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 La valeur de la vie [PV Raphaël]

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MessageSujet: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Sam 17 Jan - 16:41

Pour Stark, les dernières semaines furent calmes. Peu de personnes venaient requérir son aide et il pouvait profiter d'une relative tranquillité. Cela n'était pas une mauvaise chose en soi. Il semblait que, pour une raison inconnue, les turbulences dans la capitale avaient diminué. Le loxodon se disait que les humains s'étaient peut être assagis finalement. Au fond, il savait que cela ne durerait pas, la nature humaine étant ce qu'elle est.
Peu importait pour le moment, autant en profiter. Ainsi donc, il n'était pas rare de rencontrer le guérisseur dans les sous-bois à la lisière de la forêt Astraël, récoltant des plantes, croquant d'autres dans un épais manuscrit qu'il transportait dans sa besace.
Bien qu'il savait pertinemment que le quotidien et la routine étaient des choses dont il fallait profiter, une partie de lui était nostalgique des grandes marches dans l'inconnu. Chaque découverte soulevant de nouvelles questions, chaque événement étant source de nouveautés.
Comme le dit si bien l'adage, tout vient à point à qui sait attendre. Faisant sa récolte habituel, Stark entendit des bruits non loin dans la forêt puis un cri, quelqu'un avait eu un problème apparemment. Ses compétences seraient surement utiles, le guérisseur décida donc de se diriger vers la source du hurlement. Surement un conflit avec des bandits, se disait-il.
Le loxodon avait déjà fait quelques rencontres avec eux, et ayant eu ce qu'ils voulaient, ils le laissaient faire son travail sans turbulence. Leur façon de faire ne plaisait pas au médecin mais il avait appris à les tolérer. Après tout, qui était il pour juger quelqu'un sur sa façon de vivre.
Une centaine de mètres de marche, et il vit apparaître un homme à travers les fourrés. Titubant plus qu'autre chose, il avait une large entaille au niveau de la jambe droite. Rien de mortel mais assez profonde pour laisser des séquelles au premier coup d’œil.
Pressant le pas, Stark arriva au niveau de l'homme, extenué.

- Laissez moi deviner, des bandits ? Allongez vous, je vais panser vos blessures, ils ne vous feront rien si vous êtes avec moi.

L'homme le dévisagea. Non pas à cause de son apparence, il avait d'autres soucis à ce moment là. Son regard montrait qu'il craignait quelque chose de plus dangereux que des bandits.

- Ça peut attendre Guérisseur ! Que vous soyez là ou non, il me tuera ! Vous comprenez ?!

- Personne ne vous tuera tant que je serai là, répondit stark fermement. Mes serments m'ordonnent de protéger toute vie, y compris la votre. Clair ?

Stark lâcha son bâton puis d'un geste rapide de sa trompe, récupéra quelques herbes, les broya rapidement entre ses doigts et se pencha pour appliquer la pâte dans la plaie. L'homme se mit à hurler mais l'énorme main de Stark recouvrit la bouche de l'homme, étouffant le bruit. Il enroula un bandage rapidement autour de la jambe puis prit le blessé dans ses bras.
Le médecin se tourna ensuite en direction des plaines et commença à courir. Toutes ces années d'aventures l'avaient bien entraîné mais il sentait qu'il avait un peu perdu de sa formidable endurance d'autrefois. Le spectacle n'en restait pas moins formidable. Un adversaire frappé à cette vitesse et par une telle masse ne se relèverait pas si tôt.
Malgré tous ses efforts, Stark n'avait pas réussi à semer la menace. En effet, une forme noire apparut rapidement à ses côtés puis le dépassa. La forme se révéla être un homme portant un capuchon noir et qui se plaça juste sur la trajectoire du loxodon, épée en avant.

- Halte là Guérisseur, je ne veux pas te blesser.

Stark s'arrêta tant bien que mal, mais restait bien préparé à se défendre si l'homme n’obtempérait pas à le laisser passer, bâton à la main, défenses en avant.

- Je ne sais pas ce que vous voulez mais je vous prie de vous retirer de mon chemin, j'ai un blessé à traiter d'urgence.

L'attente d'une réponse fut comblée par les gesticulations de l'homme qu'il portait, reconnaissant visiblement l'individu leur faisant face.

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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Sam 17 Jan - 21:25

-COURS, PETIT LAPIN, COURS!

L'écho de ma voix résonna à travers la forêt, tandis que je marchais entre les arbres, suivant la piste de sang que laissait ma proie. C'était une belle journée pour la chasse à l'homme, il fallait l'avouer. Il a fait beau toute la journée. ça avait été par contre fatiguant de le pourchasser: poursuite dans la ville, puis ensuite à cheval, maintenant dans les bois...J'aurais aimé quelque chose de moins long. Mais celui-là était un petit rapide. Il devait certainement fuir les lieux de ses meurtres en un éclair.

Mais moi... Haha... il en a pas fini avec moi, loin de là.

Histoire de raccourcir un peu la durée de cette promenade, j'ai décidé d'attendre le moment propice pour sortir un couteau de lancer. Une fois suffisamment proche de lui, je l'ai jeté en visant la jambe, et ça a fait mouche. Je dois avouer que j'ai raté après une première tentative, mais la seconde s'était résultée en un lancer parfait. Maintenant, mon cher ami était en train de claudiquer dans les bois tel un animal blessé...

...C'était tellement bon... Tellement jouissif de le voir comme ça. Cette enflure me fuyait avec peur, crainte... Ce meurtrier qui pensait avoir le droit de jouer avec la vie des autres se retrouvait victime de ses propres vices. Ce n'était que justice de lui offrir peur et désespoir, de le traquer comme une bête, de le faire souffrir longtemps.

En temps normal, je pouvais déjà en finir, mais je décidais plutôt de récupérer mon premier couteau qui avait atteint un arbre. Ensuite, je ramassais le second couteau (qu'il avait retiré, et ce malin faisait maintenant une hémorragie) que je pris le temps de laver d'un coup de tissu. Ce n'était pas comme s'il allait partir très loin. Blessé comme il était, il allait bientôt perdre connaissance. Et qu'est-ce qui allait arriver au pire ? Il mourra ? Avec moi ce n'était jamais un problème. C'était même le début de tout...

C'était avec un sourire que je décidais de courir vers la piste de sang qu'il avait laissé derrière lui... Avant de m'arrêter un instant. Du mouvement, et un mouvement bien trop rapide pour être ma proie. Toutefois, je constatais qu'il était dans ses bras. Il s'agissait effectivement de mon gibier. Qu'est-ce qu'il faisait avec ma proie ? Il me la volait ? Mais voilà qui était mauvais signe. C'était ma proie, MA CIBLE A MOI, et je n'étais pas prêt à le laisser fuir aussi facilement.

Je sortais mon épée, et repris ma course. Ralentis par le morceau de viande qu'il tenait dans les mains, ce fut facile pour moi de le dépasser. Je m'arrêtais vivement, épée à la main devant le sauveur du meurtrier.

Il s'agissait d'un... éléphant? Un éléphant humain, ou quelque chose dans le genre. Malgré mes nombreux voyages, je n'avais jamais eu l'occasion de rencontrer une telle espèce.

Un autre détail attira aussi mon attention. Apparemment, il prit le temps de soigner la jambe que j'avais blessé. C'était noble de sa part. Sauver un étranger dans les bois...Dommage que ses efforts seront vains.

- Halte là Guérisseur, je ne veux pas te blesser


- Je ne sais pas ce que vous voulez mais je vous prie de vous retirer de mon chemin, j'ai un blessé à traiter d'urgence.

- Ce blessé est justement la personne que je poursuis. Et qui que vous soyez... Ou quoi que vous soyez, ne pensez pas pouvoir l'emmener quelque part. Il n'en vaut pas la peine, croyez moi.

Je préférais user de diplomatie, pour cette situation. Tuer le guérisseur ne m'aurait rien apporté. Je n'étais pas un assassin, un tueur d'innocent. Il ne faisait que son devoir, ce pour quoi il s'était adonné. Non, aucune raison de le tuer ou le blesser.

Après tout, je ne suis pas un monstre, si?
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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Sam 24 Jan - 10:08

La personne qui avait intercepté le médecin lors de sa course effréné avait tout sauf l'air sympathique. Ses yeux aussi noirs que ses cheveux, son visage froid, cette manière de tenir une épée. Ces détails ne traduisaient qu'une seule chose.

L'individu était dangereux. Très dangereux même, cela ne faisait aucun doute. Au vu de l'accoutrement du mystérieux agresseur et son attitude, il ne devait pas être un bandit. Quel bandit aurait poursuivi la victime de ses larcins ainsi ? Non, cet homme était motivé par autre chose.

Ses mots furent une révélations. Il était le chasseur et celui qu'il portait dans ses bras, la proie.

Le loxodon regardait droit dans les yeux l'homme en face de lui, essayant de percer à jour ses intentions. D'après le peu que son regard laissait transparaître, il n'en voulait nullement à la vie du médecin. Il semblait être obnubilé par l'homme qu'il avait récupéré.

Peut être pourrait il essayer de le raisonner ? Cela semblait être peu probable. Fuir ? Impossible avec une telle charge. Se battre ? Il avait juré de ne pas user de la violence si possible. Et quand bien même il le devrait, porter l'homme l'handicaperait trop et le poser à terre le condamnerait à mort.

La seule option viable restait l'intimidation. L'homme, bien que dans la force de l'âge, était humain et Stark avait remarqué que généralement, les humains étaient facilement impressionnables. Lui faire peur et le faire battre en retraire étaient possibles si le guérisseur jouait de sa carrure.

Stark se tint alors plus droit et bomba son torse. Se faisant, il dépassait l'agresseur d'une bonne tête et demie, et le toisait désormais de toute sa hauteur. Cette tactique l'avait sorti nombreuses fois d'affaire. Est ce que cela marcherait cette fois ? Rien n'était moins sûr.

-Je passerai votre remarque déplacée, humain. Cependant, je crains que vu votre façon de passer votre temps, vous ne soyez pas très apte à juger de qui doit vivre ou mourir. Je vais donc reformuler ma requête. Prenez congé et laissez moi partir avec mon patient, s'il vous plait.

Le ton était ferme et la voix grave. Le loxodon commença alors à avancer dans la direction de l'inconnu quand ce dernier pointa l'épée vers lui. L'intimidation avait échoué semblait-il. L'homme faisait preuve d'un sang froid incroyable. Les mots sortant de sa bouche achevèrent tout doute possible quant à sa détermination.

-Il ne me plaît pas, guérisseur.

Ainsi étaient les choses. Il ne restait plus que la négociation alors. Tout d'abord, Stark devait connaître les motivations du trouble fête. Sans l'énerver si possible.

-Qu'a fait cet homme qui pourrait bien justifier votre comportement ? Pourquoi le poursuivre ainsi ? Si vous voulez ses biens, prenez les. A quoi bon mourir pour des babioles ? Je suis sur que nous pouvons trouver un compromis. Nous sommes entre personnes civilisées.

Tout du moins, le loxodon l’espérait-il.

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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Lun 26 Jan - 19:59

Le guérisseur décida en réponse à mes explications, de me foudroyer du regard, avant de se relever un petit peu, voulant apparemment jouer la carte de l'intimidation. Il était vrai que je trouvais sa taille impressionnante...Mais loin de me décourager, cependant. Il pouvait toujours essayer, mais ce qu'il ne savait pas, c'est que je n'avais peur de rien.

-Je passerai votre remarque déplacée, humain. Cependant, je crains que vu votre façon de passer votre temps, vous ne soyez pas très apte à juger de qui doit vivre ou mourir. Je vais donc reformuler ma requête. Prenez congé et laissez moi partir avec mon patient, s'il vous plait.

Apparemment toujours inconscient de l'inutilité de ses actes, il décida de pousser le bouchon encore un peu plus loin en s'approchant de moi. J'avais beau ne pas le craindre, il valait mieux que je reste à distance respective. Ne jamais sous estimer quelqu'un, ni juger sur une apparence ou un caractère trop gentil ou valeureux. j'avais appris ça au fil de mes chasses à l'homme. Je l'avais même une fois de plus appris aujourd'hui, en pourchassant ce meurtrier que le guérisseur avait dans les bras.

J'avais enquêté sur lui avant de commencer la poursuite, comme je le fais toujours. C'était un beau garçon, jeune, assez costaux, un tombeur. En plus de cela, il provenait de la noblesse et possédait sûrement une culture et un savoir-vivre d'homme galant. Pas étonnant qu'il courtisait n'importe qui. Aux femmes aisés, il se montrait charmant, aux femmes pauvres, la promesse d'une richesse et d'un avenir, au femme moches il donnait un homme qui leur portait attention, aux femmes belles il gonflait leur égo, aux rêveuses des poésies, aux garçons manquées des aventures risquées, aux femmes de joies son corps et son argent...

...Et une par une, elle entrèrent dans son tableau de chasse. Peut-être s'ennuyait-t-il dans le monde de la noblesse, et celui-ci passait le temps en les tuant après les avoir charmés, usé et abusé de leur confiance jusqu'au maximum... Jusqu'au moment où le poignard atteignait leur bouche au lieu des lèvres tant attendues. Et comme si cela-même l'ennuyait.

Parfois, il avait tenté des cibles plus difficiles, comme d'autres hommes, ou encore d'autres races lorsque l'occasion se montrait. Parfois, il faisait simple et kidnappait des jeunes enfants. Il est vrais qu'il semble digne de confiance. On croirait voire un jeune naïf innocent. Celui-ci devait même avoir du user de ses yeux de chaton pour attendrir le guérisseur, qui aura sans-doute plus de mal à me le livrer.

De pauvres personnes de la citée, qui n'avaient rien demandé. Des hommes, des femmes et des enfants qui sont mort par sa main. Et s'il était guéris, il continuerait. Rien de bon ne ressortirait de cela. J'étais bien déterminé à l'arracher des mains de ce brave guérisseur.

Lorsqu'il s'approcha suffisamment de moi, je pointais l'épée vers sa direction.

-Il ne me plaît pas, guérisseur. Lui avais-je répondu quant à sa requête.


-Qu'a fait cet homme qui pourrait bien justifier votre comportement ? Pourquoi le poursuivre ainsi ? Si vous voulez ses biens, prenez les. A quoi bon mourir pour des babioles ? Je suis sur que nous pouvons trouver un compromis. Nous sommes entre personnes civilisées.


Voilà qui me ravissait déjà plus. Je n'avais vraiment aucune envie de le blesser. J'avais une grande estime envers les guérisseurs : ces gens qui dévouent leur vie à celle des autres, à soigner quiconque est blessé, à sauver des vies. Même si je n'étais pas à l'aise avec leur manque de jugeote sur qui ils soignaient, leur impartialité en faisait des individus... respectables, je dirais. Pas d'exceptions. Tout le monde méritait une seconde chance... En tous cas certainement pas ma proie du jour.

-Je ne souhaite nullement ses biens. Je le souhaite, lui. Cet homme que vous voulez soigner est un meurtrier. Un meurtrier qui courtise et charme avant de tuer. Il le fait sans aucune autre raison que l'envie et le jeu. Vous pouvez sans-doute le guérir, et il partira tuer d'autre innocents, voir même, il blessera vos futurs patients. Cela pourrait vous donner du travail, mais je suppose que vous êtes le genre de guérisseur qui préfère soigner pour sa cause et non pas pour le profit.
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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Sam 17 Sep - 22:07

Ce n'était pas la première fois que Stark apprenait que son patient était un criminel, et cela ne serait certainement pas sa dernière fois. En réalité, peu importait pour les guérisseurs que l'individu soit le plus pur des hommes ou l'incarnation du mal en personne. Leur serment les obligeait à venir en aide à ceux qui en avaient besoin. Il ne lui appartenait pas ni à lui ni à l'homme lui faisant face de juger ou de condamner.

L’agresseur ou plutôt l'aspirant justicier semblait bien déterminer à mettre la main sur sa proie. A sa façon de parler, ça ne devait pas en être à sa première chasse à l'homme. Il ne devait pas également être lié émotionnellement aux victimes de sa proie, sa voix ne trahissant pas la moindre trace de rage mais plutôt une froideur implacable. C'était tout du moins ce que le guérisseur pensait à l'heure actuelle. Le seule moyen de s'en assurer aurait été de le lier à la Toile, le lien spécial liant tout les loxodons et qui pouvait être temporairement étendu à une tiers personne.

La Toile ... voilà qui pourrait être un plan de secours si les négociations échouaient. Les individus l'expérimentant pour les premières fois étaient souvent confus au début de l'établissement du lien. En temps normal, le loxodon aidait la personne à reprendre ses esprits et à s'habituer à l'expérience. Mais les temps étaient loin d'être normaux.

Cependant avant d'avoir recours à cette solution quelque peu extrême, le guérisseur allait tenté de raisonner le mystérieux individu en noir.

- Ecoutez ... Je ne connais pas votre nom mais je me présente. Je m'appelle Stark Ghalma et je ne viens pas de ce continent, comme vous pouvez le deviner. Je ne suis pas encore au fait de tout les us et coutumes de votre pays mais il me semble qu'aucun homme n'a le droit de faire justice lui-même. En admettant que je vous crois qu'il soit bien ce que vous affirmez, hors je n'en ai aucune preuve, en le tuant, vous ne seriez pas mieux que lui. Un meurtrier. Personne n'a le droit d'être le juge et le bourreau. C'est pour cela que la justice existe. Si vous le voulez, vous pouvez m'accompagner et vous assurez qu'il soit jugé correctement par votre système pénal.

Stark savait pertinemment que ses belles paroles n'auraient que peu de chances de fonctionner, après tout, ce n'était pas la première fois que l'homme en noir devait entendre pareil discours. De plus, les justiciers auto proclamés avaient souvent eu un passé tumultueux et de bonnes raisons pour agir comme ils le font. Si il en avait eu le temps, le loxodon aurait aimé discuter plus amplement avec cette homme afin de connaître son histoire. Il tenta le tout pour le tout.

- Je vous offre une expérience inédite qui pourrait changer votre vision des choses. Tout les membres de mon peuple sont liés par un lien spécial que l'on appelle la toile.  Il nous permet de ressentir les peurs, les craintes, les joies d’autrui et nous offre l'occasion d'atteindre une harmonie. Au fil des années, nous avons appris à étendre ce lien temporairement à d'autres individus. Ce que je vous propose est simple, un voyage dans la psyché de votre ... proie et inversement. Peut être vous ouvrirai vous les yeux l'un l'autre.  

Le guérisseur tentait de rester le plus calme possible, attendant simplement que l'homme morde à l'hameçon.

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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Lun 19 Sep - 20:56

Cet individu prenait de précieuses minutes de mon temps...je n'aimais pas le gaspiller. Mon efficacité devait être optimum.

-écoutez...je ne connais pas votre nom mais je me présente. Je m'appelle Stark Ghalma et je ne viens pas de ce continent, comme vous pouvez le deviner. Je ne suis pas encore au fait de tout les us et coutumes de votre pays mais il me semble qu'aucun homme n'a le droit de faire justice lui-même. En admettant que je vous crois qu'il soit bien ce que vous affirmez, hors je n'en ai aucune preuve, en le tuant, vous ne seriez pas mieux que lui. Un meurtrier. Personne n'a le droit d'être le juge et le bourreau. C'est pour cela que la justice existe. Si vous le voulez, vous pouvez m'accompagner et vous assurer qu'il soit jugé correctement par votre système pénal.

Je vous offre une expérience inédite qui pourrait changer votre vision des choses. Tout les membres de mon peuple sont liés par un lien spécial que l'on appelle la toile. Il nous permet de ressentir les peurs, les craintes, les joies d’autrui et nous offre l'occasion d'atteindre une harmonie. Au fil des années, nous avons appris à étendre ce lien temporairement à d'autre individus. Ce que je vous propose est simple, un voyage dans la psyché de votre...proie et inversement. Peut être vous ouvrirai vous les yeux l'un l'autre.

Je restais un instant silencieux. Quelque chose d'assez rare, je lui souris. Je le regardais dans les yeux. Lorsque l'on se trouve devant un homme ou une créature à la carrure imposante, on a tendance à se dire que l'on fait face à une brute et que son cerveau lui ferait défaut. Pourtant, l'éléphant prouvait bien le contraire. Je lui trouvais une certaine...tranquillité. Douceur ? Peut-être un peu. Mais surtout, je faisais face à quelqu'un avec de la valeur. Ceux auquel je dédiais indirectement ma vie, même si j'en devenais impopulaire. Il faisait preuve d'intelligence et de morale. Mais comme je le disais, il ne pouvait pas me voir d'un bon œil. C'était presque impossible. Et je ne cherchais pas l'approbation des autres d'ailleurs.

-Mon nom est Carvo Ottana...et croyez le ou non, mais enchanté de faire votre connaissance

Je n'étais pas assez stupide pour donner mon vrai nom.

-Vous avez parfaitement raison. Aucun homme ne devrait avoir le droit de vie ou de mort sur un autre, même si votre statut de guérisseur rend cela un peu ironique. On ne dit rien dessus car on est bien content de savoir que quelqu'un est là pour panser nos blessures, mais lorsqu'on y pense, guérir est un choix. Or, tout est une question de choix. Quand une personne est en danger, on a le choix de faire comme si de rien était et de poursuivre notre chemin. On a le choix de venir l'aider, le choix de crier à l'aide, de fuir...Le problème est que l'on ne peut fuir les choix, car ils sont le fondement de toute vie. Les choix de vie ou de mort en font partie. Mais je ne suis personne pour donner des leçons de philosophie à une personne comme vous qui se porte bien, physiquement comme mentalement.


À l'intérieur de ma cape, ma main bougeait vers ma jambe, là où, dans une ceinture enroulée, se trouvait mon pistolet. Une arme fantastique qui m'a été donné il y a bien longtemps. La magie de la poudre à canon reste encore récente et la plupart des gens ne savaient pas encore associer ça au danger que c'était. Il me restait encore quelque années pour prendre les gens par surprise avec, avant que ça ne devienne trop populaire.

-Et vous avez raison sur une autre chose. En le tuant, je suis effectivement un meurtrier comme lui...

Je tendais le pistolet devant Stark, et en moins d'une seconde, je tirais. Pas sur lui directement, mais sur l'homme qu'il tenait entre ses mains. Je n'avais pas une précision exceptionnelle et le tir dans la tête était hors de question. Je ne voulais pas blesser le guérisseur. Aussi, j'avais visé le torse, une largement plus grosse cible et qui allait pouvoir freiner l'impact de balle à l'intérieur de son corps...déchirant ses organes par la même occasion. Le sauver dorénavant résulterait du miracle. Le bruit de la balle résonna tout autour de nous, frappa les arbres et commença à partir dans un large échos qui fit fuir les oiseaux alentours.

-...Et j'assume. D'autant plus que je l'étais déjà avant

Avec autant de calme qu'une personne ayant terminé sa journée de travail, je rangeais mon pistolet. Je ne voulais pas que Stark crois que je voulais le blesser également. Le meurtrier quand à lui (pas moi, l'autre) était en train de pousser un grand cri, gesticulant dans les bras de la créature. Rapidement, cela tourna au gémissement. Il allait certainement avoir une hémorragie interne, au moins il allait pouvoir rester un peu silencieux plutôt que hurler comme un porc égorgé.

-Je crois aux bien fait de la justice et de la société, je me bat pour elle. Vraiment. La justice, le bien, la morale, ce sont des choses précieuses. Face au mal, à la cruauté, aux péchés...Les personnes comme ça brisent les règles, ou alors les acceptent et restent des ordures sans pouvoir être atteignable. Dans tous les cas, la morale est traitée comme une chienne, dénigrée...et car on est bien, on doit se contenter de rester fier de nous même. Parfois, souvent d'ailleurs, la seule façon de rester fidèle à nous-même est de laisser couler certains actes horrible, laisser fuir certaines personnes inadmissibles en société C'est se laisser se faire traîner dans la boue et garder la tête haute en le faisant. L'autosatisfaction n'est pas une mauvaise chose, mais elle ne permet pas de terrasser la vermine...C'est pour ça que je suis là. Combattre le feu par le feu. Je suis efficace en tant que salaud, et le reste du monde reste juste et honnête. Après tout, il y a assez de personnes dans cet univers pour être bon, vous en êtes la preuve.

Je soupirais. J'étais tenté de dire que je me sacrifiait pour le bien, mais ça me semblait particulièrement arrogant à expliquer. Je pense m'être déjà bien mal fait voir et je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie. De toute façon, je ne cherchais l'approbation de personne. Et je crois qu'il avait comprit ça.

Je repensais à ce qu'il me disait, cette « expérience »... Ressentir les émotions des autres ? Partager les sentiments, peurs, craintes, joies, peines...voilà qui aurait été particulièrement intéressant. Mais même si ce meurtrier était encore vivant, j'aurais refusé. Je pensais à ce que je pouvais ressentir. Ses plaisir coupables ? On pourrait croire que je dirais « hors de question de trouver une joie à faire le mal », mais c'est faux. Après tout, je faisais déjà le mal. Je tuais, je torturais, et j'y prenais plaisir. Je ne voyais pas ce que ça allait m'apporter de partager toute ces choses avec un homme comme lui.

-Bon, eh bien je pense que cela va être difficile maintenant pour votre proposition. Cependant, je dois avouer qu'avec une autre personne, cela aurait été assez...fascinant. Je suis le mauvais exemple pour ce que je vais dire, mais les humains ont aussi leur forme de connexion. L'empathie. Elle varie beaucoup selon nos individus, comme vous pouvez le constater, et je suis sûr que l'on ne ressent pas les même choses que vous. Mais cela permet de rajouter de la variété. Dans une société où l'on est toujours séparé entre deux polarités, mal ou bien, froids ou chaud, gauche ou droite, nord ou sud, sensible ou insensible...les variations rend chaque personne bien unique. Est-ce le cas pour votre espèce ? Dont le nom est, d'ailleurs ?
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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Lun 19 Sep - 23:14

- Mon nom est Carvo Ottana...et croyez le ou non, mais enchanté de faire votre connaissance.

Stark savait pertinemment que ce nom ne devait être qu'un alias mais il était toujours plus facile de discuter et de de se lier à une personne par l'intermédiaire d'un nom. Malgré tout, si Carvo était enchanté de faire la rencontre du loxodon, le sentiment n'était pas réciproque.  

- Vous avez parfaitement raison. Aucun homme ne devrait avoir le droit de vie ou de mort sur un autre, même si votre statut de guérisseur rend cela un peu ironique. On ne dit rien dessus car on est bien content de savoir que quelqu'un est là pour panser nos blessures, mais lorsqu'on y pense, guérir est un choix. Or, tout est une question de choix. Quand une personne est en danger, on a le choix de faire comme si de rien était et de poursuivre notre chemin. On a le choix de venir l'aider, le choix de crier à l'aide, de fuir...Le problème est que l'on ne peut fuir les choix, car ils sont le fondement de toute vie. Les choix de vie ou de mort en font partie. Mais je ne suis personne pour donner des leçons de philosophie à une personne comme vous qui se porte bien, physiquement comme mentalement. Et vous avez raison sur une autre chose. En le tuant, je suis effectivement un meurtrier comme lui...

L'homme sortit alors un objet jusqu'alors dissimulé par sa cape et le pointa dans la direction du guérisseur. Durant ce demi battement de cœur, le loxodon comprit, malheureusement trop tard, la véritable nature de l’artefact se tenant sous ses yeux. Une arme à feu. Il avait par le passé rencontré une petite compagnie de mercenaires dont certains usaient de tels objets. De petites tailles et tout aussi mortels que les arcs.

En un instant, le bruit du tonnerre emplit le sous-bois pour s'éteindre ensuite aussi rapidement qu'il était survenu. A la place, des gargouillis ignobles prirent sa place, les bruits d'un homme se noyant dans son propre sang. Baissant les yeux, Stak vit une marée rouge se déverser de la poitrine de son protégé et souillait sa robe blanche immaculée.

Le posant immédiatement à terre, à moitié confus, à moitié paniqué, il se mit à chanter pour canaliser l'énergie magique afin de soigner l'homme. Sa concentration était tel qu'il ne remarqua même pas que Carvo avait repris la parole. Une lumière sortit des mains du guérisseur mais le processus de guérison n'avait pas été déclenché. L'homme, quel qu’ait pu être son nom, avait quitté ce monde.

- ... mais elle ne permet pas de terrasser la vermine...C'est pour ça que je suis là. Combattre le feu par le feu. Je suis efficace en tant que salaud, et le reste du monde reste juste et honnête. Après tout, il y a assez de personnes dans cet univers pour être bon, vous en êtes la preuve.

Stark releva la tête et fixa de ses profonds yeux bleus le visage du meurtrier lui faisant face. Pas une once de regret ne se lisait sur son visage. A vrai dire, rien ne s'y lisait. Une indifférence totale face à l'acte même d'avoir pris la vie. Il soupira, nonchalamment pour reprendre de plus belle.

- -Bon, eh bien je pense que cela va être difficile maintenant pour votre proposition. Cependant, je dois avouer qu'avec une autre personne, cela aurait été assez...fascinant. Je suis le mauvais exemple pour ce que je vais dire, mais les humains ont aussi leur forme de connexion. L'empathie. Elle varie beaucoup selon nos individus, comme vous pouvez le constater, et je suis sûr que l'on ne ressent pas les même choses que vous. Mais cela permet de rajouter de la variété. Dans une société où l'on est toujours séparé entre deux polarités, mal ou bien, froids ou chaud, gauche ou droite, nord ou sud, sensible ou insensible...les variations rend chaque personne bien unique. Est-ce le cas pour votre espèce ? Dont le nom est, d'ailleurs ?

Mais de quoi parlait il ? L'esprit du médecin était encore un peu confus. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à la mort ou qu'il était témoin d'un meurtre mais la rapidité à laquelle celle ci était survenu ... Il mit quelques secondes à reprendre ses esprits. Il parlait de la Toile.

Bien sûr, comme dans toute population, il existait des déviants chez les loxodons, les dissonants. Certains arrivaient à mieux cacher leur nature que d'autres mais tôt ou tard, la société se rendait compte du problème. Une réhabilitation était alors envisagée, mais certains requéraient une isolation. Ce rite un peu barbare visait à supprimer la partie du cerveau permettant la connexion à la toile suivi d'un exil du dit déviant. Ce n'était pas la partie de sa culture dont Stark était le plus fier, mais certaines mesures étaient parfois nécessaires.

Cet homme était un parfait exemple de ce type de comportement. La difficulté de repérer ce genre d'individus chez les autres races avait été un frein diplomatique durant de nombreuses années. Le loxodon avait peur, Carvo était fou et imprévisible. La preuve, il reprenait la discussion mine de rien. Il devait être prudent.

Serrant les dents pour éviter de perdre le contrôle, le loxodon se releva et répondit, pesant attentivement ses mots.

- On connaît ma race sous le nom de Loxodon. L'harmonie n'est pas l'ennemie de la variété. Tout comme le monde n'est pas polarisé comme vous semblez le cr... Le monde n'est pas polarisé. Les choses ne sont ni toutes blanches ni toutes noires, Carvo. Vous semblez vous complaire dans votre rôle de salaud, mais je suis sur que vos actes ne sont pas gratuits ... Connaissez vous la grande faiblesse de l'humanité ? Vous êtes divisé, égoïste. Vous n'apprenez pas à parler aux autres, ni à écouter d'ailleurs. L'humanité est profondément égoïste et même si vous clamez que vous faites ça pour la société, une part de vous le fait parce que ça la satisfait. Tentez vous même d'écouter vos victimes avant de les exécuter ? Je suis sur que non, ça vous suffit amplement de les exécuter et de vous dire que vous avez amélioré le monde. Est ce que je me trompe, Carvo ?

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MessageSujet: Re: La valeur de la vie [PV Raphaël]   Mar 27 Sep - 18:50

Alors comme ça les éléphants savaient chanter ? On en apprenait tous les jours. Mais je remarquais vite que c'était lié à un pouvoir. Ses mains s'illuminèrent légèrement. Un pouvoir de guérison ? Voilà qui était intéressant. Et logique, vu le métier de Stark. Il ne s'agissait pas d'un guérisseur sachant faire des bandages et mixer des herbes pour traiter des maladies, mais quelqu'un ayant littéralement le pouvoir de soigner. Je me demandais si il représentait bien son espèce. Si ils étaient tous liés à l'idée d'entraide, de soutiens, de communauté. Il avait parlé de la toile, qui permettaient de les relier empathiquement. S'ils étaient effectivement tous reliés à cela, alors ça n'avait rien d'étonnant. Ce devait être une espèce très dévouée à l'autre.

- On connaît ma race sous le nom de Loxodon. L'harmonie n'est pas l'ennemie de la variété. Tout comme le monde n'est pas polarisé comme vous semblez le cr... Le monde n'est pas polarisé. Les choses ne sont ni toutes blanches ni toutes noires, Carvo. Vous semblez vous complaire dans votre rôle de salaud, mais je suis sur que vos actes ne sont pas gratuits ... Connaissez vous la grande faiblesse de l'humanité ? Vous êtes divisé, égoïste. Vous n'apprenez pas à parler aux autres, ni à écouter d'ailleurs. L'humanité est profondément égoïste et même si vous clamez que vous faites ça pour la société, une part de vous le fait parce que ça la satisfait. Tentez vous même d'écouter vos victimes avant de les exécuter ? Je suis sur que non, ça vous suffit amplement de les exécuter et de vous dire que vous avez amélioré le monde. Est ce que je me trompe, Carvo ?

Je réfléchissais à ces paroles. Voilà une personne bien intelligente, car je ne voyais pas où est-ce qu'il avait tord dans sa réflexion. Du moins, une partie. Celle sur la polarisation. Je m'étais mal exprimé en effet, et même si je me disais que l'harmonie ne s'associait pas avec la variété quoi qu'il en soit, il relevait des bons points. Cependant...

- Nous ne sommes pas tous comme ça. Il y a tellement d'individus unique qu'il serait stupide de tous nous ranger dans le même sac, Loxodon. J'ai connu des gens à l'écoute, croyant à l'entraide. J'ai été élevé dans une famille qui y croyait, j'ai connu l'amour auprès d'une femme généreuse et pleine d'espoir pour notre race, et j'élève une jeune fille dans cette optique. Il est juste plus facile pour les gens de voir le monde d'un mauvais œil que d'un bon. C'est comme une tache sur un mur. Tout le reste du mur est propre, mais on ne peut s'empêcher de regarder la tache, et constamment la tache.

Je défaisais ma ceinture pour la laisser tomber sur le sol, où était accroché mon poignard, mes couteaux de lancer et mon pistolet à poudre. Montrant par conséquent que je n'étais pas armé, je m'approchais lentement du loxodon. Manœuvre risquée que de s'approcher d'une grosse bestiole comme ça, mais je partais du principe qu'il allait soit reculer par sécurité, soit ne pas m'agresser tant que je ne le faisais pas. Et je ne voyais pas de raisons pour m'en prendre à lui.

- Et... Vous ne vous trompez pas, je ne demande pas vraiment la biographie complète de mes victimes. Je suis satisfait de me dire que j'ai tué une personne pour en sauver de nombreuses autres. Voyez ça comme le test de la charrette folle : vous êtes sur une charrette conduite par des chevaux devenant fou et un chemin s'offre à vous. Celui de gauche mène à un homme, celui de trois vers cinq hommes. Quel chemin allez vous prendre? Personnellement, je prend celui qui fera le moins de victimes. Aujourd'hui, j'ai sauvé des femmes innocentes d'un funeste destin, rien qu'en appuyant sur la gâchette. Je ne regrette rien, et j'en suis même bien satisfais.


Me retrouvant devant le cadavre de ma cible, je retirais mon gant. Le voir utiliser son pouvoir m'avait donné une idée. Le symbole des solaires était déjà très finement éclairé d'une couche de lumière bleutée. Je la tendis vers un rayon de soleil à travers les arbres, et le symbole se mit à s'illuminer d'un bleu marin puissant, de la fumée de la même couleur s'échappant du symbole comme si je commençais à brûler, tel un vampire. Mais ce n'était pas une brûlure, juste le signe que mon pouvoir était prêt à utilisation. Je me penchais vers le cadavre, et touchais sa tête, puis ferma les yeux. Lentement, je sentais toute l'énergie qui se trouvait dans mon don quitter lentement mon corps. La chaleur que je ressentais, remontait le long de mes doigts pour se propager dans le corps inanimé de cet homme, ayant un peu refroidis. Mais le corps redevint chaud, la chaleur de la vie. Et lentement, les blessures les plus graves ayant causé la mort de cet homme se fermèrent, ne laissant que les blessures les plus superficielles sur son corps.

L'homme respira profondément d'un coup, comme si on avait sortit sa tête de l'eau, et ouvrait les yeux. Son regard paniqué bougeait de droite à gauche tel un animal à l’affût, et son cœur battait, même un peu trop vite. J'espérait juste qu'il n'allait pas frôler la crise cardiaque. Cela m'était arrivé de réanimer des individus qui mourraient tout de suite après cela d'un mauvais battement, tellement le choc était rude. Je relevais la tête vers Stark, avant de me redresser.

-Et même en tant que salaud, je peux aussi avoir mes bons côtés.


J'avais envie de lui "faire plaisir". Son nouveau patient était de nouveau en vie, et il allait pouvoir s'occuper du reste de ses blessures. Sincèrement, je ne pensais pas qu'il allait me voir d'un bon œil de sitôt, mais c'était déjà ça.
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La valeur de la vie [PV Raphaël]

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