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 Soleil Noir

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MessageSujet: Soleil Noir   Dim 7 Déc - 17:50

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MessageSujet: Re: Soleil Noir   Dim 7 Déc - 17:50

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MessageSujet: Re: Soleil Noir   Dim 7 Déc - 17:50

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MessageSujet: Re: Soleil Noir   Dim 7 Déc - 18:32

soleil noir: jeu de vie et de mort

-Raphaël! Raphaël, il est l'heure d'aller manger.

Le garçon de huit ans ne prêtait pas attention aux paroles de son père. Lorsqu'il admirait le crépuscule depuis la falaise, rien ne pouvait le déranger. Il plongeait dans ses pensées de rêveur tout comme le soleil plongeait dans la mer, à l'horizon. Le ciel prenait des couleurs flamboyantes, magistrales, bleu, orange, rose, rouge...Un ensemble harmonieux et spectaculaire, conçue par la main de la nature. Raphaël avait du mal à concevoir le fait que toute cette beauté pouvait exister. Le monde pouvait être parfois tellement beau...

-Eh, Raphaël!

Une autre voix familière à coté de lui le sortit de ses rêveries. Il se tourna vers sa source.

-Père est désespéré de constater que sa voix ne te ramène jamais à l'ordre et m'a envoyé te dire qu'il est l'heure de dîner., dis-t-telle avec gentillesse.

Après avoir écouté les paroles de sa grande sœur, Raphaël se retourna à nouveau vers le crépuscule.

-Je n'ai pas faim, Shaera.

-Tu as faim, tu as toujours faim, tu es un goinfre. On arrive jamais à te faire quitter le coucher de soleil. Il te suffit d'un rien pour échapper à la réalité.

-Je n’échappe à rien du tout: ce que je regarde c'est un spectacle réel, tu le vois, ça existe. On peut pas me reprocher d'aimer voir ça!

-Eh bien pour les admirer, tu ferais bien de satisfaire ta soif et ta faim. Allez. Papa a pêché toute la journée pour qu'on mange ce soir.

-De toute façon, je vois même pas pourquoi il me nourrit. Il m'aime pas.

Un silence tomba, et le bruit des vagues berça les oreilles des deux individus. Le garçon avait annoncé ça de manière discrète, presque en chuchotant, ne semblant pas fier de ce qu'il avait dit, et pourtant il l'avait dit, et on sentait l'assurance en même temps dans son ton.

-Il m'aime pas car j'ai tué maman. Je le vois parfois pleurer à la maison car elle est plus là, et c'est ma faute.

Shaera le regarda avec un léger sourire se voulant rassurant et se posa à coté de Raphaël, reprenant la parole de manière douce:

-Ce n'était pas ta faute, tu ne peux pas te blâmer pour ta naissance.

-Mais si j'avais pas existé, maman serait vivant, vous seriez tous heureux.

-Écoute moi: Je suis heureuse d'avoir un petit frère comme toi, bon, gentil, créatif, rêveur, doux...Tu n'as pas tué maman: c'est elle qui s'est sacrifié pour toi, pour te mettre au monde et elle t'aurais aimée, tout comme je t'aime et tout comme papa t'aime, ne doute jamais de ta famille. Père à du mal à s'en remettre, je le sais, même après six ans. Si il est un peu rude avec toi, c'est car il est énervé de que tu ne l'aides jamais, que tu ne lui parle jamais, que vous ne fassiez rien ensemble. Tu passes tes journées à te promener sur la côte et la plage. Essaye de te rapproche un peu de lui, de pêcher avec lui, de parler...Tu verras, vous pouvez vous entendre. Il est triste de ne jamais pouvoir passer du temps avec son fils.

Raphaël soupira. Une partie de lui-même savait qu'il avait raison. Mais il ne pouvais pas se pardonner pour ce qu'il avait fait, se pardonner du prix de son existence. Au moins, pour le moment, il pouvait oublier un peu tout ça en rêvassant sur les côtes. Il ne répondit rien à Shaera, qui sembla percevoir son humeur, et lui caressa les cheveux.

-Je vais dire à papa de te laisser encore un peu de temps.

Elle lui adressa un sourire, puis se leva et partit. Le garçon posa un dernier regard vers le soleil, avant de fermer les yeux un instant.

-----------------------------------------------------------------------------

Un petit instant, où je pouvais ressentir les faibles rayons de lumière traversant les planches de la fenêtre de la cave, que j'avais barricadé. Ce jour là était particulier, pas comme les autres. Après avoir enfouis mon passé en moi depuis longtemps, voilà que des morceaux revenaient subitement dans mon esprit.

-Allez, je...je suis sûr que vous êtes un homme bon...Vous n'avez pas à faire ça, vous ne le voulez pas au fond.

Je me retournais vers l'homme que j'avais attaché au poteau. Voilà qu'il osait me dire qui j'étais. Comme si il me connaissait, savait tout ce que j'avais vécu. Comment osait-t-il dire tout ça? Cet homme que j'avais capturé, c'était un meurtrier. Il avait tué tout une famille, avait égorgé ou poignardé le père, la mère, les enfants...Ce n'était pas un simple cambriolage qu'il avait fait, oh non...Il les a tué, et certainement avec plaisir. Il comptait m'attendrir? Faire ressurgir le "bien" en moi pour pouvoir s'échapper et recommencer ses activités malsaines?

-On...On peut raisonner, on a pas besoin d'en venir là. Vous semblez être quelqu'un de bon, vraiment. Pas besoin de...

-Jamais je n'ai été bon...

Ma voix grave le coupa net.

-Depuis le début de ma vie, j'ai provoqué la souffrance, et j'ai toujours regretté en causer...Mais la différence avec toi...C'est que je ne vais rien regretter...

Et je me retournais subitement, en lui plantant mon poignard dans le ventre. Il poussa un grand cri de douleur tandis que je remuais la lame dans son corps. Le voir souffrir, le voir blessé, apeuré...C'était tellement bon...Tellement bon de voir quelqu'un qui a causé autant de peine, qui a tué des gens bien, puisse comprendre ce que cela faisait. Je ressortais lentement la lame, puis la posa près de sa gorge.

-Tu...Tuez....moi....

-Te tuer? Oh bien sûr, comme tu veux.

Et d'un bon petit coup, il trancha la gorge de cet immonde individu, dont le sang coula à flot. Il pensait sans-doute être libéré de ses souffrances, de ses blessures, pouvoir trouver le repos...Mais il avait tué plus qu'un homme. Il avait tué une famille entière, de sept personnes. Son destin allait être long, douloureux, ce n'était que justice. J'allais bien en profiter.

Plus que sept jours.
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