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 [RP apocalypse] à la recherche de la bête (Partie 1)

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MessageSujet: [RP apocalypse] à la recherche de la bête (Partie 1)   Dim 15 Fév - 20:10

C'est au dessus de la tête des habitants de la capitale des vampires, Sielariath que se dessinaient dans le ciel deux silhouettes. Les silhouettes de deux magnifiques dragons rouge volant vers le château. Ces majestueuses créatures firent un long voyage, des frontières du pays jusqu’à la ville, avec sur leur dos deux individus. Arrivés à destination, ils descendirent dans la cour du château, où ils firent débarquer leurs deux cavaliers provisoires.

La plupart des spectateurs étaient surpris de constater qu’aucun des deux individus n’étaient des vampires. Ils s’agissaient d’humains, de simples humains faible et fragile. Le premier d’entre eux était une jeune femme aux cheveux noir long, et habillé de manière assez distinguée. On pouvait voir l’éclat d’une belle épée de qualité attaché à sa ceinture, que sa cape laissait parfois entrevoir lors de ses mouvements. Le second, lui, devait avoir environs le même Age à vue d’œil que la jeune femme. Aussi un brun, cette fois-ci aux cheveux plus court et ébouriffé, et semblant moins sûr de lui-même que sa compagnon, qui commençait à marcher assurément vers les portes du château. Il était habillé de manière très modeste, des habits de paysan assez commun. Celui-ci suivi la jeune femme, marchant sur ses talons et regardant les moindres individus les entourant avec un air assez craintif. L'un d'entre eux ne pu s'empêcher de les interpeller d'une voix grave:

-Que viens-faire des humains ici ?

Les deux individus restèrent silencieux, la première restant froide, tandis que le second enchaînait les signes subtils trahissant son stress. Derrière eux, les dragons arrivèrent et fixèrent le soldat de leurs yeux.

-Nous avons une audience avec Ayla Morg aujourd’hui même. Nous avons été accompagnés depuis la frontière par ces dragons. Nous ne souhaitons pas être dérangé, répondit finalement la femme.

Il y eu un moment de silence, puis le soldat décida de reprendre ses activités, laissant les deux étrangers pénétrer le grand hall. Rapidement, ils se retrouvèrent dans l’imposante salle du trône. D'immenses colonnes soutenaient le plafond, à la taille intimidante. Un long tapis rouge s'étendait de leur pieds à des mètres et des mètres plus loin, jusqu'à un trône vide, où était accroché au dessus une tête de dragon en métal. Bien que magistral, cette salle était loin d'être chaleureuse.

Les dragons leur montrèrent ensuite une porte sur le côté, la salle de réception, avant de repartir et les laisser s'approcher. En entrant, il virent une table, plusieurs chaises, et au bout de la salle, une femme. Une femme bien connue dans tout Revälia, La grande Reine des vampires, La reine sanglante et crainte, redoutée partout. Ayla Morg.  

-C’est un honneur de pouvoir avoir eu une audience avec vous. Je suis Aelis, et voici mon frère, Garet.

Le jeune homme commençait à trembler légèrement. Même sa compère, qui s’était montrée courageuse jusqu’à maintenant, déglutit légèrement. Elle se tourna vers l’autre et lui offrit un sourire, tentant de le rassurer. Lorsqu’il reprit légèrement son calme, elle se tourna à nouveau vers la Reine. Elle s’approcha un peu, et fit une révérence jusqu’à toucher le sol, incitant l’autre à faire de même.

-Nous sommes à la recherche de notre père, Francis Dowell.
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MessageSujet: Re: [RP apocalypse] à la recherche de la bête (Partie 1)   Mar 17 Fév - 17:12

Son doigt de porcelaine alla se poser sur ses délicieuses lèvres, l'amusement se dessinant peu à peu sur cet instrument de désirs et d'envies. Combien d'hommes avaient déjà été envoûtes, posant simplement un regard évasif sur son visage, pour finir obsédés par le mouvement de sa bouche lorsqu'elle s'adressait enfin à eux. Combien d'autres avaient été réduits à l'état de simple coupe de sang, où une minuscule goutte rougeâtre s'enfuyait, pour se laisser glisser sur cet océan blanc. Son apparence, ses regards, malgré le danger, tout semblait être créé pour charmer, hypnotiser, tromper ceux qui osaient ouvrir les yeux sur cette femme défendue. Elle était sublime, magnifique, une perfection aux yeux de son espèce, mélangeant la beauté à un danger immédiat. Ses lèvres envoûtaient, faisant naître dans le cœur des hommes et même des femmes, une inquiétante envie de pouvoir les sentir se poser sur leurs corps, même si cela devait être après avoir perforé leur chair avec ses dangereuses canines. Son visage blanc était d'une douceur presque surnaturelle, une véritable plage de sable blanc sur laquelle on s'abandonnait, sans se soucier de ce qui pouvait arriver. Ses longs cheveux violets bougeaient lentement, donnant l'impression de danser par moment, alors qu'ils pouvaient très bien n'avoir été que statiques depuis tout à l'heure. Seuls ses yeux rappelaient l'horrible vérité, le blanc avait disparu pour ne laisser que du noir, preuve accablante de son lien avec les ténèbres. L'iris, la pupille, tout était maculé de rouge, le sang était sa vie, sa raison d'être et il suffisait d'un simple regard pour le comprendre. Le rêve prenait peu à peu fin, étant finalement achevé par un sourire carnassier, preuve que le prédateur désirait effleurer la vie de ses proies, s'approprier l'existence de ses convives. Voila ce qu'était Ayla Morg, reine des vampires, fille chérie des ténèbres, dévoreuse de soleil et tueuse impitoyable ayant sur les mains le sang de toute une espèce, ainsi que d'un royaume. Pourtant devant elle, il n'y avait pas d'ennemis, d'hommes désirant tenter leur chance, de nobles ne pensant qu'a leur mort prochaine, mais un duo de jeunes adultes, désirant une seule chose, des informations sur un vieil ami. Un camarade, un confident, une connaissance, une immondice, un insecte, une erreur, un vulgaire petit cloporte qui avait réussi a la tromper un bref instant, lui faisant croire qu'elle pouvait compter sur lui : Francis Dowell !

Se levant de son trône, la vampire s'avança vers les deux jeunes gens, l'obscurité de la pièce semblant se mouvoir au même instant. En un regard, ils se virent couverts de sang, des pieds à la tête, tandis que des immenses langues sortant des ténèbres se précipitèrent pour tout nettoyer, les écrasant, les étouffant, ils étaient tétanisés, incapable de bouger. L'image cessa au moment même où la reine posa sa main sur un de leurs visages, même si ils entendaient des murmures venant de toute part. L'obscurité, les murs, le plafond, le sol et même la peau de la vampire. Ils étaient dans l'antre de la folie et ils allaient y mourir, pauvres inconscients. A moins que...

- Donc, si je comprends bien, vous avez fait parvenir cette missive, pour demander à me voir, afin que moi, le monstre parmi les monstres, vous parle de Francis Dowell ? Êtes vous courageux ? Inconscients ? Suicidaires ? Surtout que l'heure du repas est toute proche.

Elle les observa un instant encore, puis retira sa main en douceur, bien que ses ongles firent légèrement saigner l'un des enfants. Les gouttes s'envolèrent et allèrent se placer sur le bout de l'index de la reine, qui le porta à ses lèvres en fermant les yeux. Le plaisir était à peine dissimulé, comme si rien d'autre au monde ne pouvait la satisfaire. C'était un spectacle unique, presque enivrant, laissant germer dans leur esprit qu'ils auraient eux aussi voulu ressentir ça, malgré eux. La suite les fit rapidement revenir sur terre, elle en voulait plus et cela se voyait dans son regard, cependant, elle n'en fit rien. Se reposant sur son trône, elle tendit sa main, tandis qu'un serviteur lui apporta une coupe faite d'un inquiétant métal noir, accompagné d'un autre serviteur qui s'empressa de s'ouvrir les veines présentes sur sa main pour remplir la coupe, avant de repartir d'un air effrayé en tentant tant bien que mal d'éviter de perdre trop de sang. Ayla leva son verre en direction de ses invités et but lentement son contenu, avant de passer sa langue sur ses lèvres, autant par provocation, que par plaisir.

- Je n'ai pas revu cette fragile chose depuis l'académie, soit presque vingt ans. J'ignore où ce rat se terre et à vrai dire je m'en moque. Les traîtres sont comme les nuisibles, ils n'ont besoin que d'une seule et unique chose...Qu'on les extermine.

Éclatant de rire, la vampire fut soudainement encore plus menaçante, faisant au passage reculer toutes les autres personnes présentes dans la pièce, excepté sa "garde du corps" qui avait été silencieuse durant toute l'entrevue et qui se contentait de sourire en observant ses réactions. Vu le repli de ses serviteurs, il valait mieux ne pas la contrarier ou même lui dire quoi que ce soit lorsqu'elle était dans cet état. Les murmures devenaient de plus en plus forts, se transformant même en cris, avant de rire à l'unisson avec la vampire, jusqu'à ce qu'elle s'arrète. La reine passa ses mains sur son visage, comme si elle essayait de retirer un masque, puis se stoppa et observa à nouveau les deux humains.

- Voila qui devrait répondre à vos questions, maintenant déguerpissez, avant que l'envie de vous égorger pour oser me parler de cet insecte me reprenne. Vous avez du cran, venir me voir moi, pour connaître vos origines. Je me sentirai presque nostalgique. Filez.

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Certains voient le monde en noir
D'autres en blanc
On parle aussi de gris
Le mien est rouge...


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MessageSujet: Re: [RP apocalypse] à la recherche de la bête (Partie 1)   Mar 24 Fév - 20:14

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-Garet ! Il faut partir !

Un tigre courait au beau milieu de la rue, un fromage dans la gueule. Un jeune enfant, environs d’une dizaine d’années se trouvait sur son dos, s’accrochant fermement au pelage de l’animal.

Tout le monde criait de surprise en voyant passer le cavalier et sa monture féroce, qui renversait sur son passage certains objets du marché, que ce soit paniers, caisses, tables, même passants. Rapidement, les deux êtres quittèrent les rues du village à toute allure, avant de s’enfoncer dans des bois à proximité.
Au bout d’un certain temps, le tigre trottina, puis marcha avec tranquillité, tandis que le jeune enfant prit le fromage et arracha un morceau d’un coup de dents. Rapidement, ils atteignirent une petite maison abandonnée, en ruine, que le temps avait détruite lentement. Une jeune fille au sommet leur fit un salut de la main avant de descendre et rentrer dans la maison, suivit de l’animal et l’enfant.
Une fois rentrée, il descendit du dos du tigre, le fromage à la main.

-Aujourd’hui, on a le gros lot !

Il monta le gros fromage au-dessus de sa tête d’une manière triomphale, le montrant fièrement aux trois autres enfants devant lui, qui applaudirent. Le tigre, quand à lui, prit une forme plus humanoïde l’instant d’après, dévoilant le corps d’un jeune homme qui frotta les cheveux du gamin

-Prend pas la grosse tête, Jake. J’ai fait tout le boulot.


Je regardais tour à tour les trois autres. Jenny, Rickon et Alexander. Tous les trois, sans compter Jake, des personnes qui étaient là pour moi et avec qui la vie semblait belle. Une grande acceptation dans ce gang existait. Je les acceptais en tant que garçons manqués, blessés à vie, rebelles, bagarreurs, voleurs, pyromanes, sensibles, réservés, jeunes, âgés, garçons, filles et eux, m’acceptaient en tant que garou. On ne faisait pas vraiment attention autrefois à ce qu’était l’autre : en tant qu’orphelins, en tant qu’enfants abandonnés, on avait seulement nous même pour nous soutenir et nous protéger.

-Je n’ai jamais goûté de fromage de ma vie, s’exclama Alexander, qui
s’approchait en claudiquant vers moi.


-Vraiment ? Demanda Jenny. On en mangeait parfois, pourtant à l’orphelinat.

-Vous m’avez fait sortir d’ici alors que j’étais à peine arrivé. Je n’ai pas eu le temps de manger deux secondes ici.

-Plains-toi. Tu aurais préféré rester là-bas ? S'exclama le troisième jeune homme.

C’était au tour de Rickon de prononcer sa phrase de la journée. Il allait sans doute rester silencieux et dans son coin jusqu’à ce soir.

-Voilà ta part, monsieur « bonne humeur », lui répondis-je en lui jetant un morceau, qu’il attrapa au vol sans rien dire d’autre.

Hormis Rickon, qui partit dans son coin, nous nous réunîmes tous devant un feu que Jenny avait fait pendant que j’étais de sortie avec Jake. Le repas était satisfaisant : en plus du fromage, on avait récupéré du saucisson, ainsi que des noix de pécan. Comparé à certains jours, c’était un festin de roi. Je passais la plupart du temps à voler ce que je pouvais trouver dans le village voisin, et utilisait ma forme de tigre pour fuir en cas de problèmes. Qui voudrait pourchasser un animal comme moi ? Je ne tenais pas toutefois à intimider quelqu’un avec. Voler pouvait m’attirer déjà bien des ennuis, alors menacé pour me présenter comme quelqu’un de dangereux ne pouvais pas améliorer la situation.

Comme si Alexander avait lu dans mes pensées, il reprit la parole :

-Tu ne risques pas de t’attirer trop d’ennuis en continuant ça ?

-On a pas le choix, tu crois quoi ?

-Non, je ne parle pas du vol. Je parle juste de tes transformations. Si ça continue, les villageois vont demander de l’aide, ils auraient une raison de nous rechercher si on te considère comme dangereux.

-Quand je fais ça, j’ai moins de chance de me faire rattraper. Ça fait plus de nourriture pour nous.


-Mais il doit y avoir un moyen de vivre légalement, non ? On pourrait trouver du travail quelque part. Ce serait mieux que vivre comme ça, je suppose.

Alexander était quelqu’un de gentil, assez doux, sage et intelligent. Normalement, son commentaire n’était pas quelque chose d’idiot, mais j’étais bien trop sensible au sujet pour être touché par la raison. Aussi, je poussais un rire franc, avant de le regarder avec sérieux.

-Travailler ? Tu as envie de travailler ? De servir à quelque chose afin de remercier les autres de te donner une maison et à manger ? Qu’est-ce qu’ils t’ont offert ? Qu’est-ce qu’il t’a offert, le monde ? Le monde, il ne t’a rien offert, il n’offre rien. Et s’il offre quelque chose, c’est quelque chose de mauvais. Si c’est quelque chose de bon, alors il attend un peu, et il te le retire, et ça, ça fait bien plus mal que lorsqu’on n’a rien à la base. Moi, je suis né garou, alors que tout le monde déteste les garous. Je n’ai jamais eu de parents. J’ai été élevé par un vieux grincheux qui m’a jeté comme une vieille chaussette car il ne pouvait plus me nourrir. J’ai ensuite été accueilli par quelqu’un qui semblait gentil, et qui était le pire des sadiques que je n’ai jamais vu, qui a abusé de mon corps, de mon moral. Et la seule bonne personne que le monde m’a offert, une jeune femme qui me soigna, qui m’aida, qui m’aima, eh bien la maladie l’emporta. Et je me suis retrouvé avec vous dans l’orphelinat, avec cette tenancière qui ne cessait pas de nous battre pour nous apprendre à bien nous conduire.
Je sais pas ce que tu veux, toi, mais moi, je ne vais pas aider un seul instant ce monde qui m’a craché au visage depuis le début. Je ne serais jamais soumis à leurs règles. Je n’ai qu’une seule chose à garder et protéger : c’est vous, et ça me suffit bien.



Il y eu un silence dans la maison. Personne n’avait envie de me contredire en général. Ils savaient que je n’aimais pas vraiment parler de tout ça. Si on avait quitté l’orphelinat, c’était bien car on était tous plus ou moins d’accord sur le sujet. Jenny et Rickon étaient de mon côté, et Jake était trop dépendant de moi pour avoir un avis propre sur la question. Alexander était le seul à ne pas assumer ce qu’on faisait. Peut-être car il ne se rendait pas réellement actif dans son aide avec sa blessure à vie à la jambe. Mais on n’était pas du genre à laisser tomber les autres quand ils étaient « inutiles ». On avait que nous-même, on se serrait les coudes, quoi qu’il arrivait.

Et justement arriva sans crier gare les ennuis.

-Jolie tirade, jeune homme.

Presque immédiatement, je me retournais en prenant ma forme animale. Je vis une jeune femme qui devait avoir mon âge, habillé à la manière d’un noble en voyage. J’en avais déjà vu quelques uns sur les routes, appuyant ma théorie qu’elle ne sortait pas d’un trou paumé.

Rickon aussi s’approcha pour se mettre à mes côtés, sortant de sa poche un couteau rouillé :

-On ne veut pas de problèmes, madame, dit-t-il à l’étrangère. Laisse nous tranquille.

-Moi non plus, je ne cherche pas les ennuis.

Elle tourna son regard vers moi, avec un sourire calme

-Je cherche juste mon frère.


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La reine des vampires se leva, et s’approcha de moi et Aelis. La noirceur du coin de la pièce bougeait avec ces mouvements, comme si une lumière noire émanait de son corps et se répercutait sur les murs. Alors qu’elle continuait de marcher vers notre direction, je baissais mon regard sur mes vêtements, qui étaient soudainement tâchés de sang. Et comme si cette vision horrifique ne me paniquait pas assez, des sortes de langues sortirent sur sol pour se resserrer autour de nous. J’étais sur le point de lâcher un cri, me retenant en me rappelant des conseils que ma sœur m’avait donnés avant d’entrer dans le royaume obscur. Aelis, d’ailleurs, semblait arriver à tenir sur le point psychologique. On voyait qu’elle était très stressée par les évènements, haletant tandis qu’elle tentait de garder son calme, mais faisait pourtant preuve d’un sang-froid incroyable. Je me demandais comment elle avait appris à garder autant son calme, alors que j’étais moi-même au bord de l’explosion.

Soudainement, les images disparurent, pour ne laisser que l’image de la reine me caressant doucement le visage.

- Donc, si je comprend bien, vous avez fait parvenir cette missive, pour demander à me voir, afin que moi, le monstre parmi les monstres, vous parle de Francis Dowell ? Êtes-vous courageux ? Inconscients ? Suicidaires ? Surtout que l'heure du repas est toute proche.

Elle recula, me blessant légèrement la joue, une goutte se formant. Elle n’eut pas le temps de couler sur mon visage, étant donné le fait qu’elle vola en direction du doigt d’Ayla, qui la goûta avec un plaisir particulier.

- Je n'ai pas revu cette fragile chose depuis l'académie, soit presque vingt ans. J'ignore où ce rat se terre et à vrai dire je m'en moque. Les traîtres sont comme les nuisibles, ils n'ont besoin que d'une seule et unique chose... Qu'on les extermine.

Et tandis qu’elle rigolait d’un air malsain, les murmures qui se faisaient entendre depuis mon entrée commencèrent à ce changer en paroles, puis en cris. J’étais sur le point de craquer, je voulais me transformer, et quitter la salle au plus vite.

- Voilà qui devrait répondre à vos questions, maintenant déguerpissez, avant que l'envie de vous égorger pour oser me parler de cet insecte me reprenne. Vous avez du cran, venir me voir moi, pour connaître vos origines. Je me sentirai presque nostalgique. Filez.

Alors qu’Aelis fit une autre révérence, semblant impassible devant tout ce qui s’est passé, je ne me fis pas prier, et je couru littéralement en dehors de la pièce, filant comme une tornade hors de la salle du trône, puis dehors, haletant et sous le regard de certains vampires à moitiés intrigués.

Me posant contre un mur, et laissant glisser mon dos vers le bas jusqu’à me retrouver assis, je reprenais mon souffle en me passant les mains sur mon visage et mes cheveux perlant de sueur. Une minute plus tard, Aelis sortit à son tour.

-Tu vois, tu as réussis à tenir.

Elle me fit l’un de ses sourires rassurant et sincère, comme le sourire qu’elle m’avait fait la première fois que l’on s’est vu.

-Réussis à ne pas mourir dans cet endroit, avec cette cinglée ? Hourra, lui dis-je avec un air ahuris. Mon père avait vraiment connu cette femme ? J’espérais que ce n’était pas un homme aussi monstrueux que cette vampire.

-Hey, au moins nous savons où chercher, maintenant. Nous avons passé le pire, le reste sera une partie de plaisir comparé à ça.

Après cette histoire, j’étais plutôt convaincu par ses paroles. Pouvait-on trouver pire que ça dans ce monde ? Revälia possédait une histoire très sombre, mais à mes yeux, rien n’égalisait ce que j’avais vu. Sans-doute car je n’avais jamais vécu à Edalïs, ou combattu des solaires.

Elle me tendit la main afin de me remettre sur pied. Nous nous approchâmes des mêmes dragons qui nous amenèrent ici, prêt pour le retour.

-Nous serons seulement déposés à la frontière, me dit-t-elle en se tournant vers moi. Après ça, nous continuerons vers Edaliä. C’est là que se trouve l’académie. Il faudra que l’on longe le sud des frontières sauvage pour rejoindre Lindorwïn, c’est trop dangereux de passer par le nord. Nous remonterons le pays, prendrons un bateau, et on sera à l’est d’Edaliä. Tout ça prendra du temps, mais nous avons commencé tout ça : il faudrait le finir.

Je ne pouvais être que d’accord avec les paroles de ma sœur. De toute manière, tant que je quittais Nandoriath, sans jamais y retourner de ma vie, j’étais satisfais. Je montais sur le dos d’un des dragons rouge, avant de me retrouver à nouveau dans le ciel.
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