement plus moelleuse que le sol volcanique d'un enfer, mais la chute était tout de même douloureuse.
Une aile se baissa. Une petite patte partit en avant.
Il n'allait pas dans le bon sens. Il ne pouvait pas voler.
Sous sa forme humaine, il fit le même constat, le pire étant au niveau de la vitesse. Dans sa prudence face au nouveau phénomène il courut bien vite en ligne droite, et le temps qu'il revienne au point de départ dans des habits bien abîmés Ayla et Zéphyr étaient déjà visibles.

- Il s'agit d'un piège magique. Je doute qu'effacer le symbole le mette à mal, cependant... si nous pouvons le faire. Je n'ai rien pour ça sur moi, malheureusement. Écoutez-moi bien : l'espace qui va suivre est dangereux. Si nous continuons par là, nos mouvements seront inversés ainsi que notre vitesse. dit-il, puis voyant un de ses camarades approcher, sans doute sceptique, il ne put se retenir NON ! Il s'agit sans doute du seul chemin possible, mais il faut... attendre un peu, se préparer. A trois, je ne sais pas si nous pourrons tous passer sans nous faire mal. Il y a visiblement pour moi un autre espace, fait à ma taille.
Ce labyrinthe est plus compliqué que je ne le pensais. On nous observe, les épreuves sont faites pour nous. Nous séparer ne me semble pas prudent, dans ce cas : il s'agirait d'obéir au concepteur... nous devons peut-être faire front commun et rester unis.
Je n'ai pas envie de me séparer de vous, et si le chemin est difficile vous n'en avez pas d'autre. Si vous n'y voyez pas d'objections, j'ouvre le chemin ; j'ai eu un instant de plus que vous pour m'y préparer.


Lucien avança une nouvelle fois. Il ne prendrait pas la voie la plus facile. S'il se mettait à l'envers, il marcherait dans le bon sens en voulant aller droit et il serait peut-être plus facile de vouloir courir. Mais le chemin était sinueux, et il se heurterait aux murs.
Et s'il s'y tenait ? On pouvait parler dans ce lieu inversé, et on pourrait le prévenir s'il allait se heurter à quelque chose.
Tournant vers la gauche, il fit un mouvement vers la droite. Pour ce qui était d'un tour complet, le chemin emprunté importait peu.

- Guidez moi, il me semblera peut-être plus facile de marcher normalement pour atteindre ma destination même si je ne la vois pas. Et puis, je pourrais au moins vous voir.

La tactique n'était pas très pratique, cependant : il lui arriva un moment de courir en arrière, ce qui manqua de peu de le faire tomber. Tenter de courir était dérangeant mais efficace. Et qu'il tournât la tête vers la droite ou la gauche, il pouvait voir partiellement le terrain derrière lui.

Lucien se cogna, déchirant son habit à l'épaule sur les épines des haies qui le firent saigner, mais prit toujours garde à avoir une bonne longueur d'avance sur ses compagnons pour les éviter même dans ses courses les plus folles. Il avait envie d'aller vers eux, mais ses jambes ne lui obéissaient pas. S'il voulait reculer pour les éviter dans leurs moments d'égarement, il allait vers eux et devait vite s'arrêter pour éviter le choc.
Le pire étant les virages.
Voulant se gratter, l'élève de l'ombre leva la main. Et d'une épaule baissée, il demanda à ses camarades de ne pas se préoccuper de ça.

Encore un mur...


Dernière édition par Lucien d'Elenor le Dim 8 Déc - 13:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Sam 7 Déc - 17:29

- Je m’appelle Nora, Nora Redbird. Et toi ?

-Enchanté. Mon nom est Francis...et pourquoi...

à peine ai-je eu le temps de terminer ma phrase que Soudainement, le sol se mis à s’effondrer à coté de moi. Même si le trou s'était formé à coté et non pas sous moi, instinctivement, je sauta en arrière. Et je vis avec de grands yeux le fossé qui s'est formé juste à coté de nos pieds. Je regardais Nora, intrigué et encore surpris.

Bon. Il ne reste plus qu'a rebrousser chemin

-Suis moi. On va tenter de trouver une autre...

Ce jour là était le jour où je n'ai jamais pu finir une seule phrase. avant de me retourner, je vis s'élever du gouffre des poteaux de bois. Des poteaux qui s’arrêtèrent au même niveau que le bord de ce gouffre, et qui étaient chacun aligné, de manière à ce qu'apparaissent deux passages. La signification était bien claire: il fallait jouer les acrobates. Mais ce n'était pas dangereux? Et si moi, ou Nora faisaient un faux pas et tombaient? Je regardais prudemment le gouffre...pas si profond que ça. Aucun danger en fait. Et une échelle se trouvait près de moi. On pourrais remonter si par malheur, on tombais. J'ai regardé de l'autre coté du gouffre, voir si une échelle était aussi posé ici, où si cela semblait facile de grimper de l'autre coté. évidement, aucune échelle, ni moyen possible de s'épargner un trajet sur les poutres de bois. C'était évident. Pourquoi on nous imposerait une épreuve en ajoutant une sortie qui permettrait d'éviter tout effort?

Je me suis approché d'un des passages en bois, sous ma forme féline et étais assez rapproché du premier poteaux pour pouvoir poser prudemment la patte. Ce parcours ne me laissais peux de place pour pouvoir me positionner. Aussi, je vis que le second passage semblais posséder des poteaux plus large, mais un peu plus éloigné. J'ai tourné les talons de l'autre coté du trou et posa mes pattes sur la première plate-forme. Cette fois-ci, j'avais suffisamment de place pour pouvoir sauter d'une plate-forme à une autre.

bon. ça m'a pas l'air si compliqué.

Je commençai à sauter sur la seconde poutre, puis sur la troisième. J'allais sauter sur la quatrième quand soudain, celle sur laquelle j'était installé fit un léger bruit. Et je la vit s'enfoncer dans le sol. Etant concentré sur mon saut, et surpris, je perdis mon équilibre et tomba. Heureusement, ce n'était pas profond et je ne me fit pas mal. Toutefois, c'était frustrant de recommencer...

plusieurs minutes passèrent, et même si, à vue d'd’œil, je progressai de plus en plus, il était bien pénible de refaire constamment le même parcours. Nora semblait avoir autant de problèmes que moi de son coté. Ce n'est qu'après quelques regards que je me rendis compte d'un changement perturbant : la fille n'était pas là. À la place, se dressait et sautait une magnifique panthère aux yeux dorés. Comme moi, c'était une garoue. Une féline en plus. Je n'ai rencontré que deux garous à l'académie (Christyän et Myrrh, des secondes années de terre et d'esprit) mais l'un était un loup, tandis que l'autre était une vache. Deux créatures évidement très différent d'un tigre. C'étais la première fois que j'ai rencontré une autre féline. Cette découverte fit une légère brèche dans le sentiment de solitude que j'ai développé le long de ma vie. Il y a d'autres garous-félins, et je ne sais pourquoi...c'était réconfortant.

Mais je rêvassais, et je me rendis compte que je perdais l'équilibre. Je repris contrôle de mes mouvements et continua ma route, d'un rytme un peu pressé, les poteaux s’enfonçant plutôt rapidement. Un moment, je vis l'un des poteaux de bois plus décalé vers la droite. Je sautais dessus comme tout les autres, et sauta sur le suivant...quand quelque chose me percuta.

Je me suis retrouvé au fond du trou, un peu sonné. Nora était aussi tombé. Il semblait apparemment qu'ils s'étaient percuté. Je levai les yeux et vit qu'a un moment, nos deux chemins se croisaient et ne formaient plus qu'un dernier parcours. Mais une fois ce point passé, il restait peux de poteaux à passer avant de se retrouver de l'autre coté du gouffre. À peu près une dizaine.

-Il faudrait que l'un d'entre nous deux passe en premier pour qu'on évite de se percuter.

Je lui tendis ma main pour qu'elle puisse se relever, et partit en direction de l'échelle. Retour au point de départ.

-nos poteaux s'enfoncent rapidement. Tu es plus vive que moi. Je pense que tu devrais passer en premier. Je patienterais un instant sur le dernier poteaux, et je serais derrière toi. D'accord ?
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mar 10 Déc - 19:18

Il me regarda quelques instants avant de répondre.

- Enchanté, mon nom est Francis… et pourquoi…

Avant même qu’il eut le temps de finir sa phrase, le sol se mit à trembler de partout. Je perdis pendant quelques secondes mon équilibre, toutefois, mes atouts de félin, bien enfouis au fond de moi, me permettaient quand même de rester sur mes deux pieds un peu plus longtemps qu’un humain. Cependant, en plus de se mettre à trembler, le sol s’effondrait, et bientôt, un immense trou remplaçait le chemin linéaire qui nous faisait face quelques secondes auparavant. Les secousses se faisant de plus en plus violentes, je dus me reculer en manquant de tomber à plusieurs reprises. Un trou béant se dressait maintenant devant nous. J’étais quelque peu surprise, et même si je n’étais pas la personne la plus intelligente du monde, je compris rapidement que devant nous, s’imposait notre première épreuve dans ce labyrinthe. Je sentais le regard paniqué et intrigué de Francis posé sur moi, je me retournais vers lui pour essayer de comprendre ou de trouver la moindre réponse à toutes les questions qui fusaient déjà dans ma tête mais son regard aussi perdu que le mien me disait clairement qu’il était aussi désemparé que moi.

- Bon. Il ne reste plus qu’à rebrousser chemin.

Je restais quelques instants, perplexe. Son idée de revenir sur nos pas était tout à fait plausible. Même si cela me paraissait beaucoup trop simple.

- Suis-moi. On va tenter de trouver une autre…

J’allais lui emboîter le pas, quand de nouveau, le sol se mit à trembler mais avec beaucoup moins d’intensité que la première fois. Je me retournais vers la crevasse, de nombreux poteaux qui me paraissaient être en bois, s’élevaient maintenant à différents endroits dans le trou. Je remarquais avec un peu plus d’attention que certains étaient plus fins que d’autres et bientôt je voyais se dessiner un chemin jusqu’à l’autre côté du gouffre. L’épreuve s’imposait à nous sans grand problème de compréhension. La terrible affirmation que j’allais avoir besoin de me métamorphoser me donnait déjà des frissons dans le dos. Suivant Francis qui se rapprochait pour mieux observer et surement tirer une conclusion sur l’état des lieux, je remarquais que le trou n’était pas extrêmement profond. Tomber n’apporterai seulement que quelques ecchymoses, et encore. Si nous étions sous notre forme féline il était fort possible que nous retombions sur nos pattes et que les dommages soient moindres. Je vis quelque temps après une échelle qui nous permettait de revenir au point de dépars, l’idée qu’il puisse se trouver de l’autre côté une échelle identique me paraissait stupide et insensée, mais je jetais quand même un regard au bout du gouffre plein de poteaux. Rien qui ne ressemblait à semblant d’échelle ou un moyen de monter ne s’y trouvait. En même temps, j’aurais trouvé extrêmement stupide que quelque chose de la sorte s’y trouve. A quoi bon se casser la tête à faire un trou et y placer des poteaux, pour donner une solution beaucoup plus simple juste en face ? Un long soupire s’échappa de mes lèvres. Le fait que les poteaux ne soient pas tous de largeurs égales s’imposait de nouveau à moi. Et, alors que je m’approchai pour essayer de comprendre la signification exacte, Francis me devança et se transforma, une fois de plus avec une aisance incroyable. Sans même regarder si j’en faisais de même, il s’approcha du premier poteau et posa sans grande assurance la patte. J’essayais avec beaucoup de mal de ne pas me perdre dans mes pensées tant il me rappelait mon frère. Mon cœur se serrait si fort dans ma poitrine que je manquais de suffoquer. Francis me sorti de mes pensées quand soudain il se recula et parti vers l’autre chemin où les poteaux étaient plus larges. Il semblait soudain beaucoup plus concentré et confiant, se sentant parfaitement bien sous sa forme féline, contrairement à moi. Je me rappelai soudain qu’il ne savait pas quel était mon don. Cela me paraissait pourtant important, il devait le savoir. L’épreuve était faite pour que seuls deux félins puissent l’accomplir. Je me décidais donc à lui dire alors qu’il se lançait dans son périple pour arriver de l’autre côté.

- Francis ! Je…

Alors qu’il avançait plutôt rapidement, sautant de poteaux en poteaux,  il s’arrêta soudain quand un déclic se fit entendre. Cela me stoppa dans ma phrase, inquiète,  j’attendais ce qui allait se passer. D’un coup, la poutre sur laquelle le tigre tenait en équilibre s’enfonça dans le sol, la surprise était tellement grande qu’il tomba sans avoir le temps de prévoir sa chute. Je me précipitais sur le bord du gouffre pour voir s’il allait bien. Il s’ébroua un peu et marmonna. Il n’avait pas l’air blessé, j’en conclu que c’était à mon tour d’essayer. Il fallait bien que je passe moi aussi. J’essayais de calmer ma respiration qui s’était déjà mise à accélérer rien qu’à l’idée de devenir panthère. Les souvenirs étaient plus forts, plus intenses sous cette forme. Comme s’ils étaient ancrés dans cette partie de moi. Et comme d’habitude je fuyais mon passé, mes erreurs, étant toujours aussi lâche et égoïste. Je prenais de longues inspirations pour ne pas laisser la panique prendre le dessus et comme si je faisais ça tous les jours, mon corps se métamorphosa, j’étais soudain couverte de poil, une longue queue finissait ma colonne vertébrale pour accentuer mon équilibre, je me sentais beaucoup plus légère et ma vision été plus aiguisée. Je pensais avoir réussi sans l’encombre des mauvais souvenirs, mais alors que j’entamais mon premier pas, l’image de mon frère avec l’épaule en sang, courant dans les bois me portant sur son dos  lorsque j’avais 6 ans, me prit au dépourvus et je manquais de trébucher.  Je secouai ma tête pour me sortir ce moment de mon esprit et essayais de reprendre conscience de l’environnement qui m’entourait.

Sans vraiment réfléchir, je pris le même chemin de poteau que Francis avait récemment emprunté, ils étaient larges mais beaucoup plus espacés que les autres à peine un peu plus loin. Sauter sur le premier était d’une facilité déconcertante même s’il était sans cesse en mouvement de bas vers le haut. J’essayais de bien rester en équilibre mais étant beaucoup plus fine et petite qu’un tigre je n’eus aucun mal à rester en place. Je me rendis enfin compte que le poteau suivant était vraiment éloigné et que je n’avais aucun recul. Je me mis en position, prête à bondir, remuant un peu mon arrière train pour gagner de la puissance dans mes membres postérieur.  Au moment de sauter, quand j’étais en l’air, je pris conscience que j’allais à peine pouvoir effleurer le poteau suivant.  Au moment où il se rapprochait, je sortais toute mes griffes pour au moins pouvoir ralentir un peu ma chute. Malheureusement je ne réussi qu’a griffer la poutre en bois et tomber en me cognant à l’atterrissage contre ce bout de bois qui ne cessait de s’abaisser. Pendant un moment, je restais sonnée. Je n’étais pas tombée de haut, mais ma tête avait frappé contre le poteau assez violemment. Je ne bougeais pas quelques instants, essayant de me calmer. Je repris ma forme humaine et pris la direction de l’échelle pour monter. Je jetais un coup d’œil à Francis qui tentait déjà une nouvelle fois sa chance. Il semblait toujours aussi confiant, tel un vrai tigre. Je l’enviais tellement. Je compris en remontant que le parcours que pratiquait le félin rayé ne m’était pas destiné mais plus celui qui se trouvait à côté. Et, prenant mon courage à deux mains, je m’élançais une nouvelle fois.

J’enchainais tentatives sur tentatives, échouant toujours plus laborieusement à chaque fois. Je n’étais pas concentrée, je faisais des erreurs d’étourderies, comme perdre équilibre, glisser, tomber, ou ne pas attendre le bon moment pour sauter. J’avais du mal à coordonner mes mouvements ce qui me demandait un certain effort de concentration au niveau de mes membres félins. Francis n’aidait pas beaucoup à ma concentration, plus j’essayais et plus je me disais qu’une fois de plus je n’étais pas capable de me débrouiller seule. Et cela me rappelais ma dépendance à mon frère. Francis me rappelais mon frère mais ils étaient pourtant si différents. Ayant marre de devoir recommencer sans cesse, je décidais de porter toute mon attention sur ce que je faisais. Perchée sur mon poteau je me mis de nouveau dans la position d’avant saut. Je fixais du regard la poutre suivante comme si c’était une proie. Je ne devais pas la laisser passer. Je sentais mes muscles se raidir puis je m’élançais, préparant déjà l’atterrissage. Me posant dans une grâce qui m’impressionna moi-même, j’intériorisais une vague de fierté. Puis, je m’accordai quelques secondes de répit, sentant un regard posé sur moi. Je ne relevais cependant pas, ne voulant pas perdre mon rythme et sauta sur le poteau suivant. Alors que jusqu'à présent, les poutres étaient plus ou moins alignées, celle-ci était décalée sur le côté. Ne cherchant pas à savoir le pourquoi du comment, ayant soudain une certaine hâte à vouloir finir cette épreuve, je me focalisais seulement sur le bout de bois suivant qui ne cessait de s’enfoncer dans le sol puis de remonter.  Alors qu’ayant maintenant pris le truc, je m’attendais à réussir sans le moindre problème mais je percutais quelque chose de massif qui me repoussa et je chutai vers le sol.

Maintenant au sol, j’aperçu Francis, également par terre. Je relevais la tête et pris conscience que les deux chemins se rejoignaient en ce même poteau, mon regard se porta de nouveau vers Francis qui faisait de même, il reprit sa forme humain et je suivais le mouvement ne me sentant pas à l’aise à être seule en panthère. Il me regarda et prit la parole.

- Il faudrait que l'un d'entre nous deux passes en premier pour qu'on évite de se percuter.

Il s’approcha de moi et comme si tout était normal, il me tendit sa main pour m’aider. Il n’y avait là aucun geste de violence ou d’agression mais le contact humain n’était pas mon fort et je m’étais retenu de reculer sur la défensive.  Mon cerveau marchait à mille à l’heure pour essayer de faire que chacun des gestes paraissent le plus naturel possible. Et, serte avec un petit temps de retard, je me rendis compte qu’il fallait que je reprenne ma forme humaine pour qu’il m’aide. J’attrapai ensuite sa main d’un geste gauche et, sans la oindre difficulté il me tira vers lui pour que je me retrouve debout.

- Merci.

J’avais à peine réussi à chuchoter ce faible remerciement. Son côté tigre me perturbait beaucoup plus que je ne le pensais et décidée à ne pas le montrer, je me renfermais sur moi-même espérant qu’il ne remarque pas le trouble qui m’habitait à ce moment même. Je figeai mon visage dans l’indifférence. Il n’y prêta pas une grande importance et pris directement la direction de l’échelle d’un pas décidé. Après quelques secondes d’hésitations, je lui emboitais le pas.
De nouveau en face des poteaux, j’étais prête à repartir pour énième essai mais avant que je me lance, il m’interpela.

- Nos poteaux s’enfoncent rapidement. Tu es plus vive que moi. Je pense que tu devrais passer en premier. Je patienterais un instant derrière toi. D’accord ?

Je réfléchissais quelques instants, le fixant sans vraiment m’en rendre compte. Attendre sur des poteaux en mouvement constant n’était pas une tache sans difficultés, ce parcours était loin d’être rapide à accomplir. Il demandait énormément de concentration, d’agilité, de patience, d’observation ainsi que de coordination entre ses gestes et les poutres. J’avais aussi eu l’impression que, plus je devais recommencer, plus les boutes de bois devenaient rapides et s’enfonçaient de plus en plus rendant cette épreuve physiquement plus compliqué à chaque échec. Je ne savais pas si c’était ma fatigue musculaire qui me donnait cette impression ou si tout cela était bien réel.

- Je suis d’accord. Je ferais de mon mieux pour ne pas que tu ais trop à attendre.

Comme pour illustrer mes propos, je repris ma forme féline aussi naturellement que je le pus espérant ne pas montrer mon malaise dû à ma transformation. Je reportais ensuite mon attention sur le premier poteau, et sauta dessus aussi délicatement et précisément que j’en fus capable, prête pour la suite.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mar 10 Déc - 22:27

*Brume, brume mon amie, ma jolie, ma douce jolie brume brume, tu n'es qu'une Ombre mais pour moi tu es tout, Brume, Brume, Amertume lalaalala, tu n'es qu'une Ombre mais pour moi tu es moi !*


Ainsi était l'air que chantait la vampire dans sa tête d'un ton jovial et terriblement torturé. L'Ombre qui lui tournait autour comme une aura semblait ravie de la chanson. L'enfant de la nuit approcha alors une étrange place. Sans comprendre comment, une galerie des glaces l'entourait. ELLE ÉTAIT PARTOUT !! La première chose qui se fit entendre fût ...un cri aigu. 
L'Ombre et la vampire n'avait pas apprécié d'être face à leurs reflets. En effet, bien qu'en tant que vampire elle pouvait se voir dans un miroir , cette sensation lui faisait toujours bizarre car c'était une situation qui n'était pas commune à tous les vampires. Enfin, c'est ce qu'elle devait penser.
Puis l'Ombre disparu. Yuuki était face à Yuuki? 


Un reflet joyeux, un autre triste, une autre vide. Toutes des jumelles et pourtant si différentes.
*Je veux sortir ! SORTIR !!!*
Folie ! Le poing de la jeune fille se dirigea vers le reflet pour le briser mais il n'en fût rien, le reflet continuait à bouger et lui demanda pourquoi elle lui infligeait ça.


-Pourquoi ? fit-elle d'une voix raisonnante 
-Je fais ce que je veux avec moi même !! AAAAAh! 
Les mains de la vampire se dirigèrent vers son visage pour en griffer le visage, se marquant jusqu'au sang, un étrange sentiment affaiblit son coeur, une ancienne sensation qui avait rendu une partie d'elle même cristalline et donc "brisable". Il fallait cristalliser en Ombre et non pas en une matière pure.


-Aahaha, alors, viens donc qu'on s'amuse à jouer avec les pleurnicheuses , je n'ai qu'une envie c'est de leur faire vivre un enfer.
-Mais c'est nous même non?
-Jamais vu.
-Tu n'as peur de nous blesser?
-Voyons , nous sommes trop puissantes pour ressembler à ces tas de ù%@$£. Aahahaha.


La vraie Yuuki resta bouche bée. C'était un bazar incroyable.
La Yuuki insolente prit un regard rouge et sourit d'un air maléfique. Soudainement la bague que la vraie portait se mit à briller d'un rouge et la brûla aux doigts. 
-AAAAAAAAAhhhgg ça fait mal ! Arrête !
-Choisis idiote, tu as vraiment l'air idiote si tu te voyais !
-Oui mais toi tu ne sais pas ce qui nous ait arrivé après toi!
-Oui tu ne sais pas...fit la troisième Yuuki mélancolique et brisée.
-Si père te voyait il aurait honte de toi ! Crétine ! 
-Moi je vais vous dire ce qu'il s'est passé... Quelque chose a changé en toi et tu l'as perdu. Cette perte a éteint une flamme en toi. Nous n'arrivons pas à nous relever car là où nous l'avons perdu nous risquons de ne jamais le retrouver.
-Que du charabia pour les niaises !


-SILENCE !
et le silence fût. Les paupières lourdes se fermèrent. La créature de la nuit fit le vide dans son esprit. Elle se voyait flottant sur l'eau, la nuit près d'une cascade. 
-Reste les yeux fermées Yuuki, nous allons te guider.
-Moi je ne la guiderai pas si elle refuse de retrouver la personne qu'elle était !


-Alors je promets de vous réconcilier toutes les deux. Je sais désormais que vous êtes en conflit. Je suis désolé, je n'avais pas vu que vous vous détestiez. Je promets que je n'oublierai jamais et que je vous mettrai en paix. Vous serez libres et on ne pourra plus se jouer de vous. 
Les yeux fermés et écoutant chaque voix l'une après et l'autre et non plus l'une sur l'autre la vampire se dirigea vers la paix de ses deux acolytes.
-Tenez bon, ne vous chamaillez plus, j'en fais la promesse que nous serons à nouveau réunies.
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Francis Dowell
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Dim 5 Jan - 22:25

- Je suis d’accord. Je ferais de mon mieux pour ne pas que tu ais trop à attendre

Et Nora repris sa forme féline, en sautant sur le premier poteau. Je me mis en position, et libéra le tigre en moi. Tandis que je voyais la panthère sauter avec grâce et agilité sur le chemin de poteau qui lui était réservé, je commençais à fixer de mes yeux doré mon chemin à moi. J'attendais un instant, le temps que Nora ai un peu d'avance sur moi, mais aussi pour faire le vide dans ma tête. Le chemin, c'est tout ce qui importait. Je me concentrais avec force sur ça, et uniquement ça. Petit à petit, les murs disparaissaient. Puis le chemin à ma droite disparus aussi, au même titre que Nora. La terre, en un coup, devins un sol invisible, le monde autour de moi n'était qu'un vaste néant noir: juste moi, et le chemin.

Cette fois-ci, c'est la bonne.

Je sautais sur le premier poteau. Puis le deuxième, puis le troisième, quatrième, cinquième. Je perdis légèrement mon équilibre sur le sixième, mais me rattrapais sur le septième. Pas de temps à perdre. Huit, neuf...Soudains, je m’arrêtais: j'avais pris trop d'avance. L'intersection était juste devant moi Je vis Heureusement Nora passer devant moi. à ce moment là, je remarquais que le poteau sur lequel j'étais commençais dangereusement à baisser. Une fois que Nora sauta sur le poteau suivant, je sautais sur l'intersection. Mais le poteau étais trop enfoncé, et je rentrais mes griffes sur le poteau. Je commençais à me soulever sur ce poteau, qui commençais lui aussi à baisser. J'avais perdus mon rythme, et il fallait que je le reprenne. Une fois dessus, je ne perdis pas de temps pour sauter sur le suivant. J'eu aussi de la difficulté à sauter dessus, mais je me remis vite sur patte, et je retrouvais un rythme équilibré. Cinq...quatre...trois...deux...Le dernier poteau.

Je sautais sur celui-là quand je commençais à perdre mon équilibre. je faillis tomber, mais je repris mes esprits, et au moment où j'allais glisser, je sautais de l'autre coté du parcours.

À ce moment là, je me suis laissé tomber au sol, hors d'halène. Nora aussi était affalé par terre, sous sa forme humaine. Je pris aussi ma forme humaine et me suis redressé un instant :

-eh be...ce n'était pas une partie de plaisir

-Je ne pensais pas qu'un gouffre pleins de poteaux pouvais fatiguer autant, me rétroqua t'elle.

-Le pire...c'est que l'on a fait que traverser le couloir...et on à a peine débuté.

Je me relevais, et Nora fit de même en s'essuyant un peu.

-Alors, continua t'elle, si toutes les épreuves sont aussi physiques, il va falloir économiser notre énergie.

-Restons positif. Si on arrive à mourir par la fatigue et la déshydratation à deux pas de la sortie, on sera au moins mort heureux 

La féline sourit, et échappa aussi un petit rire. Je souriais aussi.

-J'aime ta façon de penser

Francis se tourna vers la garoue. Je pense que c'était la première fois de ma vie que l'on m'avais fait un petit compliment. Ma mère m'avait déjà complimenté pour mes capacitées de chasseurs mais...c'était ma mère, celle que je connaissais depuis toujours. Je me sentais perturbé et aussi touché par des mots simples, et gentils. J'immagine que tout le monde disait ça. Je laissais échapper un léger sourire et, lâchais un faible:

-merci


celle-ci répondis à mon remerciment timide par un sourire chaleureux et nous continuâmes à marcher, laissant ce maudit chemin de poteaux derrière nous
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Ven 10 Jan - 22:44

Même en ayant réussi à passer les premiers poteaux sans trop de difficultés, je perdis vite toute la confiance que j'avais réunie en moi, lorsque ma patte arrière dérape sur le bout de bois, me faisant perdre équilibre quelques secondes. De ressentir la sensation du vide total, ainsi que celle de tomber me fit perdre toute mon assurance et je dû ralentir grandement pour ne pas réellement tomber, où même reprendre ma forme humaine.Vers le 5ème poteau, j'avais senti mon corps vibrer d'effroi, j'avais peur. Comme si soudainement, le vertige s’imprégnait de moi, je n'avais jamais eu peur du vide, ou encore de la hauteur. J'ai toujours aimé grimper aux arbres, atteindre leur cime et sentir un élan d'adrénaline s'infiltrer dans tout mon corps quand j'observais les alentours et que je me sentais plus grande que tout le monde entier. La terre paraissait si immense et si petite à la fois. Mais là, à l'instant présent, perchée sur ce pauvre petit poteau qui ne cessait de bouger, le moindre mètre de hauteur me paraissait insoutenable. Je lançais un rapide regard vers Francis pour voir où il en était. En prenant toute les précaution pour ne pas me retrouver sur le sol en moins de quelques secondes. Cette épreuve n'avait pas l'air de lui poser le moindre problèmes, il sautait avec aise, sans ce soucier du vide ou même du mouvement incessant des morceaux de bois. Je mis quelques secondes à me rendre compte qu'il était au même niveau que moi et que j'étais celle qui devait passer en première à l'intersection. Je ne devais pas être un poids pour lui, je devais avancer et rattraper mon retard. Je pris une longue inspiration, je visualisai dans mon esprit chaque poteau, je fis attention à chaque bruits, je remarquais qu'il y avait un son différent quand le poteau s'enfonçait, je plantais mes griffes tellement profondément dans le bois que mon corps était en harmonie avec les mouvements de ce dernier. Quand je sentis le bon moment, je détendis tous mes muscles et sauta. J’enchaînais sans vraiment m'en rendre compte. J'avais l'impression d'avancer plus rapidement et l'adrénaline s'empara de moi.

Je vais y arriver

Un autre rapide regard vers Francis et je m'élançais sur le poteau qui était à l'intersection. Je savais que je n'étais pas réellement consciente de ce que je faisais et que sans cette soudaine adrénaline, je serais sûrement encore figée sur le petit morceau de bois, mais je me sentais mieux. Je me sentais légère et gracieuse, pour la première fois depuis longtemps. Trop concentrée sur l'envie de finir cette épreuve, je ne remarquais pas que le poteau était légèrement plus éloigné et un peu plus gros que les autres, comme pour faire un juste milieux entre le chemin du tigre ainsi que le mien. Je m'en rendis compte trop tard et c'est avec peine que je réussi à planter mes griffes des pattes avants dans le bois. Je glissais sans pouvoir faire quelque chose et mon arrière-train labourait désespérément le poteau pour tenter de remonter sur le haut. Mon cœur cognait contre ma poitrine à en faire mal et ma respiration s'accélérait. Pourquoi n'étais-je bonne à rien? Pourquoi avais-je décidé de faire ce stupide labyrinthe, je savais très bien que je n'étais pas prête, j'étais beaucoup moins habile que normalement à cause de mon mal aise sous cette forme. Il fallait que j'arrive à remonter, si je tombais, Francis continuerai sans moi, pourquoi garderait-il comme coéquipière, une fille qui ne supporte pas sa vrai nature ? Et qui n'arrive même pas à sauter de poteau en poteau ?
Je commençais déjà à me dire que c'était fini, que j'allais tomber. Mais, quand le poteau s'éleva, cette action me donna une sorte d'élan qui me permit de remonter complètement, je faillis perdre de nouveau équilibre vers l'avant une fois de nouveau sur le bout, mais je ne dérapais pas.
Une fois en sûreté, je m'accordais quelques secondes pour retrouver mon rythme cardiaque. Je sentais tout mon corps trembler de peur, mais il fallait continuer. Perchée sur le poteau, j'évaluais rapidement mes deux nouvelles options. Le circuit formait une sorte de huit. Je devais donc continuer en suivant les poteaux qui le côté gauche du trou béant.
J'entendais Francis commencer à avoir quelques problèmes sur son petit support et je décidais de repartir. Plus que cinq.

Quand mes pattes touchèrent le sol poussiéreux, je me laissais tomber. Je n'étais pas à bout de force, mais mes muscles me faisaient terriblement mal et ma respiration était légèrement saccadée pendant que mon cœur battait toujours avec folie contre ma cage thoracique.
Heureuse de pouvoir finalement retrouver ma forme humain, je m'empressais de me métamorphoser. Quand Francis arriva prés de moi, j'étais assise, respirant de grande bouffé d'air.

- Et beh... ce n'était pas une partie de plaisir. Me dit il en me regardant.

Je ne savais pas vraiment quoi ajouter, j'avais été lamentable, mais je devais répondre, mon but premier étant de faire de nouvelle rencontre, ce n'était pas en ignorant quelqu'un qui m'adresse la parole que j'allais réussir à atteindre mes objectifs.

- Je ne pensais pas qu'un gouffre plein de poteaux pouvait fatiguer autant. Répondais-je un peu hésitante.


- Le pire... c'est que l'on à fait que traverser le couloir... et on a à peine débuté.

Il se releva et je cogitais quelques instants sur ce qu'il venait de dire, en effet, si toute les épreuves m'épuisaient de la sorte juste parce qu'il est obligatoire que je la passe sous ma forme féline et que cela puise mon énergie, je n'allais pas tenir bien longtemps dans ce labyrinthe. Je me relevais aussi cherchant un peu de volonté dans mes entrailles.

- Alors, si toutes les épreuves sont aussi physiques, il va falloir économiser notre énergie. Ajoutais-je plus à moi-même que pour réellement continuer la conversation. Mais il enchaîna :

- Restons positif. Si on arrive à mourir par la fatigue et la déshydratation à deux pas de la sortie, on sera au moins mort heureux.

Je me tournais brusquement vers lui alors qu'il prenais déjà la direction du chemin qui continuait à s'enfoncer dans le ventre sans fin du labyrinthe. J'avais échapper un petit rire ne sachant pas vraiment s'il riait ou non. Son raisonnement ne m'était pas habituel, voir la mort comme un point positif rien que par le fait qu'elle arrive à deux pas du but premier me paraissait d'abord complètement débile. Mais en réfléchissant bien, il est vrai que mourir en plein milieux de ce labyrinthe et mourir à deux pas de la sortie, je préférais largement la deuxième option qui me paraissait beaucoup plus optimiste. Cet étrange garçon venait d'éveiller énormément de curiosité en moi. Et j'avais soudainement envie de vraiment découvrir qui il était.

- J'aime ta façon de penser.

Il se tourna à son tour vers moi surpris, puis il esquissa un léger sourire que je parvenais quand même à décrété comme sincère. Un faible merci sortie de ses lèvres et j'essayais de paraître amicale en répondant le plus chaleureusement que je pus d'un signe de tête, je cru complètement rater mon effet, mais il parut satisfait et se remit en route sans rien ajouter d'autre. Je me retournais quelques secondes vers l'épreuve que nous venions de passer et un petite sourire vint se déposer au coin de ma bouche, on allait y arriver. Je trottinais un peu pour le rattraper et je me calais sur son rythme de marche laissant dernière nous les morceaux de bois qui bougeaient encore.


Dernière édition par Nora Redbird le Mer 26 Fév - 18:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Lun 20 Jan - 23:27

Continuant à avancer sans véritablement savoir où tout cela aller le mener, Aldéas s’était engouffré dans le labyrinthe. Il regarda une seconde dans son dos, se rendant compte qu’il était surement incapable de retrouver son chemin. Si tant est qu’il n’ait pas pu changer entre temps. Personne ne savait les règles de ce jeu. Se sentant renfermé sur lui-même il préféra ne pas y prêter attention et de continuer tout droit espérant trouver quoi que ce soit qui pourrait le guider. Il fini par trouver un escalier qui sonnait comme la seule occasion pour avancer. Il descendit l’escalier doucement.

Soudain il entendit un cri venant du fond du tunnel, se répéter en écho dans l’espace clos de l’escalier. Encore plus prudent qu’a l’accoutumé et en avalant une grosse bouffée d’air frais il descendit jusqu'à la dernière marche de l’escalier. Il avança légèrement dans la pièce… Et à ce moment il perdit absolument toute notion d’espace.

Aldéas était devant Aldéas, mais pas seulement. A gauche, a droite, même derrière lui l’ancien accès avait disparu pour céder la place a des reflets. Et ce partout, comme des reflets de partout ne cessant de lui masquer ce qu’il avait vraiment dans les yeux.

Tout d’abord paniqué d’avoir perdu tous ses repères spatiaux, Aldéas ferma les yeux longtemps. Inspira, expira. Il ouvrit ensuite doucement les yeux. Ses reflets étaient toujours là.  Il levait la main gauche, les reflets aussi. La situation n’avait pas changé, mais au moins il avait réussi a se situer le mieux qu’il pouvait, tout en ne sachant pas qu’est-ce qu’il l’entourait, ni même comment sortir d’ici.

Puis il vit dans les reflets une autre forme derrière lui. Il se retourna et se rendit compte qu’une fille était là. Elle avait les cheveux longs de ce qu'il pouvait voir. Aldéas pensait l’avoir reconnu a l’entrée du labyrinthe mais il ne savait pas qui elle était. Elle faisait face aux reflets. Dos à lui. L’avait-elle seulement entendu arriver ? Ou vu, avec tous ces reflets ?

Aldéas s’avança légèrement, brouillé par les déplacements simultanés de tous ces reflets, et tenta timidement de créer le contact :

« - Heu… Salut ? »

~~~~
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Ven 24 Jan - 13:41


Le chemin était toujours le même, rien ne changeait, tu parle d'un labyrinthe, Myrddin avait vraiment opté pour la facilité ? Difficile pour la vampire de l'imaginer ainsi, mais elle savait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, il suffisait de penser à son propre cas pour illustrer cette devise. Lucien avait quitté son épaule pour servir d'éclaireur, le petit oiseau avait une grande utilité dans ce genre de cas, même si il n'échapperait sans doute pas aux pièges du directeur. Le vieil homme était bienveillant, mais il avait également un côté très inventif, autoritaire et parfois même plutôt sadique. Ayla avait beau le connaître plus ou moins, mais elle se méfiait autant de lui que des comtes du haut conseil vampirique. Si Myrddin avait réussi en politique sur tout le royaume, c'est qu'il avait un don pour cette science malsaine qu'est les jeux du pouvoir. C'est pourquoi, la vampire ne doutait pas que les surprises présentes dans ce labyrinthe, ne seraient pas aussi amusantes que prévue. La peur de l'inconnu était présente chez toutes les races, peu importe leur puissance et dans ce genre de cas, sans la moindre information, il ne fallait compter que sur une seule chose : l'instinct de survie. Cependant, certaines races possédaient un gros avantage dans ce genre de situation, leurs sens étaient des fois supérieurs à ceux des races moins avantagées par la lune, comme les humains par exemple. En tant que vampire, Ayla aurait du ressentir ce qui la mettrait en danger, mais c'était à la fois une force, tout comme un handicap. Elle n'était pas comme les autres membres de sa race, que ce soit pour sa régénération, sa puissance physique, la peur qu'elle créait chez la plupart des créatures et donc les garous ou encore l'effet qu'elle provoquait chez ses frères et sœurs nocturnes. Il n'était cependant pas question d'un des points cités précédemment, mais d'un léger petit défaut de son instinct de survie. Ce sens que nous possédons tous, mais qui est bien plus poussé chez certaines espèces, nous protégeant de tout ce qui pourrait nous tuer. Devant une mort imminente, certains sont paralysés, d'autres ont une poussée d'adrénaline qui sauve leur misérable petite existence sur le moment. Mais cet instinct ne réagit que devant une situation capable de mettre fin à nos jours, comment une personne qui possède une capacité de guérison comme la vampire peut elle avoir le moindre instinct de survie ? Ayla ressentait simplement tout type de danger, mais c'était aussi important pour elle, qu'une légère démangeaison pour vous. Autant dire, qu'à moins d'avoir un adversaire voulant réellement sa mort, elle n'était absolument pas capable de voir les pièges qu'on lui tendait. Contrairement à Lucien qui cessa subitement de voler.

La vampire suivit du regard le garou, paralysée devant une telle scène. Certes, elle aurait pu lui éviter de s'écraser ainsi sur le sol, mais un souvenir l'empêcha d'agir sur le moment, le cours de combat. Ayla se rappelait de la frustration du garou, ne comprenant pas qu'il s'agissait du fait qu'il n'aimait pas être ignoré et avait simplement assimilé cela à un refus de recevoir de l'aide. La dernière chose qu'elle aurait voulu, c'était de le blesser une fois encore. Le voyant se relever, la vampire s'autorisa à nouveau à respirer, puis remarqua soudainement la marque au sol. Lucien expliqua rapidement, enfin revenu sous sa forme humaine, qu'il s'agissait d'un piège magique inversant tous les mouvements de ce petit groupe. C'est à ce moment précis qu'elle se rendit compte du réel danger de cette épreuve, pouvant apporter maintes blessures à ses compagnons de route. Si elle voulait aller doucement, elle irait à sa vitesse maximale et donc avec une force d'impact magistrale. Si elle désirait éviter ses camarades, elle les percuterait comme un véritable taureau et la comparaison des dégâts qu'elle pourrait infliger faisait passer cette bête pour une simple animal de compagnie. Elle se força donc à foncer sur le reste du groupe, voulant se prendre de plein fouet les obstacles, ce qui fut étrangement beaucoup plus facile que prévu.

- La vérité, c'est qu'au fond de toi, tu vois en eux des proies.

Secouant la tête, comme si elle pensait qu'elle n'avait qu'un parasite qu'elle pouvait chasser avec sa force, Ayla tenta désespérément de penser à autre chose. Cette voix n'avait rien de semblable à celle qu'elle avait entendu au cours de combat, contrairement à cette sensation de bien être, celle ci forçait la vampire à réveiller sa nature la plus enfouie, la plus profonde et la plus dangereuse. Comme si cela ne suffisait pas, Lucien se blessa et bien entendu, saigna, provoquant ainsi une envie soudaine de sang. Pour la première fois de son existence, Alya remercia ceux qui avaient créé le pacte, sans lui, elle aurait sans doute craqué. Elle ne savait que trop bien les conséquences de le rompre, son père avait forcé un vampire à mordre un humain non consentant sous ses yeux. Ce dernier s'était enflammé aussitôt et avait fini en cendres.

- Tu as survécu à une potion corrosive, alors que sont quelques flammes ?
- Arrêtes !


Hurlant cet ordre, cette supplice, la vampire transpira soudainement et perdit connaissance, au beau milieu de ce labyrinthe. Des branches s’apprêtaient à la faire sortir de cette épreuve, un mécanisme spécifique à ce terrain de jeu, mais elles repartirent aussitôt, Myrddin voulait visiblement savoir ce qui allait se produire.

Elle dérivait, n'arrivant plus à se relever, comme si elle avait un poids l'empêchant de bouger son corps, comme si il ne lui appartenait plus. La peur s'installa rapidement, paniquant, que lui arrivait il ? Des images défilaient sous ses yeux, des êtres dont les visages étaient dissimulés, ne voyant qu'un simple sourire artificiel digne des nobles. Son corps lévita, quitta ce labyrinthe, traversa ce plafond d'épine, les carbonisant de sa simple présence et s'échappa lentement de ce lieu. Elle se vit quitter Edälis, se diriger vers le désert des morts, ressentant le froid glacial de cet endroit pourtant si brûlant en pleine journée, puis vit le tristement célèbre gouffre de la haine. Elle le connaissait bien, pourtant il lui semblait si inconnu en cet instant, elle n'était pas chez elle, ce n'était qu'un enclos. Le traitement réservé aux ennemis des humains, ils parquaient les démons et les vampires, deux races ennemis, comme de simples animaux. Les vampires ne pouvaient se rebeller, ils étaient beaucoup trop occupés à affronter leurs voisins, quand cette lutte finirait elle ? Sa race était elle condamnée à se battre pour l'éternité ? Le sang, le combat, l'essence même de la vie d'un vampire, mais ils ne désiraient pourtant pas guerroyer contre ces brutes épaisses. Les humains avaient donc créé une paix fragile, mais combien de temps cela durerait ? Toujours des questions, aucune réponse, à quoi bon perdre la raison pour de la politique et de la guerre. Sa dérive continua, quittant ces terres désolées pour découvrir un espace sauvage où l'homme n'avait jamais posé le pied, à moins que la nature l'ai chassée depuis bien longtemps. Cette pensée la fit sourire, enfin un petit paradis pour les animaux, qui ne serait jamais détruit par la stupidité, l’appât du gain et l'envie de pouvoir, bien connu des humains. Mais ce n'était pas sa destination, la nature ne voulait pas d'elle, ce n'était pas encore son point de chute. Ayla continua encore et encore, arrivant dans une contrée aux épais nuages noirs, empêchant toute lumière de fouler ce sol. Les humains ne verraient qu'obscurité, mais ce n'était pas un problème pour un habitué, pour une créature nocturne, un être de la nuit, bref un vampire.

La lévitation se stoppa, lâchant la vampire dans le vide, bien qu'elle fut particulièrement accompagnée dans sa chute. Des nuées de chauves souris, qui auraient créé la terreur chez d'autres, vu qu'ils auraient rapidement finis en morceaux, entouraient Ayla, comme pour la rassurer sur son sort, qui ne serait en aucun cas funeste. Une vision effrayante pour bien des êtres, même des vampires, mais qui réussit à calmer l'angoisse de future comtesse, se persuadant qu'elle ne finirait pas en bouillie sur ce sol épargné du soleil. Un choc se fit sentir, mais ce n'était en aucun cas la fin de la vampire. Une gigantesque forme rouge l'intercepta, faisant rentrer dans sa peau sanglante ce qui semblait être des pics et fit un vol stationnaire, afin de laisser sa passagère s'accrocher correctement pour la suite du vol. Un dragon, rien que ça, un gigantesque reptile, moins grand que celui de l'académie, mais tout aussi dangereux. Elle le sentait, le sang des vampires coulait dans ses veines, caressant doucement et tendrement l'animal, Ayla s'accrocha à son cou et le laissa la conduire à sa destination. Survolant château, forêt, ainsi qu'un grand nombre d'animaux vampiriques, jusqu'à découvrir une gigantesque cité en ruine. Le dragon l'emmena dans le bâtiment le plus imposant, sans doute ce qui servait de demeure aux dirigeants de ce lieu et la déposa dans la salle du trône, passant par un trou dans ce riche plafond. Observant la vampire et la saluant d'un signe de tête des plus respectueux, le dragon fit ressortir ses pics et s'envola puissamment, quittant cette salle si belle aux yeux d'Ayla.

- Bienvenue chez toi Ayla, enfin nous nous rencontrons.

Cette voix, encore elle, la vampire devait savoir pourquoi elle semblait la tenter depuis le labyrinthe. C'était sûrement elle qui l'avait fait venir en ces lieux. Cet endroit...il semblait si inconnu et pourtant si accueillant, elle se sentait chez elle. Caressant le sol, Ayla ignora pendant quelques minutes la source de cette voix, observant chaque détail de cette pièce.

- Qui es tu ?

Sourire en coin, la mystérieuse personne qui l'avait invité fit enfin son apparition, sortant de l'obscurité de la pièce, étant étrangement bien éloignée du trône. Une jeune fille aux cheveux blancs, à la peau tout aussi pâle que celle d'Ayla, aux canines bien présentes et aux yeux rouges et à la pupille reptilienne, symbole ultime de pureté chez les vampires. Elle était habillée de mitaines noires en dentelles, ainsi que d'un tissu blanc attaché à sa tête avec ruban et fleurs blanches en guise de chapeau. Elle possédait également une chemise avec un col brodé, une décoration digne de la noblesse, avec un foulard rouge tenu par une pierre rouge sang, provoquant une soif soudaine chez celle qui l'observait. Continuant dans cette lignée des plus riches, l'inconnue aux dents longues portait une veste col au corps et un long manteau blanc et rouge, fermé par une ceinture. Que ce soit pour la veste ou le manteau, les symboles, les rubans, la broderie, tout semblait indiquer qu'elle appartenait à la haute noblesse. Ayla connaissait parfaitement ce milieu, mais jamais elle n'avait vu des symboles de ce genre, tout faisait penser à des dragons ou des chauves souris, une vampire au dessus des autres vampires, le genre de personnes à prendre au sérieux. Elle était raffinée, magnifique et terrifiante, ses ailes présentes dans le dos n'aidant pas vraiment à se sentir en sécurité. Pour une fois, oui, pour une fois, la vampire avait peur, son instinct de survie lui hurlait de sortir de cette pièce, mais elle n'en fit rien. Paralysée ? Non. Elle était juste curieuse et savait bien que ce n'était pas la réalité, Myrddin n'aurait jamais laissé la vampire entrer dans un tel endroit.

- Enfin une question qui trouve une réponse, je me nomme Phaera et je suis ton pouvoir.

Sourire forcé, Ayla était terrorisée et comprenait enfin l'effet qu'elle faisait. C'était ironique, la seule chose pouvant effrayer la vampire et la sentir en danger de mort, était tout simplement sa propre puissance. Elle avait entendu la théorie du professeur de contrôle concernant les pouvoirs, mais jamais elle ne pensait le rencontrer, du moins pas sans l'aide du Célestin.

- Cela fait un siècle que je patiente gentiment, espérant que le sceau imposé sur ta nuque faiblisse et grâce à ton petit test en alchimie, nous voila enfin face à face.

Sursautant, la vampire regarda avec attention celle qui prétendait être son pouvoir, comment était ce possible ? Elle n'avait même pas vingt ans, elle se souvenait de chaque étape de son éducation avec son père adoptif, ses souvenirs s'effaçant vers ses six ans. Comment pouvait elle avoir une centaine d'années, c'était strictement impossible. Phaera devait simplement parler d'un siècle en expression disant qu'elle attendait depuis des années. Mais d'après le professeur Bachiatari, il était impossible de rencontrer son pouvoir de son propre chef, à moins d'avoir un ressenti élémentaire hors du commun. Son pouvoir ne mentait pas, elle le voyait bien, alors qu'est ce qu'elle voulait dire par "un siècle ?"

- Ce n'est pas une expression Ayla, cela fait bien cent ans, à quelques mois près, que j'attends de pouvoir te rencontrer. Les vampires deviennent plus puissants avec le temps, comment est ce que j'aurai pu te contacter autrement ?
- Mais mon père...
- T'a menti. Il a utilisé le pouvoir de ton sceau pour te façonner une vie, tu ne peux te mouvoir et agir que depuis peu. A tes vingt ans, tu perdras ta mémoire à nouveau, tu sombreras dans le sommeil et on t'implantera de nouveaux souvenirs, tout ce que tu as créé, tout ce que tu as accompli, tout disparaîtra, tombera en poussière !


Elle tremblait, se bouchant les oreilles, elle refusait d'entendre une telle chose, cela ne pouvait être vrai, tout était faux !

- Pourquoi les comtes royalistes te connaissent tous à ton avis ?! Pourquoi tu as plus d'importance à leurs yeux que leurs propres familles ?!
- Ferme là !


Le sceau présent sur sa nuque s'effaça, ses cheveux virèrent au rouge flamme, ses yeux passèrent du rose à un profond vert émeraude. N'observant pas le résultat, elle attrapa en un rien de temps la gorge de Phaera et l'enfonça dans le mur, comme si il n'avait jamais eu la moindre résistance. Son "ennemie" cracha du sang et éclata de rire, avant de faire venir par télékinésie un miroir et le mettre devant elle.

- Même ton apparence habituelle est un mensonge ! Tu lui ressemble trop, donc elle a changé ton propre physique !
- Qui ?!
- Ta mère, ta vraie mère...


Ayla lâcha prise et recula, le souffle court, comme si elle venait de recevoir un coup en plein ventre. Phaera n'avait pas porté le le moindre coup, excepté avec ses paroles. Crachant du sang, elle essuya ses lèvres du bout des doigts et s'agenouilla vers Ayla. Posant doucement sa main sur son épaule, le pouvoir de la vampire changea d'attitude et sourit tistement. Elle se voulait rassurante, ne désirant point la souffrance de la comtesse en devenir, mais elle se devait de connaître la vérité, peu importe le prix qu'elle devait payer pour cela.

- Où est elle ?
- Morte, elle a donné sa vie pour ton sceau.
- Pourquoi ?
- Je manque de temps, trouve Yuuki, elle possède l'anneau de ta mère, des souvenirs reviendront peut être. Le sceau est fragilisé, mais pas encore suffisament, il me rappelle à l'ordre. C'est un au revoir Ayla...


Ayla se releva soudainement, se retrouvant dans le labyrinthe, à nouveau sous son apparence normale, tout ceci n'avait été que dans son esprit et ce n'était sûrement pas un rêve. Elle hurla, mélangeant colère, souffrance et tristesse, se mettant à genoux et frappant le sol sans le moindre ménagement. Les larmes de sang vinrent tâcher sa délicate peau blanche, détruisant totalement le masque de noblesse que la vampire avait toujours gardé. Sa respiration s'accéléra, jusqu'au point où Ayla sembla s'étouffer, puis tomba à nouveau sur le sol, prise de convulsions. Aucune guérison dans ce genre de moment, aucun appaisement possible, même Myrddin ne pouvait l'aider. Cela dura quelques minutes, puis elle parvint à se calmer, tremblante, souffrante, perdue dans les souvenirs de son voyage mental. Dans ce genre de moment, il vaut mieux éviter de trop agir, même si on ne veut que le bien de la personne, cela peut créer une véritable catastrophe. Bien entendu, cet élément déclencheur avait un nom : Lucien d'Elenor. Il était tout à fait compréhensible de vouloir aider Ayla, surtout pour le jeune noble, mais la vampire était beaucoup trop instable, une vraie bombe à retardement et elle venait d'exploser.

- Ne me touche pas !

D'un revers violent de la main, la vampire ejecta l'humain, comme si il n'avait été qu'une simple balle, le faisant percuter de plein fouet le mur du labyrinthe, l'odeur du sang ne calmant définitivement pas la comtesse. On lui avait menti, fabriqué une fausse existence, enfermé, sans doute même manipulé, tout lui avait été retiré. Son histoire était fausse, son apparence était fausse, ses propres parents étaient faux et Myrddin l'avait conditionnée pour qu'elle ne soit pas un danger pour les autres. Tout ce qu'elle pourrait faire, créer, ressentir, tout serait réduit à néant, Lucien y compris. Éclatant de rire, elle regarda le garou avec un air de prédateur et attrapa son visage avec force, une main sur chaque joue, pouvant broyer son crâne avec une facilité déconcertante. Elle colla ensuite son front contre le sien et le regarda avec un regard et un sourire démentiel, suivit d'une voix totalement effrayante et sadique.

- Pour qui te prends tu ? Qu'est ce que tu croyais ? Que tu méritais quoi que ce soit ? Réveille toi, tu es un humain doublé d'un noble inférieur et moi une vampire de la haute noblesse. Je suis un monstre, toi une proie, affronte la vérité !

Elle ne lui laissa strictement aucune chance de comprendre quoi que ce soit, relachant sa prise et le faisant tomber à nouveau sur ce magnifique sol d'un air dégaigneux. Ayla ne voulait pas qu'il puisse voir ce qu'elle essayait de faire, il devait souffrir et la voir comme un être monstrueux, ni plus, ni moins.

- Hors de ma vue.

D'un simple saut, elle s'éloigna du jeune homme et de son compagnon, courant vers l'inconnu, ne contrôlant plus son corps, laissant sa vraie nature prendre le dessus, avec suffisament d'instinct pour ne pas revenir en arrière à cause de la magie du labyrinthe. Les larmes coulèrent sur son doux visage, cet air dément l'ayant quitté en même temps que Lucien. Elle faisait partie de la haute noblesse en effet, elle pouvait survivre en ce milieu sans aucun soucis, pour son don à jouer un rôle, porter un masque, aussi déplaisant soit il. Elle venait de jouer un rôle décisif, celui qui changeait totalement les relations, si on s'y laissait prendre, le pire rôle de son existence, celui qui n'apportait que douleur en cet instant. Maintenant qu'elle connaissait son destin, elle ne voulait plus s'accrocher et imaginer la douleur sur le visage du noble aux cheveux d'or, une fois qu'elle aurait commencé à tout oublier. L'oubli des moments passés ensemble, leur première rencontre effacée, l'ignorance de ce qu'il était, puis le néant, disparu pour recevoir de nouveaux souvenirs et dormir pendant de longues années. Une disparition inexpliquée qu'il se reprocherait sans doute, sans compter le risque qu'il encourait en restant avec elle. Si les royalistes étaient de mèche dans cette affaire, Lucien risquait sa vie en s'approchant d'elle. Et si il apprenait la vérité ? Les nobles organiseraient son élimination sans la moindre difficulté, non, il devait vivre et ne rien savoir. Il valait  mieux qu'il pense être de trop mauvaise famille pour elle et donc ne pas être digne de sa présence, même si c'était terriblement douloureux. C'était le meilleur choix à faire...

Séchant ses larmes d'un revers de sa main, Ayla tenta de se reprendre et se concentra sur son seul et unique objectif. Elle se fichait dés à présent de terminer ou non cette épreuve, la vampire ne désirait qu'une chose, trouver la bague que Yuuki portait. Myrddin ne la sortirait pas avant cela, sinon il aurait déjà fait revenir les bracelets sur sa peau si pâle. Le vieil homme avait tout vu, il aurait pu l'empêcher de faire du mal à Lucien, mais n'avait même pas levé le petit doigt. Cela ne voulait dire qu'une chose, il désirait voir ce qui allait se produire, autant profiter de cet instant de répit.


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D'autres en blanc
On parle aussi de gris
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Sam 25 Jan - 18:51

Lucien gît devant mes yeux, inconscient et en piteux état. Les vêtements en lambeaux, avec de multiples plaies, certainement avec une ou deux côtes cassées. Il faut dire qu'il n'a pas été ménagé par la jeune femme. Enfin une "femme", tout est relatif.

-Alors ? Tu comptes y aller en solo ou ça te dirait de faire équipe avec un pseudo prédateur ? On est presque dangereux toi et moi non ? Je m'appelle Ayla, enchantée.


Ses paroles rejoignent à présent la scène qui vient de se dérouler il y'a quelques minutes.
Ayla n'est certainement pas humaine. Loin de là. Pleurer des larmes de sang et projeter un humain aussi facilement n'est certainement pas dans nos attributions. Je ne pourrais expliquer ce qui a pu causer ce changement de comportement. Elle semblait au premier abord plutôt avenante et agréable.
Perdu dans mes pensées, je réalise que Lucien passe en priorité sur mes réflexions et qu'il faut que j'agisse.
Je m'approche de lui et commence tout d'abord par chercher son pouls. Il est régulier. Bien qu'amoché, Lucien est bel et bien en vie. Mon pouvoir va m'être utile bien plus tôt que prévu.
J'appose mes mains sur sa chair meurtrie et commence à soigner ses blessures. Concernant ses côtes, je ne pense pas pouvoir faire mieux que soulager sa douleur. Je n'arriverai pas à le guérir complètement avec un pouvoir si peu développé.
Pendant que je lui prodigue les premiers soins avec application, je ne peux m'empêcher de penser aux dernières paroles de la jeune... créature? Lucien aurait-il une attirance pour elle? Pourquoi le faire souffrir inutilement? Et pour s'être décrite comme une vampire?

Un vampire... Tout m'apparaît clairement maintenant: ses compétences, son teint, ses vêtements, ses mots. Tout était là devant mes yeux et je ne le comprends que maintenant. Il faut dire pour ma défense, qu'on ne voit pas ça tous les jours.
La surprise passée, je me rends compte que mon pouvoir n'agît plus par manque de concentration. Je porte de nouveau mon regard sur les plaies qui se referment peu à peu.
Une fois ma tâche achevée, je réfléchis sur la marche à suivre. Dois-je laisser Lucien seul et continuer ma route ou bien rester avec lui ?
Toutes ces années de formation pour n'agir que dans mon intérêt m'ont ramolli le cerveau. Bien sûr que je dois rester avec lui!
Je ne sais pas si il en ferait de même pour moi. Peu importe. Gagner ce concours n'a aucune valeur si je le fais en abandonnant des gens derrière moi.
Je m'assois en tailleur en attendant qu'il se réveille. Ne sachant que faire, je me mets à fredonner machinalement un des airs de mon ancien clan.

 Dans l'ombre nous demeurons.
 La mort nous assènerons.
 Et le temps d'un soupir,
 Ta tombe il faudra fleurir...

 
Me rendant compte de l'atrocité de cette chanson, je préfère me taire et laisser le vent siffler sa propre mélodie.

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La véritable puissance réside dans les sentiments que les gens éprouvent pour les autres. La véritable force, c'est notre cœur. Si quelqu'un tient à moi, cela me rend plus fort. L"union de nos cœurs, voilà d'où vient ma force!

Kingdom Hearts


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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mar 28 Jan - 21:34

Des yeux se froncèrent lorsqu'Ayla subit sa crise, loin dans les profondeurs du labyrinthe.

Car le professeur Myalens surveillait le labyrinthe, sa magie parcourant l'atmosphère de ce lieu magique et sondant les esprits de chacun à tout moment. Il fallait tout surveiller, tout comprendre de ces élèves prometteurs et prévenir les infractions au règlement.
Un état de transe profonde, car il fallait être capable de suivre les mouvements de personnes autonomes, d'interpréter leurs pensées et leurs émotions en démêlant les fils que chaque être de ceux des autres.

Yuuki était fragile, Aldéas circonspect devant une salle des glaces.
Nora et Francis s'entendaient bien devant une épreuve physique.
Lucien et Zéphyr se débattaient contre un sortilège d'Esprit. Il était amusant de voir les efforts qu'ils faisaient pour soumettre un corps contradictoire à leur volonté.
Quant à Ayla...

Quelque chose se passait très mal avec elle, il pouvait voir dans son esprit la présence d'une odeur de sang. Lucien semblait souffrir à l'épaule, et si Theyne se concentrait sur lui il pouvait sentir un liquide chaud qui coulait à cet endroit...

Il s'était intéressé aux sang-purs qu'il avait promis de protéger par des serments inviolables et tous les sens du mage étaient à présent sur le qui-vive. L'équilibre mental de Yuuki tiendrait et il ne pouvait toujours lui tenir la main, mais il fallait se précipiter avant qu'il n'y ait un malheur.
Une pensée vint à jour au moment où le guérisseur émergeait de sa transe : il était en train de méjuger d'Ayla, qui était maîtresse de ses émotions et ne faillirait pas devant elles. Elle tenait de sa mère, après tout, et la part de Perséphone qu'il avait absorbée répugnait profondément à la comparer à une bête fauve qui se jetterait sur la moindre goutte de sang.

Autant considérer cela comme un obstacle supplémentaire qui permettrait de voir si son élève serait capable de réussir cette épreuve avec une telle distraction, d'autant plus que l'odeur apparaissait délicieuse.


Soudain, toute pensée consciente provenant de la vampire cessa. Ce fut brusque, et Theyne regretta de ne pas avoir prêté suffisamment attention à celle qu'il croyait plus fiable.


Protégez-là

Une étrange impression se répandit dans le corps du dhampire, comme si tout son sang se glaçait et se réchauffait simultanément, provoquant d'innombrables démangeaisons. Alors, il se souvint que d'innombrables nobles vampires suivaient le jeu et que tous auraient l'esprit tourné vers Ayla. S'il était vulnérable, si elle avait une révélation à ce moment, qui la verrait ?

Des vrilles de magie se développèrent par la volonté du mage, et la lueur lunaire fut concentrée en un point, invisible aux non-initiés. Tout autour d'Ayla, dans son évanouissement, il y eut un sortilège de protection redoutable afin d'empêcher toute intrusion dans son esprit, pour la laisser seule avec elle même. Faire une telle chose en se concentrant à côté sur les efforts de Nora pour ne pas manquer un poteau après un agile saut était assez difficile, car le niveau des vampires était élevé.

Un moment passa, une goutte de sueur se forma au poignet droit du dhampire qui constatait que Myrddin n'avait toujours pas évacué la vampire aux cheveux roses. Aldéas vit Yuuki, Lucien s'inquiéta de voir Ayla dans un tel état et s'en éloigna tout doucement, paniqué et ne se souvenant plus de la marche à suivre. Francis fit un trait d'esprit, fatigué par un autre échec.
Les nobles s'agitaient.


Alors, elle se réveilla.
Et elle viola les règles, blessant assez gravement le noble. Un os pouvait s'être brisé sous la force colossale de son agresseur, et Theyne regretta amèrement de ne pas avoir un don de double-vue. Préférant éviter d'avoir trop recours à la magie, il se dépêcha de courir vers la position d'Ayla.
Zéphyr, stupéfait, contemplait tout ceci.

Ayla voulait le bien du noble. Toutes ses pensées le reflétaient, mais elle avait enfreint les règles. À cause de cela, il était impossible moralement d'expulser tout simplement la vampire du labyrinthe : elle devait s'expliquer, et puis elle retournerait à l'entrée sous l'effet d'un sortilège s'il en était besoin.


Un mot résonnait dans sa tête. Yuuki.

Theyne pressa le pas.



- Ayla !
Lui qui était calme en toutes circonstances l'avait appelée sèchement, cachant dans sa voix la douleur qu'il ressentait de l'avoir mal jugée. Il devait se montrer inflexible, mais il ne pouvait le faire trop sous peine de la froisser.

- Reste ici. J'aurais ce que tu recherches car tu me l'as demandé lors du cours d'esprit, et je t'interdis formellement de courir à la rencontre de la personne qui possède cet objet.
Pourquoi as-tu fait ça, Ayla ? Tu aurais pu l'hypnotiser, bon sang !


Il se tut un instant, pour laisser ses paroles résonner. Lui, qui n'aimait pas l'usage immodéré de la magie, conseillait à une élève d'influer sur l'esprit d'un autre, ce qui était une des pires choses à faire.

- Il va sûrement te détester s'il ne réfléchit pas et devenir un implacable adversaire. Tu as enfreint une règle du tournoi, et si son camarade ne le soignait pas en ce moment même sa vie serait en danger. Les racines du labyrinthe se retirent devant la magie de Farore, car il n'est plus en danger. Tu es trop forte.
S'il réfléchit, il va comprendre et il luttera plus contre ceux dont tu veux le préserver. Je cache tes pensées aux autres que moi depuis tout à l'heure, car sinon ils auraient tous compris ton intérêt pour le noble.

Je pense que je devrais te ramener à l'entrée. C'est sûrement le plus sage à faire pour nous tous. Je te laisse une chance de t'expliquer, mais si elle ne suffit pas j'outrepasserai la volonté de Myrddin qui t'a laissée dans le labyrinthe. On ne doit pas blesser les autres. A vrai dire, on ne doit pas non plus faire usage de magie à leur encontre, mais j'aurais pu fermer les yeux plus facilement sur ce délit.


Une souffrance et une pointe de tendresse filtraient par à-coups dans le sermon, facilitant son passage. Comment faire pour éviter qu'une guerre ne se déclenche ? Le climat serait explosif sous peu, et il était de son devoir de limiter les dégâts.

Theyne tendit la main à Ayla. Au moindre signe de fuite furieuse, il était prêt à déclencher contre elle un sortilège de sommeil, pour éviter qu'elle ne se blesse et empire la situation en parlant à Yuuki, ou pire, à un des sang-purs.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Ven 31 Jan - 16:42

Peut être vous demandez vous comment les nobles, que ce soit les humains, les elfes ou les vampires, faisaient ils pour voir tout ce qui se passait dans ce cher labyrinthe ? Rien de bien compliqué en vérité, c'est un vrai jeu d'enfant, du moins si vous connaissez un peu Myrddin et son académie. Dans ce merveilleux établissement, se trouve un endroit que l'on nomme la salle de la sphère, permettant aux élèves de se téléporter, eux ou leurs objets, ainsi que de voir toute personne n'y étant pas opposé. A partir de ce principe, vous pouvez sans problème imaginer le dispositif installé par notre cher directeur, un véritable petit spectacle pour la noblesse, un jeu qui amusait tout particulièrement un seul et unique individu, Shitennô Bachiatari. Voyez vous, le professeur d'ombre était dans ce milieu politique depuis un moment et savait reconnaître parfaitement un masque dissimulant la vérité, d'une véritable émotion. Car si il est vrai que feindre l'indifférence peut être utile pour berner quelques profanes, le célestin n'était pas dupe, ça sentait le conflit à plein nez. Le roi se mordillait la lèvre, son épouse observait avec intérêt, les elfes soupiraient et les vampires s'agitaient, à raison d'ailleurs. Le comte Von Carline était calme, mais possédait un léger petit tic nerveux au niveau de son œil gauche, prouvant donc qu'il s'inquiétait fortement pour sa fille adoptive, un bon père en théorie, mais Shitennô était persuadé que tout cela dissimulait bien plus qu'un simple amour de famille. Vesper était intrigué, semblant vouloir analyser la réaction de la jeune vampire, ne comprenant pas pourquoi elle avait soudainement changée d'attitude. Il était tel le chien qui venait de découvrir un os, il était certain qu'il ne lâcherait pas l'affaire aussi facilement, à moins de tomber sur une fausse piste, cela peut s'arranger cher comte. Kuran était dans un autre état cependant, alors que les autres s'inquiétaient, lui, jubilait. Il devait attendre ce genre de moments depuis longtemps, la patience n'est elle pas mère de vertu ? Quant à Osterer et Hakairyoku, on peut simplement dire qu'ils étaient comme le lapin devant un serpent. Le spécialiste du pacte semblait vouloir en savoir plus, peut être faire signe à ses serviteurs d'enquêter, mais le regard menaçant du royaliste le plus célèbre de l'histoire le fit vite revenir à la raison. Tant que ce petit diable protégeait la comtesse, il était impossible de l'approcher.

Concernant le Célestin, il ne faisait pas qu'analyser les réactions des nobles, mais réfléchissait également à un petit plan d'action concernant la vampire et ses collègues. Theyne était entré en jeu, son aura était beaucoup trop remarquable pour qu'il ne puisse pas ressentir les capacités du dhampire. Il devait avoir découvert la vérité sur Ayla et donc rencontré Persephone, amusant, très amusant. Seulement, même si Shitennô avait promis à l'antique reine de la nuit de prendre soin de son enfant, il ne comptait pas entrer dans son jeu, après tout, il ne la connaissait que trop bien. Theyne penserait sans doute qu'elle recherchait à "unir" les humains et les vampires, un ramassis d'âneries, elle avait toujours tenté de prendre le dessus, impossible qu'elle change à ce point là. Le guérisseur avait entendu ce qu'il désirait le plus et elle se servait de lui, c'était la solution la plus plausible, mais en attendant, le Célestin refusait de trop lui faciliter le travail. Si Ayla devait connaître une partie de la vérité, autant prendre des précautions.

- Si vous voulez bien m'excuser, je me dois d'entrer en piste.

Une épaisse fumée noire s'empara soudainement de tous les participants de l'épreuve et les téléporta à différents endroits du labyrinthe, les emmenant directement devant deux gigantesques portes faites d'ossements, un petit chef d'oeuvre démoniaque. Ils furent tous répartis en binômes, chacun d'eux étant aussitôt prit dans une prison de cristal, il était temps de s'amuser un peu. Le Célestin s’éclaircit la gorge, puis s'adressa à tous les étudiants sous forme de doubles d'ombre, présents à chaque emplacement de ces fameuses portes.

- Bienvenue à votre première épreuve les enfants, aucune énigme cette fois ci, juste un choix. Vous remarquerez que votre camarade n'est pas le même qu'il y a quelques secondes et qu'il se trouve étrangement coincé dans une merveilleuse prison cristalline. J'admet qu'elle est belle, je dois dire que j'aime beaucoup les noms des victimes en relief, j'ai soigné la présentation n'est ce pas ? Ne vous inquiétez pas, votre ami(e) ne va pas mourir, juste être éliminé si vous ne prenez pas une décision dans les deux minutes qui viennent. Quelle porte choisir pour avancer ? Tout bête non ? La porte de gauche sacrifiera certaines de vos capacités physiques et mentales, mais votre camarade sera libre. La porte de droite éliminera votre collègue, mais vous offrira un avantage pour la dernière épreuve. Faites votre choix les enfants, l'heure tourne !

Trois groupes, trois binômes, mélangeant les genres et donc les affinités. Zéphyr avec Aldéas, Yuuki avec Francis et Nora avec Lucien. Les victimes étaient Zephyr, Francis et Nora. Certes elles pouvaient encore bouger, parler, se faire entendre, respirer, communiquer, mais le temps passait rapidement...très rapidement.

- J'oubliais, si vous ne prenez aucune décision, vous risquez aussi une élimination, disons une chance sur deux. Bonne chance.

Les saluant d'un air totalement innocent, les doubles du professeurs disparurent, tandis que l'original prenait congé des nobles. Mettant un certain anneau dans sa poche, il semblerait qu'une vampire ait perdu quelque chose dans ce transfert...oups ? Dans la politique, comme pour le pouvoir, il ne faut pas prendre de demies mesures et il avait la réputation d'avoir toujours un coup d'avance, c'était chose faite.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Ven 31 Jan - 17:31

Perdu dans ce dédale de glaçes et attendant la réponse de son interlocutrice, Aldéas n'eut pas une seconde de répit. Ayant tout juste eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'une épaisse fumée noire commençait à le recouvrir, jusqu'à le submerger complètement. Il s'était retrouvé dans le noir complet et l'instant d'après, la fumée se dissipa. N'ayant pas prévu son apparition, à son arrivée il trébucha et tomba a plat ventre sur le sol. On l'avait donc surement déplacé. Mais tout juste avait-il eut le temps de se relever en se massant le dos qu'il pu avoir confirmation.

Il n'était plus dans le chambres de glaçes, mais il n'en était pas loin. Il était coincé dans une sorte de pièce faite de roche cristalline, d'une pure beauté. Mais qui contrastait beaucoup avec les deux portes faits d'ossements derrière sa prison de cristal. Déboussolé de se retrouver dans ce lieu sans cirer garde, il tourna la tête et vit que ce n'était plus la jeune fille a coté de lui, mais un autre garçon était également piégé dans une cage de cristal a coté de lui, un autre élève sans aucun doute mais à qui il n'avait jamais parlé. Puis il vit un mot écris en relief : « Zéphyr ». Qu'est ce que ca pouvait bien signifier ?

Mais alors, une forme d'ombre apparut devant eux, qui pris aussi tot la forme du Célestin professeur de l'Ombre.

« - Professeur ? » Commença Aldéas, mais avant qu'il ne pu parler davantage, le professeur s’éclaircit la gorge et dit :

« - Bienvenue à votre première épreuve les enfants, aucune énigme cette fois ci, juste un choix. Vous remarquerez que votre camarade n'est pas le même qu'il y a quelques secondes et qu'il se trouve étrangement coincé dans une merveilleuse prison cristalline. J'admet qu'elle est belle, je dois dire que j'aime beaucoup les noms des victimes en relief, j'ai soigné la présentation n'est ce pas ? »

Le nom des victimes en relief ? Zéphyr ? … Le garçon piégé a coté de lui ne serait-il pas ce Zéphyr ? Ce serait donc lui la victime ? Et victime de quoi ? Les question fusaient en quelques secondes dans la tête d'Aldéas mais le professeur continua :

« -Ne vous inquiétez pas, votre ami(e) ne va pas mourir, juste être éliminé si vous ne prenez pas une décision dans les deux minutes qui viennent. Quelle porte choisir pour avancer ? Tout bête non ? La porte de gauche sacrifiera certaines de vos capacités physiques et mentales, mais votre camarade sera libre. La porte de droite éliminera votre collègue, mais vous offrira un avantage pour la dernière épreuve. Faites votre choix les enfants, l'heure tourne ! »

Et en les saluant, le professeur disparu. Aldéas n'avait pas beaucoup de temps, et heureusement il comprenait l'entièreté de cette épreuve. Il était calme en surface, mais jamais en aussi peu de temps son cerveau avait chauffé a plein régime. Il fallait choisir, ce serait trop risqué de parier une chance sur deux vu les deux choix présenté/ Ou bien on décidait de continuer seul, mais en pleine possession de ses capacités, ou bien on prenait le risque d’être certes affaibli, mais de s'enfoncer dans ce labyrinthe non pas seul mais à deux. Chaque possibilité avait ses avantages et ses inconvénients, mais ce n'était pas tant stratégiquement que moralement que ce choix se faisaient. Si Aldéas avait été la victime, il aurait voulu qu'on l'aide. Après tout, si il décidait de partir seul, ce Zéphyr, qui n'aurait jamais eu le moindre choix, serait éliminé sans jamais pouvoir prouvé à qui que ce soit qu'il aurait pu réussir cette épreuve. Ce serait arbitraire et cruel. Mais Aldéas savait qu'il n'était déjà pas fort physiquement. Et mentalement, il était très instable a cause de son don, le rendant extrêmement émotif. Donc s'affaiblir était une mauvaise idée, une très mauvaise idée. Et certes il ne serait pas seul, mais est-ce que Zéphyr serait le genre de personne à vouloir aider Aldéas ? Ou le genre à profiter de sa faiblesse pour l'éliminer ?

Alors, soudainement, il regarda à travers la prison pour apercevoir Zéphyr. Il réfléchis les yeux fermés, puis les ouvra et demanda simplement, comme si cela pouvait l'aider dans sa décision d'une quelconque façon :


« - Réponds juste à cette question, le plus honnêtement possible. A ma place, tu aurais choisi quelle porte ? »

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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Ven 31 Jan - 21:45

Ayla.

Comment avait-il pu se laisser aveugler par elle ?

Le corps entier de Lucien était douleur, mais cela était peu de chose par rapport au vide qu'il sentait en lui à présent. Après avoir dépassé la zone magique, il s'était rapidement rendu compte qu'Ayla n'allait pas bien, et la fourbe avait décidé à se moment là de se dévoiler, laissant tomber le masque de miel qu'elle arborait auparavant. Son contact avait du la révulser, tout simplement.

Les vampires n'étaient que des monstres à visage humain. À présent, le comportement qu'elle avait eu en cours de combat et en d'autres circonstances prenait tout son sens pour le noble haineux, qui remplissait le vide créé par ses plaies par une colère brûlante, implacable. Il se traitait déjà d'imbécile, se souvenant des émotions qu'il avait ressenties en vain pour une créature sans cœur, se demandait ce qui l'avait pris d'oublier les paroles de ses parents. Son poing se serrait, et l'incompréhension que ses traits avaient pris se changea en une violence intérieure.
L'orgueil blessé dénaturait ses capacités de compréhension, l'amour trahi les détruisait. D'ici quelques heures, il pourrait sans doute remarquer le trouble qu'avait eu Ayla, réfléchir sur ses actes et les relier à son épaule blessée, mais pour le moment Lucien avait besoin de sa haine pour surmonter l'épreuve.

Il devait s'être luxé le bras, quelques côtes devaient être cassées. Il voyait des couleurs qui n'existaient pas et sa tête le faisait souffrir.
Les dents grinçaient, de douleur et de haine.

Ses articulation craquaient et ne semblaient par à leur place, comme si quelqu'un les avait arbitrairement modifiées. Son dos, quant à lui, infligeait une souffrance presque aussi palpable que celle ressentie à la tête sous la combinaison des minuscules épines qu'il avait pris et du choc de la propulsion. Les vertèbres gémissaient encore, la colonne ne semblait pas prête à subir le moindre changement de position.
Déjà, les racines du mur de haie s'approchaient pour le sortir de ce lieu, lui volant par là sa seule possibilité de vengeance. Voulant prouver au monde entier qu'il était maître de son corps, Lucien ferma le poing courageusement.

Alors, l'enfer se déchaîna. Des vagues de souffrance remontèrent le long de son bras meurtri, une impression de gêne se déclarait ci et là avant d'être radiée devant l'intensité de la douleur ressentie. C'en était méprisable.


Il trouverait Ayla, victorieux. En ce moment, tous les rêves de l'élève de l'ombre étaient dirigés vers une perspective de de vengeance, d'humiliation. Il devait trouver la sortie le premier, gagner. Il devrait alors se consacrer plus que jamais à l'apprentissage de l'Ombre et de l'épée afin d'être capable de la défier. Il l'avait vue se battre, mais était sûr de pouvoir un jour gagner, épaulé par sa haine et par la certitude qu'elle ne verrait pas en lui une menace.
Alors, il fracasserait son crâne contre un mur d'ombre, transpercerait son cœur d'une rapière et se défendrait contre quiconque voudrait la venger. Il les vaincrait tous.
Il le devait.


À cette pensée, la douleur s'en alla peu à peu.
Elle s'envola, et une douce chaleur se répandit sans le corps meurtri du jeune noble. Tournant insensiblement la tête, et ayant par cette action seule l'impression de transformer sa nuque en une bouillie flasque, il découvrit Zéphyr qu'il avait oublié.
Il voulut se contenter d'un sourire mais ne finit pas son geste devant la douleur qui se déclare dans sa mâchoire, comme pour lui rappeler le contact récent des mains de la félonne. Les os craquèrent, le cou se contracta et une tension phénoménale s'accumula, bientôt dissipée.
Les racines se retirent, et un chant funèbre résonne, psalmodié d'une telle manière qu'il est difficile d'y reconnaître la voix de l'élève de l'air.
Lucien n'osait plus bouger. Il regagnait des forces petit à petit mais sait qu'il aura du mal à continuer. Toute son énergie se transformait en haine, son cerveau était rempli de ce mot. Il vit Ayla et l'imagina périr. Il vit ses habits, souillés par son contact, et les sachant irrécupérables n'eut qu'une hâte : les brûler.


L'Ombre soudain s'installe et le prend, ramenant à sa mémoire le jour où le professeur Bachiatari l'avait sorti épuisé d'un enfer pour l'amener en plein cours d'élément. Là où de nombreux autres se seraient laissés prendre à une peur panique devant ce rapt magique, Lucien se sent soudain en sécurité dans cet élément. Il acquiert la certitude confuse qu'il lui appartient, et y puise du courage. Il sourit et retrouve de l'énergie par ce seul acte qui est déjà moins douloureux qu'avant.
Entouré pendant une fraction de seconde par les ténèbres et la magie, il jubile devant ce qui est pour lui un moyen de vengeance et une nouvelle compagne. La fumée avait une odeur délicieuse, et il s'en emplit les poumons.
Déjà, il se sentait mieux.

Une prison de cristal sombre d'où se démarquait le mot "Nora" était à côté d'un célestin fait d'ombre, qui s'empressa de montrer les termes d'un "marché", expliquant le rôle des portes d'os.
Confusément, Lucien s'approcha de celle de droite avant de comprendre qu'il s'agissait de celle qui expulserait l'autre. Il posa la main dessus, et se sentit attiré par ces vestiges enchantés, dans une fascination morbide inexplicable.
Les os l'appelaient presque...

Lucien secoua la tête et se retourna pour observer attentivement la fille qui devait faire sa taille. Son esprit fatigué avait compris les tenants et aboutissants de son choix, et il était difficile de ne pas franchir la porte de l'égoïsme, d'autant plus qu'un seul pas lui permettrait de le faire.
Un pas pour se libérer d'une concurrente et avoir un avantage décisif pour la dernière épreuve qui lui permettrait de se distinguer alors malgré son état...
Sinon, il deviendrait sûrement une loque somnolente et inutile.

- Qu'as-tu à me dire ? Je pourrais faire un pas...

Il avait mal au bras. Ses veines lui semblaient... enflées, si cela était possible. Ses bras l'étaient en tout cas, et il ne devait pas avoir très fière allure. Pourtant, il se rattachait à ses vestiges de dignité et essayait de ne pas paraître faible.
Ce signal lui rappela la situation. S'il passait la porte de droite, il perdrait. La fille était assez pâle, ce qui pouvait indiquer une ascendance aisée.

De plus, il était tenu au respect envers les demoiselles. Quel dommage qu'il n'ait pas compris plus tôt que les charognardes à visage humain n'étaient pas comprises dans cette catégorie !

- ...Et nous faire perdre. Je n'aurai pas la force d'affronter seul les dangers du labyrinthe, et un bonus pour une seule épreuve n'est clairement pas suffisant.
Je préfère de plus perdre la moitié de mes capacités déjà amoindries et avoir une alliée entière. Le temps tourne... ne me fais pas regretter mon geste. Nous devons aller ensemble de l'avant, et je serai tes oreilles, ton atout caché qui ne surgira qu'au dernier moment. Je pourrais tenir dans ta poche, et nous pourrons peut-être vaincre la prochaine épreuve ainsi.


Le temps se poursuivait dangereusement et les jeux de hasard n'étaient pas une bonne chose.
Lucien franchit la porte de gauche, et épuisé par ses paroles et son discours, se laissa tomber au sol sous forme de rossignol.

Il vaincrait.


Dernière édition par Lucien d'Elenor le Jeu 27 Fév - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mar 4 Fév - 18:16

Alors que je marchais près de Francis, une soudaine épaisse fumée noire envahit le couloir sans fin dans lequel nous progressions. Rapidement, le tigre disparut de mon champ de vision et une vague de panique s'empara de moi. Je perdis tous mes repères et cherchais autour quelque chose à quoi se raccrocher. Je sentais que ce nuage obscur oppressait mon cœur, et la peur infiltra chaque parcelle de mon corps. Plusieurs sentiments traversèrent mes pensées pendant cet étrange voyage, haine, tristesse, déception, tout se mélangeait. Puis, comme elle était apparut, la fumée se dissipa doucement, laissant se dessiner de nouveau quelques formes appartement au nouveau lieu où je me trouvais.

J'avais quitté Francis et par la même occasion, le couloir où je me trouvais quelques secondes auparavant. Malgré sa transparence presque irréelle, je compris que j'étais enfermée à l’intérieur d'une cage de cristal. Quelques reflets dû au peu de lumière qu'il y avait, me permettaient de situer la paroi de verre. Pendant quelques instants, j'eus l'impression que mes poumons manquaient d'air et je me mis à chercher du regard un moyen de sortir, paniquée. Aucune issue possible ne semblait exister, seules deux portes de taille assez massive habitaient les lieux. Elles se trouvaient cependant hors de la prison, me laissant sans possibilité de fuite. Comme pour renforcer ce sentiment d’oppression et cette atmosphère lugubre, les deux sorties étaient faites d'ossements, rappelant de façon explicite que la vie ne tenait qu'à un fil. C'est alors que des mouvements captèrent mon attention. D'une part, le professeur d'ombre, que je connaissais de sa réputation de célestin, se trouvait près de moi, entre fumée et illusion, d'autre part, un garçon qui paraissait à peine plus jeune que moi. Je n'eus pas le temps de l'observer plus longtemps car  le double d'ombre du professeur se mit à expliquer la situation :

- Bienvenue à notre première épreuve les enfants, aucune énigme cette fois ci, juste un choix. Vous remarquerez que votre camarade n'est pas le même qu'il y a quelques secondes et qu'il se trouve étrangement coincé dans une merveilleuse prison cristalline. J’admets qu'elle est belle, je dois dire que j'aime beaucoup les noms des victimes en relief, j'ai soigné la présentation n'est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, votre ami(e) ne va pas mourir, juste être éliminé si vous ne prenez pas une décision dans les deux minutes qui viennent. Quelle porte choisir pour avancer ? Tout bête non ? La porte de gauche sacrifiera certaines de vos capacités physiques et mentales, mais votre camarade sera libre. La porte de droite éliminera votre collège, mais vous offrira un avantage pour la dernière épreuve. Faites votre choix les enfants, l'heure tourne.

La présence de mon nom sur la cage prenait tout son sens. J'étais la victime. Je dépendais de la décision du garçon à côté de moi. Cette triste affirmation me fit prendre conscience du sort qui m'attendait et je me tournais vers mon voisin de cellule.

- J'oubliais, si vous ne prenez aucune décision, vous risquez aussi une élimination, disons une chance sur deux. Bonne chance. Ajouta le professeur Bachiatari.

Il disparut après un bref geste de la main, mais toute mon attention était focalisée sur le jeune garçon qui s'était rapproché dangereusement de la porte qui mettait fin à mon aventure. Il posa la main dessus avec une avidité sans pareil. Paniquée, je m'approchais  de la barrière de verre. S'il passait cette porte, tout s'arrêtait. Quand il se retourna vers moi, je le reconnu enfin, Lucien D'Elenor, un élève de l'ombre. Un fils de la noblesse. Même en étant distrait, n'importe qui aurait vu qu'il était mal en point. Ses vêtements étaient sales et déchirés par endroits. Son regard habituellement hautain était maintenant terne, sans éclat ni émotion, quelques-unes de ces mèches de cheveux blonds cachaient son visage qui trahissait de la colère.

- Qu'as-tu à me dire ? Je pourrais faire un pas...

Sincèrement, à la seconde où j'avais compris qui était mon nouveau partenaire, j'avais perdu tout espoir de continuer. Je n'étais ni noble, ni forte, bref, pas un élément que l'on garde. Sa question me prit donc de court et je ne su que répondre. Ma bouche s'était cependant ouverte sans pour autant laisser sortir le moindre son. Lucien avait l'air perdu dans ses pensées et mis quelques temps à achever sa phrase.

- … Et nous faire perdre. Je n'aurai pas la force d'affronter seul les dangers du labyrinthe, et un bonus pour une seule épreuve n'est clairement pas suffisant.
Je préfère de plus perdre la moitié de mes capacités déjà amoindries et avoir une alliée entière. Le temps tourne... ne me fais pas regretter mon geste. Nous devons aller ensemble de l'avant, et je serai tes oreilles, ton atout caché qui ne surgira qu'au dernier moment. Je pourrais tenir dans ta poche, et nous pourrons peut-être vaincre de prochaine épreuve ainsi.


Ses mots me surprirent au point où j'en restais bouche-bée. Des milliers de sentiments contradictoires s'éprenaient de moi, devais-je me réjouir ? Me méfier ? Je ne connaissais pas ce noble, et je ne savais pas à quoi m'en tenir avec lui. Très peu de rumeurs couraient sur son don et sa dernière phrase restait en suspend dans mon esprit. Comment tiendrait-il dans ma poche ? Il avait l'air épuisé et je n'étais pas certaine de pouvoir le porter, il avait presque le même gabarit que moi et j'étais déjà fatiguée.

Il n'attendit pas que je réponde ou acquiesce. Il ouvrit la porte de gauche, laissant un faisceau de lumière pénétrer dans la pièce. Alors que je m'attendais à ce qu'il continu de marcher, il se laissa tomber sur le sol poussiéreux, se métamorphosant en même temps en un petit rossignol. Instinctivement, je me plaquais contre le cristal, cherchant à sortir pour lui venir en aide. Il était beaucoup plus blessé que je ne le pensais, et une question évidente s'imposa à moi : Qu'a t-il bien pu lui arriver ?


Dernière édition par Nora Redbird le Jeu 6 Fév - 18:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mer 5 Fév - 21:52

Nora sur les talons, je continuais ma route dans ce mystérieux labyrinthe, cette fois sous forme humaine. Il est plus facile de communiquer avec un ami humain lorsque l'on a la capacité de parler non? Et même après l'éprouvante épreuve physique qui m'avais assez épuisé, je me sentais suffisamment en sécurité pour garder ma forme la plus fragile et inutile. Nora couvrant mes arrières, je pouvais me concentrer sur moins de danger en même temps. Et il était agréable de parler avec ma camarade féline. Elle était gentille avec moi, en plus de sembler débrouillarde.

Nous avions à peine empruntés quelques chemins du labyrinthe après l'épreuve physique que les ennuis arrivaient déjà. Une sombre fumée apparut devant moi, et je me suis figé. Cette fumée arrivait droit sur nous. En un instant, plus rien. Plus rien de visible. Ni la fin du couloir, ni le début, ni les murs, ni Nora...Nora! Je ne l'entendais plus. Elle s'était perdus? Elle s'était enfuis en m'ayant abandonné à mon triste sort? Quoi qu'il en sois, je semblais seul.

-Nora? NORA? Tu m'entend? Tu es encore là?

La panique me prenais. Et si elle lui était arrivée quelque chose? Comment pouvais-je savoir? J'étais aveugle dans toute cette fumée. Fumée qui partit d'ailleurs vite. Lorsque je pus enfin voir clairement où j'étais, j'eu la surprise de remarquer que le lieu où j'étais était différent. J'avais été téléporté? Je regardais autour de moi, pour voir si Nora était là, mais la seule chose que je pu observer était une autre jeune fille, deux portes, et quatre murs autour de moi. Du cristal? J'étais enfermé dans une prison de cristal? Je voyais mon nom au dessus. Je vis soudainement deux ombres apparaître, une devant chaque porte.

- Bienvenue à votre première épreuve les enfants, aucune énigme cette fois ci, juste un choix. Vous remarquerez que votre camarade n'est pas le même qu'il y a quelques secondes et qu'il se trouve étrangement coincé dans une merveilleuse prison cristalline. J'admet qu'elle est belle, je dois dire que j'aime beaucoup les noms des victimes en relief, j'ai soigné la présentation n'est ce pas ? Ne vous inquiétez pas, votre ami(e) ne va pas mourir

Encore heureux. Je n'aimais pas déjà le fait d'être emprisonné. Rester dans un espace confiné me poussais déjà à vouloir commettre des meurtres (j'étais du genre claustrophobe), et j'étais de mauvais poil.

-Juste être éliminé si vous ne prenez pas une décision dans les deux minutes qui viennent. Quelle porte choisir pour avancer ? Tout bête non ? La porte de gauche sacrifiera certaines de vos capacités physiques et mentales, mais votre camarade sera libre. La porte de droite éliminera votre collègue, mais vous offrira un avantage pour la dernière épreuve. Faites votre choix les enfants, l'heure tourne !

Éliminé...je risquais d'être éliminé, et je ne pouvais rien y faire. Je dépendais d'une personne. C'était à la jeune fille devant moi de choisir si oui ou non, je mérite de continuer la partie, ou d'être mis à l'écart. Et si elle choisissait de me sauver, cela lui enlèverait de l'énergie. Celui qui a fait cette épreuve avait bien fait en sorte que la porte de droite sois la plus attirante. C'était cruel. Voir, sadique. Ce défis m'enrageais. Jamais je ne dépendrais de quelqu'un. JAMAIS!

Je commençais par regarder tout les coins et recoins de la prison de cristal, sans regarder la fille qui devait décider de mon destin. Pas de fissures, de faille ou de mécanismes qui pouvaient m'aider à sortir d'ici (ce qui était évident étant donné que je n'étais pas supposé sortir d'ici par ma propre volonté). Je me mis donc à utiliser la manière forte: Je concentrais toute ma force sur mon épaule droit et frappa aussi fort que possible. Mais rien. Je continuais mes efforts, mais aucune fissures n'apparaissait. La prison persistait. Je pris ma forme féline, et c'est avec une rage sans pareille que je me jetais de toute mes forces sur le mur de cristal de la prison. Je persistais encore, poussant des feulements de frustration et d'angoisse. Au bout de quelques secondes, épuisé, je laissais échapper un râle plaintif , et repris ma forme humaine pour me laisser tomber au sol. Rien à faire. La force brut ne m'avais pas aidé à sortir d'ici. Je sentais les murs de cristal se rapprocher de moi, m'étouffer, et mon angoisse ne fit que croître. Si je restais encore une seconde dans ce lieu aussi restreint, j'allais devenir fou. Je levais le regard sur la fille. Elle avait de long cheveux et des traits fin. Elle était vraiment pâle. Elle ne semblait pas réellement redoutable, et je me demandais si elle serait capable de surmonter une épreuve physique par elle même. Mais si je savais quelque chose, c'est qu'il ne faux se méfier des apparences. Il suffit de me voir: Un pauvre jeune homme épuisé, cachant un tigre sauvage et enragé en lui.

Je la fixais des yeux, et regardais ce qu'elle allait faire. Je tentais de ne pas inspirer de la pitié en elle: ce n'étais pas digne d'un tigre. Mais avec toute cette oppression et cette peur, je devais avoir l'air misérable.
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MessageSujet: Re: Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]   Mer 12 Fév - 0:24

Il y'a une minute à peine, je me trouvais assis, Lucien à mes côtés, blessé. Me voilà à présent emporté dans une épaisse fumée sombre et finalement, dans une cage de cristal.
Le professeur Bachiatari commença ses explications sur notre première épreuve.
Pendant ce temps-là, je fixe un jeune garçon blond, sans doute plus jeune que moi, qui semble manifestement être celui qui sera responsable de mon destin dans cette épopée.

Je ne suis pas particulièrement angoissé par la suite des événements. Peu importe le caractère de cette personne, il faut se rendre à l'évidence qu'il doit être bien plus embêté que moi dans cette épreuve. Il peut choisir la solution de facilité et m'éliminer, mais cela le rendrait lâche et les remords ne tarderaient pas à le rattraper. Me garder avec lui serait bien plus sensé et intelligent dans une situation pareille, malgré le handicap futur. Après tout, la fierté d'une victoire méritée est sans égale, si l'on compare avec l'usage de viles méthodes dépourvues d'un quelconque honneur pour remporter le concours.
Le temps passe et aucun de nous deux ne prend la parole. Je suis exaspéré de voir un être aussi indécis. Enfin, je dis ça, mais j'aurais sans doute été dans le même état si les rôles avaient été inversés. Le stress, le manque de temps pour réfléchir et mettre les choses au clair, tous ces facteurs influent considérablement sur nos décisions.
Il ferme les  yeux en tournant la tête dans ma direction, marque une pause, les ouvre et me lance finalement :

«- Réponds juste à cette question, le plus honnêtement possible. A ma place, tu aurais choisi quelle porte ? »

Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire moqueur. Cette question est tout à fait dénuée de sens. Croire en la sincérité d'un individu qu'il n'a jamais vu est inconcevable dans un concours où tout le monde lutte pour l'emporter. Se rend-t-il compte que le mensonge et la tromperie sont deux choses que chaque être, aussi pur soit-il, possède ?

Le temps presse et je dois lui donner une réponse.


- Tu ne me connais pas et tu ne sais pas ce que je vaux. Je suis en position de faiblesse et mentir serait la meilleure solution pour que tu décides de me libérer. Pourtant tu me demandes de te répondre honnêtement... mais puisque tu poses la question, je pense que je t'aurais libéré si j'étais à ta place. Pourquoi ? Parce que je ne supporte pas l'idée de ne laisser aucune chance à mes adversaires à cause d'une simple histoire de hasard!
Malheureusement, je ne peux pas décider à ta place.


Voulant détendre le jeune homme pour lui faire comprendre que je ne lui suis pas hostile, j'arbore un sourire narquois et lui lance cette fameuse phrase. Celle que tant de personnages de contes et d'histoires fantastiques ont employé :

- Mon sort est désormais entre tes mains.

~~~~



La véritable puissance réside dans les sentiments que les gens éprouvent pour les autres. La véritable force, c'est notre cœur. Si quelqu'un tient à moi, cela me rend plus fort. L"union de nos cœurs, voilà d'où vient ma force!

Kingdom Hearts


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Dernière édition par Zéphyr Farore le Lun 7 Avr - 14:51, édité 2 fois
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Détaler dans les dédales [Event 1, Épreuve du labyrinthe]

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