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 L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]

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Innen
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MessageSujet: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Lun 20 Nov - 12:29

Spoiler:
 

Le Milo arriva finalement au port de Nürondil, où il fut accueillit comme il se doit par le capitaine de la garde locale, visiblement nerveux, tout comme ses hommes. Leur demandant de le suivre, ils furent amenés un peu à l'écart des rues, endroit parfait pour une embuscade, même si il n'en fut rien. Les attendant, adossé contre un mur, ils remarquèrent un homme plutôt atypique. Grand, habillé de noir, portant un heaume et une armure légère, encapuchonné, avec une cape, il s'agissait bel et bien de Thanatos, professeur d'ombre à l'académie. Tournant sa tête dans leur direction, il resta là à les jauger durant une minute entière, avant de faire un signe de main au capitaine, qui partit à toute vitesse, peu désireux de rester en la compagnie de cet individu. Se rapprochant, il lança un parchemin dans la direction de son collègue du feu, avant de leur parler de son habituelle voix lugubre, déformée par sa magie.

- Il semblerait que notre adversaire ait des infiltrés partout, j'ai tué un sergent et toute son escouade à mon arrivée. J'imagine qu'il pensait qu'en les sacrifiant stupidement, toute la garde serait défavorable à la mission organisée par l'académie. Voila un document officiel du Conseil Rëvalïen, vous donnant les même droits, temporairement, que ses chevaliers. Si la moindre personne vous cause du tort, faites le enfermer, tuez le, peu m'importe et servez vous de ce document pour agir en toute légalité, ce sera sans aucun doute un agent de l'ennemi. Ne prononcez pas son nom, Shitennô pense qu'il l'a ensorcelé pour que l'on repère toute personne en parlant. C'est d'un cliché...

Faisant un mouvement de la main, il fit apparaître cinq fioles en cristal devant les jeunes gens. Superbement ouvragées, ces dernières semblaient de facture elfique, ce qui contrastait passablement avec le sort d'ombre précédemment lancé pour les faire apparaître.

- Un cadeau d'Arda, le sage de la terre. Il craint que l'épidémie ne se propage par un empoisonnement des réserves d'eau ou autres boissons. Ne buvez rien hormis le contenu de ces fioles, elles se rempliront d'elles même au bout d'une petite heure. Bien, passons aux choses sérieuses...Votre cible se nomme Rakar Na'lid, ancien alchimiste royal, il est particulièrement mystérieux et bien entendu, à la retraite. Personne ne sait où il se trouve, mais d'après nos recherches, il correspond parfaitement au profil. Excentrique d'après notre cher directeur adjoint, quelle ironie venant de lui, il semble aider les habitants du royaume de manière assez aléatoire. Trouvez quelqu'un qui le connaisse, puis persuadez le de vous dire où le localiser. La méthode importe peu, chaque seconde qui passe, cette saloperie tue sans doute une de ses victimes...Sans vouloir vous brusquer bien sûr.

Faisant apparaître une lame en cristal noir, il s'entailla la main, qui ne laissa naturellement pas apparaître sa peau, laissant un sang noir couler sur le sol, rappelant étrangement la couleur de celui du jeune Rin Ishimura. Dessinant un pentacle, sans le cercle de protection habituelle avec le sang qui coulait, faisant pression par moment pour en avoir plus, le professeur mis sa main en plein centre, enflammant le dessin. Juste devant lui, quelque chose déchira le vide, créant un portail enflammé, un pur sort de démonologie, particulièrement complexe, mais qui semblait aussi basique pour lui que de boire du thé. Soupirant, il se retourna, observant son collègue et son jeune élève.

- Me voila forcé de jouer les coursiers, naturellement, aucun n'est capable de se téléporter sur d'aussi longues distances...Chacun son rôle ingrat, n'est ce pas Kelvig ? Avec un peu de chance, ta recherche te mènera dans le désert, j'imagine que la température sera un peu plus à ton goût. Oh et Rin ? C'est ton baptême du feu, je me suis porté garant pour que tu puisses venir, alors ne me déçois pas.

Grognant, il se déplaça dans le portail, leur adressant un adieu, juste avant qu'il ne se referme.

- Trouvez moi ce salopard, j'ai autre chose à faire que de me téléporter aux quatre coins du globes...

Le portail se referma, ne laissant que le pentacle, avant que ce dernier ne soit plus qu'une trace noire au sol. Leur mission était claire, trouver des renseignements sur cet alchimiste, le localiser et le trouver. Sans cela, aucun remède viable ne serait trouvé et les victimes continueraient de s'entasser...
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MessageSujet: Re: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Mar 12 Déc - 12:09

-Roche-Embrun, hn ? Il paraît qu’il y fait très chaud. Mais ugh, un territoire entouré d’eau ? Jamais je n’y mettrai les pieds

Roche-Embrun était un pays au climat tropical. L'air était lourd, les jungles étaient dense, et en une seconde, on pouvait sombrer sous une pluie dense. Les habitants de Revälia qui avaient l'occasion de le visiter les îles avaient souvent du mal à supporter le côté pesant, la chaleur ambiante, qui était tolérable en bord de mer, mais étouffante au fur et à mesure qu'on s'approchait du centre.

-C'est bien car on est entouré par la mer qu'il y a un semblant de civilisation. Le vent marin nous permet de réguler un peu la température vers les plages et les côtes. Autrement Roche-Embrun serait presque invivable. Mais en tant que professeur de feu je comprend votre...dégoût pour l'eau.

Peut-être que j'avais vécu trop près de la mer pour pouvoir réellement comprendre pourquoi ne pas apprécier les lieux humides, proche d'un lac, de la mer, d'une simple rivière. De la part d'un solaire, ça semble stupide à dire. Après tout, nous avons décidé de vivre dans un environnement désertique. Il n'y a pas plus aride. Mais se trouver près de la mer, du vent, c'était pratique pour se rafraîchir. Nous étions une réserve d'énergie, dégageant une chaleur parfois puissante, et même si on arrivait à y survivre, je recommandais à beaucoup des miens de prendre des bains froids, ou en tout cas s'exposer à quoi que ce soit qui pouvait rafraîchir leur corps. Après tout, on ne craignait pas tant le froids. On craignait l’absence de lumière, surtout.

Alors que je regardais nos camarade de route, Kelvig ne se retint pas de lâcher un nouveau commentaire.

-Cette gamine me fait froid dans le dos, Au sens propre comme au figuré.

Je ne pouvais m'empêcher de lui jeter un regard légèrement noir. Son soupir profond me fit remarquer qu'il n'avait pas apprécié ma réaction, et je réalisais que peut-être que j'étais allé trop loin moi même. Était-je trop protecteur envers Cyrilia ? Ça se pouvait. Mais c'était justifié par le fait qu'elle allait être en danger durant tout le long de cette mission. Par conséquent, mon comportement pouvait être justifié. Et je ferais bien comprendre à tous que mes actions futures vont l'être également...

-Surtout, ne vous gênez pas avec cette peste. Il est bien trop bruyant…Qu’est-ce qui a prit à Shitennô de l’envoyer en mission, je me le demande… Comme s’il allait aider qui que ce soit à sauver le monde. Il va juste nous ralentir, voire nous attirer des ennuis.


Après le début de sa phrase, je ne savais même plus si il me parlait où si il ne faisait que pester seul sans son coin. En tout cas il avait démontré le fait qu'il était assez...pessimiste. J’espérais simplement qu'il n'allait pas être aussi désagréable jusqu'à la fin. C'était déjà mieux que les optimistes qui baissaient trop leur garde, mais à la longue, les commentaires de ce genre allaient finir par devenir pénible.

Jetant à nouveau un regard sur Osrod, je pouvais n'être que d'accord avec lui. Pour le moment, il semblait être tout simplement un poids pour l'équipe. Pour ce qui était la raison de sa présence, après tout, il s'agissait de volontariat. Pas vraiment d'une sélection basée sur le bon sens. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais envoyé trois personnes, pas plus. Un espion de qualité, une personne plus bagarreur, et une personne chargée de l'équipement, qui idéalement aurait des conaissances en matière de premier soin. M'enfin...si c'était des gens comme moi qui géraient les missions à ma façon, on n'aurait rien à raconte je suppose.

-Les deux autres, pourquoi pas ? Quand on connaît leur vraie nature, ils ne se mettront pas sur notre route, et ils pourraient même peut-être être utiles. Mais lui … Pffff Shitennô doit vraiment être désespéré.

Cyrilia Savait se défendre, ce n'était pas tant ses aptitudes à se gérer qui m'inquiétait. Elle était trop douce pour agresser qui que ce soit. Dans le cas où on devait éliminer un ennemi à tout prix, je supposais qu'on ne pouvait pas compter sur elle. Au moins avait-elle de la réactivité, c'était déjà ça. Elle pourrait peut-être s'adapter à certaines situations.

Pour ce qui était Rin, le simple saut qu'il nous a montré était déjà un signe prometteur. Malgré la tentative de Cyrilia pour couvrir quelque chose de suspect avec lui, on ne saute pas spontanément d'aussi haut sans être sûr d'y survivre, ni même de se faire mal. Avec une telle force physique, il pourrait accomplir de belles choses. Ça, et il fallait que je reste prudent, car ce n'était définitivement par normal. Ou plutôt définitivement pas humain.

-Les deux autres ont du potentiel. Il faudra juste espérer qu'ils auront assez de réactivité et de présence d'esprit pour bien les exploiter. Et ne vous inquiétez pas pour Osrod. Je n'aime pas les figurants. Si il n'aide en rien, je lui trouverais une utilité avant la fin de toute cette histoire.


Après tout, même le plus inutile des hommes a un corps. C'était utile pour se protéger de flammes ou de flèches.

Nürondil...Notre voyage maritime touchait à sa fin assez rapidement. Une fois arrivé au port, Nous fûmes accueillit par le capitaine de la garde de la ville, ainsi que quelque de ses hommes. Ils étaient tendus, leur comportement trahissait cela, tout le monde pourrait voir ça. L'incapacité des gens à garder secret leur faiblesse était vraiment troublant. Ils commencèrent à nous accompagner un peu plus loin, et je restais sur mes gardes. Vu leur comportement et le fait qu'ils nous amenait dans un endroit avec peu de témoin, ça pouvait finir en mauvaise surprise. Tant que rien ne confirmait cette théorie, j'avais simplement ma main sur le pommeau de mon épée, comme pour m'adosser un peu dessus. J'étais prêt à dégainer au moindre mouvement suspect.

Rapidement, nous nous retrouvâmes devant le professeur d'ombre à l'académie. Thanatos, c'était ça ? Un nom charmant. Il commença par nous regarder, pendant une très longue minute. Après un moment, il fit signe au capitaine de partir, et lui et ses soldats ne se firent pas prier. Il jeta ensuite un parchemin en direction de Kelvig.

- Il semblerait que notre adversaire ait des infiltrés partout, j'ai tué un sergent et toute son escouade à mon arrivée. J'imagine qu'il pensait qu'en les sacrifiant stupidement, toute la garde serait défavorable à la mission organisée par l'académie. Voila un document officiel du Conseil Rëvalïen, vous donnant les même droits, temporairement, que ses chevaliers. Si la moindre personne vous cause du tort, faites le enfermer, tuez le, peu m'importe et servez vous de ce document pour agir en toute légalité, ce sera sans aucun doute un agent de l'ennemi. Ne prononcez pas son nom, Shitennô pense qu'il l'a ensorcelé pour que l'on repère toute personne en parlant. C'est d'un cliché...

Le même droit que les chevaliers ? Le droit de tuer et de mettre en prison sans que l'on puisse nous arrêter ? Voilà qui serait extrêmement utile ! Bon, je n'allais pas non plus exterminer de la vermine à gogo. Après tout, malgré les libertés que j'allais pouvoir prendre, ma réputation de mercenaire honorable sera toujours influencé par mes actions. Mais si j'arrivais à me faire discret, je pourrais user d'un peu plus de...pragmatisme.

Thanatos continua, faisant apparaître des fioles devant lui. Une pour chacun d'entre nous, on dirait. Je reconnaissais le style elfique, ça devait être quelque chose de bénéfique. Un remède pour quoi que ce soit ? Une potion de soin ?

-Un cadeau d'Arda, le sage de la terre. Il craint que l'épidémie ne se propage par un empoisonnement des réserves d'eau ou autres boissons. Ne buvez rien hormis le contenu de ces fioles, elles se rempliront d'elles même au bout d'une petite heure. Bien, passons aux choses sérieuses...Votre cible se nomme Rakar Na'lid, ancien alchimiste royal, il est particulièrement mystérieux et bien entendu, à la retraite. Personne ne sait où il se trouve, mais d'après nos recherches, il correspond parfaitement au profil. Excentrique d'après notre cher directeur adjoint, quelle ironie venant de lui, il semble aider les habitants du royaume de manière assez aléatoire. Trouvez quelqu'un qui le connaisse, puis persuadez le de vous dire où le localiser. La méthode importe peu, chaque seconde qui passe, cette saloperie tue sans doute une de ses victimes...Sans vouloir vous brusquer bien sûr.

Donc la fiole se renouvelait régulièrement. Ça serait pratique pour éviter de développer cette maladie. Enfin, dans le cas où elle se propageait effectivement dans l'eau. Mais au moins, si c'était le cas, on serait protégé. De plus, des réserves illimités même hors de ce contexte était toujours la bienvenue.

Rakar Na'lid. Noté. Une personne comme l'ancien alchimiste royal était effectivement le suspect numéro un. Et si ce n'était pas le coupable, ce serait un allié de poids face à la contamination. Encore fallait-il le trouver. Commencer une recherche était toujours la partie la plus pénible. Une fois avoir trouvé un indice, une piste, le chemin se formait d'elle même, mais le plus dur était de trouver la moindre information de nulle part. Heureusement, j'ai appris à traquer les personnes d'intérêt.

- Me voila forcé de jouer les coursiers, naturellement, aucun n'est capable de se téléporter sur d'aussi longues distances...Chacun son rôle ingrat, n'est ce pas Kelvig ? Avec un peu de chance, ta recherche te mènera dans le désert, j'imagine que la température sera un peu plus à ton goût. Oh et Rin ? C'est ton baptême du feu, je me suis porté garant pour que tu puisses venir, alors ne me déçois pas. Trouvez moi ce salopard, j'ai autre chose à faire que de me téléporter aux quatre coins du globes...

Et aussitôt dit, Thanatos nous quitta par l'intermédiaire d'un portail. Certains ont vraiment beaucoup de chances de pouvoir bouger d'un endroit à un autre aussi rapidement. Ça demandait bien moins de temps et au moins on pouvait voyager plus léger. Il partit en lançant un commentaire à son collègue de l'académie, ainsi qu'à Rin. Il avait un rapport avec Thanatos ? Ça devait être l'un de ses élèves, et il devait sûrement suivre de près pour qu'il lui dise quelque chose comme ça. En tout cas, ça soulignait le fait que cet élève était spécial...

Nous nous retrouvâmes, nous cinq, dans cette ville, autour d'un pentacle qui se changeait en une tâche noir. Bien. La traque commence.

-Ne perdons pas plus de temps. Il faut aller dans les endroits qui nous semblent le plus susceptible de trouver quelqu'un qui sait où est notre cible. Les auberges et brasseries sont toujours des bons points de départ, mais on peut aussi ajouter des boutiques d’apothicaire dans le lot. Il a du sûrement traiter avec quelque collègues dans la région, ne serait-ce que pour se réapprovisionner en ressources médicinales. Je vais exploiter cette piste.

Je me tournais vers Cyrilia.

-J'ai d'ailleurs un plan, et j'aurais besoin de toi, Cyri. Quand à vous...

Dis-je, me retournant à nouveau devant mes autres « collègues ».

-Je propose qu'on se retrouve ici si on a trouvé une piste. Et n'oubliez pas, restez discret !

J'insistais sur ce dernier mot, jetant un regard vers Osrod. Il pourrait facilement se faire remarquer vu son caractère et il était hors de question qu'il fasse fuir d'éventuelles personnes pouvant nous aider.

Je faisais face à nouveau à Cyri, lui parlant avec sérieux et calme.

-J'ai pour idée d'aller voir des alchimistes et herboristes et de nous faire passer pour les membres d'une même famille. Ta mère serait horriblement malade et on ne connaîtrait pas l'origine de la maladie. Avec un peu de chances, ils auront pitié de la détresse d'une jeune fille qui pourrait devenir orpheline de mère, et nous donnerait une astuce ou deux pour trouver ce fameux alchimiste. ça marcherait à partir du moment où il aurait un quelconque intérêt pour la santé d'un autre être humain, ou alors par curiosité face à une "maladie inconnue". ça ne va sûrement pas marcher, mais on n'a pas vraiment d'autre pistes.
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MessageSujet: Re: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Ven 30 Mar - 7:52

Vous savez ce que je préfère dans les activités de groupe ? La surprise !

Non mais c’est vrai : vous vous baladez tranquilou sur un bâteau, vous prenez l’air, vous apprenez à connaître vos camarades … Et là, PAF ! D’un seul coup, vous croisez votre vieux pote Thanatos, vous vous retrouvez avec le rang de Chevalier du Conseil Rëvalïen - si c’est pas la classe, ça ! - et avec une soupe maison préparée par un vieux monsieur botaniste …
Vous voyez : c’est ça, le plaisir de l’aventure. L’inconnu. La surprise …

Bon, je dois vous avouer que je n’ai pas tout suivi dans cette affaire d’alchimiste. À chaque fois que j’essaie de poser des questions, Kelvig me lance son fameux regard dont il a le secret (vous savez, cet espèce de tic de l’oeil qui veut dire : « Pas tout de suite mon chou, patiente un peu et je te raconterai tout. » Ah ce qu’il est sensible ce garçon !).
Quand il se décide à partir, je lance un regard en coin à la jolie demoiselle qui sent les glaçons, et je lui souffle : « Quel frimeur quand même ce Thanatos … »

Je ne comprends pas vraiment sa réponse, mais elle et Rin ont l’air d’accord.

On a beau être dans une petite ruelle, les odeurs portent bien. Et contrairement à ce à quoi je m’attendais, c’est pas des odeurs d’égout dégueulasse comme à Edalïs. (C’est une ville magnifique, Edalïs, mais alors qu’est-ce que ça pue par endroits ! Pourtant les systèmes d’évacuation des eaux usées sont presque neufs … Moi je vous dis, il doit y avoir quelques pigmys crevés dans les conduits.) Non non, là, c’est une bonne odeur de poulet grillé.
C’est vrai qu’avec tout ça, je n’ai pas eu le temps de manger, moi. les autres ont eu le temps de grignoter leur panier repas, mais moi, non !
Je jette un coup d’oeil à la fiole ouvragée que Thanatos nous a donné. Elle a une couleur un peu verdâtre, mais elle ne sent pas trop mauvais.

« Oh, ça a un petit goût de framboise ! C’est super bon ! » dis-je à Kelvig, qui ne m’écoute pas (comme d’habitude).

Raphaël a l’air prit dans un discord important, donc je ne dis qu’il serait bon d’écouter - même par simple politesse.

« Je propose qu'on se retrouve ici si on a trouvé une piste. Et n'oubliez pas, restez discret ! »

À quel propos ? Ah, oui, l’alchimiste du peuple. Raphaël s’éloigne en embarquant la jolie demoiselle (j’avoue, sa beauté me manque déjà) avec lui, et Kelvig, Rin et moi nous retrouvons seuls dans la ruelle.

« Bon ! Eh bien on peut essayer de chercher de notre côté ! Ca sent bon par là-bas, ça vous dirait de- … »

« Sans moi, démerdez-vous, » fait soudain Kelvig en s’éloignant à son tour.

Oh, je vois, môsieur préfère aller voir les dames de joie plutôt que d’accomplir sa mission … Je le comprends, après tout, on a pas beaucoup d’action à l’Académie. Ca fait du bien de sortir un peu !

« Alors on se retrouve plus tard ! Amuse-toi bien, à tout à l’heure ! » que je lui lance en faisant de grand signes de la main.

Je souris à Rin.

« On va chercher tous les deux alors ?! Allez viens, on peut commencer par là-bas, ça sent vachement bon. »

Eh bien j’avais raison : le poulet au miel de Nürondil, c’est super bon ! Surtout servi en brochettes avec leur petite sauce, là … Miam ! Faudra que je rapporte la recette aux cuisiniers.

Après quelques minutes à traîner dans les ruelles de la ville, je finis par voir une échoppe intéressante : des potions, des herbes, des amulettes … Ca doit bien ressembler à ça, un apothicaire, non ? Ni une, ni deux, je rentre dans la boutique.
Le propriétaire est un gars charmant, pas très grand et un peu grisonnant, mais tout à fait sympathique ! Il a l’air un peu offensé quand je lui propose de m’engager comme cobaye. Un différence culturelle, peut-être ?

« Mon papa était alchimiste, il m’a appris pleins de trucs cool ! Mais bon, j’ai jamais été aussi bon que lui, et maintenant que je suis tout seul, faut bien vivre. »

Après quelques minutes de négociations, il me dit d’une voix chevrotante : « Ecoute mon garçon, moi, ça ne m’intéresse pas. Mais je te trouve fort sympathique, donc si tu veux, va voir mes collègues de ma part. Dis-leur que Dunstan Swet de Potion Délices t’envoi, et s’ils ont de quoi te payer, ils t’embaucheront peut-être. »

Je suis si reconnaissant que je lui fais même la bise ! Là encore, il a l’air offensé … L’Académie devrait proposer des cours de Spécificités culturelles, ça serait vraiment utile !

Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux, comme disent les administratifs (ou les philosophes ? je sais plus) : je sautille dans une grande allée à la recherche d’alchimistes ou d’apothicaires.
J’en trouve quelques uns, mais soit ils me claquent la porte au nez, soit ils sont un peu trop entreprenant … Même beaucoup trop pour le vieux monsieur que je viens de fuir en courant.  Je lui ai proposé mon corps, pas mes fesses, enfin ! Finalement, une elfe botaniste me confie qu’un de ses collègues cherche des membres humains, et que ma proposition pourrait l’intéresser.

Ma première pensée à ces mots est : « Il y a des gens bizarres dans cette profession. » Ma seconde pensée et première parole est : « C’est parti ! »

Mais quand je me retourne, je ne trouve pas Rin. Est-ce qu’il aurait fait une escale à l’étalage de jambons, plus haut dans la rue ? Est-ce qu’il est perdu ?

« Rin ? RiiiiiIIIIIIIIn ? »

Pas de réponse.

Bon. On a rendez-vous au coucher du soleil, il nous retrouvera bien à un moment donné ! Ne perdons pas de temps, il s’agirait pas que Myrddichou clamse à cause d’un étalage à jambons, quand même !

Après quelques dizaines de minutes de marche, j’arrive dans la ville basse. C’est clairement pas la même ville ; elle a la même odeur qu’Edalïs, mais sans la grandeur et la beauté ! L’eau du grand lac est polluée des égouts de la ville haute, et je suis sûr que c’est de la moisissure qui pousse sur le mur de cette cabane, là !

Bon, mon orgueil m’en voudra, mais par respect pour les valeurs d’honnêteté et de bravoure, je vous l’avoue : je me suis perdu. Au moins cinq fois.
Et un clochard m’a volé mon gilet ! S’il avait pas fait trente centimètres de plus que moi, je lui en aurais collé une à celui-là !

Je fini - enfin - par trouver la boutique du botaniste. Elle est nettement plus crasseuse que celles de la ville haute, mais bon, ce sont des informations qu’on cherche, pas des médicaments (heureusement). Etrangement, la cheminée est allumée, et des flammes brûlent bien dans l’âtre, alors qu’il fait déjà une chaleur à étouffer à l’extérieur.
Il a peut-être des problèmes de régulation thermique, avec le grand âge ? Et pourquoi les alchimistes, herboristes, apothicaires et botanistes sont-ils tous vieux, d’ailleurs ? Pourquoi je n’ai croisé aucuns jeunes ? Elle est où, la reproduction sociale ? La relève, elle est où, hein ?

Bref, je lui fais mon petit discours, avec un sourire charmeur en prime. Le gars (la cinquantaine établis, des cheveux poivre-et-sel, un nez un peu écrasé et un oeil plus fermé que l’autre) a l’air mal à l’aise, mais regarde soudain mon bras avec intérêt.

« Hmmm … Chair jeune, encore tendre. Vous avez quel âge ? Ah oui, bien, les cellules sont encore en croissance. Bonne teinte de peau … Effectivement, ça pourrait m’être utile … »

Nouvelle réflexion : on trouve des gens vraiment bizarres dans cette profession.

L’homme se rend tranquillement derrière son pupitre, et sort une scie. J’écarquille les yeux. C’est une sacrée grosse scie pour un si petit monsieur !

« Vous en voulez combien ? 15 Edas ? D’accord, par contre désolé mais je n’ai plus de lait de pavot pour faire passer la douleur. »

« Heuuu pardon ? »

« Pose-le bien à plat, je te ferai un beau moignon après. Allez, ça ira vite ! »

« M-mais comme ça, là tout de suite ? Vous voulez pas qu’on discute un peu avant ? »

« Qu’on discute ? De quoi ? J’ai besoin d’un bras, gamin, pas d’une pipelette ni d’un assistant. Alors soit tu me vends le tient gentiment, soit tu vas voir ailleurs ! »

Je dois l’avouer : j’ai un peu peur. Même si je meurs tous les jours, ça fait des années que je n’ai pas eu réellement mal (les cuisiniers sont des crèmes, ils font toujours en sorte que je dorme avant de me tuer, ou bien que ça se fasse sans douleur. Des crèmes, je vous dis.)
Mais bon, c’est pour la mission ! Des milliers de vies sont en jeu ! La vie de Myrddichou est en jeu ! Je ne peux plus reculer !

« Vous savez quoi ? J’en ai deux, des bras. Donc après tout, pourquoi pas ? Oh, attendez, je vais enlever ma tunique, je voudrais pas la tâcher. Et puis il fait vachement chaud chez vous ! Ah, voilà. Ça vous dérange si on fait la causette pendant ce temps-là ? On m’a dit que les botanistes d’Inyädris étaient pleins de surprises. Vous connaissez l'alchimiste royal ? Il parait que c’est une brêle par rapport à son prédécesseur. Quel était son nom, déjà ? »
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MessageSujet: Re: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Ven 30 Mar - 9:08

Kelvig Mormin n’avait qu’une envie : suivre son collègue dans le portail démoniaque.
Même si celui-ci se coltinait la tâche de messager, au mois, il n’avait pas à babysitter trois gamins de l’Académie (car oui, même adulte, Osrod comptait comme un gamin).

Il déroula machinalement le parchemin que lui avait lancé Thanatos, l’inspectant une demi-seconde. Fort heureusement, ces satanées administratifs du Conseil Rëvalïen n’avaient pas mal orthographié son nom.

Alors que le professeur d’Ombre tournait le dos au groupe, Kelvig lui lança : « Je mettrai notre prochaine tournée sur l’addition de Shitennô. On mérite bien une prime après ça. Garde-moi une place au chaud. »

L’homme lui fit un signe machinal de la main avant de disparaître avec son portail.

Très pratique, ça. Pas vraiment conventionnel et définitivement pas le genre de magie qu’on devrait enseigner à des gamins, mais pratique quand même.

Alors que les regards se croisaient dans le groupe, Kelvig leva les yeux au ciel. Bon sang mais qui l’avait fichu avec des quiches pareilles ! Enfin, Raphaël (La seule autre personne compétente, ici, souffla son esprit agacé) prit la parole, résumant efficacement la situation aux trois enfants qui devaient être complètement dépassés.

« Je propose qu'on se retrouve ici si on a trouvé une piste. Et n'oubliez pas, restez discret ! »

Le professeur de feu, déjà épuisé du voyage sur l’eau, soupira profondément. La journée s'annonçait compliquée.

« On se retrouve à la tombée du jour, ça nous laisse trois ou quatre heures de recherches. Ne glandez pas et tenez-vous à carreau, » dit-il d’un ton implacable - et certainement peu encourageant.

Alors que Raphaël et Cyrilia s’éloignent de leur côté, Kelvig abandonne cruellement Osrod et Rin - même si celui-ci n’a, en toute honnêteté et malgré la mauvaise fois du professeur, rien fait de mal - à leur sort et se dirige d’un pas traînant vers la rue commerçant principale.

S’il est l’ancien alchimiste royal à la Cour de Kefalls, il a été habitué au grand luxe. Il est peu probable qu’il se soit égaré dans la ville basse, même pour récolter des produits. Non, il aura préféré les boutiques de luxe, donc situées dans la ville haute … Interroger les gens directement ne fera que lever des soupçons. Il va me falloir trouver un autre moyen.

Après quelques centaines de mètres dans la rue commerçante principale, à esquiver les charrettes de marchandises et les marchandes de poulet un peu trop insistantes (« Mais foutez-moi la paix avec votre poulet, madame ! J’en veux pas ! »), Kelvig finit par tourner dans une toute petite ruelle bien plus calme, à l’abri des passants et des regards.

S’adossant machinalement contre un mur de pierre, à moitié surpris de trouver des maisons en pierre et non en chanvre dans une telle ville, le professeur de Feu croisa les bras et laissa son regard se promener sur les passants de la rue principale.
L’un d’eux pouvait détenir des informations, mais lequel ?

Son esprit s’égara vers les deux étudiants qu’il avait laissé derrière lui, plusieurs dizaines de minutes plus tôt. Non mais sérieusement, il avait autre chose à faire que de babysitter des élèves.
Quelle idée d’avoir envoyé des novices pour une mission aussi importante ? Ils n’auraient dû envoyer que des adultes (à la limite, seulement Raphaël et lui), ça aurait été plus discret et moins dangereux pour les trois jeunes les accompagnent.

Maintenant voilà que je suis “responsable” d’eux … Bah s’il leur arrive un truc, je dirais que je ne savais pas que “responsable” voulait dire leur torcher le cul et vérifier qu’ils se blessent pas les orteils en trébuchant !

L’homme leva les yeux vers le ciel d’un bleu profond. Pas un nuage en vue. Il était un peu après le milieu de journée, et celle-ci allait en se réchauffant, au plus grand bonheur du redux. Si seulement Thanatos pouvait avoir raison, si seulement ils pouvaient se retrouver au milieu du désert de Llandy …

Pour passer le temps, Kelvig se décida à reprendre ses recherches. Mais cette fois-ci, nul besoin de fendre la foule ou d’affronter les gens : il pouvait le faire depuis sa petite ruelle, au calme.

L’homme ferma les yeux, et une petite lueur mentale s’alluma en son coeur magique. Plongeant plus profondément dans son pouvoir, il inspira, se concentra, et une multitude de petites lueurs s’illuminèrent soudain dans son esprit, comme un réseau étendu de petites flammes orangées. Chacune représentait un foyer, une source de chaleur.
Si c’était là une faculté qu’il possédait depuis l’enfance, Kelvig avait bien conscience que seul un élève sur les milliers qu’il aurait tout au long de sa carrière pourrait un jour parvenir à maintenir ce sort aussi longtemps que le garou le pouvait. C’était une capacité à la fois rare et difficile à maîtriser.
Mais après tout, lui était né du Feu, aux frontières de sa zone élémentaire, au milieu des rochers et des volcans … Il était logique qu’il ait eu des facilités.

Il se recentra sur ses visions. Les centaines de petites lueurs étaient comme des repères : s’il se concentrait sur l’une d’entre elles, le Feu lui murmurait alors ce qu’il pouvait entendre et voir. Les cendres et les braises, les vagues de chaleur dans les ruelles, voire même la chaleur interne de certains êtres vivants … Tout cela, il pouvait le percevoir mentalement. Ici, une jeune femme jetait un vieux parchemin au feu. Là, la mégère de tout à l’heure faisait cuire son poulet. Ici encore, un vieillard s’écroulait dans la rue sous l’effet de la chaleur ambiante.

Cet état de transe, déconnecté du reste du monde, l’apaisait. Certes, il était terriblement vulnérable en utilisant cette faculté - après tout, s’il voyait ce qu’il se passait ailleurs, il ne pouvait ni voir ni ressentir ce qu’il se passait réellement autour de lui. Mais cet état second lui assurait un calme et une tranquillité qu’il ne retrouvait qu’après plusieurs verres de cet excellent liquide que Thanatos réussissait toujours à dénicher pour leurs beuveries hebdomadaires.

Une bonne heure passa tranquillement. Entre plusieurs discussions avec le Feu - c’était là la façon la plus fidèle de décrire ce qu’il ressentait dans ces moments de transe - Kelvig faisait de courtes pauses pendant lesquelles il profitait du soleil Inyädrisien et de la température qui montait peu à peu. Même si Nurondil était située sur l’Ilaïde, les vents du nord ramenaient des bouffées de chaleur depuis le désert de Llandy. C’était une sensation agréable, bien que pas aussi chaude que chez lui. Mais ça s’en approchait assez pour le contenter.

Mais soudain, des pinces en métal furent plongées dans le feu, et un cris déchirant le secoua de l’intérieur. Il chercha frénétiquement la source de ce cris parmis les petites flammes, avant d’entrevoir une image d’Osrod, allongé sur une table d’opération, en train de hurler de douleur.
Le professeur sortit immédiatement de sa transe.

« Mais dans quoi s’est encore fourré ce sale gamin ?! »

Courant dans les rues de Nürondil, Kelvig se servit des courants d’air chaud qui flottaient au dessus du sol pavé pour accélérer son allure.
La petite flamme provenait de la ville basse. Après plusieurs minutes de course effrénée, sa toge épaisse ne semblant étrangement pas le gêner, le professeur tourna à l’angle d’une ruelle mal famée, et s’arrêta devant une vieille porte en bois derrière laquelle on pouvait entendre les sanglots du jeune homme.

D’un coup de poing, le garou défonça brutalement la porte qui sortit de ses gonds en émettant un crissement, et en dégageant une forte odeur de brûlé.

Osrod était attaché sur une grande table en bois, torse-nu. Une flaque de sang grossissait à vue d’oeil sous le meuble, alors que du tronc du jeune homme manquait immanquablement un bras gauche, son épaule rendant sang et nerfs à vif.
Des gémissements insupportables sortaient de ses lèvres, bien qu’il ait visiblement les dents serrées de douleur, et les joues maculées de larmes incontrôlables. Lorsqu’il aperçu Kelvig, les sanglots d’Osrod semblèrent s’intensifier sous le soulagement d’une vision familière.

Juste à côté, un vieil homme sursauta brusquement, manquant de lâcher le bras récemment découpé. Ses yeux écarquillés allaient d’Osrod à Kelvig, confus et apeuré.

Une bouffée de rage envahit Kelvig.

« Maintenant ça suffit les conneries ! » fit-il d’une voix forte.

Une langue de feu s’échappa de sa main tendue et alla entourer le vieil homme qui hurla de terreur. Elle forma un cercle de flammes tout autour de lui, l’empêchant de bouger sous peine d’être grièvement brûlé.

Se tournant vers le blessé, Kelvig détacha Osrod qui gémit de douleur en tentant d’endiguer le sang qui coulait de son épaule mise à nue, et l’aida à se redresser, assis. Lorsqu’il se fut assuré que le bras manquant était la seule blessure du jeune homme, Kelvig le fixa d’un air sérieux.

« Je te tue maintenant ou je te cautérise ? »

Un son de surprise et de peur sortit des lèvres du vieillard, mais les deux employés de l’Académie l’ignorèrent. Tentant de maîtriser ses sanglots, Osrod secoua vivement la tête.

« N-Non, non je peux continuer. » Il déglutit avec difficulté, les joues striées de larmes. « C’est juste qu’il avait pas d’antidouleur. »

Le professeur haussa un sourcil.

« ”Juste” ? T’es vraiment fêlé gamin … »

Une grosse flamme bleutée apparu dans le creux de sa main. Il tendit un morceau de cuir au jeune homme qui s’empressa de le mettre entre ses dents, puis posa les flammes sur l’épaule sanguinolente. Une vive odeur de chair brûlée se dégagea dans la pièce, en même temps qu’un hurlement de douleur.
Derrière eux, l’alchimiste les fixait, les yeux écarquillés de terreur, murmurant « C’est des malades … C’est des malades … »

Malgré la douleur et l’odeur de chair brûlée, l’épaule d’Osrod finit par cesser de saigner.

Il va sans doute mourir de sa blessure d’ici la fin de la journée, de toutes façons. Mais bon, au moins il foutra pas du sang partout … Bien, premier problème réglé. Passons au second.

Kelvig se retourna vers le marchand qui tenait toujours le bras découpé, lui lançant un regard meurtrier, alors qu’Osrod geignait en arrière plan en se tenant le bras manquant.

« Toi, tu vas me dire tout ce que tu sais sur l'alchimiste Rakar Na'lid ! »

« Quoi ? Qui ? non pitié ne me tuez pas ! J’ai une femme et des enfants qui comptent sur moi ! » répondit l’homme en fondant en larmes, n’osant pas s’effondrer au sol de peur de se brûler sur les flammes qui tournaient toujours autour de lui.

« Tu crois vraiment que je vais me laisser prendre à ce petit jeu ? Des gamins larmoyants j’en bouffe tous les jours au petit dej’, connard, alors ton numéro je m’en tamponne ! Et crois-moi, si t’as vraiment une femme, elle sera bien mieux sans voir ta sale gueule tous les matins ! »

Il bannit les flammes et attrapa l’homme par le col de sa tunique. De toute évidence, le marchand n’était ni musclé ni gros, et le garou le souleva facilement de plusieurs centimètres au dessus du sol.
D’une main, il sortit le parchemin que lui avait remis Thanatos, et le planta sous les yeux larmoyants du vieillard.

« Alors au nom du Conseil Rëvalïen, tu vas me dire tout ce qui tu sais sinon je crame ta boutique, je te castre et je t’envoie la Régulation Rëvalienne au cul, tu m’as compris ?! »

L’homme poussa un cris de terreur à peine étouffé. Sans qu’il ne s’en soit rendu compte, les cheveux et les yeux du professeur avaient pris une teinte jaune-orange, et des volutes de fumée commençaient à s’échapper de ses narines.

« Où est Rakar Na'lid, et comment je peux le trouver ? »

Une mauvaise odeur d’urine envahit la boutique, et le marchand fondit en larmes.

« Je vais vous dire tout ce que je sais, pitié, pitié, je sais pas grand chose, ne me tuez pas … »

Par dessus le brouhaha et les mauvaises odeurs, une voix encombrée par les sanglots s’éleva derrière les deux hommes : « Ça c’est de l’interrogatoire efficace ! Mais on était pas sensé rester discrets ? »

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MessageSujet: Re: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Jeu 5 Avr - 11:42

S'il y avait eu une chose bien plus surprenante que l'arrivée, particulièrement prévisible … Sinon cela voudrait certainement dire qu'on était mort … C'était l'apparition de Thanatos dans cette ville on ne peut plus éloignée de l'Académie. L'ambiance était déjà suffisamment pesante et stressante et voilà que comme par hasard des personnes se retrouvaient assassinées et d'autre voulaient les assassiner … Pourquoi ça ne m'étonne pas en fait ? Le professeur leur donna plusieurs informations utiles, bien que complètement contre balancé par le fait qu'il était bien évidemment exclus de les utiliser dans la recherche, le but n'était pas de dévoiler à tout le monde le but de leurs recherches, ni même de faire véritablement passer cela pour une recherche. Bien que Rin connaissait plutôt bien Thanatos il ne pouvait s’empêcher d'être impressionné par ses capacités et tout ce qu'il incarnait pour tout dire … cela causait chez lui autant un sentiment d'admiration, que de jalousie ou encore de colère, chose qu'il ne comprenait pas vraiment … bien que ce dernier n’eut pas encore de réel moment ou il en aurait véritablement voulu au professeur … Il était dur … certe mais il était juste et évidemment … il était une des seules personnes qu'il pouvait coutoyer sans voir ce sentiment de dégoût … de colère et de peur dans son regard … Ce qui n'est pas tout à fait difficile puisqu'il porte un Heaume mais ne jouait pas sur les mots s'il vous plaît … Ce dernier ajouta ,après avoir soupiré, quelques mots à l'attention du jeune homme lui même …

- […] Oh et Rin ? C'est ton baptême du feu, je me suis porté garant pour que tu puisses venir, alors ne me déçois pas.

Déglutissant sur le moment, le jeune démon fit un signe de tête affirmatif au professeur … Il avait autant du mal à se faire à sa surveillance poussée à l’extrême … qu'au fait qu'on l'ai laissé participer à cette aventure sans avoir au moins 3 gardes avec les yeux posés sur lui en permanence. Voyant Thanatos disparaître dans son portail, il resta un instant muet, le regard perdu dans ses pensées. C'est la voix de Raphaël qui le sortit de ses pensées. Tournant alors la tête vers lui, s'adossant au mur, les mains dans les poches.

- Ne perdons pas plus de temps. Il faut aller dans les endroits qui nous semblent le plus susceptible de trouver quelqu'un qui sait où est notre cible. Les auberges et brasseries sont toujours des bons points de départ, mais on peut aussi ajouter des boutiques d’apothicaire dans le lot. Il a du sûrement traiter avec quelque collègues dans la région, ne serait-ce que pour se réapprovisionner en ressources médicinales. Je vais exploiter cette piste.

C'était assez amusant de le voir porter haut et fort le titre de dirigeant du petit groupe. Bien qu'en y regardant de plus prêt … si Kelvig avait les qualités premières pour le faire, ses nombreux soupires et reflections sur à quel point il serait mieux « tranquillement chez moi et sans vous ! » Il ne fallait certainement pas s'attendre à ce qu'il décide miraculeusement de les diriger … Bien que les idées données par ce dernier n'étaient clairement pas inintéressante, car il est vrai que je n'avais pas vraiment songé à où commencer ...Alors que le jeune démon commençais à cogiter sur la manière avec laquelle il pourrait utiliser ces idées de point de départ il entendit à nouveau la voix de Raphaël, bien que ses mots ne lui soit nullement destiné dans un premier temps.

- J'ai d'ailleurs un plan, et j'aurais besoin de toi, Cyri. Quand à vous... […] -Je propose qu'on se retrouve ici si on a trouvé une piste. Et n'oubliez pas, restez discret !

Le premier sentiment qu'il eu fut l'agacement, son plan consistait à monopoliser Cyri pour l'utiliser comme « appât » pour trouver plus facilement des informations sur l'Alchimiste … mais cela voulait également dire que le jeune homme perdrait de vue la seule personne qui lui servait un tant soit peu de repère … le faisant légèrement grimacer lorsque celui-ci s'écarta pour expliquer plus discrètement son plan. Il fut alors attiré par la voix pleine de sincérité de Kelvig qui leurs disait concrètement de se débrouiller seul. Mais attends … Cela voulait dire qu'il allait pouvoir se déplacer dans la ville … sans la moindre surveillance ? Cette idées était aussi envoûtante qu’extrêmement suspecte … Bien qu'il n’eut pas vraiment le temps d'y réfléchir plus longtemps, croisant le sourire extrêmement joyeux d'Osrod au moment où il tourna la tête.

- On va chercher tous les deux alors ?! Allez viens, on peut commencer par là-bas, ça sent vachement bon. 

Il fut plus ou moins forcé à suivre le jeune homme extrêmement excité à l'idée de commencer concrètement cette quête, ne trouvant pas vraiment d'argument contre l'idée de poursuivre avec lui, il luit sourit en se grattant l'arrière de la tête.

- Et bien … pourquoi pas après tout ?

Sans vraiment de transition il se retrouvèrent tout deux dans les rues marchandes de la ville, le démon en avait pour preuve les nombreux étendages et marchants ambulants de nourriture. Cet environnement avait tout pour attirer le jeune cuisinier qui trouvait par-ci par là, des ingrédients intéressants, une odeur enivrante, une idée de recette qu'il aimerait refaire ! Malheureusement, ils n'étaient pas la pour faire du commerce … Ce qui est bien dommage d'ailleurs … Le jeune démon n'ayant clairement pas l'occasion de simplement aller au marché lorsqu'il était sous haute surveillance à l'Académie … Il suivit alors l'étrange spécimen qu'était Osrod dans plusieurs boutiques, bien qu'il fit la même tête que la plupart des apothicaires en entendant sa proposition pour le moins … étonnante ?

Ne pouvant pas vraiment parler avec les principaux intéressés … à vrai dire il ne s'y connaissait pas vraiment en potion ou expérience sur des corps vivants ou non. De plus son aura mettait souvent les gens en colère ou créait la peur … ce n'était pas pour aider ce bon Osrod que de rester la tête sur son épaule durant son discours. Faisant mine de regarder les différents articles de la boutique dans laquelle ils s'étaient arrêtés … Mon dieu mais qui irait acheter ce genre d'article ?  Le démon fut attiré par une scène se passant à l'extérieur, une jeune femme venait de se faire bousculer par des ivrognes dans la rue … faisant basculer toute sa pile de livre sur le sol …Ce genre de scène avait le chic pour l'énerver …Sortant de la boutique il s'approcha de la jeune femme, et se baissa pour l'aider à ramasser ses différents ouvrages, observant le titre de certain il se rendit compte que c'était des œuvres typiques de la ville ou de la région … bien qu'il n'eut pas vraiment le temps de les observer plus longtemps il se releva avant de les placer doucement au sommet de la pile que portait déjà la jeune femme … voyant l'instabilité de la structure il lui demanda :

- Vous voulez de l'aide ? Je pourrai porter une partie de ces livres jusqu'à votre domici-

Il fut couper dans sa phrase par cette dernière, visiblement aussi pressée qu'effrayée.

- Non ! C'est gentil mais ça ira … je … je vais me débrouiller toute seule ! Bonne journée à vous !

Il ne savait pas ce qui l'avait le plus effrayé … sa proposition ou son aura qui continuait de terroriser la plupart des personnes qu'il approchait … A moins que ce soit l'idée que cette créature qu'il incarnait … bien qu'il soit impossible pour la quasi-totalité des personnes de savoir ce qu'il était … puisse savoir ou elle logeait et potentiellement … la tuer ou la violer … Soupirant en passant sa main derrière sa tête … Il en oublia la présence d'Osrod dans la boutique et continuant son chemin dans la rue, perdu dans ses pensées. Ce genre d’événement avait beau être des plus fréquents cela ne l’empêchait pas d'en souffrir … loin de là. Ce n'était pas pourtant une chose horrible que de vouloir proposer son aide pour porter des livres … Soudainement une idée lui vint en tête, Des livres ...mais bien-sûr ! Regardant autour de lui, il chercha du regard les emblèmes pouvant faire penser à une bibliothèque ou encore une boutique personnalisé … qui ne vendrait pas forcément les grands ouvrages mais plutôt des œuvres autobiographiques … ou encore des livres écrits par des personnes se voulant hautement renommées ne parlant que de ce qu'ils auraient vu ou entendu … après tout si la misère était reine en ce moment, elle faisait aussi la joie d'un beau nombre de charlatant.

Il fini par trouver ce qu'il cherchait, une petite boutique aussi mêlée au reste des bâtiments qu'invisible de par sa devanture médiocre … passant la porte, il observa que malgré la taille plutôt réduite de la boutique chaque parcelle de mur était couvert d'étagères, elles même remplis à craquer d’œuvre plutôt ancien a vu d’œil … ou particulièrement mal conservé. La boutique était tenue par une vieille femme, qui semblait étonnement peu touchée par son aura … était-ce à cause de son âge avancé ou d'une toute autre chose ? … Enfin bref … Il n'avait pas le temps de se poser plus de question l'heure avançait et il n'avait pas encore trouvé la moindre information pouvant aider à trouver cet alchimiste .. déjà que sa présence dans l'équipe avait été particulièrement remise en question … ce n'était pas pour être inutile en plus de ça ...

Les livres ne semblaient pas vraiment rangés … du moins rien ne semblait définir de catégorie … il n'y avait pas d'affiche ou quoi que ce soit permettant de se repérer dans son choix … Il fut alors tiré de sa recherche par la voix particulièrement usée par le temps, de la petite dame assise au comptoir :

- Vous cherchez quelques chose de particulier mon garçon ?

N'ayant clairement pas l'habitude que l'on vienne lui adresser la parole … il n'avait pas même penser à ce qu'il pourrait dire pour être mit sur la bonne piste sans éveiller les soupçons … surtout que l’innocence de la vielle dame en faisant un parfait piège justement !

- Et bien … je …

Il bégaya légèrement avant de prendre un air particulièrement gêné et perdu ..

- Pour tout vous dire … ma mère est très malade en ce moment … Et j'ai beau tout faire pour la faire garder espoir … lui dire qu'elle tiendra bon … qu'elle ne va pas mourir …

Une larme coula sur la joue du démon … sa voix devenant tremblante …

- ... Elle ne veut plus me croire … elle dit que ce ne sont que des mots venant de la personne qui l'aime le plus au monde … « comment pourrais-tu vouloir lui dire la vérité, si tu veux continuer de me voir sourire ?» … c'est ce qu'elle me dit chaque jours … Alors … je cherche désespérément un moyen de lui redonner espoir … des preuves écrites d'une solution ou simplement... le récit de personne qui ont survécu à cela …

Tournant la tête vers la vielle dame, les yeux couverts de larmes …

- ... Est-ce vraiment trop demander que de garder un peu d'espoir … ?

S'approchant de lui la vieille dame , vint l'enlacer doucement de ses bras frêles  … Laissant le démon sans voix … il ne savait absolument pas comment réagir ... il s'attendait déjà à recevoir une dague dans le cœur … ou que cette dernière lui parle d'une voix totalement inhumaine avant de se transformer en je ne sais qu'elle créature venue pour lui nuire … mais rien de cela n'arriva

- Mon pauvre garçon … C'est vraiment malheureux ce qui arrive en ce moment … Et encore je crois que c'est encore pire dans d'autre ville que la notre … Enfin … je ne sais pas si c'est vrai ou si la vieillesse me fait perdre la notion de ce qu'il se passe dans nos murs … En tout cas ne je sais pas si ce que tu cherches existe … mais à l'étage il y a des livres de médecine ou encore la partie réservée aux livres « non reconnu officiellement » … J'ai tellement peu de visiteur dans cette boutique que je ne refuse jamais quand des petits écrivains en herbe … ou tout autre personnages bizarres viennent m'apporter leurs livres qui sont refusés dans les grandes librairies.

Essuyant ses larmes, le démon sourit doucement à la vielle dame, la remerciant de l'aider à garder espoir … sans vraiment savoir s'il disait cela pour lui même … ou pour les informations qu'elle lui avait donné. Lui faisant un signe de main, ainsi qu'un sourire bien-veillant la petite dame alla se remettre à son bureau.

Montant les petits escaliers jusqu'à la partie plus haute de la boutique il soupira longuement … Ce mensonge avait fait renaître en lui … des sensations et une peine qu'il avait garder enfermées pendant des années … Il ne savait pas si c'était quelque chose de positif ou de négatif … mais ne s'était pas vraiment dissipé au moment où il avait sourit à la vieille dame … Il essaya pourtant de passer outre et commença à parcourir les différentes rangées de livre présents dans les rayons. Il fut alors attiré par un petit ouvrage … particulièrement touché par l'humidité … Cela se voyait clairement qu'il n'avait pas été fait par un professionnel … Le titre étant : J'ai survécu à la mort … celui-ci n'était même pas gravé sur la première de couverture qui restait totalement vierge … tournant les premières pages … le démon commença alors sa lecture.[/color]

~~~~

Même si on m’a dit que ma destinée est immuable en dépit de mes efforts,
Je peux toujours changer, et je vous prouverais que je le peux
.

Ne meurs pas encore, feu dans mon cœur. 
Je ne veux pas déjà oublier cette chaleur dans ma poitrine.
 
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MessageSujet: Re: L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]   Lun 9 Avr - 18:55

Arrivée à Nürondil, Cyrilia ne pu s'empêcher de s'extasier devant la beauté des lieux. Un port avait quelque chose de totalement nouveau pour elle, surtout dans ce style, qui n'avait absolument aucun rapport avec Edälis ! Elle sourit en remarquant que l'endroit n'échappait pas à la règle suprême de Rëvalïa. Tout lieu important, se doit d'être écrit avec des trémas ! Elle ne savait pas qui étaient les hommes et femmes de l'époque qui avaient nommés les lieux de ce monde, mais ils semblaient s'être mis d'accord sur cette même règle.

La wendigo fut rapidement sortie de sa contemplation par Raphaël, qui se la jouait père protecteur, devant la simple remarque de Kelvig. Il neigeait sur elle bon sang ! Quoi de plus normal que de faire froid dans le dos, à moins que ce ne soit son côté wendigo ? Pour son moral, elle préférait largement choisir la seconde option. Elle eut un petit air triste, repensant à tout ce qu'elle avait pu partager avec le mercenaire. Elle qui cherchait tant son attention, c'était maintenant qu'il se comportait ainsi ? Peut être avait il quelque chose à se reprocher ou alors s'inquiétait il juste pour elle ? Peu importe. Son père s'appelait Ursoc Thorbjörn et était en voie de devenir l'un des meilleurs forgerons d'Edälia. Le connaissant, il n'allait clairement pas s'arrêter là, pour sa plus grande fierté. Elle repensa un instant à son projet de marteau de forge enchanté, elle devait absolument continuer ses cours avec maître Fujiin ! Elle voulait l'impressionner et chez les Ombrefroides, on faisait dans l'excès ou on ne le faisait pas ! Sa mère dirait qu'il n'y a nul excès, mais juste de l'excellence, le "pas mal", autant les laisser aux médiocres. Soupirant, elle ne comprenait pas vraiment l'ego et la fierté de sa mère ou même de son oncle. Ce besoin de se sentir supérieur aux autres, de ne pas supporter la faiblesse. Elle, voyait le monde autrement, quand elle ne cauchemardait pas avec ses visions étranges..

Gelant sa main, elle la posa sur son front, soupirant d'aise, ses pensées et souvenirs lui donnant mal au crâne. Même pour une wendigo, son esprit était beaucoup trop stimulé, ce qui inquiétait passablement sa mère. Tout cela, n'avait duré que quelques secondes, ce qui indiquait clairement la couleur sur ses capacités de perception. Elle assimilait les informations, analysait, réfléchissait, tout cela à une vitesse largement supérieure à celle d'un wendigo classique. Ses parents craignaient qu'un jour son cerveau ne puisse supporter cela, c'est d'ailleurs pourquoi elle suivait déjà des cours de nécromancie en terme de "soin" via des âmes qu'elle attraperait inévitablement. Autant auprès de sa mère, que de son oncle. Ce dernier passait son temps à lui rappeler que la violence était parfois nécessaire et qu'elle ne devait pas avoir peur de l'utiliser. Elle n'en avait pas besoin, pourquoi insistait-il ?

Quittant le "Milo", se demandant bien ce qu'était devenu le prince portant le même nom, la jeune femme suivit le groupe, jusqu'au capitaine de la garde locale. Il était nerveux, anxieux et un peu effrayé, ses hommes ressemblaient beaucoup aux gens qui craignaient sa mère. Prêt à se défendre au moindre battement de cils. Elle n'aimait pas ça, mais une personne avec des membres gelés ne pouvait pas être agressif, elle en savait quelque chose. La raison de cette attitude fut bientôt clairement expliquée : Thanatos.

Le professeur d'ombre était un mystère, se donnant une image froide, dure et blasée, il n'était pas spécialement empathique. Pourtant, elle notait également un soin tout particulier à en montrer le moins possible et ce n'était pas par fainéantise. Langage corporel inexistant, voix modifiée magiquement, aucun lien. Il donnait ses cours et s'en allait, la seule personne qui le connaissait un tant soit peu était Kelvig et difficile d'obtenir des informations de ce phénomène de fainéantise. Et bien entendu Rin...ah...Rin...Elle ne savait pas ce qu'elle avait avec lui, mais elle n'arrivait clairement plus à se le sortir de la tête, depuis qu'elle l'avait vue s'entraîner. Il avait cet étrange pouvoir, celui de lui faire perdre totalement le fil de ses pensées et sa concentration. Elle était perturbée et peu à l'aise, bien qu'elle ne pouvait s'empêcher de l'aider, bien plus qu'avec les autres. Et pas le moindre livre pour lui expliquer cette capacité ! Il faudrait qu'elle demande à sa mère...

Sortant finalement de sa contemplation du jeune homme, elle secoua sa tête et dévora les informations de Thanatos. Parlant de leur "cible", leur donnant un document offert par le Conseil Rëvalïen, avant de disparaître, leur rappelant que de nombreuses personnes souffraient et mouraient à chaque seconde. Ses yeux s'illuminèrent, serrant les poings, cette épidémie ne pouvait plus durer...ils devaient y mettre un terme !

Rakar Na'lid, c'est noté.

Le groupe se sépara, observant Rin partir avec une certaine tristesse, avant que Raphaël ne lui propose de jouer la famille perdue, avec une mère malade. Souriant, elle craqua sa nuque, avant de transformer ses yeux en blanc, cette vision assez effrayante des wendigos. Ne le voyant absolument plus, excepté sa marque, remarquant donc que sa magie était concentrée à ce seul endroit et non dans tout son corps, comme la plupart des lunaires. Elle n'en toucha cependant pas mots au mercenaire.

- En tant que wendigo, je peux utiliser cette vision et je suis aveugle à tout...sauf au déplacement de magie. On a qu'a jouer le père affolé par sa fille devenue aveugle. Ce sera convainquant vu que c'est effrayant de ne rien voir.

Rapidement, notre petit jeu fit son entrée dans la boutique d'un alchimiste réputé. Si les autres allaient dans les bas quartiers, ils avaient plus de chance de trouver de l'aide auprès des personnes ayant des liens avec le côté royal de l'alchimiste. Il avait peut être des liens ou des informations. Par chance, la mère de la jeune femme avait des goûts assez sophistiqués en matière de vêtement, un des avantages de la cour. Raphaël entra en vitesse, affolé, il avait un réel don d'acteur. Il parla qu'un chargement avait fait tomber une fiole sur la route et que le nuage de cette dernière avait rendu sa "pauvre fille" ainsi. Qu'il était prêt à payer le prix qu'il faudra, mais il devait absolument l'aider.

L'alchimiste observa les yeux de la jeune femme, cherchant des brulures, des traces autours des yeux, sans comprendre vraiment la situation. Tapotant sur son bureau, se mordant la lèvre, il finit par dire une seule et unique phrase.

- Cela dépasse mes compétences...mais je connais quelqu'un...

Se retenant de sourire, la wendigo jubila intérieurement.

Bingo !

~~~~

Il y a bien plus que notre monde en jeu...



Pourquoi suis-je la seule à m'en rendre compte ?

Spoiler:
 
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L'alchimiste du peuple - [Phase 1 - A la recherche de l'Alchimiste (Inyädris)]

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