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 Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]

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MessageSujet: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Mar 31 Déc - 16:47

La plupart des élèves de première année ayant cours d'alchimie à cette date, un lundi matin à 8 heure, s'attendait surement à tomber sur un vieux fou barbant qui avait voué sa vie à l'alchimie et qui était surement quelqu'un de plutôt bizarre. Quelqu'un d'autoritaire, de ponctuel, de pas marrant, qui allait leur apprendre certes des choses superbes, mais surement pas de la meilleure des façons. Leur surprise fut surement bien grande quand ils arrivèrent devant la salle, située au sous sol, et de trouver accroché sur la porte un mot signé main de leur professeur, où l'on pouvait lire, difficilement vu son écriture de chien : "Prenez place autour du chaudron central, je serais en retard. Léonard Vikaa."
Et c'était bien sûr le cas. Ils étaient rentrés dans la salle et n'avaient pas trouvé leur professeur dans celle ci. Le chaudron était juste plein d'eau bouillante, encore sur le feu surement depuis un moment déjà. Ils prirent donc place autour de cette immense marmite et patientèrent. Ils n'eurent pas particulièrement à attendre très longtemps, fort heureusement, sinon le professeur d'artefact qui avait quelques élèves au cours suivant aurait surement râlé.

Léo était encore dans ses appartements quand l'heure sonnait. Le professeur d'alchimie s'était pourtant réveillé une heure en avance, était descendu pour gagner sa salle de cours et faire bouillir l'eau à l'avance, était totalement prêt pour son premier cours, bien que totalement stressé, une demie heure avant le début du cours, quand il lui vint d'un seul coup une très grande inspiration pour un morceau de sa composition. Cela faisait deux jours qu'il manquait de cette inspiration pour composer ce nouvel air, deux jours entiers à la recherche d'une belle sonorité, deux jours où il avait totalement oublié de préparer son cours, écrit à l'arrachée la veille au soir. Et là, d'un seul coup, alors qu'il ne lui restait qu'une demie heure de libre avant de commencer son enseignement, donc au plus MAUVAIS moment (sauf peut-être pendant son cours, s'aurait été bien pire...), il trouvait enfin un début d'air. En un éclair, il posa le message sur la porte et, métamorphosé en corbeau, remonta comme une fusée dans ses appartements pour jouer son air. Un air doux et mélodieux, surement le début d'une nouvelle complainte. Associé à quelques autres sonorités orchestrales, ce serait surement quelque chose de magnifique. Léo était là, devant son orgue, à surement réveiller ses collègues qui n'avaient pas commencé leur cours à cette heure, totalement pris dans son délire musical, en ne se souciant ni du temps, ni de l'espace. Rien n'importait plus que sa musique à présent.

Orgue:
 

Il prit une bonne demie heure avant de constater qu'il avait achever tout ce qui lui était venu à l'esprit, et c'est en réfléchissant aux paroles qu'il pourrait rajouter par dessus qu'il fonçait, en forme de corbeau une nouvelle fois, à traverser les locaux de l'académie en ébouriffant quelques personnes qui marchaient nonchalamment dans les couloirs. En arrivant devant la porte, il la poussa à coup de tête pour l'ouvrir. Un gros courant d'être entra en même temps qu'un gros corbeau d'un noir profond, qui, arrivé au niveau du bureau du professeur, se transforma rapidement en un homme portant de grosses lunettes carrées et un chapeau. Léo attrapa ledit chapeau et le lança sur le porte-manteau à l'autre bout de la pièce. En tourbillonnant, le couvre-chef atterri sur un des branches de ce dernier, et c'est après avoir fait cela que, avec un grand sourire, le professeur se présenta :


-Bonjour chers élèves, je suis Léonard Vikaa et je suis votre professeur d'alchimie ! dit-il en une fois de façon très rapide et très brève. Désolé pour le retard.

Cette arrivée pour le moins originale ne le démonta pas. Tout le stress qu'il avait accumulé à l'aube de ce premier cours qu'il s’apprêtait à donner, lui, timide comme tout, s'était évanouit dans sa précipitation et dans l'air qu'il avait composé. Quand il y pensa, il se demanda s'il ne pouvait pas trouver des paroles en lien avec cela, mais il oublia rapidement cela. Il avait face à lui un bon groupe d'élève qu'il ne fallait pas décevoir. Il attrapa une craie et écrivit au tableau "Alchimie : Introduction", avec son écriture ridiculement illisible. La craie émettait un bruit plutôt affreux, le professeur jeta un œil dessus et constata qu'elle n'était pas très bien conçue. Après avoir vérifié qu'il en avait une autre qui écrivait mieux (en faisant un dessin de fiole rapide, mais plutôt bien réalisé), il attrapa cette craie et la balança dans le chaudron central en lobant quelques élèves. Il lança alors :

-Mauvaise craie mais bon ingrédient. Bien, chers élèves, bienvenue dans cette salle où nous allons passer de longues mais passionnantes heures autour de cette merveilleuse matière qu'est l'alchimie. Si vous avez consulté le programme, vous aurez bien compris que la première année est surtout basée sur l'accumulation de connaissance sur les ingrédients et potions, avant de commencer à faire quelques petites expériences amusantes. Bon, pour les choses vraiment fun, ce sera plus l'année prochaine, malheureusement pour vous, mais on va quand même essayer de rigoler un peu. Vous avez des questions avant de commencer ce cours ?

Il avait un sourire un peu stupide sur le visage, mais ses cheveux un peu en pagaille faisaient qu'on ne lui en tenait pas plus rigueur que ça. Chacun des élèves ici présent avait vite compris qu'ils étaient tombés sur un dingue.



HRP:
 


Dernière édition par Léo Vikaa le Lun 10 Mar - 18:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Jeu 2 Jan - 19:13

Pour son premier jour de classe, Ornórä s'était soigneusement préparée. Elle avait choisi avec minutie ses futurs vêtements, avait vérifié que les verres de ses lunettes ne s'étaient pas rayés et avait lu le plus de livres possibles qu'elle avait pu trouver dans la bibliothèque de l'Académie à ce sujet. Elle avait passé la nuit à écouter les sifflements étouffés de sa voisine de lit et les ronflements de ses autres camarades de chambre, sans parvenir à trouver le sommeil. Son esprit était trop agité, bouillonnant de questions plus ou moins futiles. Quand les premiers rayons du soleil se levèrent, la demoiselle se précipita pour s'habiller, se coiffer et alla aussitôt petit déjeuner, un livre à la main. Il était si tôt que les corridors et la salle à manger de l'Académie étaient quasiment vide. La jeune fille était si nerveuse qu'elle remettait ses lunettes sur son nez toutes les trois secondes et repassait fébrilement la main dans ses cheveux, sans parvenir à s'arrêter.

Quand elle eut fini de manger ses tartines, la salle à manger était presque pleine. Le bruit de tous ces élèves, assourdissant, la rendait encore plus nerveuse. Elle se leva, en remettant sa jupe droite, et se rendit dans un coin plus calme pour pouvoir finir son livre ("Les Arcanes Alchimiques pour les Nuls - Volume I" par Maggie Iuarthias).

Elle se plongea dans son livre si profondément qu'au final, elle ne remarqua pas qu'il était l'heure de son cours. Ornórä attrapa ses affaires et rejoignit vivement la petite masse compacte d'élèves qui se dirigeait vers la salle d'Alchimie. C'était la première fois qu'elle se rendait dans cette partie du bâtiment. La petite magicienne, serrant ses livres contre sa poitrine désespérément plate, ne se sentait plus si motivée tout d'un coup. Les autres élèves étaient assez intimidants et les couloirs de cet endroit n'étaient vraiment pas rassurants.

Tous les autres marchaient lentement, en général massés en groupes de deux ou trois et discutaient avec agitation. Leurs rires, assourdissants, résonnaient contre les parois de pierre du petit couloir qu'ils empruntaient. Cela terrifiait Ornórä, qui n'avait jamais eu de véritables amis et se disaient qu'elle n'en aurait sûrement jamais, puisqu'ils semblaient se connaître déjà tous.

Ornórä, qui voyait de plus en plus la salle de classe se rapprocher d'elle, remit d'un doigt la monture de ses lunettes sur son nez, comme pour se redonner de la contenance, et leva les yeux. C'est là qu'elle vit le mot du professeur. Elle s'approcha de la porte, si près qu'elle était presque collée au battant, mais elle ne voyait toujours pas. Elle se mit sur la pointe des pieds. C'était écrit vraiment très petit. Elle replaça ses lunettes sur son nez plusieurs fois avec son index, comme si cela allait l'aider à mieux voir. Alors qu'elle finissait de déchiffrer les derniers mots du message, elle se fit bousculer par un nouveau groupe d'élèves, qui rentra, sans vraiment s'excuser. Ils lui avaient labouré le dos et écrasée contre la porte. Une douleur terrible près de ses omoplates la torturait à présent. Tout en se frottant les épaules, l'adolescente les suivit, pestant en son for intérieur contre cette bande d'ados stupides. Elle alla s'asseoir sur l'un des sièges les plus éloignés du devant de la classe. Elle préférait, pour ce premier cours, rester en retrait.

Les aiguilles tournaient et le professeur ne venait toujours pas. "Les autres", comme elle avait décidé de les nommer dorénavant, semblaient de plus en plus excités. Ils lui faisaient penser aux cochons que la bouchère gardait dans un enclos : agités, bruyants, intenables. Elle n'arrivait même plus à se concentrer sur son livre, et bien qu'elle conservait les yeux rivés sur les pages entre-ouvertes de son ouvrage - cela lui donnait le sentiment d'être un peu supérieure aux autres et puis cela montrait qu'elle se fichait bien que personne ne lui adresse la parole - elle se mit à imaginer la stature du professeur de ses rêves : petit comme elle, rondouillard et vieux, avec une longue barbe argentée... Et des lunettes, avec une monture similaire à la sienne : ronde, colorée... rassurante.

Alors qu'elle visualisait à présent un vieux papi adorable qui lui aurait montré avec douceur toutes les arcanes de l'Alchimie, elle vit soudain un corbeau, affreux, jaillir dans la pièce et se transformer soudain en humain ! Ornórä, qui n'avait encore jamais vu de magie et encore moins de garou, se sentit complètement décontenancée. Elle écouta en silence la présentation que fit le professeur de sa matière et même s'il lui paraissait de plus en plus sympathique, elle ne parvenait pas à se défaire d'un étrange sentiment de défiance. Bien que de nombreuses questions l'avaient taraudé ces trois derniers jours concernant l'Alchimie, la jeune fille se retint, ne désirant faire aucun cas de sa présence. Son vœux le plus cher à présent était de pouvoir disparaître pour pouvoir suivre le cours tout en se faisant oublier. Tout de suite.
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Sam 4 Jan - 22:29

Ce lundi matin était des plus importants pour Higaï : il avait ses premiers cours de l'année scolaire ! Tout excité, il ne put réussir à s'endormir de toute la nuit, ou du moins, lors du début de la nuit, s'imaginant déjà à quoi allait avoir l'air ses professeurs, ses camarades de classe, ses cours... Il n'avait aucun moyen de savoir à quoi ses cours allaient avoir l'air, après tout, il ne s'était renseigné à aucun moment de qui il allait avoir comme professeurs. Enfin, ce n'était pas tout à fait exact, il avait pu observer et écouter les divers professeurs lors de la cérémonie de début d'année et avait pu en tirer des conclusions sur le rôle de ceux-ci. De ce qu'il se souvenait, leur professeur d'Alchimie était un jeune homme aux cheveux noirs... A moins que celui-ci ne soit celui de la maison de l'Esprit ? Ah ! C'était peut-être la dame elfe ? Ou encore... ? En fait, Higaï ne se souvenait plus exactement de qui était leur professeur. Tant pis ! Il aurait la surprise, ce serait marrant ! Ainsi, après avoir passé une petite partie de la nuit à s'interroger, excité, sur comment allait être sa vie à l'Académie, il finit par s'endormir. Il dormit d'un sommeil calme et paisible. Le temps passait, et passait...

Le lendemain matin, Higaï se décida à se préparer pour son cours d'Alchimie lorsqu'il se réveilla, peu de temps après que les premiers rayons du soleil se levèrent, comme il en avait l'habitude. Après tout, il n'avait jamais eu besoin d'un sommeil bien long. C'était surement une conséquence de son ancien train de vie ! Une fois debout, il enfila une tenue simple, un pantalon de toile bleu semblable à celui qu'il portait la veille et une chemise blanche, laquelle était également trop longue pour lui. Il mit alors les sandales qu'il avait la veille et prit son sac à bandoulière, lequel contenait Shokku, Azakeru et Goshippu, ses peluches adorées. En sortant de la salle de l'Eau, il en profita pour se laver un petit peu le visage, afin d'être frais et dispos pour le reste de la journée ! Il sortit alors de la salle, le sourire aux lèvres, allant faire un tour dans la salle à manger afin de manger un petit peu. Il prit une couque au chocolat et, juste après, la direction de la salle d'Alchimie.

Higaï, tout joyeux à l'idée d'avoir cours, s'empressa de se rendre devant la salle de classe. Il soupira de ne pas avoir cours avec Aldéas, voyant tous les autres élèves en train de discuter par deux ou trois. Il les observait, écoutant telle ou telle discussion, curieux. Tandis qu'il les observait, il remarqua la jeune fille aux cheveux rouges qu'il avait rencontré la veille. Celle-ci n'avait pas vraiment l'air d'humeur, et par conséquent, Higaï évita de lui adresser la parole. Ainsi, il reprit son trajet vers la salle d'Alchimie, se mettant alors à se reposer des questions sur comment allait être le cours, tout content ! Dans le bâtiment souterrain, il aurait pu être effrayé, mais ce ne fut pas le cas, ou du moins, c'était soutenable. Quand ils atteignirent la salle d'Alchimie, laquelle faisait un effet assez étrange à Higaï, le blond fronça légèrement les sourcils. Cet endroit avait un petit quelque chose de... bizarre. Il observa lors la porte de la salle d'Alchimie : il y avait un papier dessus.

Sans même avoir le temps de pouvoir lire ce fameux papier, Higaï fut témoin du fait que Ornora se soit faite bousculée dans tous les sens par une partie des autres élèves. Sa condisciple de l'Eau finit par rentrer, une mauvaise humeur clairement visible sur son visage. Higaï se sentit mal pour elle, bien qu'il rit doucement face au comportement excité que ressentaient les élèves. Il finit par rentrer lui aussi, également excité, mais pas au point de faire mal à quelqu'un !

Il regarda la gigantesque pièce, intrigué. Après tout, c'était là où se déroulerait sa première leçon de l'année. Il était vraiment heureux, bien que un petit peu inquiet face à tout le matériel présent, matériel qu'il manipulerait surement à un moment où un autre de l'année, ou de sa scolarité ! Il regarda aussi la grande bibliothèque, et les autels ainsi que tout le reste de la pièce ! Il était vraiment, content ! Ainsi, il vit que les élèves s'agglutinèrent autour du chaudron central. Se demandant pourquoi ils faisaient ça, il vérifia le papier qui se trouvait sur la porte, prenant connaissance de ce qu'ils devaient faire dans cette salle, étant donné l'absence avérée du professeur.

Ainsi, Higaï s'approcha du chaudron central. Mais pas trop près, histoire de ne pas gêner les autres élèves présents. En fait, il s'assit sur une des tables présentes dans la salle, autour du chaudron. Il pouvait donc voir ce qu'il se passait. En effet, à cause de sa petite taille, si il était resté "au sol", il aurait eu des difficultés à réussir à voir, à cause des autres élèves, plus grands. De cette manière, il posa ses affaires sur le bureau, et regarda la salle, attendant l'arrivée de son professeur.

Finalement, après quelques minutes, un corbeau s'engouffra dans la pièce, pour rapidement se métamorphoser en un monsieur à lunettes, lequel s'empressa de jeter son chapeau au porte-manteau. Higaï sursauta lors de la transformation du corbeau noir de jais et c'était compréhensible ; comment pouvaient-ils supposer que leur professeur allait arriver sous forme animale, hein ? Néanmoins, après le choc passé, Higaï eut un petit rire en voyant le chapeau tournoyer sur le porte manteau. C'était original comme arrivée !

Le professeur se présenta et Higaï reconnut sa voix. Il avait complètement oublié ce bonhomme extravagant. Rapidement après sa présentation, il parla du cours à proprement parler, ou du moins, il demanda si qui que ce soit avait une question à poser à ce propos. Higaï ne savait pas trop quoi demander. Il s'était principalement demandé ce qu'ils allaient faire aux différents cours mais il était impossible de poser une question aussi vague au professeur. Néanmoins, il se décida à poser une question, une question à propos de ce que venait de dire le professeur. Il regarda alors celui-ci et dit d'une voix dont on pouvait capter une certaine curiosité et excitation.

- Donc on va faire des expériences, cette année ? Et ça va être quoi ? Et, on commencera par la théorie ou bien la pratique ?

A entendre ça, il était évident que le petit Higaï s'attendait à manipuler des choses rapidement !
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Francis Dowell
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Mar 7 Jan - 21:34

Pourquoi donc me suis-je inscris au cours d'alchimie?

voilà une question que je me suis posé, pendant que je parcourais les divers couloirs de l'académie à la recherche de la bonne salle. Quand on m'a parlé de la découverte d'edälia, j'ai pensé tout d'abord que j'allais y apprendre l'histoire de ce monde, et cela ne me serais peux pratique. Le cours de combat aurait été un bon choix. Mais je n'avais pas un esprit guerrier. J'étais chasseur. Le cours d'artefact? Je n'avais rien compris à ce qu'il fallait faire dans cette manière. C'est donc pas élimination que j'avais tout d'abord choisis l'alchimie. C'est après que j'ai compris l'utilité de ces cours là. Je supposais que l'on allais peut-être apprendre à connaitre quelques plantes ou ingrédients que l'on trouve directement dans la nature. Ce serait pratique d'apprendre à reconnaître des éléments aux effets curatif en cas de blessures ou autres situations indésirables (infections, maladies...).

Je m'arrêtais devant la porte de la salle d'alchimie, ayant suivis les groupes d'élèves qui partaient tous vers le même lieu. Peut-être que je suivais les élèves d'un autre cours en faite. Mais j'avais trop peur de parler à quelqu'un, surtout lorsqu'ils bougent en meutes d'individus. Je m'apprêtait à entrer dans la salle lorsque que je vis une affiche avec quelque chose d'écrit dessus. Je ne put malheureusement pas le comprendre. J'avais bien appris à écrire et à lire. Ma mère m'avait appris. Pourtant, cet apprentissage était majoritairement réservé aux jeunes gens de la noblesse, et je vivais autrefois dans une caverne, tel un sauvage. On ne pouvais pas faire plus bas niveau classe sociale...Et pourtant...Ma mère ne m'a jamais dit qui elle était vraiment, et ne m'a jamais parlé de son passé. Elle était noble auparavant? Peut-être que mon père lui avait appris.

Mais je n'en savais rien. Et ce mystère restera enfouis sous la terre avec le cadavre de ma mère enfuis sous la neige.

J'ouvris timidement la porte pour voir le lieu. à la vue du chaudron au milieu de la salle, je me suis dis que ça devait être la salle d'alchimie. J'étais content de ne pas m'être trompé. J'imaginais le contraire: si je m'étais trompé de cours, non seulement j'aurais attiré l'attention par mon départ, mais j'aurais été aussi en retard à mon vrais cours. Une honte que j'aurais à peine supporté. M'enfin...Heureux d'avoir trouvé le chemin sans problème. Je regardais tout de monde. Des élèves qui discutaient tous autour du chaudron, qui se connaissaient déjà et qui bavardaient avec assurance. Je me sentais mal à l'aise devant ce monde là. Je n'étais aucunement habitué à voir autant de personnes dans une seule et même salle. Pourtant, certains, tel que moi, restaient un peu à l'écart sans parler. Comme par exemple une jeune rouquine portant des lunettes, un peu en retrait. C'était rassurant de voir que je n'était pas le seul solitaire dans cette école (en supposant qu'elle le soit). ça me prouvait que je n'étais pas si "différent" des autres êtres vivants de ce monde. Que je correspondais à un archétype tout à fait normal.

Et de toute manière, que veux...Attendez...y'avait t'il bien un corbeau qui venait d'entrer dans la salle? Le noble et sobre animal vola jusqu'au bureau du professeur, avant de se transformer en...professeur. Bien évidement, c'était un garou. Si j'avais observé l'animal quelques seconde, je serais arrivé à cette déduction. Mais la première chose à laquelle on pense lorsque l'on vois arriver un corbeau dans une salle est "que fait-t'il là?". Maintenant, à la place du corbeau, se trouvait un homme, qui jeta son chapeau. Je suivais des yeux le parcours de l'objet, non sans avoir l'envie instinctive de sauter dessus, toute griffe dehors. Le chapeau finit sont trajet en beauté, sur le porte-manteau.

-Bonjour chers élèves, je suis Léonard Vikaa et je suis votre professeur d'alchimie ! Désolé pour le retard.

Il prit ensuite Une craie et commença à écrire quelque chose avec rapidité sur le tableau noir. La craie grinçait horriblement. Mon ouïe sensible aurait pu crier à l'aide si elle en était capable Tout comme la pancarte, je ne pu comprendre ce qui était écris. Hormis quelques lettres que je reconnaissais, aucun mots me venaient subitement à l'esprit. Le professeur Vikka fit aussi un joli dessin avant de jeter la craie dans le chaudron.

-Mauvaise craie mais bon ingrédient. Bien, chers élèves, bienvenue dans cette salle où nous allons passer de longues mais passionnantes heures autour de cette merveilleuse matière qu'est l'alchimie. Si vous avez consulté le programme, vous aurez bien compris que la première année est surtout basée sur l'accumulation de connaissance sur les ingrédients et potions, avant de commencer à faire quelques petites expériences amusantes. Bon, pour les choses vraiment fun, ce sera plus l'année prochaine, malheureusement pour vous, mais on va quand même essayer de rigoler un peu. Vous avez des questions avant de commencer ce cours ?

- Donc on va faire des expériences, cette année ? Et ça va être quoi ? Et, on commencera par la théorie ou bien la pratique ?
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Ven 17 Jan - 23:37

Mes nuits sont en général sans problèmes, les mauvais rêves les habitent rarement et c'est souvent quand j'ai un choc émotionnel. Cependant, cette nuit, aucun rêve ne s'est incrusté dans mon esprit étant donné que je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. Était-ce dû à l’appréhension de la journée du lendemain, mes premiers cours dans cette académie... Ou simplement parce que mon corps savait que le réveil allait être dur quand les premiers rayons de soleil allaient pointer le bout de leur nez, et qu'il refusait d'accepter cela en luttant contre la fatigue jusqu'à l'épuisement total ? Certes, j'avais toujours eu du mal à m'endormir tôt, la nuit a toujours été pour moi un moment de calme plat, que j'aimais savourer en regardant les étoiles ou simplement écouter les bruits du soir. Quand j'étais à Edälis, je me promenais souvent la nuit. Mais j'avais rarement autant de mal à m'endormir que ce soir là. Mon corps avait cédé seulement quand les premiers oiseaux commençaient à chanter, c'est-à-dire assez tôt dans la matinée.

Je me suis réveillée en sursaut. J'étais complètement perdue. Puis la réalité est revenue d'un coup :  l'académie, les cours, les profs, ma nouvelle vie. Je me levais en grommelant quelques mots tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Je cherchais du regard en vain un objet susceptible de me donner l'heure, mes yeux se posèrent enfin sur une petite horloge. Plusieurs secondes passèrent lentement avant que je ne réalise que j'étais énormément en retard. Mon cœur manqua un battement quand l'information atteignit mon cerveau encore endormi. Je me précipitais vers le seul miroir de ma chambre espérant ne pas me faire peur en me voyant dedans. Ce fut cependant le cas. J'avais les cheveux en bataille et deux cernes violacées sous mes yeux encore gonflés de fatigue. J'avais des marques de plis sur ma joue droite et la bouche complètement asséchée. Mon dos me faisait souffrir à cause de la mauvaise position dans laquelle je m'étais endormie.  Je m’étirais de tout mon long espérant faire passer la douleur puis commençais à chercher une brosse, mes cheveux emmêler me donnait souvent du fil à retordre mais ce matin là, je ne mis pas plus de temps qu'à mon habitude. Un coup d'eau sur le visage, et un rapide changement de vêtement et j'étais prête... mais toujours en retard.

Sur le chemin de la salle d'alchimie, mon ventre m'obligea à passer par la salle à manger. Il y avait plus d'élèves qui en sortaient que d'élève qui prenaient la même direction que moi et j'eus du mal à entrer dans l'immense pièce sans me faire bousculer plusieurs fois. Des milliers d'odeurs différentes envahirent mes narines à peine avais-je passé la porte, mon estomac réclama de plus belle la moindre substance comestible. Je m'arrêtais à une table, je n'avais pas vraiment le temps de me poser et manger tranquillement, j'attrapais donc une pomme laissée à l'abandon dans un panier normalement rempli de fruits et croqua à pleine dent dedans, savourant la délicieuse sensation dans ma bouche ainsi que ce petit goût aciduler qui était propre aux pommes. Cela calmerai les ardeurs de mon ventre pendant un certain temps. Voyant que j'étais presque la seule encore présente, à part quelques personnes qui ne semblaient pas vraiment se soucier de l'heure qu'il était, je me précipitais vers la sortie. Les couloirs étaient heureusement encore pleins et je n'eus aucun mal à trouver ma salle. Quelques élèves entraient. Sans me poser la moindre questions je les suivi.
Ils étaient tous autour d'un chaudron où de l'eau chauffait calmement. Certains parlaient entre eux en rigolant et chahutant sans se soucier du bruits agaçant qu'ils causaient, d'autre paraissaient perdu, seul, comme moi. Me rappelant que j'étais supposée être en retard, je pris conscience que le professeur n'était lui-même pas encore arrivé, ce qui m'arrangeait. Je m'assis en retrait ne connaissant personne. J'observai un peu autour de moi, histoire de me familiariser avec les lieux et les autres élèves. Et, avant même que je puisse finir mon inspection, un corbeau noir charbon entra. J'étais surprise mais je n'en laissai rien paraître, toujours fidèle à mon masque d’assurance que je m'entêtais à garder à longueur de journée. Je le suivait minutieusement jusqu'à qu'il se métamorphose en un petit homme avec un chapeau sur la tête et de grande lunette noire. Un garou. Je n'étais pas réellement surprise, mais son entrée était tout de même réussi. Alors que je pensais qu'il allait se présenter, il retira son chapeau et le fit voler avec une agilité déconcertante et ce dernier se posa délicatement sur le porte manteau. Puis, il prit la parole devant une classe ébahit où le silence régnait maintenant.

- Bonjour chers élèves, je suis Léonard Vikaa et je suis votre professeur d'alchimie ! Désolé pour le retard.

Cet étrange professeur attrapa la première craie qui lui vient et commença à griffonner quelque chose au tableau, j'avais appris à lire avec ma mère il y a bien longtemps, certes, cela faisait quelques années que je n'avais pas lu un livres sérieusement, mais je savais toujours lire correctement, cependant j'eus le plus grand mal à déchiffrer ce qu'il avait écrit. Et alors concentrée dans mon déchiffrage je fus surprise de voir la craie voler et finir dans le chaudron et manqua de sursauter.

- Mauvaise craie mais bon ingrédient. Bien, chers élèves, bienvenue dans cette salle où nous allons passer de longues mais passionnantes heures autour de cette merveilleuse matière qu'est l'alchimie. Si vous avez consulté le programme, vous aurez bien compris que la première année est surtout basée sur l'accumulation de connaissance sur les ingrédients et les potions, avant de commencer à faire quelques petites expériences amusantes. Bon, pour les choses vraiment fun, ce sera plus l'année prochaine malheureusement pour vous, mais on va quand même essayer de rigoler un peu. Vous avez des questions avant de commencer ce cours ?

J'avais du mal à me dire qu'une simple craie pouvait être un bon ingrédient, mais... s'il disait que c'était je n'avais rien à redire. En tout cas, je savais que cette année d'alchimie serait intéressante grâce à ce personnage fortement loufoque qui nous servait de professeur.
Un jeune homme blond avec de grands yeux bleus prit la parole, je sentais qu'il était excité et avide de savoir et je portais toute mon attention sur lui.

- Donc on va faire des expériences, cette année ? Et ça va être quoi ? Et, on commencera par la théorie ou bien la pratique ?

C'était des questions basiques, mais nécessaires, moi-même je me les posais.


Dernière édition par Nora Redbird le Dim 16 Mar - 18:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Dim 19 Jan - 21:12

Déjà réveillé depuis l'aube, j'observe le plafond du dortoir tandis que certains de mes camarades se préparent pour leurs premiers cours de la matinée. Je n'ai pas vraiment envie de bouger de mon lit.
Je me sens bien. Cela fait si longtemps que je n'ai pas éprouvé ce sentiment de quiétude. L'académie me permet d'oublier peu à peu les tristes années de mon passé. Le temps suit son cours. Le dortoir se vide progressivement et je me décide enfin à me lever.


~~~~~~
Je me rends d'un pas lent vers la salle d'alchimie. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est mais je pense être suffisamment en avance pour me permettre cet écart. Quelques élèves suivent la même direction que moi. Sans doute de futurs camarades de classe.
Une fois arrivés, nous constatons que le professeur aura du retard... Décidément, les professeurs de cet institut n'auront de cesse de m'étonner. Nous entrons tous dans la salle et chacun y va de son commentaire sur le manque de sérieux de notre enseignant. Pour ma part, cela m'est égal du moment que le cours qu'il prodigue soit intéressant.
De plus, je pense avoir un net avantage sur mes partenaires de cours concernant la reconnaissance des plantes mortelles ou potentiellement dangereuses.

Après une brève inspection de la salle, je décide de m'approcher du chaudron au centre de la pièce et d'en observer le contenu. Rien de plus que de l'eau... Je m'éloigne finalement pour rejoindre un coin de la pièce où j'aperçois déjà une jeune demoiselle qui me semble bien effacée comparée aux autres élèves déjà présents. Je ne peux m'empêcher de l'observer discrètement pour l'analyser. De très longs cheveux châtains, une peau claire, des yeux avec une expression bien dure pour une fille de son âge. Elle me rappelle certains membres de mon clan. Pourtant, son visage contraste parfaitement avec ses yeux car, si ces derniers suscitent la crainte et la méfiance, ses traits fins parviennent à atténuer parfaitement ces deux sentiments.
L'entrée fracassante d'un grand corbeau me tire hors de mes pensées et monopolise l'attention de l'ensemble de la classe.
L'animal se métamorphose finalement en un être... humain. Un homme assez jeune pour un professeur et un brin trop fringuant selon moi.
Après un lancer de chapeau spectaculaire bien qu'un peu trop théâtral à mon goût, il entame les premières explications sur son cours et nous propose finalement de lui poser des questions.
Honnêtement je ne vois pas quoi lui demander. De toute manière, d'autres élèves ne se feront pas prier pour le harceler de questions en tout genre. Je profite de cette avalanche de questions pour jeter un autre coup d’œil sur la personne à côté de moi. A ma grande surprise, il s'agit de la personne que j'avais observé avant l'arrivée de Mr Léonard Vikaa. Ce cours promet d'être intéressant...

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La véritable puissance réside dans les sentiments que les gens éprouvent pour les autres. La véritable force, c'est notre cœur. Si quelqu'un tient à moi, cela me rend plus fort. L"union de nos cœurs, voilà d'où vient ma force!

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 20 Jan - 15:41

Le professeur avait créé, à son arrivée, un silence abasourdit qui pouvait être assez gênant. A vrai dire, il fallut attendre quelques instants avant que les premières questions ne tombent. Léo se demanda alors simplement s’il avait fait quelque chose de travers. Une arrivée un peu trop fracassante, peut-être ? C’est vrai qu’arriver en corbeau comme une flèche et lancer un chapeau à travers toute une salle, puis une craie dans un chaudron en parlant d’un bon ingrédient, tout cela alors que d’une part certains ne connaissaient pas l’existence des garous, ou du moins n’en avaient jamais vu de leurs yeux, ce qui pouvait les choquer, d’autre part cela pouvait aller à l’encontre de ce qu’ils attendaient (quand on vous dit « professeur d’alchimie », vous n’attendez pas forcément à ce qu’un fou entre en coup de vent dans la salle en lançant un chapeau à travers la classe), puis finalement aucun d’entre eux ne devait avoir idée de l’intérêt profond de lancer un morceau de craie dans un chaudron, outre celui, non négligeable, de se débarrasser d’une craie pourrie. Bienheureusement, ce silence fut rapidement rompu par une première question. Un jeune garçon, blond, avec des yeux d’un bleu profond qui n’échappèrent pas au sens de l’observation aigüe du garou corbeau, questionna son professeur, démontrant à la fois sa curiosité et son excitation.

- Donc on va faire des expériences, cette année ? Et ça va être quoi ? Et, on commencera par la théorie ou bien la pratique ?

Le ton avec lequel il avait prononcé sa phrase trahissait son envie de manipuler le plus rapidement possible. Manipuler, c’était bien, c’était d’ailleurs la base même de l’apprentissage en alchimie, puisque lire une recette suffit en général pour connaitre la théorie de création de la potion, bien que certaines notions, plus complexes, réclament une autre étude théorique un peu plus poussée. Toujours est-il que si ce jeune homme s’attendait à mettre les mains dans le pâté dès la première séance, il allait malheureusement se tromper : l’heure était aux banalités de début d’année. Malgré cela, la question amusait énormément Léo. Un élève curieux, c’était toujours beaucoup plus agréable que ceux qui se cachent au fond, comme la jeune demoiselle aux lunettes rouges, bien planquée derrière son livre. Si son sens de l’observation était très bon, due à sa nature animale, sa vue n’avait pas suivi la cadence, le professeur ne pouvait donc pas voir de quel ouvrage il s’agissait. Ce n’était d’ailleurs pas la seule, beaucoup étaient cachés au fond de la salle, silencieux, alors que certains, plus en avant, avaient rompu le silence en discutant et rigolant, comme cette paire d’élève que Léo avait déjà repéré. Bien des choses à corriger, donc : le professeur ne désirait aucunement que des élèves, comme par exemple une autre jeune fille impassible au fond de la salle, ou cet autre jeune homme qui avait suivi le chapeau de Léo avec un regard étrange, ou même cette demoiselle et son bouquin, ne restent au fond de la salle pour se cacher et ne pas profiter pleinement du cours, enfermé dans leur timidité, et que d’autres ne perturbent le bon déroulement du cours avec des rigolades incessantes. Non, ce cours avait en plus de la vocation éducative, une vocation ludique, parce que l’alchimie, c’est avant tout rigolo. Aucune raison donc de se cacher pour ne pas profiter, ni de gâcher le cours en bavardant sans cesse. Premier geste du professeur pour faire taire les perturbateurs : il empoigna une craie, en cassa un petit bout, et la lança sur l’élève qui rigolait le moins discrètement. Surpris, ce dernier regarda son enseignant bouche bée. Léo lui fit un clin d’œil, tendant son index pour faire passer un message simple : « Non ». Ce n’était qu’un avertissement sans aucune autorité, dans la bonne humeur, histoire de clarifier les choses. On ne discute pas quand le professeur prend la parole. Pendant les travaux pratiques, c’était une autre histoire, mais actuellement il n’était pas question de travaux pratiques. Puis, Léonard pris une bouffé d’air et se tourna vers l’élève qui lui avait posé la question.

-Par la pratique : faites-moi une potion d’invincibilité, vous avez une heure, dit-il avec le plus grand sourire. Il marqua une pause et reprit. Tu te doutes bien jeune homme que je ne peux pas vous demander ça. La manipulation aura une très grande importance dans notre enseignement, mais il vous faut quand même les bases théoriques, quelques petites connaissances qui vous seront utiles toute votre vie. Les méthodes de manipulation viendront pendant les manipulations, mais ce premier trimestre sera uniquement basé sur de la théorie. »

En lui répondant, il avait remarqué quelques morceaux de lierre qui se baladaient sur les murs. Il les fixa un instant, et senti la présence de son élément magique. Se concentrant sur eux, il fit descendre lentement une branche qui vint tapoter l’épaule de l’élève du fond, celle avec son livre. Quand elle eut compris que le lierre n’était pas descendu par hasard vers elle, ce dernier s’enroula lentement autour de l’ouvrage qu’elle tenait entre ses mains. Avant de lui prendre par l’intermédiaire de la plante, Léonard lança tout de même : « Puis-je prendre ce livre, mademoiselle ? ». Il n’attendit pas spécialement de réponse et, délicatement, le lierre remonta lentement, puis plusieurs branches se passèrent tour à tour le livre jusqu’à l’amener au professeur. Ce dernier observa la couverture et souri. Au moins, c’était relatif à l’alchimie. Il le posa sur son bureau et s’adressa à la jeune fille :

-Je te le rendrais, ne t’en fais pas. Sachez, chers élèves, que vous n’aurez pas besoin de tels ouvrages : je suis là pour vous apprendre ce que vous avez à apprendre en alchimie. Même s’ils sont de bonne qualité, ces derniers ne feront que vous raconter ce que vous allez voir en cours. Ce serait dommage de perdre la surprise, non ? Et puis, ne vous cachez pas comme ça derrière tout le monde, les enfants. Comme vous autres, au fond, en s’adressant aux élèves précédemment cités. Nous sommes là pour nous amuser, je vous assure que votre expérience alchimique sera agréable et qu’en plus d’apprendre, vous allez passer du bon temps pendant ces heures hebdomadaires, du moins quand nous commencerons les manipulations !

Léo hésita alors un instant : il avait prévu de faire venir quelqu’un vers le tableau pour montrer la nécessité d’un enseignement théorique. Faire participer ces jeunes gens timides, qu’il venait déjà d’afficher, était surement le meilleur moyen de se faire détester. Il regrettait déjà d’avoir attiré l’attention de toute la classe sur ces personnes-là, et promit de s’en excuser plus tard. Même si son ton avait été agréable, et que le reproche qui avait été fait n’était pas méchant, mais uniquement fait pour les encourager à ne pas éviter les regards, et au contraire de profiter du cours, qui était fait pour être le plus sympathique possible, malgré ce premier cours théorique un peu barbant. Bref, il était temps de commencer réellement le cours. Réfléchissant à ce qu’il attendait comme question, il se dit alors qu’il pouvait se les poser à lui-même. Léo reprit la parole :

-Vous auriez pu aussi me demander pourquoi cette craie pouvait être un bon ingrédient. Simple : le calcaire, un composant de la craie, permet de mieux mélanger les ingrédients sans altérer les propriétés de la potion. Je vous épargne le pourquoi il agit comme cela, ce serait barbant et ce n’est pas réellement notre intérêt, je vous demande juste de le savoir. C’est ce genre de choses que nous allons voir aujourd’hui, purement théorique mais essentiel pour la suite de l’année. Ah, et, autre chose, mademoiselle, viens par ici je te prie.

Léonard avait pointé du doigt une jeune vampire aux cheveux roses en plein milieu de la pièce, et lui faisait signe, sans plus la regarder, de venir derrière le bureau et de monter sur l’estrade, vers le tableau. Pendant que cette dernière traversait la salle, le professeur sortait d’une malle disposée sous le bureau tout un arsenal : un support pour tube à essai, un pilon, un paquet de papier filtre avec quelques fioles vides et entonnoirs, un pot avec une petite plante verte qu’il posa au bout du bureau, du côté même où la demoiselle arrivait. Une fois qu’elle lui faisait face, il sorti de la malle une dernière fiole, pleine cette fois ci, d’un liquide de couleur verte. Pas un vert fluo et agressif, plutôt un vert pâle couleur menthe. Couleur totalement justifiée une fois qu’il la déboucha, car une forte odeur de menthe s’en dégageait, comme si cette fiole contenait stupidement de la menthe à l’eau. Il la tendit à la jeune fille en lui adressant un sourire, et la parole :

-Bien, j’aimerais d’abord connaitre ton nom. Ensuite, j’aimerais que tu devines ce qu’il y a là-dedans. Il s’agit d’une potion que j’ai concoctée hier à cette occasion. Peut-être pourras-tu deviner en t’aidant du matériel sur ce bureau. Mais c’est pour souligner le besoin d’une connaissance théorique alchimique pour commencer votre apprentissage à tous.

Vous l’aurez surement remarqué, Léo s’adressait à ses élèves par le tutoiement. Cela pouvait être pris comme une marque de non-respect, c’était pourtant tout le contraire pour le jeune homme, puisqu’il considérait que tutoyer les plus jeunes rendait la relation plus souple entre eux, et pouvait les rassurer.
Le garou s’adossa alors au tableau et regarda ce qu’allait faire la jeune fille. Il n’était évidemment pas impossible de trouver une astuce pour deviner ce qu’il y avait dans cette fiole. Cependant ce n’était pas donné à tous de trouver cette astuce, qui marchait de façon assez générale et qui ne souffrait que de peu d’exceptions. D’où l’importance d’un cours théorique préalable à l’apprentissage du reste du cours : si on est pas capable de comprendre comment marche une potion, c’est-à-dire également de savoir comment la reconnaitre, cela peut être très dangereux pour la suite de l’enseignement.


HRP:
 


Dernière édition par Léo Vikaa le Lun 10 Mar - 18:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 20 Jan - 23:26

L'alchimie, une matière fascinante, offrant maintes possibilités, découvertes et possédant son lot de chose interdites. Voila le problème avec l'académie, elle offrait beaucoup, voir trop de savoir, de nombreuses matières qui ne demandaient qu'à être découvertes. Ayla avait longtemps hésité entre artefacts et alchimie, deux matières bien mystérieuses aux nombreuses applications. Malheureusement, la vampire ne pouvait en choisir qu'une et avait donc décidé de pénétrer dans les profondeurs de l'académie. Pourquoi avoir refusé d'apprendre à créer de terribles artefacts ? Elle semblait simplement attirée par les cours du professeur Vikaa, même si ce n'était pas exactement la raison principale. Le souci avec les artefacts ? Un seul, Fujiin. La comtesse en devenir n'était pas raciste comme pas mal de vampires de son rang, possédait un esprit relativement ouvert et détestait très peu de personnes, mais Fujiin en faisait partie et elle ne voulait pas avoir affaire à ce monstre. Toute l'académie semblait honorée d'avoir un tel professeur, mais Ayla ne voyait pas les bienfaits qu'il avait apporté, elle remarquait surtout ce qu'il avait osé faire pour garantir cette "paix". Son père adoptif avait perdu son fils et sa femme et ce n'était pas à cause de la guerre civile. Mephiles, le sage de l'ombre, sur ordre de Fujiin, avait massacré ces deux êtres qu'elle aurait pu connaître et aimer, sans le moindre remord, ni hésitation, tout cela pour la "stabilité d'Edälia". Le bienveillant sage des vents avait ensuite utilisé l'âme de son frère adoptif et l'avait transformé en une de ses célèbres lames maudites, le condamnant à ne jamais trouver le repos et à servir les envoyés de la lune. Le monde voyait en cet être un véritable héros, mais Ayla voyait au delà des apparences, un criminel prêt à tout pour suivre la volonté de la lune et qui restait impunis. Il valait donc mieux qu'elle ne s'en approche pas, sans compter que quelque chose en elle semblait la pousser à suivre les cours du garou. En avant donc pour l'Alchimie.

Les sous sols de l'académie étaient merveilleux pour la vampire, lui rappelant quelques petits souvenirs de jeunesse, lorsqu'elle explorait la demeure familiale à la recherche de quelques trésors inexistants. La plupart des élèves avaient la chair de poule en avançant dans ces longs couloirs lugubres, mais les ténèbres n'étaient pas hostiles à la jeune héritière, bien au contraire. Le plus amusant était bien entendu les rumeurs sur la salle d'alchimie, connue pour ses accidents et sur la remise qui mettrait, selon la rumeurs, les élèves dans de petits flacons. Des échantillons d'humains ? Pensée amusante, mais Myrddin ne laisserait jamais se produire une telle chose, sans compter que Vikaa, pardon, le professeur Vikaa, ne semblait pas être un savant fou en puissance. Les apparences sont souvent trompeuses, mais de ce qu'elle en savait, l'enseignant ne semblait pas être aussi dérangé que le professeur d'ombre. Que de professeurs sortant de la norme, Bachiatari, Myalens, qu'en était il de Vikaa ?

Nouveau sourire, le professeur était en retard à son propre cours, voila un bon point ! Effectivement, comme impression de sérieux on à vu mieux, mais Ayla n'était pas du genre à aimer les gens ordinaires. Elle avait beau être ouverte, elle considérait tout de même pas mal d'humains comme de la viande. Pour dépasser ce stade, elle désirait voir chez eux un certain esprit, une force de caractère, une volonté de ne pas être simplement un autre imbécile suivant simplement le troupeau. Le troupeau va à l'abattoir, on se nourrit de leur chair et on récolte leur sang, tandis que ceux qui se sont écartés de cette voie suicidaire, méritent d'être considérés en tant qu'êtres doués de pensées. Concernant le garou, il marquait de plus en plus de points, entrée théâtrale, magnifique démonstration de son don de garou et brillant lancer de chapeau. Petit rire s'échappant de ses délicates lèvres, Ayla observait avec attention ce professeur assez particulier. Brève présentation, il lança rapidement une craie à travers la salle en parlant d'ingrédient, puis demanda si les élèves voulaient poser des questions. Pourquoi la craie ? Voila une bonne question à poser, mais étrangement, elle ne voulu pas prendre la parole, pas encore, voulant voir si un de ses camarades allaient se risquer à briser ce silence pesant. Avaient ils peur d'un corbeau jouant à lancer des chapeaux et des craies ? Un seul de ses "collègues" osa ouvrir la bouche, Higai, un jeune humain d'apparence assez fragile, demandant d'une manière détournée de commencer au plus vite la pratique de ce cours. Encore une fois, cette académie arracha un petit sourire à la futur comtesse, elle appréciait de plus en plus cet endroit.

Le professeur répondit à cette question par un devoir, créer une potion d’invincibilité en une heure, blague amusante, mais qui fit longtemps réfléchir la vampire. Si on considérait qu'elle possédait une forte régénération, est ce que son sang pouvait être utilisé dans une potion ? Certes cela ne pouvait pas rendre une personne invincible, mais c'était quelque chose qui se devait d'être étudié, mais pas forcément dans l'immédiat. Cependant, ses pensées ne furent pas siennes très longtemps, vu que le professeur la désigna et lui demanda de venir au tableau. Intéressant, il osait la tutoyer ? Soit il ne connaissait pas bien le monde de la noblesse, soit il voulait créer un lien particulier avec ses élèves, soit il se fichait totalement des grades...voir les trois à la fois. Il ne semblait pas impoli, donc Ayla ne le prit pas plus mal que cela, une chose qu'elle n'avait pas en commun avec Lucien, l'un des autres nobles de l'académie et un des rares qui l'intéressait vraiment. Poliment, elle salua respectueusement le professeur d'un signe de tête, comme le veut ce merveilleux protocole, puis se présenta dans un petit sourire, même si il était difficile de savoir si il était sincère ou non.

- Je me prénomme Ayla monsieur, Ayla Von Carline, je vous épargne les titres.

Observant le petit matériel qui lui présentait le professeur, la vampire comprit très rapidement où il voulait en venir, tester la potion à la menthe sur la plante, vu que la menthe n'en était sûrement pas une. Elle prit la fiole mentholée, puis en versa une petite dose dans une des fioles vides, qu'elle garda de côté, ayant une idée relativement malsaine en tête. Elle observa Leo dans un sourire et avala le reste de la fiole principale, puis la posa, avant de la lâcher sous une probable douleur. Belle prévision, vu qu'une douleur innommable fit son apparition dans son estomac, la forçant à tomber à genoux sur le sol, fermant les yeux en attendant que cela passe. La douleur s'intensifia, provoquant ainsi quelque chose d'assez inhabituel chez la vampire, un changement total de son aura et modifiant quelques détails corporels. Ses cheveux virèrent au rouge flamme, ses yeux devinrent vert émeraude, ses canines se dévoilèrent et elle semblait étrangement beaucoup plus attirante ou hypnotique que d'habitude. Elle se releva, regarda le professeur d'alchimie, puis reprit immédiatement son apparence habituelle, massant doucement le sceau présent sur sa nuque. Ayla prit ensuite une autre fiole, puis y cracha le sang présent dans sa bouche et la tendit au professeur Vikaa. Ceci étant fait, elle prit le reste de "menthe" qu'elle avait mis à l'écart et la versa sur la plante, celle ci fut immédiatement rongée par le liquide vert, peu recommandé pour la santé.

- Je suppose que votre potion est du genre corrosive et que la seconde méthode est la plus appropriée n'est ce pas ? Quitte à faire des expériences, autant en profiter pour connaître ses limites, pardon de vous avoir fait peur. Je suis certaine que ce sang pourrait vous être utile monsieur Vikaa, vous avez besoin d'autre chose ?

Sourire amusé, Ayla prit un air innocent en fixant le professeur, elle venait de vérifier une théorie plutôt intéressante sur sa nature.

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Certains voient le monde en noir
D'autres en blanc
On parle aussi de gris
Le mien est rouge...


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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Ven 31 Jan - 21:01

Hum. A ce qu'il voyait, très peu de ses camarades de classe n'avaient une excitation semblable à celle qu'il avait lui. En effet, Higaï fut le seul de tous les élèves à poser une question, ce qui déçu légèrement le blond. En effet, si les autres ne montraient pas ne serait-ce un peu de bonne volonté, le cours allait finir par sombrer dans une monotonie lente et désespéramment ennuyante.

Enfin, il fallait bien constater que malgré le fait que les élèves ne posaient pas de questions, cela ne les empêchait pas de parler. Ils papotaient, riaient, s'amusaient. Higaï hésita pendant quelques secondes à les rejoindre, ceux-ci ayant l'air relativement sympathiques. Néanmoins, il se retint, le cours étant plus important. Après tout, il lui était totalement libre de faire connaissance avec ceux-ci plus tard ! Remarque, il ne s'approcha pas d'eux tous comptes faits. Leur professeur d'alchimie ne s'était pas gêné pour balancer un morceau de craie sur le garçon le moins discret du groupe. Higaï rit un bon coup en voyant le malheureux regarder le professeur après que la craie l'aie cogné. Le rigolard en question n'avait pas vraiment l'air d'avoir souffert, et c'était tant mieux ! Ha, que ce prof avait l'air étrange mais tout de même sympathique : le lancé de craie était uniquement pour ramener l'attention des élèves sur lui, Higaï en était convaincu.

Le professeur prit alors une grande inspiration et répondit à Higaï, lequel avait toujours son sourire enfantin aux lèvres.

- Par la pratique : faites-moi une potion d’invincibilité, vous avez une heure.

Higaï haussa les sourcils et regarda son professeur les yeux équarquillés. Une potion d'invincibilité ? Comment ? Higaï pensait certes à pratiquer rapidement mais pas à ce qu'ils soient évalués tout de suite, sans aucune connaissance. Higaï se mit alors à regarder la pièce, cherchant un indice à propos de comment faire cette potion dont ils ne savaient rien... Ce faisant, il fronça les sourcils en se disant que, bon, ça allait pas être simple ! Néanmoins, avant même qu'il n'aie pu trouver quoi que ce soit du regard, le professeur d'Alchimie reprit la parole, d'abord sur un ton enjoué, comme s'il avait raconté une bonne blague, puis sur un ton vaguement sérieux.

- Tu te doutes bien jeune homme que je ne peux pas vous demander ça. La manipulation aura une très grande importance dans notre enseignement, mais il vous faut quand même les bases théoriques, quelques petites connaissances qui vous seront utiles toute votre vie. Les méthodes de manipulation viendront pendant les manipulations, mais ce premier trimestre sera uniquement basé sur de la théorie.

Higaï soupira et gonfla les joues. Il n'allait donc pas être question de manipulation tout de suite. Certes, la potion d'invincibilité était très difficile à faire pour quelqu'un de leur niveau (du moins, il le pensait) mais passer de "faire quelque chose de très dur" à "ne rien faire" avait quelque chose d'un peu décevant. Néanmoins, il reprit rapidement de sa contenance, ça n'allait apparemment être le cas que durant le premier trimestre, pas plus. A ces mots, Higaï afficha de nouveau son sourire habituel.

Le professeur prit son livre à la comparse de l'Eau de Higaï via un procédé pour le moins original. Higaï était tout sourire en voyant la fille aux lunettes prise par surprise dans son étude. Le maître leur fit alors comprendre l'inutilité d'apprentissages extrascolaires dans cette matière. Ses arguments tenaient la route : c'était relativement dommage de se gâcher la joie de la surprise en se renseignant à l'avance sur ce qui allait être vu en classe. Higaï allait devoir se retenir sa curiosité à propos des cours afin qu'elle soit d'autant plus satisfaite pendant ceux-ci. Pour le moment, Higaï avait réussi à ne pas trop se renseigner, et il allait tenter de continuer ainsi. Au pire, il se contenterait de faire des spéculations quand à ce qu'ils allaient faire aux prochains cours.

Juste après, le maître de classe appela au tableau une jeune fille. Higaï l'observa. Elle était très jolie, vraiment très jolie. Higaï l'observa dans premier temps au niveau de son visage, lequel arborait un beau sourire. Elle avait un visage assez charmant et plutôt bien proportionné. Elle avait un joli p'tit nez, comme celui de Constantine, la dernière personne chez qui il avait séjourné avant son arrivée à l'Académie. Sa camarade de classe avait des yeux et des cheveux d'une couleur assez drôle : un rose pâle mais néanmoins remarquable. Drôle de fille. Higaï la vit alors arborer un sourire, son sourire avait un "je ne sais quoi" qui le dérangeait... Etait-ce des canines qu'il voyait là ? Higaï n'entrevit le sourire de la jeune fille que quelques secondes, en effet, celle-ci se présenta au professeur. Ayla, quel chouette nom. Higaï le répéta plusieurs fois dans sa tête, afin de le retenir. Ayla. C'était bon, il avait retenu le nom de sa camarade de classe, laquelle avait l'air plutôt sympathique. Le jeune blond retint que la fille aux cheveux roses avait des titres, à en croire ce qu'elle disait. Une noble donc. Higaï nota cela dans un coin de son esprit, c'était rare les nobles, du moins il le croyait.

Ainsi, la jeune fille reçut comme consigne de déterminer quelle était la potion présente dans la fiole donnée par le professeur. Higaï observa longuement la fiole. Le liquide vert lui rappelait les tisanes qu'il lui était donné de boire de temps en temps. Le professeur avait posé une plante verte à côté de la fiole, plante probablement destinée à servir de support de test à Ayla. Il regarda alors sa camarade de classe d'un regard légèrement jaloux, qu'est-ce qu'il aurait aimé être celui appelé au tableau. Après tout, ceci était de la manipulation, et toute manipulation à son charme. Mais tant pis, pas grave, il serait le prochain ! Toujours est-il qu'il observa la fille aux cheveux roses prendre la fiole verte, en vider une partie dans une fiole plus petite, puis regarder le professeur, un large sourire aux lèvres...

Et finalement vider la fiole dans sa gorge.

Higaï vit alors Ayla tomber sur le sol à genoux, son visage se crispant d'une manière supposant une douleur horrible. Higaï écarquilla les yeux en la voyant ainsi, elle souffrait, quelqu'un devait l'aider ! Il observa les autres élèves, et puis le professeur. Néanmoins, son regard fut rapidement recapté par la figure souffrant à genoux. Higaï ne pouvait plus détourner son regard de la vampire, car il était certain qu'elle en était une ! En effet, des canines proéminentes avaient fait leur apparition. Par ailleurs, un changement soudain de la couleur des yeux et des cheveux de la jeune fille se fit remarquer. Ses cheveux semblaient être devenus des flammes tandis que ses yeux avaient pris une couleur, certes hypnotisante, mais néanmoins surprenante, pour ne pas dire effrayante.

Higaï fut comme pétrifié à cette vue, pétrifié et hypnotisé. Cette vue était envoutante, mettant la beauté d'Ayla en avant, mais également inquiétante. Après tout, Ayla n'était-elle pas en train de souffrir le martyr à ce moment précis ? Quelqu'un devait l'aider ! Ce n'était pas bien de rester ainsi !


- A-Ayla ?

Les paroles d'Higaï étaient restées relativement discrètes, étrangement, Higaï ne trouvait pas la capacité de crier face à ça. La peur ? L'inquiétude ? L'absence de réactions de ses camarades ? L'aura d'Ayla ? Toutes ces raisons avaient probablement un rapport avec la raison pour laquelle Higaï ne put en dire plus. Néanmoins, avant que le garçon aux peluches ne puisse réagir une seconde fois, la jeune fille reprit un air normal, comme guérie. Elle prit une fiole et cracha du sang dans celle-ci. Ainsi, elle continua l'expérience d'un air innocent, comme si tout ce qui venait de se passer était quelque chose de tout à fait normal. Elle versa la potion sur la plante, ce qui eut pour effet de tuer la plante presque directement.

- Je suppose que votre potion est du genre corrosive et que la seconde méthode est la plus appropriée n'est ce pas ? Quitte à faire des expériences, autant en profiter pour connaître ses limites, pardon de vous avoir fait peur. Je suis certaine que ce sang pourrait vous être utile monsieur Vikaa, vous avez besoin d'autre chose ?

Higaï affichait toujours un air inquiet, malgré que le "drame" soit passé. Elle allait mieux ? Pourquoi avait-elle fait ça ? C'était fort étrange, et Higaï resta quelques secondes ainsi, l'observant. Non, non, elle ne pouvait pas aller "juste bien". Elle venait de boire une potion corrosive, une sorte de poison, s'il avait bien compris, c'était dangereux pour elle !

Suite à ces mots, la vampire, car il était dés lors indubitable qu'elle en était une, afficha un sourire satisfait. Elle ne semblait pas plus blessée que cela, le professeur quant à lui tenait à présent une bille noire dans ses mains, et ne paraissait pas plus surpris que cela de la tournure des évènements. Higaï, toujours inquiet pour sa camarade de classe se dit qu'il fallait que quelqu'un se demande si elle allait bien, ce qui venait de se passer n'était pas NORMAL, n'était-il pas ? Il hésita à propos de la personne à qui poser la question, le professeur ou bien Ayla. Il se dit qu'il était probablement de bon augure de demander à la vampire si elle allait bien, puis de voir comment agir en conséquence.


- A-Ayla, tu vas bien ? Tu en es certaine ?

Puis, il se dit qu'il fallait s'adresser au professeur, lequel ne semblait pas avoir réagi.

- Ce qui vient de se passer est il normal, professeur ? Vous êtes sur qu'elle ne risque rien ?

Puis, il dit, en regardant le sang.


- Enfin, elle va bien ? Tu vas bien ?

Le ton du jeune garçon indiquait qu'il était vraiment inquiet de la santé de sa camarade de classe, bien qu'elle ne semblait pas s'en inquiéter elle même. Néanmoins, Higaï se dit que s'était mal de ne pas s'inquiéter du bien-être des autres, c'était un devoir et une obligation de prendre soin des autres, et il était mal de ne pas le faire.
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Dim 2 Fév - 22:05

Après que le jeune garçon ait posé sa question, je sentais le regard du professeur se poser une fraction de seconde sur moi. J'avais déjà eu cette sensation un peu plus tôt, avant que ce dernier n'entre dans la classe, mais étant moi-même en train d'observer tout le monde, je m'étais dis que cette sensation était normale et avais décidé de ne pas y prêter attention. Quelque chose m'avait aussi grandement étonné. Un jeune homme qui était entré à peine un peu plus tard que moi, était maintenant assis à mes côtés. J'étais surprise, les gens allaient rarement vers moi, on préférait, par exemple, se mettre à côté de la fille aux cheveux courts le nez collé sur son livre. Elle avait un visage tellement mignon et attendrissant que n'importe quel être normalement constitué se serait mis sur la chaise à côté d'elle. Pour mon premier cours de l'année, je me retrouvais donc avec un voisin. Je gardais mon regard posé sur notre professeur pour ne pas l'observer, mais la curiosité prit rapidement le dessus et je ne pus m'empêcher de jeter un coup d’œil furtif dans sa direction. Il était grand, possédait de larges épaules imposantes et des cheveux noirs très sombres coiffés en bataille. Malgré l'observation rapide, j'avais remarqué qu'il avait des yeux d'un bleu limpide et très clair, ils apportaient une touche de douceur, car même s'il donnait l'impression d'être fermé et menaçant, son regard n'était pas démunie d'expression contrairement au mien. Toute mon attention maintenant reportée sur le professeur pour ne pas qu'il capte que j'étais en train de l'épier, je réfléchissais. Ce garçon était intriguant. Mais à quoi bon lui porter de l'importance ? Il s 'était simplement assis à côté de moi, rien de bien exceptionnel en soi. Il ne m'adressera sûrement jamais la parole et les heures de cours d'alchimie seraient toutes aussi normales que n'importe quel autre cours.
Mon regard était maintenant figé sur ma table, et un « non » soudain de notre cher monsieur Vikaa me sortit de ma contemplation. Un élève à l'avant le regardait avec une expression de surprise collée sur le visage, quelque-uns de ses camarades essayaient de ne pas rire et je compris qu'il avait dû se faire reprendre par le professeur. Puis, ce dernier reporta son attention sur la question qu'on lui avait posé.

- Par la pratique : faites-moi une potion d'invisibilité, vous avez une heure.

Il fît une pause, un grand sourire plaqué sur les lèvres, nous permettant de comprendre qu'il n'était pas sérieux. Puis, il reprit :

- Tu te doutes bien jeune homme que je ne peux pas vous demander ça. La manipulation aura une très grande importance das notre enseignement, mais il vous faut quand même les bases théoriques, quelques petites connaissances qui vous seront utiles toute votre vie. Les méthodes de manipulations, mais ce premier trimestre sera uniquement basé sur la théorie.

Alors qu'il venait de finir de parler, quelque chose attira mon attention près de la jeune fille aux cheveux roux avec des grandes lunettes à monture rouge qui se trouvait à proximité de moi dans le fond. Le lierre, jusqu'à présent immobile comme n'importe quelle plante, se mit à glisser vers la jeune rousse. Je regardais avec fascination cet étrange spectacle, et je ne pus  retenir un frisson d'excitation dans mon corps face à l'idée d'arriver un jour à contrôler ainsi les plantes environnantes. Le lierre s'entoura sans la moindre difficulté autour du livre qu'elle lisait avec grand intérêt, offrant pour la deuxième fois de la matinée un spectacle quelque peu loufoque. Apparemment, Monsieur Vikaa aimait que toute notre attention soit focalisée sur son cours et il ne laissait rien passer. Le passage de la craie m'ayant déjà bien refroidi en ce qui concerne discuter avec mon voisin, je comptais écouter son cours avec la plus grande attention. Alors que le livre se baladait de plante en plante pour finalement atterrir dans les mains de notre professeur, ce dernier demanda cependant poliment s'il pouvait emprunter le livre. Je reconnaissais cet ouvrage, j'avais en effet le même exemplaire. Le livre d'Alchimie de cette année. En remarquant ça, monsieur Vikaa échappa un sourire amusé.

- Je te le rendrais, ne t'en fais pas. Sachez, chers élèves, que vous n'aurez pas besoin de tels ouvrages : je suis là pour vous apprendre ce que vous avez à apprendre en alchimie. Même s'ils sont de bonne qualité, ces derniers ne feront que vous raconter ce que vous allez voir en cours. Ce serait dommage de perdre la surprise, non?

Son raisonnement était valable. Même complètement vrai, mais j'avais besoin de ce livre, c'était ma seule trace possible du cours.

- Et puis, ne vous cachez pas comme ça  derrière tout le monde, les enfants. Comme vous autres, au fond.

Ses propos me déstabilisaient car je ne savais pas vraiment si je devais me sentir visée, je le regardais en cherchant à saisir si il souhaitait que nous nous déplacions. J'évitais au passage de croiser le regard des autres qui n'arrêtaient pas de nous fixer, mes camarades et moi.Ne trouvant aucune information, je regardais autour de moi pour voir si quelqu'un daignait changer de place. Mon voisin ne bougea pas d'un poil et aucune autre personne ne semblait décidé à changer de place. N'en ayant moi-même pas envie, je restais sans bouger, attendant que les élèves cessent de nous regarder.

- Nous sommes là pour nous amuser, je vous assure que votre expérience alchimique sera agréable et qu'en plus d'apprendre, vous aller passer du bon temps pendant ces heures hebdomadaires, du moins quand nous commencerons les manipulations !

Maintenant la classe disciplinée, il commença son cours. J'essayais d'écouter attentivement tout ce qu'il disait, imprimant chaque information du mieux que je le pouvais, mais de voir certaines personnes prendre des notes sur ce qu'il disait me donnait l'impression d'être passive. J'étais pourtant obligée, l'écriture n'ayant jamais fait partie des éléments que ma mère m'avait partagé. Et ce qui n'était pas dérangeant jusqu'à présent, se trouvait être un handicap massif ici à l'académie. Heureusement, monsieur Vikaa ne donna pas énormément d'informations et appela directement quelqu'un au tableau à ses côtés. Une jeune femme aux long cheveux roses se leva et traversa la pièce gracieusement jusqu'à l'estrade près du bureau. Pendant ce temps, le professeur installa tout son petit matériel, mais je n'y prêtais aucune attention. La fille m'intriguait trop. Je ne l'avais pas remarquée jusqu'à lors. Ses cheveux étaient pourtant d'une couleur bien spécifique et elle dégageait quelque chose d'étrange. Je n'arrivais pas à détacher mon regard d'elle et ç'en était effrayant. Le professeur lui tendit une fiole, lui demanda de se présenter et lui expliqua en quoi allait consister sa venue près de lui.

- Je me prénomme Ayla monsieur,  Ayla Von Carline, je vous épargne les titres.

Une noble. Un début de mépris pour cette jeune femme prétentieuse pénètre mon esprit. Je tente de reprendre le contrôle de mon regard qui est toujours posé sur elle.Toute la classe était autant subjugué que moi par cette étrange personne. Elle avait l'air d'aimer être au centre le l'attention, et elle confirma rapidement ce que je pensais lorsqu' au lieu de continuer son expérience normalement comme elle l'avait commencé, elle but la fiole dans laquelle un liquide verdâtre se trouvait. Un regard d'incompréhension avait remplacé mon expression fermée et froide que j'arborais toujours. Prendre une telle initiative sans connaître les risques était complètement stupide et insensé. La noble s’écroula alors au sol, le visage défiguré par la douleur. Je fronçais les sourcils, complètement perdu. La plupart des élève étaient trop choqués pour faire quoi que ce soit. Un frisson parcourut soudain mon échine, m’inculquant le sentiment de peur et l'envie de fuir. Cette femme toujours souffrante était une vampire. Ses canines acérées étaient maintenant parfaitement visibles, même du fond de la salle. Son regard s'était modifié, il n'y avait plus rien de mignon ou de rassurant en elle. Ayla était maintenant d'une beauté hypnotique et envoûtante, pour que son côté prédateur disparaisse complètement. Mon instinct me hurlait de sortir d'ici mais j'étais figée face à son aura oppressante et effrayante qui flottait partout dans la salle de classe.
Le jeune garçon qui avait posé sa question quelques minutes plus tôt me fit sortir de ma torpeur, lorsque inquiet, il fut le seul à avoir une réaction que l'on pourrait qualifier d'humaine devant la douleur de cette vampire. Cependant, avant même qu'il ne puisse faire quelque chose, elle se releva comme si tout était normal, son apparence précédente retrouvée, elle caressait doucement sa nuque en attrapant une autre fiole pour y recracher du sang. Puis, elle reprit son expérience le plus naturellement possible.

- Je suppose que votre potion est du genre corrosive et que la seconde méthode est la plus appropriée n'est ce pas ? Quitte à faire des expériences, autant en profiter pour connaître ses limites, pardon de vous avoir fait peur. Je suis certaine que ce sang pourrait vous être utile monsieur Vikaa, vous avez besoin d'autre chose ?

Je n'en revenais pas, je trouvais toutes ces phrases d'une prétention sans pareil. Mettre sa vie en danger pour connaître « ses limites » ou encore impressionner, car je n'arrivais toujours pas à comprendre son geste, me paraissait idiot. S'il lui était arrivé quelque chose, le professeur Vikaa en aurait été responsable et si elle voulait réellement chercher ses limites, autant qu'elle fasse attention à ne pas poser de problèmes à d'autres personnes. Je savais que je devrais m’inquiéter pour elle, ou encore m'assurer qu'elle allait bien, comme le faisait Higaï en ce moment même, mais tout mon être me disait de me méfier d'elle et de m'en éloigner. Je n'avais jamais vraiment rencontré de vampire, mais cette première impression ne me donnait pas vraiment envie de renouveler l'expérience. Je restais donc impassible à son sourire et son air innocent qu'elle prenait devant le professeur et toute la classe. Je ne pus m'empêcher de me dire que l'année commençait d'une façon bien singulière.


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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 10 Mar - 20:27

L'attention était enfin totalement concentrée sur le professeur Vikaa, il était alors apte à faire son cours. L'expérience allait être amusante, même s'il était évident que la potion devait être testée sur la plante. Après tout, il n'allait pas leur demander de tester des relations alchimiques dans des tubes à essai et des fioles de manière totalement random : d'abord cela pouvait éventuellement leur péter à la figure, ensuite sans aucune leçon préalable, rien d'appris comme ça, faire une manipulation, c'est le meilleur moyen d'avoir la réaction typique d'un débutant, c'est à dire regarder la table avec la fiole dans la main pendant des heures sans savoir quoi faire. L'alchimie, ça ne s'invente pas. Donc évidement, la jeune demoiselle qu'il avait appelé au tableau n'allait pas avoir de mal à trouver l'astuce.
Cette dernière se présenta comme Ayla Von Carline. Elle parlait de titre, ce qui indiquait qu'elle était une noble vampirique. Et Léo l'avait tutoyé, il se demandait s'il n'avait pas été un peu loin, et espérait que personne ne lui en tiendrait rigueur, mais dans l'absolu... Ben il savait pas, quoi.
Toujours est-il qu'elle commença à verser un peu de la fiole dans une autre. Mauvaise décision, pensait Léo, mais la suite allait le bluffer bien plus... Ayla avala totalement le contenu de la fiole ! Le sang de l'artiste alchimiste ne fit qu'un tour. La jeune fille venait d'avaler une potion corrosive extrêmement dangereuse, d'un seul coup. Si elle n'était pas RAPIDEMENT soignée, ses organes allaient fondre sous l'effet du liquide. Cette folle venait de se donner la mort, mais il était de sa responsabilité de la sauver ! Il se jeta alors sur sa valise et la fouilla, de fond en comble, sous son bureau. Il lançait limite ce qui ne l'intéressait pas le plus loin possible de lui, à la recherche d'un seul bocal parmi tout ce bordel -vous excuserez le terme-, contenant ce qui allait sauver son élève : une Perle Noire. Enfin, enveloppée dans un torchon, il attrapa le bocal, l'ouvrit, attrapa une Perle Noire, le referma, le lança sur le torchon, et se releva, la Perle à la main...
Pour constater que tout était parfaitement normal, et qu'Ayla venait juste de cracher quelques millilitres de sang dans une fiole, et avait testé la potion avec la plante, comme convenu, observant le professeur avec pureté et innocence. Debout, le petit curieux qui avait posé une question plutôt s'inquiétait de l'état de santé de la jeune fille, se demandant si c'était quelque chose de normal... Mais Léo était bouche bée, littéralement, la bouche entre-ouverte à regarder son élève être en parfaite santé. Il en fit tomber sa Perle par terre. Par quel miracle ? Il attrapa la fiole de sang, l'observa un instant, puis la posa et se jeta sur son élève. Après avoir vérifié sa température en touchant son front, il attrapa son menton et lui ouvrit la bouche pour observer l'intérieur de sa gorge. En parfait état. Comment est-ce possible ? L'alchimiste la relâcha, et analysa du regard la demoiselle, puis le sang, puis re la demoiselle, puis re le sang, avant de s'exclamer :


-Alors, je ne comprends pas du tout ce qui vient de se produire, mais elle est en parfaite santé... Cette potion, comme l'indique l'effet qu'elle a eu sur la plante, est extrêmement corrosive, les lésions auraient dut être irréversibles... Mais je connais peu les résultats de ce genre de potion chez les vampires dont le pouvoir de régénération est important... Il marqua une pause. QUOI QU'IL EN SOIT ! La seconde méthode est la bonne, la première est à ne JAMAIS utiliser. Cette potion avait une odeur de menthe que vous avez tous dut sentir et une couleur verte douce, donc détail à retenir, c'est très important : ne jamais juger une potion sur l'odeur ou la couleur !

Il fit le geste à Ayla de quitter l'estrade, sans un regard. Il était vraiment intrigué par rapport à ce qui venait de se produire. Les yeux rivés sur le sang, son esprit d'alchimiste parti alors dans tout les sens. Et si ce sang pouvait être utiliser pour sauver des vies ? Une potion si puissante qu'elle pourrait faire repousser les membres des manchots, ou guérir des maladies qu'on ne pouvait curer qu'à la panacée, un remède si compliquer à créer... Il fallait étudier ce sang, il fallait étudier les vampires de plus près, savoir si ce projet était réalisable.
Léonard secoua la tête. Le moment n'était pas aux palabres, il avait un cours à donner. Le professeur ramassa la petite perle qu'il avait laissé tomber, et la montra à l'assemblée.


-Bien, savez-vous ce que c'est que cela ? Je suppose que non, donc je vais vous aider.

Le professeur plongea la perle dans le reste de la potion corrosive, quelques gouttes précieuses qui allaient lui permettre de faire la démonstration. Puis il s'approcha du feu au centre de la pièce, parmi les élèves, pour faire bouillir la mixture. Une fois la bille totalement dissoute, il leva la fiole.

-Alors, cette potion était corrosive, n'est-ce pas ? Elle faisait fondre petit à petit les tissus. Alors observez.

Léo s'approcha de la plante, donc les feuilles étaient petit à petit consommées par la potion, qui ruisselait en leur long. Il y versa alors un peu de la mixture et le processus s'arrêta. Ravi, il sourit, et avala le reste de la potion. Délicieux. Puis il posa la fiole et regarda de nouveau sa classe.

-Ceci est une Perle Noire, elle neutralise les effets d'une potion, quelle qu'elle soit. Une potion de soin perdra toutes ses vertus, un poison deviendra un début d'antidote, par exemple. Cela permet, dans n'importe quel cas, de stopper les effets. Prendre un poison, puis ce même poison avec une Perle Noire dissoute, et les effets du poison arrêteront la propagation. Notez cependant qu'ils n'annuleront pas les effets déjà produits, d'où l'importance de connaitre les antidotes classiques. Voilà pourquoi je me suis jeté tout à l'heure dans ma valise pour en trouver une : j'espérais stopper au plus vite la réaction qui se produisait -je le croyais du moins- dans le corps d'Ayla. Voilà voilà, des questions les jeunes ?


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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Sam 15 Mar - 13:01

Voilà que certains élèvent se remettaient à discuter légèrement ou à rire. Si je ne comprenais pas quelque chose à propos de l'académie, c'était bien le but de la plupart des élèves. à quoi bon suivre des cours si ce n'était pour ne jamais les écouter? C'était absurde. Tout les élèves ici étaient des bavards compulsif? Je ne comprenais vraiment rien à mes confrères humain. Des élèves se sont inscrit dans une académie pour en principe, écouter des cours qu'ils n'écoutent même pas. Mais si ils ne voulaient pas écouter des cours, pourquoi ils on décidé de ne pas les écouter dans un lieu où il faut les écouter? Et alors pourquoi ils se sont inscrit pour écouter des cours alors qu'ils n'aimaient pas écouter des cours? Voulait-ils vraiment écouter des cours ou non à la fin?

Premier jour, premier cours, première minute et je me sentais déjà désemparé. Allais-je juste pouvoir garder toute ma tête avant la fin de l'année?

Le professeur Léo s'occupa de l'élève le plus bruyant en lui lançant un morceau de sa craie sur lui. Technique radicale, mais semblant marcher, étant donné que celui-ci se tus. Il répondit ensuite à l'élève ayant posé une question il y a à peine quelque instants:

-Par la pratique : faites-moi une potion d’invincibilité, vous avez une heure.

Quoi?! Une potion d'invincibilité? Pourquoi? Et comment faire? Et quel truc il fallait faire, et quel machin utiliser et puis...quoi? Mais il se moquait de nous? Je me rendis compte qu'effectivement, ce fut une taquinerie de sa part.

-Tu te doutes bien jeune homme que je ne peux pas vous demander ça. La manipulation aura une très grande importance dans notre enseignement, mais il vous faut quand même les bases théoriques, quelques petites connaissances qui vous seront utiles toute votre vie. Les méthodes de manipulation viendront pendant les manipulations, mais ce premier trimestre sera uniquement basé sur de la théorie.

Le professeur regarda un instant sur le coté. Je suivais son regard et tomba sur des lierres dans la salle. Ceux-ci s'approchaient d'une jeune élève au fond. L'une d'entre elle prit le livre, et le passa au lierre à coté, qui le passa aussi à son voisin et ainsi de suite, jusqu'à atterrir dans les mains de Monsieur Vikaa.

-Je te le rendrais, ne t’en fais pas. Sachez, chers élèves, que vous n’aurez pas besoin de tels ouvrages : je suis là pour vous apprendre ce que vous avez à apprendre en alchimie. Même s’ils sont de bonne qualité, ces derniers ne feront que vous raconter ce que vous allez voir en cours. Ce serait dommage de perdre la surprise, non ? Et puis, ne vous cachez pas comme ça derrière tout le monde, les enfants. Comme vous autres, au fond. Nous sommes là pour nous amuser, je vous assure que votre expérience alchimique sera agréable et qu’en plus d’apprendre, vous allez passer du bon temps pendant ces heures hebdomadaires, du moins quand nous commencerons les manipulations ! Vous auriez pu aussi me demander pourquoi cette craie pouvait être un bon ingrédient. Simple : le calcaire, un composant de la craie, permet de mieux mélanger les ingrédients sans altérer les propriétés de la potion. Je vous épargne le pourquoi il agit comme cela, ce serait barbant et ce n’est pas réellement notre intérêt, je vous demande juste de le savoir. C’est ce genre de choses que nous allons voir aujourd’hui, purement théorique mais essentiel pour la suite de l’année. Ah, et, autre chose, mademoiselle, viens par ici je te prie.

Le professeur semblait demander à une élève aux cheveux roses de venir vers lui. Elle était pale...je ressentais quelque chose de désagréable à propos d'elle, mais personne ne m'a jamais fait un tel effet...inquiétant. J'étais plutôt troublé. Je supposais qu'elle ne devait pas être totalement humaine, ou humaine tout court. Après tout, j'avais tellement de choses à apprendre sur les espèces non-humaine.

-Bien, j’aimerais d’abord connaitre ton nom. Ensuite, j’aimerais que tu devines ce qu’il y a là-dedans. Il s’agit d’une potion que j’ai concoctée hier à cette occasion. Peut-être pourras-tu deviner en t’aidant du matériel sur ce bureau. Mais c’est pour souligner le besoin d’une connaissance théorique alchimique pour commencer votre apprentissage à tous.

- Je me prénomme Ayla monsieur, Ayla Von Carline, je vous épargne les titres.

Une bien étrange fille. Elle prit la fiole que lui avait tendu Monsieur Vikaa, et versa un peu de son contenus dans une autre fiole. Mais elle s’arrêta un instant...et bu le contenus de la première fiole. Cette Ayla avait bu une potion sans-même savoir ce que c'était. Cela devait être dangereux non? D'autant plus que le professeur commença à fouiller avec précipitation dans ces affaires. Mais mon regard retourna vivement vers Ayla, qui était tombée à genoux. Ce que je vis ensuite était plutôt incroyable, voire plus. Les yeux de la souffrante devinrent vert, ses cheveux prirent une couleur rouge, et des dents pointues apparurent. C'était tellement effrayant. Cette potion la transformait? Ou elle la blessait juste? C'était vraiment un spectacle dérangeant. Je n'aimais pas voir les gens souffrir, et pourtant...je n'arrivais pas à détacher mes yeux de la fille qui souffrait sur le sol. Je n'étais pas figé par la peur, ou paniqué, mais j'étais comme hypnotisé. Elle était belle. Mais pourquoi je pensais ça, alors que celle-ci crevait avec douleur à quelques mètres d'elle?

Mais avant que le professeur puisse s'occuper de quelque chose, Ayla se releva. Elle cracha du sang dans une fiole plus loin, et se releva comme si rien ne s'était passé. La noble prit ensuite la fiole qu'elle avait légèrement remplis, et la déversa sur une plante à coté. Les effets furent bien sûr très néfaste pour la plante

- Je suppose que votre potion est du genre corrosive et que la seconde méthode est la plus appropriée n'est ce pas ? Quitte à faire des expériences, autant en profiter pour connaître ses limites, pardon de vous avoir fait peur. Je suis certaine que ce sang pourrait vous être utile monsieur Vikaa, vous avez besoin d'autre chose ?

C'était...Impressionnant. Bien évidemment, je n'avais jamais vu quelque chose pareille. D'ailleurs, je ne voulais pas revoir quelque chose comme ça un jour. Bon...au moins, elle était vivante, et rien de grave ne s'étais passé, c'était déjà ça. D'ailleurs, Léo s'en assurais: Il regardait la gorge de l'étrange femme quelques instants.

-Alors, je ne comprends pas du tout ce qui vient de se produire, mais elle est en parfaite santé... Cette potion, comme l'indique l'effet qu'elle a eu sur la plante, est extrêmement corrosive, les lésions auraient dut être irréversibles... Mais je connais peu les résultats de ce genre de potion chez les vampires dont le pouvoir de régénération est important...QUOI QU'IL EN SOIT ! La seconde méthode est la bonne, la première est à ne JAMAIS utiliser. Cette potion avait une odeur de menthe que vous avez tous dut sentir et une couleur verte douce, donc détail à retenir, c'est très important : ne jamais juger une potion sur l'odeur ou la couleur !

Ne jamais utiliser la première méthode...après avoir vu tout ça, il pouvait être sûr que PLUS JAMAIS je porterais quelque chose d'inconnus à mes lèvres. De toute manière, j'avais une nature paranoïaque qui m'encourageais à voir quiconque ou quoi que ce soit comme un danger plus ou moins important. Une paranoïa qui a autant de bon cotés que de mauvais cotés.

Le professeur d'alchimie autorisa Ayla à reprendre sa place, et il se pencha pour ramasser une perle. Il avait pris cette perle, avant de la faire tomber lorsque la jeune femme a bu la potion dangereuse. Il la montra à la classe:

-Bien, savez-vous ce que c'est que cela ? Je suppose que non, donc je vais vous aider.

Celui-ci s'approcha du feu au milieu de la classe. Il prit les reste de la potion et plaça la perle à l'intérieur. La perle se consuma petit à petit. Une fois la perle entièrement disparus, il nous montra la fiole plus attentivement.

-Alors, cette potion était corrosive, n'est-ce pas ? Elle faisait fondre petit à petit les tissus. Alors observez.

Le professeur versa un peu du contenus sur la plante qui se laissait mourir par la potion corrosive...mais les effets s’arrêtèrent. J'écarquillais les yeux lorsque Léo bu le reste de la potion. Après avoir vu les effets de la mixture sur une plante et la jeune femme, il osait en boire? Pourtant, rien ne se passait. Je restais tout de même attentif: peut-être que la potion fait effet plus ou moins rapidement chez différentes personnes.

-Ceci est une Perle Noire, elle neutralise les effets d'une potion, quelle qu'elle soit. Une potion de soin perdra toutes ses vertus, un poison deviendra un début d'antidote, par exemple. Cela permet, dans n'importe quel cas, de stopper les effets. Prendre un poison, puis ce même poison avec une Perle Noire dissoute, et les effets du poison arrêteront la propagation. Notez cependant qu'ils n'annuleront pas les effets déjà produits, d'où l'importance de connaitre les antidotes classiques. Voilà pourquoi je me suis jeté tout à l'heure dans ma valise pour en trouver une : j'espérais stopper au plus vite la réaction qui se produisait -je le croyais du moins- dans le corps d'Ayla. Voilà voilà, des questions les jeunes ?

c'était fascinant. Une simple perle pouvait changer la face d'une situation. Elle pouvait sauver des vies comme elle pouvait en arrêter. Mais pourquoi une perle fait de tels effets sur n'importe quelle mixture? En tous cas, j'étais rassuré de savoir que Léo n'allait pas faire comme Ayla et tomber par terre en mourant d'en d'atroce souffrances. J'aurais du lui faire confiance. Après tout, c'est le professeur d'alchimie, et il connaissais bien plus de chose sur les potions que quiconque dans la salle. Cette perle noire a bien fait son effet (et heureusement d'ailleurs). Quand aux question...j'allais passer mon tour. Je n'avais pas de questions en particulier. De toute manière, je préférais rester le plus discret possible, et admirer la magie de l'alchimie, matière qui commençait déjà à m'intéresser.
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Mar 18 Mar - 22:47

Je dois reconnaître que je n'ai jamais été un élève vraiment assidu et concentré sur le long terme. De toute manière, je pense avoir trouvé une distraction bien plus plaisante que le cours de ce cher professeur Vikaa.
Ma voisine semble captivée par ce qu'il dit. Pour ma part, je reste le regard fixé sur elle, omettant toute discrétion afin de voir si elle me remarque.
Je n'ose pas lui adresser la parole, de peur de me faire rembarrer et de commencer l'année du mauvais pied. Je décide donc d'écrire sur un papier quelques mots pour entamer une conversation écrite avec elle.

- Chère voisine, j'espère que nous passerons une très bonne année côte à côte à ce cours qui s'annonce passionnant!


Durant mes années de formation, concocter des poisons et remèdes en tout genre était chose courante et demeurait indispensable pour administrer la mort et guérir les potentielles blessures.
Je pense qu'être légèrement dissipé au premier cours ne sera en rien préjudiciable sur mon avenir au sein de cette académie. Surtout que j'ai, pour une fois, une longueur d'avance sur mes camarades en ce qui concerne les bases de l'alchimie.
J'esquisse un léger sourire en coin et fait glisser le message sous les yeux de ma voisine.
Entre temps, le professeur Vikaa appelle une élève au tableau. D'après sa présentation et l'intonation de sa voix, elle me semble bien imbue d'elle-même et prétentieuse. Le genre de personne que l'on ne supporte que rarement.
Je n'ose plus regarder ma voisine, craignant la réaction qu'elle pourrait avoir. Elle pourrait juste déchirer le mot et ne pas m'adresser la parole, ce qui serait la pire des éventualités...
Je n'ai aucune expérience dans les discussions avec les personnes du sexe opposé. En fait, je n'ai pas vraiment d'expérience dans les relations humaines tout court.
Je ne sais pas vraiment ce qui peut être perçu comme correct ou non. Il faut dire que durant mon ancienne vie, les seuls contacts que nous avions les uns les autres étaient pendant les leçons, et nous ne parlions jamais après les cours.
Peut-être que cette fille peut potentiellement devenir une amie avec laquelle je pourrais partager des choses personnelles? Non. Je dois me méfier. Si elle connaissait mon histoire, elle me craindrait et me fuirait sûrement  en sachant ce que je suis et ce que je peux faire.
Je trouve injuste de ne pouvoir me confier à personne. Après tout qu'avais-je demandé pour être embarqué dans un clan auquel il ne m'a jamais semblé appartenir?

Une pièce d'argent tombe de ma poche et je m'empresse de la ramasser. Encore un objet possédant une histoire dont je ne peux me séparer.
Le vieux me l'avait donné en guise d'encouragement le premier jour de ma formation. Je me rappelle encore de ses mots:

- L'argent motive le crime, et le crime nous motive. Nous ne sommes ni bons ni mauvais. Juste des êtres procurant le châtiment ultime à nos victimes. Prends cette pièce. N'oublie jamais que si en apparence elle ne semble être qu'un bout de métal, elle est la cause de bien des conflits et de bien des guerres. Pense au nombre de personnes qui sont mortes pour l'obtenir, elle et ses semblables.

Depuis ce jour où elle est avec moi, je me suis juré que jamais aucune autre personne ne mourrait pour la posséder.
Je la fait rouler entre mes doigts. Cela a pour effet de m'occuper l'esprit pendant que certains élèves semblent s'agiter dans la salle, comme interloqués par un évènement dont je ne me préoccupe pas le moins du monde.
Peut-être que la jeune demoiselle sera impressionnée par mon agilité, peut-être pas. Au moins cette pièce pourrait avoir une autre utilité que de causer la mort, me permettant de capter son attention pour au moins quelques secondes.

~~~~



La véritable puissance réside dans les sentiments que les gens éprouvent pour les autres. La véritable force, c'est notre cœur. Si quelqu'un tient à moi, cela me rend plus fort. L"union de nos cœurs, voilà d'où vient ma force!

Kingdom Hearts


Code couleur:
 


Dernière édition par Zéphyr Farore le Lun 7 Avr - 15:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Mer 26 Mar - 22:43

Le professeur Vikaa, en voyant Ayla avaler le liquide vert, s'empressa de disparaître sous son bureau dans un excès de panique. Il fouillait avec vivacité dans ses placards cherchant certainement quelque chose qui pourrait aider la vampire. Quand il se releva, il possédait quelque chose d'étrange dans la main qu'il fit rapidement tomber au sol lorsqu'il se rendit compte que la jeune fille qu'il avait invité sur l'estrade un peu plus tôt était en parfaite santé au lieu d'être étendue sur le sol souffrante, brûlée intérieurement par la potion. Le professeur était aussi perplexe que le reste de la classe. Son visage était figé dans la stupeur et pendant quelques secondes il ne bougea pas, essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer. Il attrapa ensuite le tube à essais qu'elle lui tendait avec un sourire innocent et l'observa avec convoitise. En bon alchimiste, il désirait sûrement connaître les propriétés de ce liquide rougeâtre. Sans trop s’attarder dessus pour autant, il reporta toute son attention sur Ayla qui attendait encore près de lui, souriante. Je trouvais toujours son comportement complètement inacceptable et Monsieur Vikaa ne semblait pas vouloir la remettre à sa place ou même, lui reprocher quoi que ce soit. Il ne nous fit qu'une rapide mise en garde et profita de l'attention de la classe pour continuer son cours, comme si rien n'était arrivé. Cela m'agaçait mais je ne pouvais rien y faire. Inconsciemment mes doigts s'étaient mis à taper frénétiquement la table pour me retenir de partir de cette salle, tellement l'ambiance me paraissait pesante. La vampire était de nouveau assise à sa place et je ne pouvais cesser de la regarder. Étant plus au fond dans la classe qu'elle, elle ne pouvait pas me voir. Cela m’arrangeait , je ne cherchais pas à me faire d’ennemi dans cette académie et le seul fait d'imaginer un affrontement singulier avec cette fille me tiraillait l'estomac de peur.

Un brin de mépris habitait toujours mon regard quand mes yeux furent attirés par quelque chose sur ma table. La panique qu'avait créé Ayla me perturbait toujours quelque peu et mon attention au cours s'était rapidement dissipée. Le petit morceau de papier maintenant près de moi n'allait pas arranger ma concentration. Je le fixais sans vraiment comprendre, me demandant bien comment il avait pu atterrir ici. Je relevais finalement ma tête vers mon voisin, persuadée qu'il était l'expéditeur. Il avait sûrement écrit quelque chose. Je le regardais en plissant légèrement les yeux, essayant de comprendre pourquoi il voulait s'adresser à une fille telle que moi. J'avais certes senti qu'il m'observait plus tôt, mais Ayla avait capté toute mon attention, je n'avais donc pas réagi. Quoi qu'il en soit, je l'observais maintenant, basculant mon regard du morceau de papier à ces yeux bleus profonds qui étaient étrangement captivants. Il ne me regardait plus, prêtant soudain une grande attention au cours dont il ne semblait pas trouver le moindre intérêt. Je posais un doigt délicatement sur le mot et le fit glisser vers moi, cherchant à être la plus discrète possible. Prise par la curiosité, je jetais un dernier regard à mon voisin, qui n'avait malheureusement pas bougé d'un cil. Décidée je lus finalement ce qu'il m'avait écrit.

« Chère voisine, j'espère que nous passerons une très bonne année côte à côte à ce cours qui s'annonce passionnant ! »

Il avait une très belle écriture, et je me surpris à relire plusieurs fois le message dans ma tête, prenant cependant soin de ne laisser paraître aucune émotion, ne connaissant pas le but exact de ce billet. Chaque mot était écrit avec soin et le fait de savoir qu'ils m'étaient adressé me donnait une sensation étrange sur laquelle je n'arrivais pas à poser d'adjectif. Il était d'une courtoisie dont je n'avais pas l'habitude et je sentais le sarcasme dans la fin de sa phrase qui permit à un léger sourire en coin, de s'installer sur mes lèvres. Même si je doutais, car je m'étais promis de ne pas faire entièrement confiance à quelqu'un, ou encore moins, de m'attacher à une personne, je comptais lui répondre. Je me figeais alors soudainement, le regard rempli d'effroi. La réalité venait d'atteindre mon cerveau dans un immense fracas. Je ne savais pas écrire. Je ne pouvais pas lui répondre comme il l'avait fait. En soi, il n'y avait rien de grave, mais j'étais frustrée. Je me redressais lentement, n'osant même pas regarder autour de moi, surtout vers mon voisin. Je sentais les choses peu à peu disparaître, les autres élèves, le professeur toujours en train de parler, ma table, puis, mon voisin. Ma mère, elle, s'installait doucement dans mes pensées,  posant un voile de tristesse sur mon cœur qui se serrait fortement face à ce souvenir inattendu. Je me revoyais petite, courir après mon frère dans de grandes plaines. La caravane était installée un peu plus loin, et un feu crépitait déjà alors que le soleil se couchait à peine. Nous avions une étendue infinie pour nous. La joie seule, habitait mon cœur. Au loin, j'entendais ma mère m'appeler. Elle avait une voix douce et rassurante et je me sentais courir vers elle, complètement hilare, mes jambes me retenant à peine sous les efforts fournis pendant la journée. Ma jeune mère posait une caisse sur l'herbe, une sourire rayonnant plaqué sur les lèvres, je l'entendais encore me dire : « Nora, aujourd'hui, je vais t'apprendre quelque chose de nouveau ! L'écriture. » Puis, d'un coup, l'image changea : je la revoyais, blessée de partout, une lame lui transperçant la poitrine.

La réalité reprit alors forme autour de moi. Je n'étais plus dans les pleines, ni dans la forêt entourée de cadavres. Les élèves remplaçaient les arbres et Monsieur Vikaa s'imposait de nouveau, racontant toujours son cours, d'une voix posée. Mon regard s’assombrit et je baissais la tête. Ma mère n'avait jamais eu le temps de m'apprendre à écrire. Je me retrouvais là, bloquée par mes souvenirs qui m'empêchaient de vivre. Mon cœur était compressé dans ma poitrine et battait fort contre mon thorax. J'avais l'impression que tout le monde pouvait l'entendre, mais personne ne semblait s’intéresser à moi. Toujours le regard baissé, mon esprit cherchait quoi faire à une allure folle. Je ne voulais pas qu'il remarque mes faiblesses face à mes souvenirs ressurgissant. Je ne voulais pas paraître faible tout court. Mais, j'étais consciente que j'avais besoin de lui. Il pouvait m'aider. Il n'avait pas l'air malhonnête et semblait seulement être à la recherche d'une moindre distraction pour faire passer le temps. Un coup d’œil furtif me permis de voir qu'il jouait avec une pièce, le regard hagard, sans porter la moindre attention à ce que le professeur disait. Je resserrai mon poing et pris une longue inspiration avant de me tourner vers lui. Je raclais doucement ma gorge, cherchant ce que je pouvais dire.

- Je ne peux pas répondre.

J'avais chuchoté assez fort pour attirer son attention. Je me rendis compte que ce que je disais était très étrange et qu'il n'allait pas comprendre. J'ouvris une nouvelle fois la bouche pour parler, mais aucun son ne sortait. Je fronçais les sourcils, perplexe. Je n'arrivais même pas à parler correctement. Je sentais son regard sur moi et je tressaillis. De nouveau, je soupirai. J'étais pitoyable. Pas même capable d'aligner quelques mots à la suite. Je plongeais alors mon regard dans le sien cherchant sa réaction. Puis je m'expliquais.

- Je ne sais pas écrire.

Contrairement à ce dont je m'attendais, ma voix était posée, claire et fluide. Mon cœur était lui en train de s'affoler dans ma poitrine. J'essayais de me convaincre qu'il fallait que je lui demande. J'avais besoin de lui. Je baissais légèrement la tête, ma gorge se nouait mais je prenais soin de ne rien montrer. Je devais être aussi neutre que possible. Lui prouver, que j'assumais que je ne savais pas écrire, que je ne voyais pas ça comme une faiblesse. Du moins, c'est ce que je devais lui faire croire. Malgré moi, je ne réussi qu'à dire, dans un murmure à peine audible, quelques mots.

- J'ai... J'ai besoin d'aide.
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Sam 3 Mai - 19:41

Ornòrä, la petite et discrète Ornòrä, avait toujours été animée par le désir plus que viscéral de briller aux yeux de tous. Le désir de se surpasser pour devenir la plus grande magicienne de tous les temps, voilà pourquoi elle avait défié sa famille pourtant si intimidante, avait rejoint l'académie, un lieu pourtant très controversé dans sa région et c'était ce même désir qui lui donnait cette soif de savoir, inextinguible, la poussant à sacrifier nuits et jours pour s'immerger jusqu'au cou dans le déchiffrage d'ouvrages complexes et sans fin.

Mais son principal ennemi dans la réussite de son propre dessein demeurait tout proche, au tréfonds d'elle-même, entre la partie du cerveau associée à la douleur physique et celle liée aux émotions. Car si sa motivation surpassait de loin la plupart de ses camarades de classe, au point qu'elle s'en sentit presque privilégiée, sa timidité quant à elle écrasait tout ce qu'il y eut de bon à prendre en elle. Son manque d'assurance la rendait jalouse, voire haineuse de toute démonstration de ce qu'elle ne parvenait pas à accomplir, essentiellement à cause de sa crainte d'échouer. Elle ne parvenait à s'exprimer en public qu'avec difficulté, maladresse ou prétention et son embarras était d'autant plus grand quand elle était à proximité d'un groupe de personne qui semblait en pleine cohésion alors qu'elle-même semblait incapable de créer la moindre interaction sociale.

Malgré toute sa force de volonté, l'adolescente menait un combat acharné contre elle-même. Elle désirait faire taire cette timidité qu'elle ne parvenait pas à réfréner et qui l'empêchait de participer au cours comme elle l'aurait voulu, ce qui lui aurait peut-être permis d'obtenir les grâces du professeur d'alchimie et la considération de ses camarades de classe.

Depuis son arrivée dans la salle de classe, Ornòrä cherchait à se faire la plus petite possible derrière les pages de son ouvrage d'alchimie alors qu'elle aurait aimé pouvoir poser une question, claire et franche, comme ce garçon-là, au premier rang. Quand celui-ci prit la parole, Ornòrä - qui avait été trop préoccupée par elle-même pour le remarquer - le reconnut aussitôt. C'était bien sûr ce petit marionnettiste qu'elle avait rencontré la veille, au dortoir des élémentalistes de l'eau. Ils n'avaient pas eu alors un très bon contact et Ornòrä s'était sentit vraiment gênée par sa spontanéité naturelle. Il posa une question avec excitation (excitation qui agaça l'adolescente) dont Ornòrä ne comprit pas vraiment le sens : à quoi bon poser une question à laquelle le professeur Vikaa avait déjà répondu quelques instants plus tôt durant sa présentation ? Bien sûr, qu'il y aurait de la pratique, mais elle viendrait après les bases théoriques. C'était élémentaire, mon cher Higaï !

Avant de répondre à cette question pour le moins inutile, le professeur Vikaa lança un morceau de sa craie sur un élève perturbateur. Intérieurement, Ornòrä approuva. Elle aurait bien lancé de la craie aussi sur tous les bavards de la classe si elle avait été professeur tout en se demandant si c'était ainsi que l'on demandait le silence en général dans une salle de classe. Ornòrä ne connaissait pas vraiment les règles et les attitudes appropriées à un cours de magie. Quoi qu'il en soit, se disait-elle, lapider des gêneurs avec des morceaux de poudre blanche, cela devait être particulièrement jouissif.

La petite rouquine se sentit malgré tout désemparée quand le professeur Vikaa répondit à l'interrogation d'Higaï en leur proposant de tester leurs connaissances - inexistantes - (enfin pas tant que ça pour elle, pensa soudain la jeune magicienne) sur l'alchimie. Une potion d'invincibilité ? Ornòrä fronça son petit nez, sous la lourde monture de ses lunettes rouges. C'était un exercice de quatrième année. Au moins.

La magicienne cessa de se tordre les mains anxieusement quand elle comprit que le professeur n'était pas sérieux. Elle parcourut la classe du regard et se rendit alors compte qu'elle avait sûrement été l'une des rares à s'être fait autant de mouron pour ne pas avoir su répondre. Baissant ses yeux couleur noisette vers son livre, le nez froncé et se mordillant les lèvres, Ornòrä tentait de comprimer en elle cette pointe de honte qu'elle sentait germer, se disant qu'elle devait sans doute être vraiment nulle en relations humaines pour ne pas s'être aperçue de la plaisanterie. Ses lunettes tombèrent de sa tête baissée et, le temps de les remettre sur son nez, la jeune fille ne put remarquer le lierre glisser non loin de son épaule droite, flotter au dessus de sa petite tête rousse, réaliser une gracieuse boucle pour finir par venir effleurer son dos afin de lui chiper son manuel d'alchimie. Quand elle s'en aperçut, la demoiselle se leva précipitamment et tendit les bras le plus loin possible afin de retenir le lierre, et son livre par la même occasion, qui s'enfuyaient à l'autre bout de la classe pour bientôt atterrir dans les mains du professeur. Sa petite taille combinée à son manque de réflexe l'empêchèrent de faire quoi que ce soit. La rouquine se rassit, penaude et rouge pivoine, tandis que le professeur la sermonnait gentiment. Elle croisa les bras sur son bureau et cacha aussitôt son visage à l'intérieur du creux ainsi créé pour n'en ressortir que quelques secondes plus tard, quand son visage eut effacé les traces de son trouble - ou du moins les plus visibles, car un observateur averti aurait pu dénoter dans son sourire crispé et ses yeux pétillants une certaine nervosité. Elle comprenait très bien qu'il aurait aimé que les élèves du fond viennent s'asseoir plus près du chaudron et elle aurait satisfait cette volonté de bonne grâce si elle n'avait pas tant désiré fusionner avec sa chaise pour disparaître des regards qui la lorgnaient encore. Ornòrä ressentait une certaine rage de s'être laissée piqué son manuel et d'avoir attiré tous les regards sur elle. Intérieurement, elle se permit de maudire son professeur, se jurant que celui-ci ne deviendrait jamais son professeur préféré. Dans le même temps, elle était ravie qu'on lui porte de l'attention, d'une manière ou d'une autre. Partagée par ses trop nombreuses émotions et partie dans quelques rêveries, l'adolescente ne prêta aucune attention à la digression du professeur Vikaa sur le calcaire. Il lui sembla simplement que cet interlude permettait au professeur d'enchaîner sur le réel sujet du cours.

Son attention fut très vite captée par la vampire appelée au tableau (Ornòrä accusait le coup en remarquant les courbes généreuses de la jeune femme, qui devaient facilement faire le double, voire le triple de ses propres mensurations). En voyant la plante, puis le tube à essai contenant du liquide vert que tenait le professeur, Ornòrä supposa qu'il s'agissait de l'expérience n°6, concernant la potion de corrosion, décrite à la page 36-37 de son manuel. Sachant les effets que quelques gouttes de cette potion pouvaient faire sur une plante, Ornòrä comprit très vite ce qu'elle pouvait réaliser comme dégâts sur cette si jolie adolescente. Elle eut soudain envie de vomir. Ses jambes et ses épaules lui pesaient et elle sentait son sang, dans son visage, ses bras et dans ses chevilles, comme la quitter. Captivée plus qu'horrifiée, la magicienne resta spectatrice des différentes métamorphoses qui déformèrent le visage d'Ayla, alors que celle-ci agonisait. Elle se savait elle-même blafarde et sur le point de tomber sur le sol, inconsciente. Par réflexe, elle s'était levée, les mains à plat sur son bureau, pour mieux voir, ou alors pour tenter de secourir mentalement la belle vampire. Des frissons la parcouraient et elle prit conscience qu'elle ressentait comme du froid au bout de ses doigts et aux tempes. Elle ne cessait de se répéter que cette jeune femme devait être soit quelque peu dérangée, soit complètement suicidaire, soit totalement stupide (rayez les mentions inutiles). Elle se demandait - car elle avait vite compris que celle-ci devait être de la race des vampires ou de toutes autres créatures surnaturelles ayant des dents pointues - si toutes les créatures de sa race étaient aussi étranges et timbrées. Quand Ayla eut fini son petit numéro et que le professeur la renvoya à sa place, Ornòrä ressentait un mélange d'une grande admiration pour cette jeune femme qui avait su risquer sa vie pour tenter une nouvelle expérience et d'une intense colère pour l'avoir traumatisée à vie, elle qui détestait toute forme de violence. Tout en cherchant à détourner ses yeux du sang qui clapotait encore dans le tube à essai et à se retenir de lancer la première chose qui lui venait sous la main à la tête de la fille qui bavardait non loin d'elle, la magicienne se promit de chercher à en savoir davantage sur cette Ayla, sur sa race, d'en faire une alliée peut-être à l'avenir, mais surtout de lui faire payer cette frayeur un jour ou l'autre ! Pour voir le bon côté de la chose, ce spectacle lui avait permis de se désinhiber un instant : quand le professeur proposa de poser de nouvelles questions, Ornòrä se sentit à nouveau agitée d'interrogations et cette fois-ci, elle le sut, elle pouvait les poser sans crainte de passer pour une idiote (du moins, elle ferait moins sensation que la vampire précédemment).

La rouquine leva lentement une main tremblante, et alors que sa main s'élevait vers le plafond, elle se disait de plus en plus fort qu'elle aurait mieux fait de la rabaisser au plus vite avant que quiconque ne la voit. Finalement, n'y pouvant plus, elle se leva d'un bond et posa sa question d'une voix forte (trop forte) (et s'étranglant presque) :

"Quels EFFETS aura la pierre noire si elle est avalée sans le poison ou sans avoir été dissoute AU préalable ? DE PLUS, quelles sont les autres antidotes possiBLES pour ce type d'intoxication ? ENFIN, le sang de vampire serait-il un antidOte conseillé ?!!"

Elle sentait le regard des autres sur elle et un frisson la parcourut. Toute tremblante, la petite élève tenta de se focaliser sur le regard du professeur, ne cherchant plus qu'à penser toute entière "alchimie".

Spoiler:
 

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Dernière édition par Ornórä Riveris le Lun 29 Déc - 23:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Jeu 22 Mai - 20:59

Il se lève toujours de bonne heure, enfin, toujours c'est peut-être un peu exagéré il en convient... Mais Jacken est quelqu'un de très matinal, alors aujourd'hui, pour ce cours d'Alchimie premier du nom c'est largement en avance que l'élève s'est levé. Le puma est toujours là, à le suivre comme une ombre, partout où il va, mais aujourd'hui ça sera différent... Il ne veut pas que le gardien s'impose dans la salle d'alchimie, il risquerait de casser quelque chose, d'effrayer les gens bien que ce soit d'autres deuxième année et surtout il risque d'attirer l'attention... De ça il n'en était pas question... Les cours se feraient sans la présence physique de Keisha, c'était tout vu.

En attendant, le cours commençant dans une bonne heure, Jacken et Keisha sillonnent l'espace élémentaire au sol volcanique. Les deux acolytes s'entraînent dans une partie de cache-cache... Il est détendu... Devenu le seul deuxième année, Kira s'étant absentée, et les premières années étant pour la plupart encore au lit ou dans la salle à manger, il peut se permettre de s'amuser sans se soucier des gens, il n'y a personne. Oui, c'est quelqu'un d'un naturel discret, mystérieux... L'Abysse l'a rendu plus introverti encore... Quasiment asocial, il espère pourtant que ça s'améliorera avec le temps... On peut toujours espérer après tout...

Au bout d'un certain temps, il quitte l'espace du Feu, partant à la conquête des couloirs. Une question lui traverse l'esprit alors qu'il marche, la main posée sur le félin. Qui sera présent au cours avec lui ? Apparemment des secondes années ayant pris alchimie mais aussi des premières années... Depuis le banquet, c'est la première fois qu'il se confronte à eux... Confronter, ce mot sonne comme un combat contre les autres... Quelque part c'est un peu ça... Après tout, il va avoir à des gens tout à fait normaux, avec des problèmes mineurs, comme les siens avant que l'Abysse ne se déclenche... Il redoute de voir ces gens qui ont une vie comme les autres personnes qui leur ressemblent... Car malgré le fait qu'ils soient tous élèves, qu'il y ait d'autres garous, Jacken sait qu'il ne leur ressemblera jamais pu...

Mine de rien l'heure du cours se rapproche, un sourire aux lèvres bien que léger, Jacken prend le chemin des sous-sols... C'est là qu'est la salle si il ne s'est pas trompé. L'élève du feu a horreur d'arriver en retard, c'est donc pile à l'heure qu'il arrive, en même temps que d'autres premières années. Il patiente un instant, rappelle Keisha dans sa bague et tend l'oreille. Ps un bruit ne filtre de la pièce. Jacken est hésitant, il n'ose pas interrompre le nouvel enseignant, puis, observant les jeunes gens entrer il se décide. La porte s'ouvre, silencieuse, dévoilant une salle vide...

Jacken s'installe donc au deuxième rang, ses yeux d'émeraude braqués devant lui le temps que la salle se remplit. Après quelques minutes un corbeau arrive dans la pièce et se transforme en professeur... Jeune et blond... Pas du tout ce à quoi s'attendait le garou qui imaginait un vieux à grande barbe un peu décallé... Au moins le cours s'annonçait surprenant. Le professeur se présenta, des élèves commencèrent à prendre la parole, pour poser leurs questions comme un petit garçon blond... Et l'enseignant continua ses explications...

Un sentiment de malaise envahit le corps de Jacken alors qu'il écoute M. Vikaa d'une oreille distraite... Il est en deuxième année et suit un cours de première année... Il est plus ancien et avec autant d'expérience que les autres et cela le met en rogne. Il a l'impression que l'Abysse l'a privé d'une partie de sa vie... Mais son regard reste inexpressif, c'est à peine si il voit la jeune fille s'approcher du professeur et vider le flacon de potion.

Il est tiré de ses pensées juste à temps pour voir Ayla, car c'est ainsi que la vampire se nomme, tomber sur le sol à genoux. S'il avait été assis de façon décontracté auparavant, le jeune homme se redressa sur sa chaise, prêt à aider la jeune vampire. Pourquoi autant de prévention pour une parfaite inconnue ? Il l'ignore, mais il la trouve envoûtante et attirante... Ce qui lui semble parfaitement normal... En tout cas ce qu'il sait l'être moins c'est le changement physique de sa camarade... Jacken eut un léger sourire, presque imperceptible... Elle lui faisait penser à Kira ou Yuuki, bien qu'il les connaisse que peu, quelque chose leur est commun... Mais qui est beaucoup plus développé chez Ayla...

Le professeur explique quelque chose à propos d'une pierre noire suite à l'intervention du blondinet et d'Ayla qui retournent à leurs places. Jacken observe la vampire avant de poser son regard sur une petite demoiselle rousse. Encore une première année... Le garou reste silencieux, comme toujours mais écoute sa cadette attentivement, une petite lueur amusée dans les yeux. Sa question est pour le moins intéressante, même très intelligente et pendant un instant l'élève du Feu se demande comment il n'a pas pu se poser la question plus tôt... Son regard passe de l'élève au professeur, attendant la réponse avec impatience et se creusant la cervelle pour trouver une question digne d'intérêt... Même s'il doutait d'avoir le même courage que la petite rouquine pour prendre la parole...

hrp:
 

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Mar 27 Mai - 22:35

Il y avait une chose certaine dans ce cours, c'était l'expérience d'alchimiste de Léonard. Ses capacités et ses connaissances étaient tellement élevées malgré son jeune âge qu'il pouvait aujourd'hui rivaliser avec un très grand nombre d'alchimiste du royaume, voire avec le créateur de la pile chimique lui-même, qui n'était clairement pas le dernier des rigolos. Pourtant, il y avait quelque chose qui manquait certainement à ce malheureux jeune garou, c'est de l'expérience en tant que professeur. Cette expérience, contrairement à l'alchimie -qui restait sa seconde plus grande passion après l'art de la musique-, était minime, voire même nulle : il n'avait pu enseigner qu'à de rares occasions, on pourrait même plutôt parler d'explications perdues au milieu de ses voyages, rien de plus. En conséquence, ce pauvre jeune homme restait on ne peut plus paniqué après la petite histoire avec Ayla. Après tout, n'importe qui serait extrêmement marqué s'il avait pensé assister à la mise à mort pure et simple d'une de ses élèves. Pratiquement impuissant, pressé par le temps, il avait eu certainement la peur de sa vie. Comment expliquer au directeur la mort d'un étudiant ? Comment le justifier à la famille, à tout ces gens qu'elle connaissait ? Rien que d'y penser, il y tremblait. Et même si son esprit divaguait vers ce à quoi pouvait lui servir le sang de la jeune vampire, il avait besoin de quelque chose pour se remettre dans l'ambiance du cours et reprendre le peu de confiance en lui qu'il avait en commençant ce cours. Quoi de mieux pour cela qu'une question venant d'un des élèves ?
La Lune soit louée, cette question arriva. La jeune fille du fond à qui il avait "confisqué" son livre d'alchimie leva timidement sa main pour poser tout aussi timidement une triple question sur les évenements. D'abord sur la Perle noire, ensuite sur les antidotes, puis sur le sang de vampire. Contrairement à ce qu'il aurait pensé, Léo ne pouvait pas répondre à toutes les questions qu'on lui posait. En effet, le sang de vampire ne figurait sur aucune des recettes qu'il avait pu étudier. Il ne connaissait pas ses propriétés, il ne savait pas comment on pouvait les exploiter. Mais une chose est sûre, c'était quelque chose de dangereux que l'on devait manier avec attention. Mais il lui fallait répondre aux questions.


-La Perle Noire est une simple perle, stupide et sans aucune propriété, si elle n'est pas révélée par d'autres propriétés alchimiques. C'est quelque chose d'aussi étrange que la magie, vous en conviendrez. Quant aux antidotes, évidemment chaque poison possède un antidote spécifique. Et c'est d'ailleurs très préférable d'avoir un antidote plutôt qu'une Perle Noire !

Il attrapa la plante en pot et l'approcha des élèves, mettant en avant la feuille qui avait commencer à fondre et dont la souffrance avait été arrêtée par la Perle Noire.

-Observez plutôt ceci, les jeunes. Le bord de la feuille est encore rongé et irrité, tout ce qui avait commencé à fondre a "juste" arrêté de fondre. La Perle Noire a cette propriété de "contrer" les propriétés. En aucun cas elle ne peut les soigner. Une peau irritée avec cette potion et "soignée" avec la potion plus la perle sera toujours douloureuse, mais cela arrêtera la progression de l'irritation. Compris ?

Il posa la plante sur le bureau, et passa derrière celui ci pour aller farfouiller encore une fois comme il l'avait fait pour sortir la première potion. Il ressorti avec une nouvelle fiole, qu'il déboucha. Le liquide qu'elle contenait était transparent, et sans aucune odeur. Le professeur en versa un peu sur la plante. Les brûlures occasionnées par la potion corrosive disparurent, les feuilles se rétablirent tout simplement (sans pour autant repousser).

-Vous voyez ? Maintenant, les feuilles semblent "soignées". Ceci est un réel antidote. Je reviendrais sur le sang de vampire plus tard si vous le voulez bien. Actuellement, j'aimerais voir si vous avez de l'intuition : comment pensez-vous que l'on découvre un antidote ?


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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 16 Juin - 8:51

Christyän n'avait jamais fait d'Alchimie, auparavant.

Peut-être les cours avaient-ils été en option, à l'époque.
Ou bien peut-être ne s'était-il simplement jamais donné la peine de suivre les cours – après tout, avant la Chute de l'Académie, son seul but en entrant à l'Académie de magie du royaume avait été de récolter le plus d'informations possibles pour retrouver son frère. L'alchimie n'entrant pas dans la catégorie « utile » pour cette tâche, il n'était pas impossible qu'il ait simplement « oublié » d'aller aux cours …

Mais tout avait changé, à présent. Son frère n'était plus, son territoire au sein d'Astraël avait été reprit, découpé et partagé par de nouvelles meutes … Il n'avait plus rien, en dehors de sa vie à l'Académie, et d'un avenir dont il ne savait rien – et qu'il lui fallait encore bâtir.

// Alors pourquoi pas l'Alchimie ? // s'était-il demandé lorsqu'on lui avait proposé les différents cours en option.// Ça ou un autre, quelle différence ? //

Assit dans les premiers rangs du cours de première année d'Alchimie, le loup-garou observait d'un œil à la fois critique et respectueux le professeur Vikaa. Une chose était certaine : ses cours étaient on-ne-pouvait-plus vivants et interactifs !

La scène avec Ayla l'avait notamment choqué. Bien qu'il connaisse pertinemment la nature vampirique de la jeune fille, – comment pouvait-il l'ignorer, avec l'aura de prédateur qu'elle dégageait ? – Chris ne doutait pas un seul instant que l'expérience avait dû être particulièrement douloureuse pour elle. Être rongé de l'intérieure par une potion corrosive n'était peut-être pas la meilleure façon de prouver son invincibilité …
Lorsque la vampire s'en retourna à sa place, Chris s'assura d'un regard inquiet de son état de santé. Un léger sourire satisfait sur les lèvres, le pas assuré et léger … Bien, elle ne semblait pas blessée.

L'utilisation de la Perle Noire piqua alors sa curiosité. Comment cet ingrédient se trouvait-il, à l'état naturel ? Était-il seulement naturel ou bien formé de façon artificielle ?
Le fait qu'elle annule tout effet, et ce sur n'importe quelle potion, était d'autant plus intéressant qu'elle pouvait être aussi salvatrice que destructrice selon son utilisation. Mais pouvait-elle seulement être utilisée seule ?

À peine eut-il eu cette pensée qu'un bruit sourd retentit au fond de la salle, et la voix d'une jeune fille s'éleva dans la pièce :

« Quels effets aura la pierre noire si elle est avalée sans le poison ou sans avoir été dissoute au préalable ? »

« La Perle Noire est une simple perle, stupide et sans aucune propriété, si elle n'est pas révélée par d'autres propriétés alchimiques, » répondit monsieur Vikaa.

Ainsi l'ingrédient était naturel, et non transformé … Plus son apprentissage avançait, et plus Chris trouvait la nature magnifiquement équilibrée – la Lune y avait veillé – entre les êtres vivants et les êtres inanimés.

L'homme continua : « … C'est d'ailleurs très préférable d'avoir un antidote plutôt qu'une Perle Noire ! »

Lorsqu'il sortit une nouvelle fiole, l'élève de la Terre fronça les sourcils. Le liquide à l'intérieur était aussi transparent et plat que de l'eau.

// Comment faire la différence entre une potion et un liquide aussi neutre et simple que de l'eau ? //

Intrigué, le jeune homme commença à lever la main lorsque le professeur posa une nouvelle question : « … Comment pensez-vous que l'on découvre un antidote ? »

Il était grandement tenté de répondre « Par hasard », mais il imaginait bien que ce n'était pas la réponse attendue.
Il tenta de se remémorer les enseignements de son tuteur, Tarkh. Le vieil homme était un ermite très proche de la noblesse elfique, et il en connaissait bien plus sur les propriétés des plantes de la forêt Astraël dans laquelle il vivait qu'une grande partie des soi-disant chercheurs cachés dans la bibliothèque d'Edälis. Chris se souvenait parfaitement des propriétés d'une bonne dizaine de plantes utiles : celles qui permettaient de faire baisser une mauvaise fièvre ; celles qu'il lui fallait utiliser pour bander une plaie suintante ; celles pour contrer les poisons naturels de certains de ses rivaux prédateurs … Il savait reconnaître une telle plante dans un milieu forestier.

Mais il se savait ni la nommer, ni expliquer la raison pour laquelle elle pouvait contrer tel ou tel poison.
On lui avait apprit à reconnaître, et non à interpréter, et en cet instant, il regretta de ne pas avoir prêté plus attention à son tuteur. Son frère, lui, avait toujours été plus studieux et attentif …

Il lui fallait réfléchir. Lorsque Tarkh avait préparé cette potion pour mettre fin à cette fièvre infernale qui l'avait accablé après avoir été mordu par un serpent noir, qu'avait-il utilisé ? Et comment avait-il procédé pour déterminer quel ingrédient ajouter afin de réduire sa fièvre … ?

//  « Fièvre » ! C'est ça ! La première chose qu'il m'avait demandée, c'était quels étaient mes symptômes, et comment était le serpent ! Il ne lui avait ensuite suffit qu'à mélanger les différentes plantes connues pour mettre fin à ces symptômes ! //

Tentant sa chance, – et décidant qu'après tout, retourner en première année n'était pas si terrible au vue de ses connaissances en Alchimie – Chris leva de nouveau la main, et répondit lorsque la parole lui fût accordée :

« Je pense que si l'on connaît la composition et l'effet du poison, alors on peut connaître les ingrédients qui contrent ces effets à l'état naturel. Il suffit ensuite de les mélanger afin de créer l'antidote voulu. Non ? »

Ces cours se trouvaient être bien plus intéressants que ce à quoi il s'était attendu ! Si un jour il retournait dans la forêt, il pourrait y vivre bien mieux en connaissant les particularités des plantes et des minéraux, et en sachant comment les assembler …

~~~~
« Je te retrouverai. Je te le promets, Raän. »

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Sam 12 Juil - 10:36

-Quels EFFETS aura la pierre noire si elle est avalée sans le poison ou sans avoir été dissoute AU préalable ? DE PLUS, quelles sont les autres antidotes possiBLES pour ce type d'intoxication ? ENFIN, le sang de vampire serait-il un antidOte conseillé ?!!

Cette question fût posé par un élève au fond de la classe. Tiens, la petite rouquine à lunette qui avait un livre, avant que le professeur ne le récupère. En plus d'avoir parlé assez fort (ce qui était aussi ironique lorsque l'on voit son air un peu timide), mais surtout de manière un peu étrange. Elle avait un chat dans la gorge? Peut être qu'elle s'étouffais un peu avec quelque chose...quoi qu'il en soit, le professeur profita de l'arrivée de ses question pour y répondre immédiatement:

-La Perle Noire est une simple perle, stupide et sans aucune propriété, si elle n'est pas révélée par d'autres propriétés alchimiques. C'est quelque chose d'aussi étrange que la magie, vous en conviendrez. Quant aux antidotes, évidemment chaque poison possède un antidote spécifique. Et c'est d'ailleurs très préférable d'avoir un antidote plutôt qu'une Perle Noire !

C'était deux réponses pour trois questions. Peut-être qu'il ne savait pas si le sang de vampire est un bon antidote...ou alors il ne veut pas en parler, ce qui me semblait si logique. Lorsque l'on est un professeur, après tout, on possède le savoir non? Aucune questions ne restent sans réponses, à moins qu'on veuille éviter d'émettre une réponse.

Mais le professeur décida de passer sur un autre sujet. Il prit le pot de plante et mit en évidence la feuille rongé par le liquide qui avait été déversé sur lui.

-Observez plutôt ceci, les jeunes. Le bord de la feuille est encore rongé et irrité, tout ce qui avait commencé à fondre a "juste" arrêté de fondre. La Perle Noire a cette propriété de "contrer" les propriétés. En aucun cas elle ne peut les soigner. Une peau irritée avec cette potion et "soignée" avec la potion plus la perle sera toujours douloureuse, mais cela arrêtera la progression de l'irritation. Compris ?

Ainsi donc, ce n'était pas un vrais remède.  C'était juste quelque chose qui permettait de stopper les effets d'une potion. Donc, un poison ne devenait pas un antidote, et un antidote de devenait pas un poison. Si ça avait été ça, je supposais que cette perle serait convoité par beaucoup. à chaque fois que j'apprenais quelque chose lors d'un cours, j'avais l'impression que cela allait me sauver la vie un jour. Je m'imaginais déjà, empoisonné par quelqu'un ou quelque chose, fouillant dans ma poche pour trouver une perle noire, puis l'utiliser avec le liquide du poison pour stopper les effets. Qui sait? Cette histoire pouvait bien arriver un jour non? Comment pouvions nous le savoir, je n'étais pas devin.

Le professeur sortit un nouveau flacon, contenant un liquide sans couleur et sans odeur, et la déversa sur la plante, qui se reconstitua.

-Vous voyez ? Maintenant, les feuilles semblent "soignées". Ceci est un réel antidote. Je reviendrais sur le sang de vampire plus tard si vous le voulez bien. Actuellement, j'aimerais voir si vous avez de l'intuition : comment pensez-vous que l'on découvre un antidote ?

-Je pense que si l'on connaît la composition et l'effet du poison, alors on peut connaître les ingrédients qui contrent ces effets à l'état naturel. Il suffit ensuite de les mélanger afin de créer l'antidote voulu. Non ?

C'était la réponse à la question du professeur qui avait été posé par Christyän, qui semblait....Christyän? Le garou que j'avais rencontré ce matin? Que faisait-il ici? N'était-il pas en seconde année? à ce que j'avais compris, les élèves de seconde année possédaient d'autre cours différents que les premières années. Je n'étais pas malheureux de le voir là, au contraire, je me sentais un peu plus à l'aise avec des visages qui ne m'étaient pas inconnus. Je ne m'attendais juste pas à sa présence ici. Eh bien...si il était ici, c'était pour une bonne raison après-tout.

Chris n'avait pas tord. Connaître son ennemis était la meilleure chose à faire pour le vaincre. Connaître le poison était donc la meilleure chose à faire pour créer un antidote...enfin...je pensais.

Un autre élève banal au milieu de la masse d'élève posa une question qui m'avait intéressé. C'est d'ailleurs une question que j'aurais aimé poser...si je n'avais pas été rendus muet par le grand nombre d'individus réunis en une seule salle:

-Excusez-moi, j'aimerais juste poser une autre question. Si on trouve cette perle dans la nature, dans quel environnement la trouve t'on? Et aussi, y'en a t-il un grand nombre ou elle s'avère rare?
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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 8 Sep - 15:07

Douce mélopée d'une classe intéressée par le propos d'un professeur passionné. Une partition parfois trop rare dans les petites classes, où l'on apprend aux jeunes l'essence de la vie en société, ces tuteurs comme Léo en avait eu en son temps ne parviennent pas toujours à capter toute l'attention de leurs jeunes élèves. Mais en l'enceinte de l'académie, l'alchimiste avait espoir de trouver de jeunes gens intéressés et captivés par ce qu'il comptait raconter. Une classe silencieuse, qui ne répond pas aux questions, qui n'en pose pas, qui ne parle pas du sujet avec son enseignant, est une classe démotivée et sans intérêt pour la matière. Des élèves qui s'adressent à l'enseignant, qui écoutent attentivement, mais surtout qui s'adressent à l'enseignant, sont des élèves COOLS.
Cela semblait le cas de cette classe, puisque, par exemple, cette jeune fille qui avait été rappelée à l'ordre la première fois pour délit de cachette derrière un bouquin, avait décidé de poser plusieurs questions d'un coup. Même si la timidité semblait lui arracher son âme de ce simple fait, cet effort était louable. Puis c'était au professeur de poser des questions, histoire d'être le plus interactif possible. La question de la confection d'un antidote était toujours intéressante, car les réponses peuvent être d'énormes erreurs stupides qu'il est intéressant de souligner. Léonard avait vu un jour un jeune annoncé sans nulle ironie ni aucun doute : "Avec le gout". Bien sûr, le gout du poison. Y penser faisait toujours rire le jeune homme, mais maintenant, après l'épisode d'Ayla, qui avait gouté un poison pour savoir ce qu'il faisait, cela devenait tout de suite moins drôle. Mais contrairement à ce qu'il attendait, il n'y eu aucune réponse fausse ou stupide, mais directement la réponse qui était attendue. Un jeune homme de seconde année leva la main et pris la parole quand Léo lui fit signe qu'il l'écoutait.


-Je pense que si l'on connaît la composition et l'effet du poison, alors on peut connaître les ingrédients qui contrent ces effets à l'état naturel. Il suffit ensuite de les mélanger afin de créer l'antidote voulu. Non ?

-OUI jeune homme. Seconde année je crois, j'ai appris que vous n'aviez pas forcément eu de cours d'alchimie lors de votre premier passage. Pourtant tu sembles déjà avoir la tête sur les épaules. La réponse est légèrement simpliste mais l'idée est là. A votre niveau, vous ne savez pas encore identifier les propriétés d'un élément alchimique, mais ça viendra. D'ici là, l'observation passera par le milieu naturel.

Il fut coupé par une question. Qui revenait certes sur le point précédent, mais autant poser les questions quand elles venaient, même si c'était un peu tard. Cette question portait sur la répartition des Perles Noires dans la nature. Le problème, c'est que c'était un cours d'alchimie, et non un cours de découverte ou un cours de créature. Léo ne pouvait pas développer la question sans tomber dans un hors sujet flagrant. Ainsi, même s'il opta pour une réponse plus brève que prévu, le professeur Vikaa prit le temps d'y répondre.

-Je ne vais pas épiloguer là dessus, mais sache que ce sont comme toutes les perles le produit d'un coquillage. Par chance, ce coquillage est très reproductif. Les villes côtières en pêchent des tonnes et des tonnes, ce qui est très intéressant pour nous, alchimiste.

Cela faisait beaucoup de parlote, mais actuellement les élèves n'avaient aucune connaissance, et il fallait leur donner les bases de l'alchimie d'aujourd'hui. Et pour comprendre les bases, il fallait comprendre comment on les avait découverte. Après tout, pourquoi telle plante et telle plante ont telle ou telle vertu ? L'homme n'avait pas ce genre d'instinct. Et comme à chaque fois que l'homme était impuissant, il observait la nature et copiait ses principes. Cela avant même d'étudier le poison en question. Puis, à force d'essais et d'expériences, il en arrivait à des conclusions thérapeutiques utiles. C'est ce qu'il fallait faire sentir aux jeunes élèves avant de les lancer dans le grand bain.

-Bien, je reviens à ta réponse, jeune homme. Effectivement, on associe toujours un peu du poison dans l'antidote, parce que cela permet aux éléments qui le curent d'agir plus rapidement une fois dans l'organisme. Mais pour savoir quelle plante est utile, si mes semblables garous ont parfois un instinct suffisant pour le deviner, les humains, premiers grands utilisateurs d'alchimie dans le passé, ont regarder les animaux. Je ne vous ferais pas un cours de créature, mais sachez que tout ceux qui vous entourent ont un instinct de survie, et que leur expérience les rend capable de savoir ce qui est bon ou mauvais pour eux. Ainsi, s'ils ingèrent un poison, ils savent quelle plante peut les en guérir.

Il observa son assistance. Ses premières interventions avaient été assez franche pour que le silence soit quasi total. Le professeur tenait à peu de chose près l'attention de ses élèves. Il continua son cours.

-Au fur et à mesure de l'année, vous apprendrez à connaitre ces vertus, à comprendre les phénomènes alchimiques, et à créer des potions, des élixirs, et j'en passe. Mais l'alchimie ne s'arrête pas à cela, puisque nous étudierons aussi de grandes découvertes comme les pierres philosophales mineures ou d'autres petites choses de ce genre. Tout va bien ?

Avant de poursuivre le peu qu'il lui restait à voir, c'est à dire le matériel qu'ils utiliseraient, Léo tenait à introduire les notions de ce qu'il allait traiter dans le futur. Peut être l'évocation de la pierre philosophale allait piquer la curiosité des jeunes, et qu'il allait avoir l'occasion d'en parler bien avant l'heure. Après tout, c'était une des grandes œuvres de sa vie.

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Jeu 23 Oct - 15:09

A mon arrivée, les assassins en devenir possédaient déjà des qualités indéniables dans le domaine et une éducation parfaite.

Mes géniteurs, car ils ne sont aujourd'hui plus que cela, n'ont jamais eu la présence d'esprit de m'apprendre la lecture et l'écriture. J'ai appris par la suite que certains d'entre nous étaient éduqués dans le but d'accomplir certains types d'assassinats bien spécifiques, alors que d'autres ne seraient embauchés que pour des tâches assez sommaires et basiques. Je faisais donc parti de la seconde catégorie.
Car si abattre une cible lambda dans une ruelle sombre était chose facile, intégrer la haute bourgeoisie et se fondre dans le décor en se faisant passer pour un être issu d'une haute lignée dans le but d'assassiner un haut placé demeurait plutôt complexe.
Bien évidemment pour y parvenir, il fallait connaître sur le bout des doigts les grands classiques de la littérature, être doté d'une culture complète dans la plupart des domaines, ce qui impliquait donc, des connaissance que je ne possédais pas.

Durant les premiers mois, je m'étais donc intéressé à la bibliothèque que nous possédions dans les fondations de la tour principale. J'avais au passage sympathisé avec le gérant, chargée de l'entretien des ouvrages parfois uniques que d'illustres assassins avaient rédigés en fin de vie, afin de dévoiler leurs techniques et promulguer des conseils en tout genre aux successeurs.

Je l'avais surnommé "La mangouste". Pourquoi? Tout simplement parce qu'à chaque fois que j'ouvrais un livre pour tenter en vain d'en déchiffrer quelques bribes, je pouvais être certain que quelque part dans la pièce, je pourrais voir sa tête dépasser pour observer si je prenais bien soin de ses trésors.
Il comprit assez vite, en me voyant tenir les bouquins à l'envers que manifestement, je n'étais pas un grand lecteur.
Il s'attarda donc quelques minutes d'abord, puis finalement plusieurs heures à m'apprendre les rudiments de ces deux domaines indispensables selon lui. En quelques semaines il me rendit capable de lire la plupart des œuvres destinés au jeune public, avec des mots assez simples que je reconnaissais facilement.

- Pour le reste, tu devras faire sans moi p'tit gars! Je t'ai appris la base, à toi de creuser plus loin!


Ce furent ses dernières paroles. Dès le lendemain, lorsque je me rendis à la bibliothèque, la mangouste avait démissionné et été remplacée par un homme de haute stature, bien moins commode et affable.
La sympathie que j'avais pour ce vieil homme  ne s'est jamais estompée et je me demande encore parfois ce qu'il est advenu de lui et surtout, pourquoi est-il parti sans m'en informer?

Les mots de ma voisine d'alchimie me ramènent à la réalité. Je me rends compte que je la fixe du regard depuis qu'elle m'a dit qu'elle était incapable de lire. Elle a dû se rendre compte que j'ai eu un moment d'absence et je décide donc d'embrayer en lui répondant:

- Hum... Je sais que l'on ne se connaît pas encore, mais je peux peut-être faire quelque chose pour toi. J'ai vu qu'il y'avait une bibliothèque dans l'académie, on pourrait peut-être y faire un tour pour travailler ensemble?

Ma proposition lui paraîtra peut-être suspecte, mais je me dis que si j'ai eu la chance d'avoir quelqu'un pour m'apprendre, elle aussi peut avoir cette opportunité.
En attendant sa réponse je reporte mon attention sur le cours de Mr Vikaa, qui a orienté son cours sur le sujet de la pierre philosophale. Il me semble avoir lu une œuvre sur le sujet quelque part mais rien de bien concret sur ses propriétés en tout cas.
Ce qui me dérange le plus dans ce cours, c'est que j'ai tendance à associer les potions et autres créations du genre aux poisons et produits mortels que l'on peut créer. Il faut à tout prix que je me détache de ces réflexes et que j'agisse comme un débutant. Il est hors de question d'éveiller les soupçons et d'attirer la curiosité sur mon passé!

Je me cale donc du mieux possible sur le dossier de ma chaise et fixe le professeur Vikaa, tout en jetant un coup d’œil à ma voisine qui ne m'a pas encore répondu. Sans doute à cause du silence qui s'est installé dans la pièce depuis quelques instants... ou parce qu'elle me prend pour une personne suspecte et qu'elle a peur de me répondre. Bon.. J'arrête là mes hypothèses et je patiente sagement. Au pire, j'irai m'excuser auprès d'elle à la fin du cours pour éviter tout malentendu.

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La véritable puissance réside dans les sentiments que les gens éprouvent pour les autres. La véritable force, c'est notre cœur. Si quelqu'un tient à moi, cela me rend plus fort. L"union de nos cœurs, voilà d'où vient ma force!

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 27 Oct - 18:29

Cet aveu me donnait l'impression d'être sans défense. Complètement nue face à mon voisin qui me fixait sans rien dire. J'étais mal à l'aise et je me tortillais légèrement sur ma chaise pour tenter de le faire réagir. Je remarquais rapidement que son regard était posé sur moi, mais il ne semblait pourtant pas me voir. Je fronçais les sourcils en me penchant légèrement pour voir s'il me suivait avec ses yeux. Au bout de quelques légers balancements de mon corps, j'en arrivais à la conclusion qu'il était perdu dans ses pensées. Perplexe, je me tournais vers le professeur. Il m'était impossible de savoir si je devais me sentir vexée ou pas.. Avait-il au moins écouté ce que je lui avais dit ? Je regardais discrètement autour de nous, pour voir si des élèves avaient pu entendre ce que j'avais dit. Personne ne semblait s'intéresser à nous, tous focalisés sur le cours de notre professeur. Un bref soupir de soulagement traversa mes lèvres. Je me penchais en avant, appuyant ma tête sur mon bras droit posé sur la table. Je tentais de rester droite pour garder un minimum de tenue, mais j'étais trop perturbée par la soudaine absence de mon voisin pour y faire réellement attention.

Je me retenais de tourner la tête vers mon camarade : J'angoissais de plus en plus. Allait-il vraiment m'ignorer après le mal que je m 'étais donnée pour lui avouer une de mes faiblesses ? J'étais contrariée et je me mis à fixer avec insistance Monsieur Vikaa pour contenir une réaction qui serait inappropriée. Il répondait à un jeune homme. En suivant son regard, j'essayais de deviner de qui il pouvait s'agir, dans le but de me changer les idées et de rentrer dans la leçon. Après quelques instants et sans grande difficulté, je sus que le garçon qui avait parlé était celui aux cheveux verts. C'était peu commun, du moins, pour moi. Je ne voyais pas son visage, mais il me semblait l'avoir déjà croisé quelque part. Il avait un dos plutôt large et ne semblait pas chétif. Au fur et à mesure que je l'observais, je sentais l'envie de m'évader dans de grands espaces. Il me rappelait étrangement la nature. Ce fut à ce moment que je me rendis compte de l'absence de fenêtres dans cette salle. Je me redressais un peu précipitamment, avec une sensation d'oppression soudaine. Le regard perçant, je cherchais en vain une ouverture. Je n'avais jamais été dans un lieu complètement fermé. Je respirais un peu plus fort sentant la tension monter en moi. Je serrais les dents et jetais un coup d’œil à mon voisin qui décida de répondre à ce moment-là, manquant de me faire sursauter.

- Hum... Je sais que l'on ne se connaît pas encore, mais je peux peut-être faire quelque chose pour toi. J'ai vu qu'il y'avait une bibliothèque dans l'académie, on pourrait peut-être y faire un tour pour travailler ensemble?

Je me retenais d'écarquiller les yeux et pris sur moi pour rester la plus neutre possible. Je ne m'attendais plus vraiment à ce qu'il me réponde et encore moins qu'il accepte de m'aider sans se moquer ou chercher à profiter de ma faiblesse. Cependant, si j'acceptais son aide, il était évident que je devrais lui être redevable, et cette idée ne m'enchantait guère. Comme il l'avait dit, nous ne nous connaissions pas encore. Je ne pouvais pourtant pas refuser son aide étant donné que c'était ce que je lui avais moi-même demandé...

Le silence qui régnait dans la salle me permettait une plus longue réflexion : Même en chuchotant, il était possible que le professeur nous remarque. Je m'étais de nouveau mise droite, le regard posé sur l'homme qui nous faisait cours. J'avais beau le regarder, rien de ce qu'il ne disait ne parvenait à mon cerveau. Mes pensées divaguèrent de nouveau vers le manque de fenêtre dans cette salle souterraine et je me rendis compte que la simple intervention de mon voisin avait suffit à faire disparaître la panique qui s'invitait dans mon corps à ce moment-là. Je plissais les yeux, pensive. Sans le regarder, je remarquais qu'il s'était redressé et installé confortablement. Hésitante et avec maladresse, je me penchais doucement vers lui sans pour autant quitter du regard l'alchimiste.

- Nora.. Je m'appelle Nora.

J'avais chuchoté le plus bas possible, me demandant même si mon camarade avait pu entendre. Je ne savais pas si Monsieur Vikaa nous avait vu, mais je faisais en sorte de montrer un minimum d’intérêt à son cours, qui devait pourtant être important. Je baissais la tête et me tournais finalement vers mon voisin. Je pris l'expression la plus confiante que je pus et lui chuchota simplement un mot de plus, réduisant au maximum nos échanges :

- Quand ?

Ce fut à ce moment que Monsieur Vikaa décida de parler de la pierre philosophale. Je ne savais pas vraiment ce que c'était, mais le nom me paraissait connu et il m’intriguait. Je n'avais rien écouté de ce qu'il avait expliqué pendant son cours et je me sentais déjà découragée de ce que j'allais devoir rattraper. Inconsciemment, mon regard s'était posé sur la jeune fille aux cheveux orangés qui avait posé une question un peu plus tôt. Elle semblait être la bonne personne pour rattraper ce que j'avais manqué. Appuyée contre le dossier de ma chaise, j'écoutais enfin ce que notre professeur disait, en attendant la réponse de mon voisin.

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Lun 29 Déc - 23:46

Tout au long de son coup d'éclat, Ornórä s'était tenue debout, le regard exorbité et les joues en feu, les mains à plat sur son bureau, les bras tendus comme si on l'avait forcée à s'étirer en direction du plafond ; et dès que les dernières syllabes composant sa question eurent franchi ses lèvres, elle se ramassa sur sa chaise dans le but de disparaître aussitôt. Des visages - tant de visages, munis de petits yeux hilares, de bouches et de nez, des visages, sournois, des visages à l'expression étonnée ou complètement indifférentes, peu lui importait : des visages effrayants - s'étaient tournés vers elle et elle priait dans un murmure pour qu'ils se retournent et redirigent leur attention sur le professeur Vikaa.

Le professeur lui répondait, mais c'est à peine si elle comprenait ce qu'il disait tant elle était obnubilée par la classe, la classe qui s'était déjà retournée depuis un bon siècle vers le centre de la classe mais qui la traumatisait encore. Quelques secondes, voire quelques minutes, passèrent encore avant que la demoiselle n'expire enfin bruyamment, soulagée, et n'étende ses jambes en un geste de détente. Le professeur faisait alors la démonstration des effets de la pierre noire en comparaison des effets des antidotes. Ornórä sortit son crayon et, faisant en sorte de ne pas quitter le professeur des yeux plus de deux secondes, nota avec une mine sérieuse les remarques de Léo Vikaa. Elle referma ensuite avec application le petit carnet bleu où elle notait tout ce qu'elle voulait apprendre et le centra sur le bureau. Elle posa ensuite son crayon dessus, en prenant garde à ce qu'il fut bien placé à l'horizontal et centré sur le carnet. Elle vérifia que le carnet était bien centré par rapport au bureau, le décala légèrement, puis le replaça exactement à la même place avant de le fixer d'un air indéchiffrable.

Au bout de plusieurs secondes d'intense méditation, l'adolescente détourna vivement son attention des deux objets - comme si cela n'avait aucune importance - et reporta toute sa concentration sur la nouvelle question de l'enseignant. Elle ignorait si elle avait de l'intuition, mais Ornórä était sûre d'une chose : elle n'avait rien lu à propos de la découverte d'un antidote.

Oh, le livre consacré à ce cours stipulait bien les différents ingrédients nécessaires pour divers antidotes, mais cela ne lui permettait pas de deviner quel en était l'élément récurrent et où se trouvait la connexion. Un étudiant leva la main, répondit, sans une once d'hésitation dans la voix. Simple comme bonjour. Ornórä fronça les sourcils, vexée. Bien sûr, c'était un étudiant de deuxième année... Il n'était pas plus intuitif qu'un autre, il avait sans doute entendu la réponse auparavant et cherchait à s'accorder tout le mérite en prétendant qu'il avait tout deviné tout seul comme un grand. Ornórä renifla. A l'avenir, elle ne se laisserait plus doubler comme ça par un... prétentieux.

Simpliste. Oui c'était très simpliste tout ça. Ornórä se rendit compte qu'elle perdait de sa concentration et de son enthousiasme. Elle n'avait pas l'habitude de rester dans une salle de cours ainsi, assise sans pouvoir parler ou bouger, durant une durée indéterminée. Elle avait l'habitude d'aller à la bibliothèque et de lire, mais elle y était au moins libre de ses mouvements, même dans un lieu dédié au silence. Là, on parlait, on s'écoutait, il y avait certes du bruit et de l'agitation, mais elle ne se sentait pas en complète liberté. Le fait de devoir quand même rester immobile, sans pouvoir s'exprimer, lire ou réfléchir tranquillement commençait par l'angoisser. C'était pesant. Elle étendit les bras vivement, se rassit sur sa chaise, le dos droit et le regard fixé sur le professeur. Concentrée.  

Ou presque. Deux zigotos faisaient la conversation à un rang d'elle. L'une s'atermoyait sur sa méconnaissance complète de l'écriture (de l'écriture !!!), l'autre la draguait en lui disant de la rejoindre à la bibliothèque (ce n'est pas un lieu dédié au flirt !!), elle se présentait, il la fixait, ils se fixaient, et puis pouff, aucun d'eux ne suivaient le cours. Ornórä réprima sa furieuse envie de leur envoyer des boulettes de papier sur l'arrière du crâne.

C'est alors qu'elle entendit parler de pierre philosophale. Et bien, voilà, on en arrivait à parler de choses sérieuses ! En arrivant presque à oublier son traumatisme précédent, la jeune fille leva lentement la main, cherchant à formuler au mieux sa question.

Finalement, elle ne trouva pas la tournure adéquate, celle qui aurait pu démontrer son incroyable intellect aux yeux de tous et se faire aimer, admirer pour sa vivacité d'esprit et son esprit d'initiative. Aussi se leva t-elle lentement, lissa sa petite jupe rose et s'exprima t-elle en ces mots simples, la voix légèrement tremblante, et peut-être un poil trop vive, mais réussissant à se contenir malgré tout :

"Excusez-moi, vous avez parlé de pierre philosophale mineure. Pourriez-vous nous expliquer les différences entre une pierre philosophale mineure et les autres types de pierres philosophales... ?"  

Elle se rassit, cette fois sûre d'avoir brillé aux yeux de l'enseignant et peut-être même d'avoir ravivé la curiosité de certains étudiants peu attentifs (qui flirtaient en parlant d'apprentissage de l'écriture, par exemple !!). La petite rousse lissa une mèche de ses cheveux flamboyants d'un air distrait. Elle ne ressentait presque plus de gêne d'avoir parlé devant tout le monde. Le rouge chauffait ses joues, mais n'était-ce pas une agréable once de fierté qui faisait ainsi rougir son visage jusqu'aux oreilles ? Elle remit ses lunettes en place tout en se disant que ce cours ne serait peut-être pas complètement une redite du savoir qu'elle avait déjà ingurgité auparavant en lisant le livre d'alchimie.

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   Sam 21 Fév - 1:57

L'explication du professeur d'Alchimie était particulièrement intéressante aux yeux de Christyän. Pour lui qui avait vécu la très grande majorité de sa vie dans la nature, savoir que ses instincts ne le trahiraient pas sur le point des antidotes naturels aux poisons était un élément essentiel à sa survie.

Mais si l'on trouvait ces ingrédients à l'état naturel, auraient-ils à les trouver eux-mêmes ? Du moins les plus basiques ? Ce genre d'exercices pourrait se rendre particulièrement utile, voire essentiel s'il leur arrivait un jour quelque chose hors des murs de l'Académie. Ils seraient ainsi en mesure de reconnaître une plante ou un ingrédient antidote dans leur milieu naturel.
Cet exercice couplé avec le nouveau projet du directeur (celui d'organiser plusieurs voyages scolaires dans un lieu spécifique de Rëvalïa chaque année) serait une occasion idéale pour approfondir les deux matières : alchimie et découverte du monde.

Le professeur Vikaa résuma rapidement les activités de l'année à venir, piquant de nouveau l'intérêt de Chris. Il n'aurait jamais cru que mélanger des ingrédients l'aurait un jour autant intéressé ! Lui qui avait horreur de la cuisine …

Derrière lui, l'élève de l'Eau leva de nouveau la main, et Chris ne pu empêcher un léger sourire railleur d'apparaître sur ses lèvres. Elle semblait si avide et enthousiaste de participer au cours que c'en était presque comique !

// Je ne suis pas non plus l'exemple à suivre, // pensa-t-il avec dérision en se retournant pour voir ce qu'elle avait à dire, // j'ai bien failli redoubler ma première année, après tout … //

Le professeur lui accorda la parole, et elle se lança :

« Pourriez-vous nous expliquer les différences entre une pierre philosophale mineure et les autres types de pierres philosophales ? »

Le jeune homme fronça légèrement les sourcils. Il avait entendu parler de ces pierres, sans jamais réellement savoir de quoi il en retournait. Les cours d'Alchimie de ses deux premières années à l'Académie – il y avait déjà cent ans ! – avaient été vides, voire totalement absents. Jamais on ne leur avait enseigné les particularités de tel ou tel ingrédient, ni même où les trouver.

// C'est peut-être aussi dû au fait que je n'y sois pas allé, tout simplement. //

Prenant en compte la réponse détaillée du professeur, il demanda de nouveau la parole :

« Par simple curiosité : aurons-nous à aller chercher nous-mêmes les ingrédients les plus accessibles pour les potions ou élixirs, ou seront-ils tous fournis ? Comme des excursions scolaires sont prévues cette année un peu partout dans Rëvalïa … »

Si le projet n'était pas prévu, peut-être sa question donnerait-elle des idées au professeur.

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« Je te retrouverai. Je te le promets, Raän. »

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MessageSujet: Re: Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]   

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Boum, quand mon p'tit coeur fait boum [Cours d'alchimie 1 - Première année]

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