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 ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦

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Ornórä Riveris
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MessageSujet: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Mar 14 Jan - 21:11

Ornórä suffoquait, exaltée, terrifiée. Ses sentiments se mêlaient les uns aux autres, en une sarabande étrange. La foule, partout, envahissait les rues, les boutiques, partout, et l'emportait dans son flot affolant, et elle se laissait porter, au milieu des cris, des rires et des ritournelles. La couleur, partout, des drapeaux bleus, des banderoles rouges, des bannières or ou argent, s'emparait de la ville, parant les allées et les maisons de nuances étincelantes. On entendait au loin les commerçants qui hurlaient pour vendre leurs produits, les visiteurs et les citadins, plus près, se mélangeant, qui s'extasiaient sous les décorations ou qui assistaient aux épreuves, hargneux, euphoriques. Et dans l'Allée des tentes, tout près, des chants, des ballades et autres mélopées, tout autour, s'élevaient bruyamment en une cacophonie joyeuse.

Ornórä, grisée, tremblait de joie, d'une joie inextinguible, inspirée par l'allégresse de la foule, et de peur, la peur d'être brisée par cette même foule hilare, si compacte qu'elle semblait dénuée d'humanité. Elle tenait contre sa petite main et son torse, qui lui paraissait minuscule alors, le bras massif de son grand frère tandis qu'ils se baladaient au travers des ruelles agitées, observaient les spectacles de rues et faisaient le vœux de se remplir la tête de bons souvenirs qu'ils pourraient ensuite se remémorer une fois plus vieux. Ils écoutaient les chansons et les histoires, puis marchaient de tentes en tentes, portés par l'espoir de faire de nouvelles rencontres, de vivre une expérience inédite.

Le frère, immense, et la sœur, minuscule, s'arrêtèrent bientôt devant une échoppe, plus par volonté de badinage que par soif. Le grand-frère s'élança dans une conversation enjouée avec le serveur tandis que la petite observait, de sa toute petite stature, les deux adultes qui discutaient. Ornórä ne s'ennuyait jamais quand elle regardait son frère : elle admirait l'aspect robuste de ses gigantesques épaules et son regard de bûcheron. Il dépassait de plus d'une tête la plupart des citadins quand elle, se trouvait être plus petite que les plus petits adolescents de sa tranche d'âge. Elle trouvait son frère très beau, malgré ses tâches de rousseur et ses cheveux, similaires aux siens, d'une couleur plus que particulière. Ornórä, elle, ne se sentait pas vraiment à sa place, quand elle observait les Edälisiennes, grandes, sveltes et toujours, toujours, elles avaient un je-ne-sais-quoi qui les rendaient uniques et pleines de panache. Sa robe courte, loin d'être à la dernière mode, lui paraissait bien insipide, et cette couleur rose pastel bien terne, lorsqu'elle regardait les jupes et les chemisiers aux couleurs saturées de ces demoiselles.

Après lui avoir glissé entre ses petites mains un gros gobelet en cuivre rempli de cidre et quelques mots, son frère se dirigea vers un groupe de jeunes gens de son âge pour discuter. Ornórä, le nez dans son gobelet, s'assit sur un banc de bois et observa la foule, qui jamais ne s'arrêtait, tel le courant d'une rivière, d'emporter son flot de passants. Pour une fois, la fillette n'avait plus en tête ses cours ou les derniers livres qu'elle avait lu. Elle resta là, sans bouger. Et surtout, (ce qu'elle ne savait pas faire d'ordinaire), sans penser. Peut-être était-ce bien cela... s'amuser.
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Lucien d'Elenor
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Ven 17 Jan - 20:35

Le joyeux festival de la réconciliation battait son plein, au grand bonheur de Lucien.
Les cours allaient bien un moment, apprendre était plus qu'intéressant, mais il avait l'impression de n'avoir pas quitté l'académie depuis un trop long moment.
Voir des bardes itinérants une fois encore était un sentiment plaisant. Être diverti était agréable.
Échapper à un dortoir trop étouffant était un délice sans fin.

Le benjamin d'Elenor attendant avec un mélange de peur et d'excitation la rencontre entre ses honorés parents et les responsables de l'académie, qui susciterait un grand nombre de questions. Des complications seraient à attendre lorsque tous verraient Lighting fils, le parricide.
D'autres lorsque le démon bleu qu'il avait vu rôder de temps en temps dans les couloirs serait connu de tous.
Et le pire serait peut-être atteint si les rumeurs de véritables démons voraces qui devraient le rejoindre étaient fondées. A vrai dire, il n'y avait qu'un seul humain dans la tour de l'ombre, ce qui était très éprouvant pour les nerfs ; l'obscurité presque totale ne facilitait rien, et les portes qui menaient dans des dimensions parallèles si l'on venait à se tromper de clé posaient une menace permanente.

Cependant, il se plaisait bien à Edälia, d'une manière relative : il était fixé et pouvait satisfaire pleinement sa source de savoir. De toutes façons, il aurait été impossible pour le jeune noble de se faire une place ailleurs, à moins de très bien chercher.


De cet état des choses venait ce bain de foule, ce retour à des jours plus simples. Vêtu (presque) sobrement pour ne pas trop attirer l'attention, Lucien avait décidé pour une fois de s'amuser, un peu d'argent convenablement rangé dans la doublure de sa veste couleur de ciel.
Exit les couleurs de l'Ombre !

Déambuler dans les rues, éviter de se faire bousculer étaient des choses peu intéressantes en temps normal. Cependant, à regarder les artistes urbains, les vendeurs de colifichets et de tourtes dans une bonne humeur générale, cette activité devenait euphorisante.
L'allégresse coulait dans les veines de l'adolescent qui sautillait, libéré du poids des études et de l'ombre pour un temps. Il chantonnait, individu isolé dans une foule compacte, profitant de son anonymat présent pour s'amuser avant les pesantes cérémonies qui s'ensuivraient. Il s'agissait d'un sentiment délicieux, malheureusement trop peu souvent exploré.

Soudain, dans la foule et sur un banc, Lucien vit une amie avec qui il n'avait vu depuis des années ; il s'agissait de la cousine d'un précepteur dans un comté non loin du duché de Karelis avec qui il avait pu faire connaissance, une fillette qui devait à présent avoir douze ans et avec qui il avait pu étrangement s'amuser, un jour ou l'autre. Sa curiosité et son entrain l'avaient tout de suite intrigué, et la jeunesse aidant un peu ils s'étaient liés avant de se séparer. Cependant, il semblait de loin qu'elle avait conservé ses traits enfantins, et le roux était une couleur de cheveux assez rare pour que certitude soit fait dans l'esprit du jeune élève.

- Blanche ! Ça fait du bien de te revoir apr... Euh... Désolé, je vous ai prise pour une autre.

La fille tenait une coupe dans ses mains, portait des lunettes rouges. Assise sur un banc de bois, elle le regardait à présent de grands yeux d'une couleur qui n'était absolument pas celle de Blanche.
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Jeu 30 Jan - 18:42

- Oh allez ne fait pas l'enfant ! 
 - Mais tu n’arrêtes pas de m'acheter à manger depuis tout à l'heure ! Je vais finir par vomir ! 
 - Depuis le temps qu'on s'est pas vu c'est normal que je veuille qu'on en profite tous les deux ! Et puis remarque moi je mange autant que toi, 
 - C'est très gentil de ta part mais je te jure si tu veux qu'on continue à profiter du festival il vaut mieux que je commence à digérer ! »
- Mais tu est d'un maigre ! Hein Ikk que j'ai raison ? 


Le rouge-gorge poussa un cri joyeux tout en battant des ailes sur l'épaule du jeune homme blond à la mine courroucée. Ses cheveux toujours volant au vent dans une masse indescriptible. Il portait une chemise en lin beige ainsi qu'un pantalon de toile noir, l'idéal pour se promener et se sentir confortable. Malgré cette parrure décontractée, on ne pouvait s'emépcher de remarquer que son expression contrastait avec tout cela. Il jeta un regard mauvais vers le petit oiseau et dis :


- Ah non mais tu va pas te mettre de son coté ! Je n'ai plus faim ! 

La jeune femme blonde également, plus grande cependant que le garçon, étouffa un petit rire dans sa main droite. Elle était vétue d'une longue robe de lin brune. Ses cheveux étaient longs et lisse tombaient le long de son épaule droite. Son visage semblait amusé, ce qui lui donnait l'expression d'un ange. Elle rayonnait sous ce beau soleil. Ses yeux d'un vert émeraude se figèrent sur le petit garçon avec un air malice, tout en donnant un coup de coude au jeune homme en disant d'un air moqueur :


 - Moi je dis tu est juste stressé à cause du Laby... 
 - J'ai dis on en parle pas ! Rrrrrrh ! Coupa Aldéas dans un grognement.

Il avança d'un pas décidé à travers l'allée bondée de monde, certains regardant la dégaine de ce garçon à la mine boudeuse avec un œil amusé. Nobou avait senti l’anxiété dans le cœur d'Aldéas, le lien entre les deux frère et sœur ne lui donnait pas le luxe de pouvoir cacher cela.

Pour l'occasion du festival, se situant au milieu du trimestre, Aldéas avait pu sortir de l'académie pour retrouver sa soeur, les deux impatient de se retrouver après plus d'un mois d'absence. Le lien qui les unissaient rendaient les silences plus pesant encore pour Aldéas. Nobou le savait bien et le stress qu'il devait ressentir en acceptant de participer à l'épreuve du labyrinthe devait surement faire ébullition dans le cœur de son petit frère.
Ikk était resté sur plaçe avec Nobou, la sœur du garçon. Un peu hésitant sur ce qu'il devait faire. Sans avoir de lien avec l'oiseau, Nobou avait appris a connaitre l'ami de son frère, il savait qu'il était inquiet :


- Va le rejoindre ne t'en fait pas. Dit elle dans un sourire. Il est contrarié mais il sera bien content que tu sois là quand ça va lui passer, dans quelques minutes donc. Il sera où me retrouver quand il aura fini de bouder.  Ajouta-t-elle d'un petit rire.

Poussant un petit cri Ikk vola en trombe jusqu'à apercevoir son ami, et se posa sur l'épaule de ce dernier, qui faisait semblant de ne pas l'avoir aperçu. Mais Ikk senti qu'il était quand même rassuré de le voir.


–-------------------------------------------------------------

Tout en continuant à marcher Aldéas se rendit compte qu'il faisait chaud, mais il ressenti également que Ikk se sentait mal. Son petit oiseau faisait une drôle de tête.

 - Ikk ? Qu'est ce qu'il y a ? T'as soif ?


Le rouge-george confirma d'un faible hochement de tête.

- Ok suis moi on va se chercher à boire à l'échoppe à coté 

Fouillant dans sa poche pour trouver de la monnaie, le petit sachet qui contenait la gourmandise que lui avait acheté Nobou tomba au sol, tout de suite catapulté par le coup de pied maladroit d'un passant de l'autre coté de la rue près des bancs.

- AH MINCE ! Ikk garde ma place ! Je vais le chercher ! 


Il couru en passant entre les gens et s’arrêta près d'un banc pour ramasser le sachet. Mais quand il rouvrit les yeux, il vit deux personnes qui regardait l’énergumène qui venait de courir comme un désespéré pour ramasser un tout petit paquet.

Puis il les reconnu tout de suite. L'un était de son école il le savait, mais il ne connaissait les noms de quasi personne hors de son élément, déjà que sa mémoire des noms n'était pas grandiose, et l'autre n'était autre que Ornórä. Une jeune fille de sa propre maison.


- Ah heu... Bonjour Ornórä ! Et à toi aussi. Dit il d'une voix timide en regardant le garçon dont il ne pouvait bêtement se rappeler le prénom.

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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Dim 11 Mai - 15:36

Ornórä essayait de profiter de l'instant présent. Sans bouger, elle observait cet enfant là-bas, heureux, qui jouait comme un fou avec un cerceau ; ce vieux monsieur qui racontait à ses petites filles comment il avait rencontré leur grand-mère, là, devant la boulangerie contre laquelle il se tenait ; cette femme qui serrait sa fille dans ses bras fins et lui montrait dans le ciel les ballons qui se dispersaient au loin. Partout, elle voyait des familles, des amis, des enfants emportés par la joie de ce jour de fête. Ornórä balançait ses courtes jambes au rythme d'une mélodie fredonnée par un groupe de musique, non loin du stand où son frère et elle s'étaient arrêtés pour se désaltérer. Ornórä aurait bien été incapable de dire ce qu'elle faisait ou ce à quoi elle pensait à cet instant précis. Ses pensées s'envolaient avec les ballons, transportées dans le bleu du ciel, s'éloignant de ses préoccupations habituelles. Seule les bulles du cidre, pétillant sur sa langue, la maintenait quelque part dans la réalité, tandis qu'une autre part d'elle-même rêvassait, s'imaginait en plein discussion avec ce bel adolescent là-bas ou encore jouant de la harpe avec les violonistes qu'elle pouvait apercevoir à la fenêtre d'un appartement, au deuxième étage d'une bâtisse imposante.

La tirèrent de ses pensées une voix, une présence. Un garçon. Elle se retourna, pas bien sûr de ce qu'elle avait entendu, ni que l'on lui parlait vraiment. La voix avait fini par se briser, quand son regard avait rencontré celui de l'adolescent. Elle mit un certain temps avant de faire le lien entre les paroles qu'elle avait entendu et ce jeune homme, plutôt beau garçon, bien apprêté et très charmant. Ornórä rougit, baissa la tête, gênée d'avoir pu penser qu'on s'adressait à elle.

"Je... ne..."

Ses paroles s'étranglèrent dans sa gorge avant qu'elle n'ait réussi à prononcer la totalité de la phrase qu'elle avait tournée dans tous les sens pour s'assurer d'avoir l'air assurée, chouette, désireuse de le connaître. Raté, la timidité l'étouffa et la rouquine prit des teintes rouges tomates, les oreilles et les joues enflammées. Elle fut d'autant plus honteuse, qu'elle savait que le rougissement créait sur elle un ton sur ton des plus désagréables sur ses cheveux déjà flamboyants.

Avant qu'elle n'eut le temps de se reprendre, un autre joli garçon fit son apparition. Ornórä le reconnut immédiatement. Cette coiffure, qui donnait toujours l'impression à la fillette qu'un hérisson lui avait loué ses pics pour la journée, cette blondeur - lumineuse comme le soleil, cette peau bronzée et cette décontraction, dans l'habillement comme dans les attitudes...  Bien sûr, nul doute, c'était Aldéas. Avec lui, pas de gênes, Ornórä avait appris à le connaître, malgré leur rencontre ratée dans les dortoirs de l'eau où elle l'avait détesté aux premiers abords, tout comme Higaï. Des jours, des semaines s'étaient écoulés alors et Ornórä avait heureusement pu faire la paix avec les deux élémentalistes de l'eau. Elle vit cette apparition comme un miracle, une manière de se sortir élégamment de la situation ennuyeuse dans laquelle elle était présentement avec le charmant inconnu.

"Aldéas ! Bonjour !"

Ornórä était trop heureuse de le voir pour s'étonner de la manière dont il se comportait. Courir après un petit sachet comme un dératé n'était pas plus curieux que de chanter en pleine rue au milieu de la foule. N'est-ce pas ? Ornórä lui sourit gentiment, puis se retourna vers l'inconnu qu'Aldéas venait de saluer.

"Oh vous vous connaissez ?" demanda t-elle timidement, incapable de soutenir plus d'une seconde le regard du noble.

La vision d'Ornórä s'arrêta sur les petits boutons élégants du costume de l'inconnu. Celui-là venait sans aucun doute d'un milieu aisé. Cela se voyait dans ses manières, dans le ton avec lequel il s'était adressé à elle. Ornórä n'en avait rencontré que peu dans son existence, mais elle était habituée à la rusticité. Tout ce qui n'en était pas lui semblait extrêmement suspect. La sophistication de Lucien la fascinait : il s'agissait d'un élément dont elle ignorait encore tout et dont elle avait l'occasion, enfin, de percer le mystère.

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Dernière édition par Ornórä Riveris le Mar 15 Juil - 21:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Lun 12 Mai - 22:38

Léandra ne pouvait rater une telle occasion de sortir de l'académie. Pourtant, elle devait bien-être celle qui pouvait se plaindre le moins d'avoir un métier la forçant à rester cloîtrée quelque part, étant donné le nombre de sorties qu'elle préparait pour les cours de créature de première année et de seconde année. Mais entre une petite forêt paisible et la capitale d'Edälia, il y a une petite nuance. Toute cette animation, toute cette activité...Tant d'hommes et de femmes, d'individus, d'âmes rassemblé en un seul endroit. Pour la jeune femme, c'était impressionnant. Elle sentait un petit courant électrique se répandre en elle. Toute cette vie était juste électrisant, excitant. Elle se sentait pleine de vie. Pleine de vie alors qu'elle était une personne au beau milieu d'une masse, une fourmis parmi toute les autres. Mais après tellement de temps à fréquenter les forêts en âme solitaire, ça lui faisait tellement de bien. Elle ne stopperais ses excursions pour rien au monde, mais bon sang, elle avait besoin de voir du monde. Et pour en voir...Edälis était déjà un lieu remplis d'activité, et le festival de la réconciliation n'aidait pas.

Au départ, Léandra comptait rapidement regarder à quoi ressemblait la ménagerie dont s'était occupé de placer Myrddin. Elle faisait des animaux son métier, et peut-être qu'elle pouvait trouver des créatures qui manquaient dans son bestiaire, et dont elle pourrait en retirer quelque croquis pour les secondes années. Mais elle tomba dans le secteur de tentes, et se laissa tenter par quelque échoppes. Pourtant, elle resta raisonnable sur ses achats: un simple châle bleu-marine dont elle était tombé amoureuse. Elle acheta aussi une petite pâtisserie de la région dont elle raffolait. Elle décida toutefois de ne pas dépenser tous ce qu'elle avait, même si en tant que duchesse, elle possède de quoi acheter plus d'un châle et une pâtisserie.

Toutefois, elle eu rapidement un peu soif, et décida de s'arrêter devant une échoppe. Elle commença du cidre et commença à chercher une place de libre (ce qui n'était pas évident à trouver). Aucune table ne possédait de place pour qu'elle puisse s'asseoir un instant. Il y en avait bien une près de trois jeunes personnes, mais elle ne voulait pas les déranger en buvant trop près d'eux. Ces jeunes personnes. C'était des élèves de l'académie? Après tous, ils on été conviés à sortir pour le festival. Ce n'étaient pas des élèves de son cours, ou peut-être même pas des élèves de l'académie. Elle regarda rapidement leurs visages: une petite rouquine, un garçon aux cheveux frisés aussi, qu'elle reconnaissait (Aldéas, de son cours de créature de première année) et...une minute...Elle avait déjà vu cette personne quelque part. La professeur de créature ne voulait toutefois pas les déranger pour une supposition mais...mais elle était sûr d'avoir vu le jeune blond quelque part. Après tout, elle avait déjà rencontré plusieurs personnes d'autres familles nobles et étudié avec certains durant un temps. C'était important d'avoir des liens et des relations dans ce milieu. Peut-être qu'il était l'un d'entre eux. Finalement, elle décida de s'approcher d'eux, son cidre à la main. Elle tapota légèrement l'épaule du jeune blond, avant de lui adresser la parole:

-Bonjour. Veuillez m'excuser si je vous dérange lors de votre journée avec vos amis...

Elle marqua une pause en hochant de la tête vers les deux autres individus en guise de bonjour, avec un léger sourire, avant de se retourner à nouveau vers l'intéressé...

-mais je pense vous avoir déjà connus, ou en tous cas aperçu quelque part. Je m'appelle Léandra de Karelïs, fille du duc Alistair de Karelïs. Je travaille en tant que professeur de créature à l'académie d'Edälia.

Tandis qu'elle attendait une réponse de la part du jeune individu, Aldéas intervint rapidement pour dire qu'il allait s'absenter un instant, avant de partir. Léandra, elle, continuait à remuer son cerveau pour se rappeler du jeune homme. Oui, elle l'avait déjà vu lors du cours de contrôle de sois, c'était bien un élève. Et un élève d'un bon milieu, elle avait pu le remarquer.....Serait-t'il de la famille d'Elenor?



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Lucien d'Elenor
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Jeu 29 Mai - 13:49

Le rouge des lunettes semblait à présent se transmettre aux joues de la jeune enfant, tandis que le jeune garçon se demandait si les siennes n'avaient pas décidé d'imiter les pivoines en écho. Confondre autrui était une chose terriblement embarrassante, et l'envie de fuir à tire-d'aile se disputait avec celle de demeurer pour lier connaissance avec celle qu'il avait visiblement mortifiée pour se racheter.

Il fit un geste, ses mains se mouvèrent avec aisance, mais sa langue demeurait collée dans sa bouche et refusait de bouger. L'impression que ses lèvres étaient scellées lui fit vite détourner la tête avec gêne.
Décidant finalement de ne pas laisser tomber cette discussion au point où elle en était, et prêt à tout faire pour que sa méprise soit excusée, car elle le gênait au plus profond de lui. Car il lui serait impossible de fuir si un jour il faisait une erreur analogue avec une personne de la haute. Car voir l'état dans lequel il avait plongé celle qu'il avait prise pour Blanche, sa camarade enjouée, lui faisait presque aussi mal que s'il avait blessé la vraie Blanche, étant donné qu'il ne pouvait encore pleinement séparer la passante de son amie.

Et alors, un blondinet arriva dans son champ de vision, courant comme un dératé afin de ramasser un paquet. Demeurant sans voix devant ce spectacle, il se contenta de murmurer un "Regarde..." à l'attention de celle qui était à ses côtés. Il lui semblait l'avoir déjà vu, et finalement les cheveux lui permirent de remettre en mémoire cet élève qui n'avait... rien fait, en fait, durant le premier cours de combat. Son nom lui échappait, mais il était évident qu'il l'avait reconnu. Le garçon aux cheveux en pic, au moins, lui permit d'apprendre le prénom véritable de "Blanche". Ornórä... les sonorités, bien qu'étrangères, n'étaient pas tout à fait désagréables. Se pouvait-il que le nom ait été mal prononcé ? Il y avait une certaine incertitude dans un o et un a... à moins que cela ne soit que l'état émotionnel de ce garçon avide de sucreries.

- Il est vrai, mademoiselle, que nous nous sommes rencontrés à l'occasion des cours de combat. Mais je n'ai jamais eu l'heur de vous rencontrer, vous.

Il avait l'impression de balbutier quelque peu, ce qui n'arrivait jamais quand il ne se sentait pas fautif. Se pourrait-il que ses paroles soient terriblement inadaptées à la situation ? Devait-il tenter de prendre appui sur cet Aldéas pour régler le problème qui avait été suscité par sa méprise, ou s'intéresser davantage à Ornórä ? L'envie de fuir le prenait à nouveau.
Après avoir décidé qu'il allait tenter d'aborder le sujet de l'académie comme merveilleux moyen pour faciliter les rencontres entre personnes venant d'horizons différents, ce qui devrait lui permettre ensuite de se renseigner sur les origines de ses interlocuteurs. Il devait éviter de délaisser l'un ou d'embarrasser l'autre. Cela ne serait pas nécessairement facile, mais il pouvait y arriver.

- Il est tout de même imp...

Une main venait de se poser sur l'épaule du jeune noble qui s'arrêta et se retourna sans témoigner extérieurement d'agressivité, bien que cela ne lui plut guère. Il fut alors bien surpris de reconnaître une personne de haute naissance qu'il avait déjà rencontrée bien plus jeune, et qui était une future duchesse. Une ainée, naturellement.
Certaines ne connaissaient pas leur chance.

Il était étrange qu'elle ait une boisson aussi rustique à la main, mais il devait certainement s'agir d'une des seules disponibles pour la fête. À moins qu'elle n'apprécie réellement ce genre de breuvage ?
Elle venait en effet de se présenter sous le nom de celle pour qui il l'avait prise, ce qui était une bonne chose après une confusion récente.

Ses paroles au sujet de l'académie devraient tenir encore plus facilement, maintenant qu'une autre noble était là, car il était évident que les autres devaient partager une origine plus roturière. De plus, en tant qu'élève (et benjamin), il pouvait naturellement s'abaisser par rapport à la duchesse de Karëlis, et ainsi s'unir aux élèves. S'agissait-il d'un choix sage ? Et bien, la différence hiérarchique était réelle, et l'accentuer ne lui ferait pas de mal dans ses relations avec les différents partis, là où se hausser pourrait lui nuire.

- Oh, professeur. Vous ne vous êtes pas trompée, car il me semble vous avoir déjà vue, à l'époque où j'étudiais sous votre précepteur familial, qui était fort habile. Vous a-t-il inspirée à travailler dans l'académie dont je m'apprêtais à parler ?

Légère pause, d'une seconde. Son ton était respectueux.

- Car il apparaît que ceux que l'académie a réuni se retrouvent ici d'une manière bien inattendue, alors qu'ils ne devaient peut-être jamais se croiser. La magie, présentée comme destructrice, pourrait donc unir des générations fort aisément.

Lucien se retourna et fit un geste courtois et peu appuyé, invitant Léandra à rejoindre ses élèves.
Il pouvait éviter de blesser les autres et se débrouiller pour se faire des relations au sein de l'académie. Peut-être un jour des amis, qui sait ?
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Mar 15 Juil - 21:19

Alors que le spectacle continuait partout autour d'elle et que la foule se faisait toujours plus dense à proximité de la brasserie provisoire à mesure que les passants se fatiguaient et cherchaient un lieu de repos, Ornórä sentait sa solitude s'accroître, plus qu'elle n'aurait pu l'être auparavant quand elle avait été vraiment seule, à observer la foule. Les joues plus rouges que jamais, la demoiselle se trouvait de plus en plus déconfite par la présence de l'inconnu, d'autant plus qu'au lieu de ses prévisions (Aldéas faisant les présentations suite à sa question), ce fut le noble qui répondit, appuyant bien sur le fait que tout deux demeuraient inconnus l'un de l'autre.

Incapable de regarder le noble en face, Ornórä dévisageait davantage Aldéas, accrochant son attention à lui comme à une bouée de secours. Le noble l'intimidait, alors qu'il s'exprimait avec elle avec révérence et se mouvait d'une gestuelle trop appliquée à son goût. S'il balbutiait, Ornórä ne le remarqua pas, trop occupée à fouiller dans sa mémoire, recherchant des phrases bien tournées qu'elle avait pu lire lors de ses nombreuses lectures et qu'elle aurait pu réciter aux garçons pour se faire apprécier. A l'instant présent, pourtant, rien, rien ne lui revenait et elle se sentait soudain si vide de connaissances qu'elle s'en faisait peur.

Aldéas leur faussa compagnie par un signe de la main pour retrouver sa sœur, vraisemblablement, alors que la professeur enseignant la découverte des créatures faisait son apparition. Ornórä, après l'avoir saluée d'un sourire intimidée, se rappela qu'elle l'avait déjà aperçue dans les couloirs de l'Académie ou encore durant le cours de contrôle de soi, qu'elle avait rejoint tardivement. Le départ d'Aldéas la mortifia, lui qui lui avait permis de se trouver une contenance auprès du noble, de trouver sa place dans le trio, voilà qu'il l'abandonnait avec ces deux étrangers aux accents aristocratiques et aux manières désuètes. Elle aurait aimé le retenir, d'une façon ou d'une autre, mais elle le vit bientôt disparaître parmi la foule, et emporter avec lui le peu d'assurance qui demeurait en elle.

Les deux nobles semblaient appartenir au même milieu et se connaître. Ornórä se demandait s'il ne valait pas mieux pour eux comme pour elle qu'elle parte afin de les laisser discuter tranquilles. Toutefois, la timidité la maintenait sur place, comme si ses jambes à présent pesaient deux tonnes chacune. La curiosité lui donnait aussi un motif de résister à la tentation de s'enfuir : elle avait peu l'habitude d'entendre des personnes s'exprimer avec autant d'éloquence, dans un vocabulaire chargé de tant de complexité et de sophistication. Alors elle se taisait, écoutait, observait et se sentait comme un cactus au milieu de camélias.

Contrairement à ce que l'on aurait pu penser en la regardant, ainsi troublée et silencieuse, la présence des nobles ne la gênaient pas tant que ça. En vérité elle se sentait honorée et charmée par l'attitude élégante de ces deux êtres, qui lui semblaient venus d'un autre temps, d'un autre monde, et qui paraissaient, malgré son manque de répartie, la compter comme faisant partie de la conversation qu'ils menaient. La petite magicienne s'en voulait de ne pouvoir réagir avec plus de raffinement en leur présence, aussi se contentait-elle de sourire gentiment à l'un, puis à l'autre, et d'enfouir sa tête dans son gobelet pour cacher son émoi en faisant mine de boire un peu de son cidre.

Elle aurait aimé trouver les mots pour participer à la conversation. La dernière intervention du garçon la laissait songeuse. Il était vrai que l'Académie avait permis à Ornórä de trouver un but dans l'existence et de s'extraire de son milieu roturier pour découvrir de nouvelles personnalités, plus intellectuelles, fines ou originales que celles, très brutes de décoffrage de sa famille. Le noble, charmeur et délicat, n'avait de cesse de l'impressionner par sa fraîcheur et sa courtoisie quand elle se percevait balourde et gauche. Son désir de briller en société la poussa bientôt à chercher un moyen de rappeler sa présence aux deux individus. Elle n'aimait pas rester sur une défaite, aussi se tourna t-elle vers le noble, prête à en découdre :

"Et donc... hm... Hm... HM... (toussotement) je... c'est Exact, cette capacité qu'à l'Académie de rassembler... des gens de tout âge (regardant fixement la duchesse, sans s'apercevoir qu'elle la traitait peut-être involontairement de vieille femme) et de toute CLASse (se tournant vers Lucien promptement), c'est IMPressiONnANT !"

Elle bredouillait en un marmonnement informe, la voix chevrotante et les yeux si exorbités et brillants qu'elle était assurée que sa tête de chouette auraient pu faire pleurer cent bébés simultanément.

Au moment précis où la gamine achevait de dire ces mots, un violent silence lui fit penser que sa vie sociale venait peut-être de se terminer à jamais.

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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Mer 16 Juil - 17:59

- Oh, professeur. Vous ne vous êtes pas trompée, car il me semble vous avoir déjà vue, à l'époque où j'étudiais sous votre précepteur familial, qui était fort habile. Vous a-t-il inspirée à travailler dans l'académie dont je m'apprêtais à parler ? Car il apparaît que ceux que l'académie a réuni se retrouvent ici d'une manière bien inattendue, alors qu'ils ne devaient peut-être jamais se croiser. La magie, présentée comme destructrice, pourrait donc unir des générations fort aisément.

Léandra lui adressa un sourire franc et s'assit à la table où se trouvait déjà la jeune fille, lui invitant d'un geste de la main à venir s'asseoir à ses coté.

-Il ne m'a pas encouragé à suivre cette voie, non. Disons que lorsque l'on a découvert mes pouvoirs, les veilleurs voulaient ma tête en haut d'une pique et l'un deux m'a donné l'occasion de fuir. Quelque années à proximité de la nature, apprentissage de la chasse et des observations en milieu hostile, début d'une passion pour le règne animale, et pour finir, la découverte d'une académie de magie qui me semblait être le meilleur lieu où partager mes connaissances et recevoir celles de monsieur Bachiatari sur le contrôle de ses pouvoirs.

Léandra se demandait comment lui, s'était retrouvé à l'académie. Avait-il du fuir aussi sa maison et sa famille après la découverte de ses pouvoirs? Peut-être qu'il avait eu la chance de bien les cacher jusqu'au moment où il apprit l'existence de l'académie. C'était bien possible aussi.

-Mais la magie est destructrice, cher ami: elle détruit les portes entre les mondes, les lieux, les individus. Découvrir des personnes de tout horizon, s'ouvrir au monde. C'est un des aspects de l'académie que j'aime particulièrement. Les barrières n'existent plus, nous sommes relativement libre.

Hommes et femmes de toute races, mages de toutes origines, sauvages et nobles...aucune frontières, et c'était reposant. Léandra a l'occasion de voir des élèves biens différents dans ses cours, et la diversité était quelque chose qu'elle aimait beaucoup.

"Et donc... hm... Hm... HM... (toussotement) je... c'est Exact, cette capacité qu'à l'Académie de rassembler... des gens de tout âge et de toute CLASse, c'est IMPressiONnANT !"

En voilà une qui ne semblait pas à l'aise. Elle ne devait pas provenir de la noblesse, ce qui pourrait expliquer son malaise. Léandra ne pouvait pas savoir si c'était si effrayant que ça de se retrouver devant une classe sociale "supérieure" elle-même ayant toujours été au dessus de tout. On pourrait dire qu'elle aurait pu se l'imaginer lorsqu'elle avait tout perdu, mais à ce moment là, elle était trop isolée pour rencontrer de vrais noble. De toute manière, elle en était un dans son esprit, et par éducation.

Elle se tourna vers la jeune rouquine:

-Pardonne-moi. Ayant retrouvée Lucien, qui est une personne que je n'ai pas revus depuis longtemps, je n'ai pas fait attention. Comment t'appelles-tu? Tu es une élève de l'académie aussi?

Il ne semblait pas seulement s'agir de malaise pour elle. La jeune fille devait être aussi timide. Peut-être même que sans cette timidité, elle aurait tout simplement été à l'aise avec Lucien et Léandra à coté d'elle. La professeure voulait tenter de la mettre en confiance et la détendre un peu.

-Tu peux me tutoyer, si tu te sens plus à l'aise comme ça, proposa t'elle en souriant, son breuvage à la main qu'elle commença à boire.

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Lucien d'Elenor
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MessageSujet: Re: ♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦   Lun 16 Fév - 19:14

[6 mois plus tard...]

Le garçon à la chevelure improbable n'était visiblement pas intéressé par les considérations philosophiques de Lucien, qui n'étaient somme toute qu'une rhétorique assez creuse, improvisée sur l'instant pour résister à cette envie de fuir le malentendu qu'il avait créé. Si seulement il pouvait faire plus attention en général ! Si son père avait été témoin de sa méprise, il lui aurait sans doute défendu l'accès à toute soirée pendant un temps certain. Qu'est-ce qui lui avait pris de se mettre à courir comme cela ? Idiot !

Cette Ornórä lui semblait gauche, bien qu'il s'admonestât tandis qu'elle parlait, et ne lui accordait pas la pleine attention qu'elle méritait. Les variations de volume de sa voix si sourde, qui s'exprimait par d'inconfortables marmonnements, passaient à la vérité difficilement inaperçues, et l'air de détresse qui s'était levé suffisait à rendre la situation encore plus inconfortable.
Si la jeune fille acquiesçait aux dires entendus, le jeune garçon s'en voulait de les avoir dits, quand il constatait les répercussions qu'ils avaient eu. Quelle personne bien éduquée peut bien être fière de son incapacité à interagir normalement avec la plèbe ? Il s'agissait d'une faille en réalité jamais perçue comme véritable ; même son bâtard de demi-frère était habitué au parler du château, et ne lui en tenait pas rigueur, s'il s'exprimait plus vulgairement. Et soudain, la raison de certains des sourires de Blanche quand elle l'entendait pérorer perdaient de leur innocence, pour se vêtir d'un voile de supériorité qu'il n'avait jamais perçu, encore que cela fût incertain.

Un vif regard vers une échappatoire apprit qu'il était impossible de se dérober. Et heureusement, la duchesse De Karélïs fut salvatrice en cette occasion, déchargeant l'étourdi comte - son statut de benjamin l'ayant privé du titre de duc - Lucien d'Elenor de la lourde charge de poursuivre directement la conversation. Le seul souci étant qu'à présent, il ne pouvait rien dire sans être discourtois ; heureusement, passé un rougissement fort gênant pour ceux qui avaient à le contempler, la rouquine put répondre. Visiblement, elle s'appelait "Ornórä Riveris" et était de la maison de l'Eau, en plus de faire de l'Alchimie.

- Je viens quant à moi de la maison de l'Ombre, et suis dans les cours de combat et de création d'artefacts. Étant donné qu'il n'y aura plus de cours de Découvertes sous peu, que pensez-vous choisir prendre en seconde matière ?

L'apprenti magicien ne put ne pas remarquer que la fille avec qui il avait affaire semblait plus à l'aise qu'auparavant, et prit une décision qu'il espérait censée : ne pas l'intimider, et pour cela, ne pas parler jusqu'à ce qu'elle se sente réellement en confiance.
Il se contenta donc de la regarder le sourire au lèvres.
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♦ ~ Aux chants et aux bruits se joignent parfois les murmures ~ ♦

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